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Flashcards in 118.1 parie 3 l'organisation des secours sur intervention Deck (40):
1

A qui incombe la responsabilité de l’intervention

au chef présent sur place et qui occupe le plus haut rang dans la chaîne de commandement opérationnel (chef d’agrès, chef de garde, officier de garde compagnie, officier supérieur de garde groupement, colonel de garde et commandant opérationnel Brigade).

2

S’il y a plusieurs chefs en titre de même niveau dans le
départ de première intervention et dans le complément de premier départ, qui est COS

c’est celui du CSTC qui est de fait COS.
En l’absence d’un chef du CSTC concerné dans un niveau donné, il revient au plus ancien dans le grade le plus élevé de prendre la fonction.

3

Que permet l'anticipation

L’anticipation, qui permet la prise de toutes les dispositions tactiques et matérielles, est indispensable dans tous les domaines.

4

la connaissance parfaite du métier, tant au plan pratique que théorique est:

Cette connaissance est le fondement de la discipline.

5

La discipline requiert de la part de l’exécutant :

la stricte observation des ordres reçus

la recherche à son niveau du résultat escompté et de l’exécution parfaite de tous les actes y concourant

6

En particulier, la discipline au feu impose :

de se protéger physiquement avec les EPI et les moyens adaptés (gants, appareil respiratoire isolant, écran oculaire ou facial, arrimage, etc.)

de conserver son sang-froid et sa sérénité

d’opérer en silence en toute circonstance

de rester constamment en contact avec un voisin ou un supérieur hiérarchique (cette règle ne souffre
aucune exception lors d’une évolution sous ARI)

de rendre compte sans délai des actions menées, ainsi que de tout fait nouveau ou de toute initiative

7

De la part du chef, le commandement de l’intervention implique:

l’acquisition rapide d’une vision globale de la situation, ainsi que la définition d’une tactique d’engagement et d’action des moyens.

8

zone d'exclusion (rouge)

Il s’agit de la zone où les intervenants sont directement exposés aux effets du danger principal.
L’accès en est strictement réglementé et n’est autorisé qu’aux intervenants équipés de tenues de protection adaptées aux risques.

9

zone contrôlée (orange)

Il s’agit d’une zone tampon d’où est coordonné l’engagement des intervenants en zone d’exclusion.
Ne doit s’y trouver que du personnel ayant le même niveau de protection vestimentaire qu’en zone d’exclusion (équipes de sécurité, PCA, réserve d’approche du matériel).

10

zone de soutien (verte)

Cette zone est la plus excentrée. Comme les autres, elle est interdite au public, de manière à ne pas entraver l’action des secours.
Il s’agit cependant d’une zone qui ne nécessite pas de protection particulière pour les personnes qui s’y trouvent.
Les structures de soutien nécessaires au bon déroulement de l’intervention doivent être localisées dans cette zone : ZDI, PMA, PCP, zone des PC, zone de remise en condition du personnel, etc

11

rôle du chef de garde avant de partir

Le chef de garde s’assure que les secours ont été envoyés conformément aux règles définies au présent
règlement. Dans tous les cas où il s’agit d’une intervention particulière, il se réfère aux documents s’y
rapportant.

12

rôle du chef de garde sur les lieux de l'intervention

Le chef de garde a l’initiative absolue des mesures à prendre et des moyens à engager.

Il a le devoir de demander immédiatement les moyens supplémentaires qui lui sont nécessaires.

La demande est faite sans attendre d’être en possession de tous les renseignements et avant même la mise en œuvre des premiers secours.

Elle est transmise par radio, éventuellement par procédure prioritaire. Il se conforme aux règles de la messagerie opérationnelle.

Toute incertitude relative à un risque doit être prise au sérieux. La levée de doute NRBC, par exemple,
doit être entreprise, en particulier dès lors qu’une notion d’explosion existe et que l’adresse correspond
à une cible d’attaque terroriste potentielle (aéroport, la Défense, Champs Élysées, RER, métro, gare,
grands magasins, etc.).

Il doit arrêter ou renvoyer au plus tôt les secours qu’il estime devenus inutiles.

