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Flashcards in chap 1: définitions Deck (33):
1

Dimension clinique de la neuropsychologie

• évaluation et revalidation des patients enfants / adultes jeunes /personnes âgées (AVC, traumatisme crânien, tumeur, maladies dégénératives, troubles infectieux et métaboliques, etc.)

• relations entre recherche et activité clinique particulièrement étroites 

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DImension de recherche de la neuropsychologie

• tirer parti des déficits cognitifs, émotionnels et relationnels consécutifs aux atteintes cérébrales => comprendre l'organisation, le fonctionnement et les soubassements cérébraux des processus mentaux normaux 

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Quelles sont les relations les plus étroites de la neuropsychologie?

• psychopathologie
• troubles développementaux 

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Neuropsychologie ? Illustration

Patient AC

• historien, 38 ans, enseignant, maîtrise en histoire

• syndrome amnésique 

 

Expliquer

• syndrome amnésique suite à une agression (?) en 1987

–  déficit affectant la mémoire de nouveaux épisodes (« amnésie antérograde »)

–  difficultés, d’intensité variable, dans le rappel et la reconnaissance d’épisodes vécus avant l’installation de la lésion cérébrale (« amnésie rétrograde »),

– et ce en l’absence de perturbation affectant d’autres fonctions cognitive • efficience intellectuelle normale (Progressive Matrices: Pc 95) • perte très importante d’autonomie 

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Patient AC - quelle est un syndrome amnésique?

Syndrom amnésique touche les hippocampes

Amnésie antérograde: affecte mémoire des nouveaux événements.

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Patient AC

Evaluation de ses connaissances sémantiques personnelles et publiques avant et après le début de l’amnésie 

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Quel est le résultat de l'autobiographical Memory Interview avec AC (Kopelmann, 1990)?

• Sévère déficit de récupération d’événements personnels de certaines périodes de vie (jeune adulte, récente)

- gradient temporel

• Mais connaissances sémantiques personnelles relativement préservées, même pour les informations acquises après la lésion

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Comment est le résultat du test d'identification de personnes célèbres?

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Conclusion du test d'identification de personnes célèbres de AC?

 Test d’identification de personnes célèbres

Capacité relativement préservée à récupérer des informations sémantiques de personnes célèbres, déjà célèbres avant son accident

Plus important: AC a acquis des informations sémantiques sur des personnes devenues célèbres après le début de son amnésie

 Les connaissances acquises spécifiquement sur des politiciens (domaine d’expertise) ne diffèrent pas des contrôles 

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Patient AC - comment se fait-il qu'il arrive quand-même à encoder des choses?

  • Déficit marqué en mémoire épisodique, mais mémoire sémantique relativement préservée
  • L’apprentissage de nouvelles connaissances sémantiques chez des personnes amnésiques est particulièrement efficace si l’information à acquérir est consistante avec des connaissances pré-existantes 
  • Egalement: le fait d'être régulièrement confronté à une information (toujours le même politicien) aide à l'encodage

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Patient amnésique AC

Dimension de recherche

  • contribution à la compréhension du fonctionnement et de la structure de la mémoire normale
    • capacités mnésiques préservées et déficitaires (p. ex. relations entre mémoire épisodique et mémoire sémantique; apprentissage de connaissances complexes)
    • rôle de certaines structures cérébrales (p.ex., hippocampiques et para-hippocampiques) dans le fonctionnement mnésique
    • permet la mise en évidence de différents types de mémoire
  • contribution à la compréhension des relations entre mémoire et self 
    • ce qui est compatible avec nos croyances est mieux encodé

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Patient amnésique AC

Dimension clinique

  • activités d’évaluation
    • nature des déficits mnésiques, des facteurs d’optimisation et des capacités préservées
    • impact des déficits sur le fonctionnement dans la vie quotidienne
  • stratégie de revalidation
    • exploitation des capacités préservées (apprentissage sans erreur) - aides externes (apprentissage via mémoire implicite)

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Quel est le rôle des neuropsychologues cliniciens il y a 30 ans?

Il y a 30 ans: fonction d'assistance au diagnostic neurologique et pratiquement aucun de travail de revalidation :

  • recueil d'un ensemble de symptômes, par l’observation du patient et/ou par l’utilisation de tests neuropsychologiques spécifiques
  • comparaison de ces symptômes aux regroupements syndromiques existants (aphasie de Broca, syndrome frontal, etc.)
  • élaboration d'une hypothèse quant aux localisations cérébrales correspondant aux syndromes identifiés 

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Le rôle des neuropsychologues cliniciens change pourquoi?

