chap 3: Neuropsychologie de la mémoire à long terme partie I Flashcards Preview

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Flashcards in chap 3: Neuropsychologie de la mémoire à long terme partie I Deck (41):
1

La conception des systèmes de mémoire multiples

  • Pas une entité homogène mais constituée de plusieurs systèmes indépendants, quoiqu’en interaction étroite
  • Cinq systèmes principaux de mémoire :
    • Mémoire de travail
    • Mémoire à long terme
      • Mémoire épisodique
      • Mémoire sémantique
      • Mémoire procédurale
      • Systèmes de représentation perceptive 

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Mémoire de travail

maintien temporaire d’une petite quantité d’information pendant la réalisation de tâches cognitives diverses (de raisonnement, de compréhension, de résolution de problèmes, etc.) 

 

Schéma de Baddeley

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Mémoire épisodique

  • se souvenir et prendre conscience des événements qui ont été personnellement vécus dans un contexte spatial et temporel particulier
  • voyager mentalement dans le temps (conscience autonoétique): revivre les expériences passées et se projeter dans le futur (D’Argembeau & Van der Linden, 2004, 2006) 

4

Mémoire sémantique

acquisition et rétention de connaissances générales (factuelles) sur le monde 

5

Mémoire procédurale

  • apprentissage graduel d’habiletés perceptivo-motrices
  • Système dont les opérations s’expriment essentiellement sous la forme d’actions 

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Systèmes de représentation perceptive

acquisition et maintien de la connaissance relative à la forme et à la structure des mots (en présentation visuelle ou auditive), des objets, des visages, etc. 

7

La mémoire épisodique

Implique l’intervention de très nombreux processus :

  • encodage de l’information-cible et de l’information contextuelle (spatiale, temporelle, de source) ; «binding»
  • consolidation
  • récupération de l’information-cible et du contexte
  • vérification de l’information récupérée
  • contrôle de la réalité 

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MCT vs MLT: modèle séquentiel d'Atkinson & Shiffrin (1968)

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MCT vs MLT: modèle séquentiel

cas HM

  • Effet de primauté KO; effet de récence OK
  • Cas HM: atteinte bitemporale incluant les deux hippocampes
    • MCT : OK
    • MLT: KO
    • Déficit touchant le passage de l’information de la MCT vers la MLT
    • Mais simple dissociation:
      • deux systèmes mnésiques distincts vs. un seul système mnésique
      • Les processus requis pour le stockage et le traitement à court terme de l’information sont plus simples que ceux intervenant pour le stockage à long terme 

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MCT vs MLT: modèle séquentiel

cas KF

  • Cas KF: dissociation inverse (=> double dissociation)
    • altération sévère de la MCT, mais MLT OK
    • effet de primauté OK; effet de récence KO
  • Double dissociation met en cause le modèle séquentiel de Atkinson et Shiffrin (1968)
    • deux système distincts, mais pas organisés en séquence!
  • Autre apport du cas KF: Distinction d’une composante auditive vs. visuelle au sein de la MCT 

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La mémoire épisodique

  • Nombreuses inconnues subsistent concernant le rôle précis de ces différentes structures
  • Hippocampe
    • lier rapidement différents types d’informations représentées dans des régions corticales distinctes (« binding »)
  • Régions frontales
    • stratégies d’organisation lors de l’encodage, processus de récupération stratégique, et processus de vérification
    • mémoire de certains aspects du contexte 

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Tests de mémoire épisodique : tests de mémoire explicite

  • Tests de mémoire explicite : tests qui exigent la récupération consciente du contexte d’encodage
  • rappel libre
  • rappel indicé
  • reconnaissance
    • reconnaissance oui/non
    • reconnaissance à choix forcé 

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Patients amnésiques

  • Très important déficit aux tests de mémoire explicite
  • Efficience intellectuelle normale
  • Mémoire de travail normale 

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Patients amnésiques avec lésion hippocampique

  • Très important déficit en rappel libre
    • déficit de mémoire épisodique
    • reconnaissance : situation plus complexe!! 

