comportements des agents et anticipations Flashcards Preview

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Flashcards in comportements des agents et anticipations Deck (14):
1

paradoxe d'Allais, 1953

un agent rationnel peut agir de façon irrationnel. On propose à un individu 2 options : soit A = on lui donne 100€, soit B = on lui donne un ticket ayant 50% de chance de gagner 200€. Ensuite on lui propose : C = un ticket avec 11% de chance de gagner 100€ ou D = un ticket ayant 10% de chance de gagner 500€. Si l’agent est rationnel et qu’il à le goût du risque alors il devrait choisir B et D, s’il est averse au risque, il devrait choisir A et C. Or la majorité des individus choisissent A et D.

2

Le paradoxe d’Ellsberg (1961) :

lorsque les gens ont à choisir entre deux options, la majorité choisit celle dont la loi de probabilité est connue.

3

Le jeu de l’ultimatum de Wilson (1993) Hoffman et Spitzer (1985)

Z propose 100€ à A et B. A décide du montant qu’il attribue à B et à lui-même. Si B refuse la répartition, Z reprend les 100€ => B à toujours intérêt à accepter la proposition de A même si elle lui est désavantageuse. A a donc intérêt à s’accorder un plus grosse somme, or la plupart du temps les individus choisissent une répartition égalitaire.

4

Le jeu de la « poule mouillé »

deux voitures A et B foncent l’une sur l’autre. Si A dévie en 1er il sera la poule mouillée et perdra (--) contrairement à B qui gagnera beaucoup (++). Si A et B dévient ils perdent tous les deux (-). Enfin si aucune des deux dévie, A et B perdent énormément (---).
Ex : le blocus de Cuba pendant la Guerre froide.

5

Conditions que la relation de préférence doit remplir :

- complétude (consommateur doit être capable de classer l’ensemble des paniers de biens),
- réflexivité (un panier donné est préféré ou indifférent à lui-même),
- transitivité (si le consommateur préfère l’assortiment A à l’assortiment B et l’assortiment B à l’assortiment C, alors il préfère A à C).

6

Le paradoxe d’Easterlin (1974

une fois qu’une société a atteint un certain seuil de richesse, la poursuite de son dvpt éco. est sans influence sur le bien être de la pop. Seul les riches voient leur bonheur augmenter, mais uniquement pcq la hausse des inégalités, leurs permet de progresser plus vite que le reste de la pop. C’est donc le revenu relatif et le revenu réel qu’il faut prendre en compte.
Critiques : Stevenson & Wolfers (2008) => le bonheur augmente avec le revenu et ceux quelque soit son niveau et l’élasticité du bonheur/ au revenu réel est du même ordre dans tous les cas.

7

Paradoxe de l’action collective d’Olson

Toute action collective a un coût (prise de risque, perte de temps…) et un bénéfice (hausse du salaire, meilleur protection sociale…), or les membres d’un groupe ont tendance à chercher à bénéficier au maximum de cette action tout en payant le coût minimum et plus le groupe est grand, plus cette tendance est forte => plus un groupe est grand plus la probabilité qu’il passe à l’acte est faible, car la contribution marginal d’un membre à la réussite du groupe est décroissante.

8

Théorème d’impossibilité d’Arrow (1951)

c’est une confirmation mathématique du paradoxe de Condorcet qui explique qu’il est impossible de trouver une procédure non-dictatoriale de choix collectifs qui soit conforme aux préférences individuelles i.e. qu’il n’existerait pas de fonction de choix sociale permettant d’agreger les préférences individuelles en préférence sociale. Ainsi pour au moins 3 options de choix et 2 individus, il n’existe pas de fonction de choix sociale respectant les propriétés suivantes :
- universalité = la fonction de choix sociale doit être définie pour tout profil de préférence.
- non dictature = aucun individu ne doit imposer ses préférences indépendamment des autres
- unanimité = si tous les individus ont les mêmes préférences, la fonction de choix sociale doit associer ses mêmes préférences à la société
- indifférence des options tierces = le classement relatif de 2 options ne doit dépendre que de leur position relative pour les individus et non du classement d’options tierces.

9

Théorie du Screening de Rothschild & Stiglitz (1976)

montre comment des agents moins bien informés pouvaient améliorer leur sort en extorquant de l’info aux agents mieux informés en leurs offrant un large choix de contrats => auto sélection et révélation de leurs caractéristiques. Ex : dans l'assurance, les compagnies (agents peu informés) offrent des contrats qui permettent de classer les clients (agents informés) en différentes catégories de risque. Les clients anticipant de faibles risques préféreront payer de faibles primes même s'il faut accepter des franchises élevées, alors que les clients ayant des comportements à risque préféreront payer une prime élevé, mais une franchise faible.

10

anticipations statiques

les agents sont myopes

11

anticipations extrapolatives

le prolongement de la période passé amène à une bonne approximation de la période à venir

12

anticipations rationnelles

Muth 1961, si l'information set parfaite, l'agent ne peut pas commettre d'erreur

13

anticipations en rationalité limitée

(Herbert Simon, 1947) : les individus prennent des décisions rationnelles, mais cette rationalité est limitée car ils commettent des erreurs de jugement. Cela s’explique par le fait que les gens sont incapables de traiter l’ensemble de l’information disponible et ils sont influencés par leur environnement, leurs émotions… Les agents ne vont donc pas prendre des décisions qui sont optimales, mais plutôt qui sont les premières acceptables.

14

Les anticipations autoréalisatrices (Azariadis & Guesnerie 1981-1984)

le seul fait de croire au modèle fait qu’il fonctionne. Ex : une majorité d’opérateur pense que le dollar va s’apprécier ds le futur donc ils ont intérêt à acheter aujourd’hui pr le revendre plus tard. Leurs opérations d’achat vont mécaniquement valider leur anticipat° que celles-ci soient fondées ou non.