Le rôle diagnostique de l’examen neuropsychologique est actuellement en voie de disparition :

  • développement d’instruments d’imagerie cérébrale très performants
  • plus besoin de faire appel à des moyens indirects d'exploration pour établir l'existence d'une lésion cérébrale et pour en définir les caractéristiques principales 

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La revalidation neuropsychologique

Les psychologues cliniciens spécialisés en neuropsychologie interviennent aujourd'hui davantage:

  • dans l'élaboration et la mise en œuvre d'un projet de revalidation
  • dans l’évaluation de ses effets

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Revalidation et validité écologique

Le développement des pratiques de revalidation en neuropsychologie

  • identifier la nature des déficits ou les capacités préservées ou résiduelles : tests élaborés à partir d’un modèle théorique du fonctionnement normal de la conduite (mise à l’écart des tests neuropsychologiques et psychométriques traditionnels)
  • prédire les conséquences d’un trouble cognitif sur les activités de la vie quotidienne
  • mettre en place des programmes de revalidation dont les effets doivent pouvoir être évalués dans des situations de vie quotidienne 

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Limites des tests neuropsychologiques de « laboratoire »

Les tests neuropsychologiques standardisés («de laboratoire»)

  • évaluent difficilement certaines difficultés de la vie quotidienne (p. ex., « multitasking )
  • l’importance des difficultés cognitives d’un patient dépend de son style de vie, de son niveau d’expertise et des caractéristiques de son environnement (p. ex., le caractère plus ou moins routinier des conduites ou la présence d’un environnement protégé)
  • dans la vie réelle, la performance cognitive est en partie conditionnée par une série de variables (la fatigue, la motivation, l’état émotionnel, les interférences), que les psychologues en situation standardisée de test s’efforcent d’éliminer ou sont incapables de manipuler 

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Déficit / Incapacités / Handicap

Distinction proposée par l’OMS (1980) entre :

  • déficit: dysfonctionnement d’un mécanisme cognitif particulier
    • p. ex., la difficulté de coordonner deux tâches réalisées simultanément
  • incapacités: conséquences de ce dysfonctionnement sur certaines activités cognitives spécifiques
    • p. ex., un déficit de coordination de tâches simultanées pourra perturber la conversation avec plusieurs personnes, la conduite automobile, le fait de parler en marchant
  • handicap: impact de ces incapacités sur l’adaptation de la personne à son environnement
    • p. ex., une difficulté de tenir une conversation affectera différemment les patients ayant des activités sociales rares vs fréquentes 

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Evaluation du fonctionnement quotidien

Stratégies d’évaluation du fonctionnement dans la vie quotidienne :

  • l’observation directe du patient dans des activités quotidiennes
  • questionnaires, "agendas" ou "checklists "
  • simulations des activités quotidiennes 

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La revalidation neuropsychologique

Dans un contexte de revalidation, il s’agira:

  • d’examiner ce qui peut être entrepris pour aider un patient à retrouver une adaptation satisfaisante à son environnement
  • de se fonder sur un modèle des processus psychologiques qui doivent être traités afin d’émettre des hypothèses spécifiques concernant:
    • - la nature des déficits affectant ces processus
    • - la manière dont une intervention spécifique peut modifier le fonctionnement des processus dysfonctionnels
    • - voir l’apport de la neuropsychologie cognitive

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Objectif de la revalidation 

L’objectif de la revalidation n’est pas le déficit cognitif en tant que tel mais bien le handicap qui en résulte dans la vie quotidienne du patient

• cet objectif doit être défini en concertation avec le patient et/ou ses proches au moment où débute l’intervention 

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Stratégies de revalidation

La revalidation peut viser différents objectifs en fonction

  • de la nature et de la gravité des déficits
  • de la présence de capacités préservées et de facteurs d’optimisation
  • des préférences du patient
  • de la disponibilité des personnes proches 

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Stratégies de revalidation/1 