13

rôle du chef de garde au cours de l'intervention

Le chef de garde a le droit et le devoir de pénétrer dans les locaux où il juge nécessaire d’intervenir,même s’il y a refus de la part des occupants :
cependant, dans les ambassades, légations et consulats, il ne pénètre qu’avec l’assentiment du chef de la mission ou de son représentant
dans les palais nationaux ayant un commandement militaire, il doit se mettre, autant que possible, en rapport avec le commandant militaire ou son représentant
dans le cas où il n’y a pas urgence et s’il rencontre de la résistance de la part des habitants, il fait appel
au concours de la police

Le chef de garde fait évacuer les locaux menacés.
Après avoir reçu, s’il y a lieu, les renseignements
recueillis par les chefs d’agrès déjà présents sur les lieux, il donne ses ordres tout en continuant sa
reconnaissance.

Il fait aérer tous les locaux et emploie au besoin les moyens de ventilation ; cette dernière précaution est
indispensable quand la présence de gaz irrespirables ou explosibles est redoutée.
Dans ce cas, il s’assure au préalable que la cause de cette présence a disparu.

En présence de victimes et d’impliqués, il fait activer un PRV dont il désigne un responsable chargé de sa mise en oeuvre. Le PRV devient PMA dès lors qu’un médecin est présent sur l’intervention et que l’emplacement est confirmé.

Le transport à l’hôpital ou le maintien sur place des blessés est décidé par le médecin coordinateur, tenu
informé des conditions dans lesquelles évolue la situation.

Le personnel et le matériel sont renvoyés dès qu’une reconnaissance approfondie permet de juger qu’ils ne
sont plus utiles.

14

rôle du chef de garde avant de quitter les lieux de l'intervention

Il procède à une visite minutieuse de tous les tenants et aboutissants ainsi que des communications de toute espèce, autant à l’intérieur des locaux sinistrés que dans les maisons avoisinantes où l’action des
sapeurs-pompiers nécessiterait de prendre des mesures :
quand il le juge nécessaire, il met en place un service de surveillance et fait commander des rondes pendant et après ce service

lorsqu’un service de surveillance est installé, le COS est transféré aux responsables successifs de ce service, qui en organisent les relèves. Ce service ne peut être réduit ou supprimé que par le chef de garde ou l’OGC du secteur à l’occasion des rondes périodiques

ce dernier ne le supprime qu’après avoir repris le COS et acquis personnellement la certitude que tout
danger a disparu

lorsque des rondes sont commandées, elles sont effectuées conformément au règlement

15

Au départ des secours, le chef d’agrès recueille le maximum de renseignements utiles à l’exécution de
sa mission concernant :

l’appel : nature de l’intervention, nombre d’appels,heure du premier appel, moyens envoyés

l’adresse ou le lieu de rendez-vous

les risques existants à l’adresse

les moyens de secours à demeure

l’itinéraire à suivre.

16

Si les missions ont été définies par radio, les chefs d’agrès alertés se rendent directement dans les
secteurs qui leur ont été impartis et font porter dès que possible au PC TAC :

leur jeton de présence
les renseignements suivants :
nom du chef d’agrès, effectif, mission, emplacement, moyens mis en œuvre

orifices de refoulement encore disponibles sur l’engin

risques particuliers rencontrés

besoins éventuels

17

Le secret professionnel est général et absolu, sauf pour les cas suivants :

obligation pour les sapeurs-pompiers de Paris de dénoncer les crimes et délits dont ils ont connaissance
à l’occasion de l’exercice de leur activité

lorsque le sapeur-pompier de Paris doit révéler une information à caractère confidentiel pour prouver son
innocence dans une affaire pour laquelle il est mis en cause

18

Il existe 8 types de messages :

message de départ
message de présentation
message de demande de moyens
message d’ambiance
message de renseignements
message de déplacement
message de disponibilité
message de rentrée

19

La première demande peut intervenir dès la présentation sur les lieux de l’intervention et de préférence dans les

5 premières minutes

20

La demande de moyens doit être associée à une adresse, un groupe horaire et/ou un motif selon les règles suivantes :

l’adresse est mentionnée à la première demande de moyens. Elle peut l’être également dans la demande
de moyens suivante s’il est nécessaire de définir une autre adresse d’accès des secours ou une zone de
déploiement initial

le groupe horaire : pour les demandes de dispositif de relève, de surveillance ou de déblai (délai d’une heure minimum)

le motif : uniquement pour les services publics et lors des demandes d’engins et/ou matériels spéciaux autres que pour feu

les moyens médicalisés et les moyens de transport non médicalisés type AASC, VSAV.. prennent respectivement les appellations : « équipes médicales » et « équipes SAP »

21

un message d'ambiance est passé dans les cas suivants

lorsqu’il s’agit d’alerter ou de rassurer rapidement le commandement sur une situation, de préférence dans les 10 minutes après s’être présenté.

en cas de situation ou d’événement exceptionnel :
sur-accident ;
agression violente des secours ;
impossibilité de passer un message classique dans les délais normaux ;
nécessité d’informer rapidement le commandement et les autorités de tutelle d’un nouvel élément pouvant par exemple avoir des répercussions médiatiques.