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Familiarité

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Recollection

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Processus de reconnaissance

  • Deux systèmes de mémoire contribuent à la performance en reconnaissance
  • Méthode “know/remember/guess”
    • les réponses “je me souviens” (“remember”) dépendent de la mémoire épisodique et sont associées à la conscience autonoétique
    • les réponses “je sais” (“know”) dépendent de la mémoire sémantique et sont associées à la conscience noétique 

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Substrat cérébral de la familiarité et de la recollection

Cortex périrhinal: familiarité

Hippocampe: Collection

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Tâches de mémoire et systèmes de mémoire: l’exemple des tests de reconnaissance

  • Bases cérébrales
    • recollection et hippocampe
    • familiarité et cortex périrhinal
  • Patients amnésiques hippocampiques
    • bonnes performances aux tâches de reconnaissance pouvant être réalisée par familiarité
    • déficit en rappel 

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Exploration des performances
de reconnaissance d’un patient amnésique

Patient M.R.

  • homme, 65 ans, droitier, architecte
  • 1983 : intoxication au monoxyde de carbone (gaz d’échappement)
  • • amnésie
    • lésions bilatérales du pallidum
    • atrophie bilatérale de l’hippocampe, avec un cortex périrhinal intact (rappel libre diff., familiarité ok)
  • Objectifs
    • Examiner les performances en reconnaissance chez un patient amnésique: familiarité vs recollection ? 

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Résultats patient M. R.

même 3ième essai avec indices reste très déficitaire - typique patient amnésique.

Pour reconnaissance: moins catastrophique. 200 - 2001 (on n'a pas colonne)

rappel différé: très très déficitaire - profil prototypique d'une personne amnésique. 

Rivermead: on cache objets - personne doit se rappeler etc.

Kopelman: sémantique et épisodique (14-15/21 - dans normes); mais épisodique déficitaire.

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Exploration des performances de reconnaissance de MR

Bastin et al. (2004)

on présente tous les mots de la liste présentée avant et d'autres mots. Et on demande de mettre une croix à côté des mots qu'il a déjà vus.

 

Rappel libre très très déficitaire.

Sur version parallèle (2 mots au lieu de 15) tjrs sévère.

Reconnaissance: il peut reconnaitre (Hits - correctement reconnu): 27 mieux que contrôles 26.

Sur page A4 avec mots cibles et distracteurs - fait croix à 8 reprises à côté de mots qu'il n'a pas vus avant. Controles que 3. Version originale: patient a tendance de parcourir vite la liste. Il a oublié qu'il vient de voir les mots sur cette liste. Sentiment de familiarité - distracteur devient familier.

d' légèrement moins bon.

Reconnaissance version parallèle: 25 ok, 9 il a dit oui alors qu'il fallait dire non (chez contrôles, 5 - pas significatif). D' légèrement moins bon, pas significatif.

Résumé: sévères déficits en rappel libre, reconnaissance pas si mal.

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Tests sur non-verbal

Test des portes partie A

Baddeley et al. (1994)

On présente 12 portes les unes après les autres, ensuite test de reconnaissance, parmi ces 4 laquelle est celle que vous venez de voir?

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Tests sur non-verbal

Test des portes partie B

Baddeley et al. (1994)

plus difficile que le test A!

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MR: Test des Portes (reconnaissance) et des Formes (rappel) 

tableau des résultats

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MR: résultats reconnaissance de visage

Choix forcé / oui-non

apte à décider oui / non.

pour nbr of false: 7 vs 4.25 des contrôles.

 

Diff entre choix forcé et oui/non: d' plus élevé - différence respective bcp plus importante chez MR que chez contrôle. MR plus de difficultés en oui/non.