  • le rétablissement de la fonction dans son mode de fonctionnement antérieur
    • p. ex., rétablir en mémoire un réseau de faits arithmétiques afin de permettre à nouveau des réponses automatiques à des calculs simples du type 5 + 3 = ?, ou entraîner les capacités d’attention sélective
  • la facilitation de la fonction déficitaire en optimisant les capacités résiduelles
    • p. ex., chez un patient présentant des difficultés d’encodage verbal en mémoire épisodique, lui apprendre à encoder une information à partir d’images mentales 

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Stratégies de revalidation/2

  • la réorganisation du fonctionnement en exploitant des systèmes de traitement demeurés intacts
    • p. ex., apprendre à un patient présentant un déficit majeur de mémoire épisodique des connaissances qui lui seront utiles dans la vie quotidienne au moyen de techniques qui exploitent les systèmes de mémoire préservés comme la mémoire procédurale
  • la compensation des déficits par l’aménagement de l’environnement humain ou physique
    • p. ex. apprendre au conjoint à communiquer de façon à prendre en compte les déficits de compréhension du patient ou l’utilisation d’aides externes (p.ex., carnet de mémoire ou de communication, agenda, téléphone portable) 

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Une approche intégrative de l’évaluation et de la revalidation neuropsychologique

  • Intégration des approches
    • neuropsychologie cognitive (cadre théorique)
    • neuropsychologie de la vie quotidienne
    • prise en compte des réactions psychologiques du patient et du contexte familial et social (liens entre neuropsychologie et psychopathologie) 
    • réflexion sur les conditions d’apprentissage
  • Focalisation de l’intervention
    • sur des objectifs précis en lien avec les activités de la vie quotidienne
    • taillée sur mesure en fonction des déficits, capacités préservées et caractéristiques de chaque personne 

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Modèle psychologique et intégratif

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Exemple de modèle psychologie et intégratif

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Pour une approche multiple, intégrative et fondée empiriquement des interventions psychologiques 

  Toute intervention psychologique se fonde au préalable sur une interprétation psychologique (un modèle psychologique) des difficultés psychologiques (une «formulation de cas»)

  Rôle complémentaire de différents types d’intervention psychologique, focalisés sur différents facteurs psychologiques

  Interventions psychologiques taillées sur mesure en fonction des dysfonctionnements psychologiques spécifiques de la personne: approche individualisée, à plusieurs facettes complémentaires (« person-based »)

• hétérogénéité des dysfonctionnements 

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L’évaluation des effets d’une revalidation

p/r à une amélioration

L’évaluation des effets d’une rééducation a pour objectif d’établir:

  • qu’une amélioration a eu lieu
  • que cette amélioration est spécifiquement liée à l’application du traitement 

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L’évaluation des effets d’une revalidation

p/r à une différence pré- et post-rééducation

Ne se résume pas à la simple mise en évidence d’une différence entre une évaluation pré-rééducation (la ligne de base pré-traitement) et une évaluation post-rééducation

• à la suite d’une lésion cérébrale, on observe généralement une récupération spontanée conduisant à une amélioration dont l’amplitude est difficile à prédire de manière précise

•même si certaines variables biologiques, psychologiques et sociologiques contribuant à cette récupération spontanée ont été identifiées 

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L’évaluation des effets d’une revalidation

Méthode d’évaluation de l’efficacité d’une méthode de revalidation, selon que l’intervention vise: 

• l’installation ou la restauration d’une procédure (p. ex. recourir à une stratégie d’imagerie mentale pour encoder des informations en mémoire épisodique)

- établir plusieurs lignes de base sur différentes listes d’items, dont une seule contient des items qui peuvent être traités au moyen de la procédure apprise (p. ex., comparer la mémorisation de mots pour lesquels la stratégie d’imagerie apprise peut ou non s’appliquer : des mots à faible ou haut niveau d’imagerie) 

 

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L’évaluation des effets d’une revalidation

p/r au fonctionnement du patient dans la vie quotidienne 

L’objectif de la revalidation étant d’améliorer le fonctionnement du patient dans la vie quotidienne

  • l’évaluation de l’efficacité d’une intervention doit s’effectuer dans les situations de vie réelle (questionnaire, observation directe, agenda ou check-list, simulation d’activités quotidiennes)
  • Qualité de vie du patient (et des proches) = aspect essentiel de l’évaluation d’une revalidation. 

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chapitre 1

5 points-clés

  • Définitions neuropsychologie: clinique et recherche
  • Le cas AC
  • Limites des tests de laboratoire
  • Déficits/incapacités/handicap
  • Objectifs de revalidation