22

un message de renseignement est obligatoirement transmis en phonie dans les cas suivants :

lorsque le motif de départ ou l’intervention concerne un feu, une explosion, une fuite de gaz ou présente
un caractère NRBC

lorsqu’un plan spécial est déclenché

lorsque des moyens de renforcement ont été demandés (à l’exclusion des moyens de prompt secours), y compris des moyens médicalisés

s’il y a présence d’une personnalité ou d’une haute autorité sur les lieux de l’intervention, qu’elle soit
impliquée ou non

lorsqu’il y a découverte d’une victime dont le décès est certain, y compris en présence de la police

à partir de 2 victimes sur l’intervention

23

La fréquence des messages de renseignement

Le premier message est transmis au plus vite par le COS, idéalement dans les 15 mn après la présentation
du premier engin sur les lieux de l’intervention. Ce délai peut être porté à 30 mn si un message d’ambiance est transmis entre temps.

Pendant les phases actives, le délai entre 2 messages ne doit en principe pas dépasser 45 mn.
Cependant,après les phases actives, le délai peut être porté à 90 mn.

24

Dans le cas où un message de renseignement doit être transmis, il doit indiquer les éléments suivants :

nature et importance

adresse exacte (y compris l’étage)

destination et nombre d’étages du bâtiment (pour feu)

mesures prises ou en cours par les SP

bilan provisoire (en présence de victime(s))

services publics et spécialisés et autorités (« sur les lieux », « présenté à telle heure » ou « se présente »)

incidence prévisible de l’événement (le cas échéant)

appréciation du COS sur l’évolution prévisible de la situation (cette appréciation est systématique lors
des incendies, ainsi que lors des interventions particulières ou importantes de tout type où des
reconnaissances sont nécessaires pour délimiter un risque ou rechercher des victimes) :
si la situation présente un risque prévisible d’extension du sinistre et/ou de danger pour les personnes, il termine son message par l’appréciation : « poursuivons reconnaissances »
sinon, il transmet l’appréciation « reconnaissances en cours » qui correspond également à une phase
incontournable de la MGO

25

qu'elle est la finalité de "poursuivons reconnaissances"

L’appréciation « poursuivons reconnaissances » a pour finalité d’alerter le CO, le CSO TC et la chaîne de commandement sur un risque d’évolution défavorable de la situation.

26

Lorsque le feu n’est pas passé « éteint » dans le premier message de renseignements, il s’agit de mentionner le volume intégrant le contenant dans lequel a lieu le sinistre

plus d’une pièce concernée : « feu d’appartement », « feu de duplex », « feu d’atelier », « feu de caves »…

plusieurs appartements, ou chambres de bonnes ou chambres d’hôtel concernés au même niveau : « feu
de RdC » ou « feu de rez-de-jardin » ou « feu d’étage » ou « feu de niveau » ou « feu de sous-sols »

à partir de 2 appartements à 2 niveaux différents : « feu d’immeuble », « feu d’hôtel »…

plusieurs constructions concernées : « feu d’îlots », « feu de pâté de maison », « feu de quartier »

autres : « feu d’entrepôt », « feu de parc de stationnement couvert »…

27

Les lances établies en protection sont passées en:

manœuvre

28

quand peut-on passer une lance en cours d'établissement

Les lances en cours d’établissement ne sont passées que lorsqu’aucune lance n’est en manœuvre ou en attente.

29

comment parle-t-on de la ventilation dans les messages de renseignement

la ventilation naturelle ne doit pas apparaître dans le message

la ventilation mécanique doit apparaître dans le message au travers de ses 2 composantes :

le désenfumage mécanique et la ventilation opérationnelle :

si les ventilateurs en service à la Brigade sont utilisés, transmettre :
« …ventilation opérationnelle en manoeuvre… »

si le désenfumage mécanique imposé dans certains établissements par les règlements de prévention
(IGH, parc de stationnement, ERP, etc.) est mis en oeuvre, transmettre :
« …désenfumage mécanique en cours… »

si le désenfumage mécanique et la ventilation opérationnelle sont utilisés, transmettre :
« …désenfumage mécanique en cours et ventilation
opérationnelle en manoeuvre… »

lorsque la ventilation opérationnelle et/ou le
désenfumage mécanique sont terminés, transmettre :
« …ventilation opérationnelle et/ou désenfumage mécanique terminé… »

ne pas indiquer les moyens (VGD, VHA, VEA, ANETI, générateur TURBEX, ventilateurs des échelles), la technique (en surpression, en dépression) ou la tactique (attaque ou protection)

30

doit-on passer la destination des victimes?