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Conclusion cas MR

  • Dissociation entre le rappel et la reconnaissance en mémoire
    • MR: rappel (toutes tâches confondues ): 6.56 SD de la moyenne des contrôles
    • MR: reconnaissance (toutes tâches confondues): 1.27 SD de la moyenne des contrôles
  • La reconnaissance peut-être préservées chez certains patients amnésiques
    • Familiarité OK vs recollection: KO 

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MR: choix forcé / oui-non

La relation entre:

  • le format d’une tâche de reconnaissance et la contribution de la récupération consciente (“recollection”) et de la familiarité à la reconnaissance
  • la reconnaissance à choix forcé dépend plus de la familiarité que la reconnaissance oui-non 

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Reconnaissance: choix forcé / oui-non

confirmation par d'autres études

Bastin & Van der Linden (2003)

  • Confirmation de la contribution plus importante de la familiarité dans une tâche en choix forcé qu’en oui/non
  • Les participant âgés qui montrent une diminution de la recollection avec une augmentation de la familiarité obtiennent une meilleure performance en choix forcé qu’en oui/non 

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Reconnaissance: choix forcé / oui-non

confirmation par d'autres études

Bastin & Van der Linden (2003)

Résultats 2

  • globalement âgés reconnaissent un peu moins en “je me souviens” mais effet du format de la tâche
  • âgés donnent plus de réponses “je sais” pour tâche forcée.

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Etude de cas: Jon

Baddeley, Vargha-Khadem & Mishkin (2001)

  • Cas Jon (23 ans)
    • Etude de cas: Jon
    • amnésie développementale
    • atrophie hippocampique bilatérale
    • tests de rappel: performance très perturbée
    • tests de reconnaissance: performance normale (6 tests) 

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Jon, résultats IQ, language

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Résultats Jon Mémoire

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Jon, visual, verbal recall and recognition

Pourquoi Jon réussi bien le test B des portes, mais MR pas?

Stratégie utilisé par Jon est bcp plus holistique.

 

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Recollection/Familiarité: dissociation inverse

Patient NB

 Patient NB

  • Résection (foyer épileptique) d’une grande portion du cortex périrhinal, avec maintien de l’hippocampe
  • Préservation de la recollection et atteinte de la familiarité

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Recollection/Familiarité: dissociation inverse

NB

NB: lorsqu’elle donne réponses “je sais” elle est nettement en-dessous des contrôles

Quand elle donne des réponses de type "je sais": 

Encodage renforcée: elle va faire des liens entre les choses qu'elle sait. Encodage profond. Elle utilise une stratégie qui facilite la reconnaissance.

2) étude: on limite aspects stratégique de NB
Recollection/reconnaissance: “je me souviens” excellente
Familiarité mauvaise “je sais" moins bon. 
Même si on empêche NB de faire encodage profond

3) étude: on a demandé à NB d’effectuer un jugement de certitude de leur décision (je suis très sûre que j’ai vu ce mot).
- jugement sémantique - encodage profond
- encodage supeficielle

encodage profond: comparabel à moyenne
familiarité, si NB n’est pas sûre, perf moins
bonne, surtout encodage profond (encodage
sémantique moins efficace).
Dissociation: recollection préservé, recollection familiarité problématique chez elle.

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Recollection/Familiarité: dissociation inverse

si pas appel à jugement

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Recollection/Familiarité: dissociation inverse

 Contestation de cette approche

• hippocampe associé à la recollection et à la familiarité (Squire)

 

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Recollection/Familiarité: dissociation inverse

 Contestation de cette approche

Résultats Squire

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Recollection/Familiarité: dissociation inverse

 Contestation de cette approche

Résultats Squire - résultats avec degré de certitude élevé

on ne prend que les réponses avec un grand degré de certitude,
pour et bien “je me souviens” et “je suis sûr”:
si on contraste maintenant les 2 “je me souviens” et “je suis sûre”:
- plus de différence entre les 2 en activité hippocampique

=> Conclusion: hippocampe n'est pas siège de la recollection!

- hippocampe plutôt associé au degré de certitude

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5 points clés

  • Les systèmes de mémoire multiples
  • Familiarité vs recollection
  • Cas MR et Jon
  • Cas NB
  • L’importance de la «force» du souvenir