Un bilan définitif n’est passé qu’en fin d’opération, sans notion de vecteur de transport et de destination
précisés dans le message de rentrée.
Il est simplement indiqué le nombre de victimes évacuées par moyen médicalisé et moyen non médicalisé.

31

message pour Découverte d’une victime décédée sur feu

Le message est transmis le plus rapidement possible avec l’heure exacte de la découverte du corps. Le type
de personne (homme, nourrisson, etc.) est si possible précisé.

32

dans le premier message de renseignement doit-on préciser la façon dont les sauvetages sont effectués?

Dans le premier message de renseignements, le nombre de sauvetages et de mises en sécurité en cours, ainsi que la façon dont ils sont effectués n’ont pas à être détaillés.

33

les messages de renseignement suivants décrivent l’évolution de la situation et complètent les renseignements déjà transmis, notamment pour
ce qui concerne :

la description sommaire des locaux concernés (destination ou usage, dimensions, volume, etc.)

les moyens hydrauliques en manœuvre ou en attente

les bilans successifs

le nombre de sauvetages et/ou de mises en sécurités effectués et comment ils ont été réalisés

les actions nouvelles entreprises

les difficultés rencontrées et les dangers spéciaux qui subsistent

les services publics (UMH, AASC, SDIS, SSLIA, ErDF, police, CRS…), ainsi que les autorités (préfets et élus) présentés à telle heure

34

peut-on passer "feu circonscrit" après l'appréciation "reco en cours"

non, ces notions ( feu circonscrit et maitre du feu) sont proscrites après l’appréciation « reconnaissance en cours ».

35

les 3 postures de l'EMO

Posture Immédiate
Posture Renforcée
Posture Crise

36

Organisation fonctionnelle du PCTAC

Il est organisé comme l’EMO posture renforcée autour de quatre fonctions :
1) SYNTHÈSE
2) RENS (S2)
3) COND (S3)
4) MOYEN-LOG (S4)

37

Le PCTAC peut être renforcé sur opération par :

des chefs de secteur
de la « garde environnement PC-TAC » (Off sécu/PREV/DO)
des officiers environnement PC-TAC (COMOPS, CTRZ, LOG, ZDI)
des officiers experts
 des centres de mises en oeuvre

38

Un secteur est caractérisé par :

un chef
des moyens
une zone ou secteur d’action
une mission assortie d’un effet à obtenir

39

Rôle du chef de secteur

Le chef de secteur commande à vue généralement plusieurs chefs d’agrès ou de détachements à l’aide
desquels il organise son chantier :
relève
sécurité
point de manoeuvre préalable (PMP)

En permanence il conserve le recul suffisant pour apprécier et anticiper l’évolution du sinistre sur son
secteur, et coordonner l’ensemble des moyens placés sous ses ordres. Il n’a pas vocation à s’engager.

Il ne quitte son secteur qu’exceptionnellement et après avoir été remplacé.

Il coordonne son action avec les chefs de secteurs voisins avec qui il conserve un contact étroit et précise
les limites de son secteur.

Il observe tout ce qui peut intéresser la sécurité du personnel placé sous ses ordres, en liaison avec
l’officier sécurité, s’il est présent.

Il a le souci permanent de rétablir ou de maintenir la vacuité des axes logistiques.

Il est en contact permanent avec le PC-TAC, grâce au réseau radio ou à tout autre moyen pour :
demander des moyens
rendre compte de l’évolution du sinistre dans son secteur
rendre compte des mesures prises, au moins toutes les demi-heures
demander la modification de son dispositif

En cas de risques particuliers, il veille à limiter au strict minimum le nombre de personnels exposés et
respecte les règles d’engagement des moyens.

40

Les objectifs de la SITAC sont les suivants :

représenter graphiquement les ordres donnés

recueillir et mémoriser les informations émanant du terrain

aider à la décision en matière de commandement

renseigner les autorités