Cours 3 - Effets du vieillissement et de l'immobilisation Flashcards Preview

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Flashcards in Cours 3 - Effets du vieillissement et de l'immobilisation Deck (115):
1

Qu'est-ce qui peut être modifié par l'application de contraintes sur un muscle ?

La structure du tissu musculaire et la fonction musculaire.

2

Quel type de contrainte a un impact important sur la fonction musculaire ?

Les contraintes trop importantes, soient l'immobilisation, la sous-utilisation ou le vieillissement.

3

Quel type de commande est produite au niveau cérébral ?

La commande motrice.

4

La commande motrice se produit à quel endroit ?

Au niveau cérébral.

5

Qu'est-ce qui est principalement impliqué dans la commande motrice ?

L'activation des cortex sensorimoteurs primaires controlatéraux, de l'aire motrice supplémentaire bilatérale et du cervelet ipsilatéral.

6

Qu'arrive-t-il aux 3 aires de la commande motrice lors de l'augmentation de la force produite ?

Leur activité augmente également.

7

La transmission de la commande motrice passe par quelle structure ?

La moelle épinière.

8

Que se passe-t-il lors de la transmission de la commande dans la moelle épinière ?

Le groupe de motoneurones alpha dans la corne antérieure de la moelle épinière des différents segments médullaires sont activés et permettent à leur tour d'activer les groupes musculaires concernés par le mouvement.

9

Qu'est-ce qui permet d'assurer la prise en compte du contexte sensoriel et la coordination lors de la transmission de la commande motrice ?

La modulation de l'activité moto neuronale par différentes influences provenant des afférences sensorielles (principalement celles provenant des fuseaux neuromusculaires et des organes tendineux de Golgi) et par des interneurones du même étage médullaire ou d'étages adjacents.

10

Que permet la modulation de l'activité moto neuronale par différentes influences provenant des afférences sensorielles et des interneurones ?

La prise en compte du contexte sensoriel et la coordination.

11

Pourquoi dit-on que la commande motrices est "intégrée" par les motoneurones alpha ?

Parce que les motoneurones alpha prenne en compte (intègrent) les activités excitatrices et inhibitrices qu'ils reçoivent.

12

À quel moment l'activation des motoneurones alpha est-elle possible ?

Lorsque l'ensemble de l'activité neuronale est plus excitatrice qu'inhibitrice.

13

Que se passe-t-il lorsque l'ensemble de l'activité neuronale est plus excitatrice qu'inhibitrice ?

Les motoneurones alpha sont en mesure de s'activer.

14

Comment se traduit l'intégration neuronale (la prise en compte de toutes les excitations et inhibitions neuronales) ?

Elle se traduit par la transmission ou l'absence de transmission de potentiels d'action vers les fibres musculaires des muscles associés aux motoneurones alpha qui sont impliqué dans le mouvement demandé par la commande motrice.

15

Qu'arrive-t-il si le niveau d'activation des groupes de motoneurones alpha est faible ?

Ce sont les unités motrices lentes (unités motrices de type I) qui sont les premières unités motrice à être activées par cette commande motrice.

16

Pourquoi les unités motrices lentes (type I) sont-elles les premières unités motrices à être activées lorsque le niveau d'activation des groupes est faible ?

Parce que les unités motrices lente (type I) sont constituées de motoneurones de petites tailles, ce qui les rend beaucoup plus excitables.

17

Qu'arrive-t-il si la commande motrice implique une force plus importante ?

Les unités motrices rapides (unités motrices de type II) sont activées.

18

Quel est le principe présent derrière l'ordre d'activation des unités motrices ?

Le principe de taille (principe d'Henneman).

19

Qu'est-ce que le principe de taille ?

C'est un principe qui propose que les motoneurones qui possèdent les corps cellulaires les plus petits correspondent à ceux qui sont les plus facilement excitables et qui s'activent donc en premier lors d'une commande motrice (ou qui sont même les seuls à s'activer pour une commande motrice de petite intensité).

20

Que se passe-t-il lorsque le nombre d'unités motrices actives augmente progressivement ?

La force musculaire augmente.

21

À quel moment la force musculaire est-elle en mesure d'augmenter ?

Lorsque le nombre d'unités motrices actives augmente progressivement.

22

Qu'est-ce qui peut également augmenter au niveau des unités motrices pour accroître progressivement la tension musculaire ?

La fréquence de décharge, soit le nombre de potentiels d'action moteur par seconde.

23

Quel est l'effet de l'augmentation de la fréquence de décharge des unités motrices ?

L'augmentation progressive de la tension musculaire.

24

À quel moment la contraction est-elle maximale ?

Lorsque toutes les unités motrices sont actives à leur fréquence de décharge maximale.

25

Qu'est-ce qui peut altérer la mobilité active ?

Différentes atteintes de la commande motrice.

26

Quelles-sont les atteintes centrales les plus fréquentes (4) ?

L'hémiplégie (due à un accident vasculaire cérébral), la paraplégie et la tétraplégie (dues à une lésion plus ou moins complète des la moelle épinière) et les atteintes des noyaux gris centraux (maladie de Parkinson) ou cérébelleuse.

27

Qu'est ce qui peut limiter la commande de force musculaire au niveau psychologique (3) ?

La dépression, l'appréhension de la douleur et le manque de motivation.

28

D'où peuvent venir les atteintes périphériques ?

Elles peuvent venir de lésions traumatiques des nerfs périphériques ou de pathologies limitant leur fonctionnement.

29

Qu'est-ce qui peut également entraîner une inhibition réflexe qui provoque une atrophie rapide et une perte de force ?

Une lésion articulaire.

30

Qu'est-ce qui peut être entraîné par une lésion articulaire ?

Une inhibition réflexe qui provoque une atrophie rapide et une perte de force.

31

Pourquoi l'inhibition entraînée par une lésion articulaire est dite réflexe ?

Parce qu'en l'absence de retour sensoriel venant de l'articulation lésée, l'atrophie n'est pas aussi rapide.

32

Qu'est-ce qui peut être diminué ou interrompu par une pathologie telle que la myasthénie grave ou par différents types de poisons ?

La transmission de l'influx nerveux.

33

Qu'est-ce qui peut diminuer ou interrompre la transmission de l'influx nerveux ?

Une pathologie telle que la myasthénie grave ou différents types de poisons.

34

Qu'est-ce qui peut générer des modifications de l'architecture cellulaire empêchant la production de la force ?

Différents types de myopathies et de myosites.

35

Qu'est-ce qui peut être provoqué par différents types de myopathies et de myosites ?

Des modifications de l'architecture cellulaire et donc l'altération complète de la production de la force.

36

Qu'est-ce qui peut également diminuer la capacité de production de la force (3) ?

L'atrophie musculaire, une atteinte au niveau de l'intégrité du muscle suite à une maladie génétique (dystrophie musculaire de Duchenne) ou suite à une blessure traumatique (claquage) et des maladies systémiques (problèmes rénaux) qui causent un déséquilibre au niveau des concentrations en ions essentiels pour la contraction musculaire.

37

Qu'est-ce qui peut limiter la transmission de la force musculaire ?

Toutes les atteintes tendineuses.

38

Qu'est-ce que les atteintes tendineuses provoquent-elles ?

La limitation de la transmission de la force.

39

Qu'est-ce qui est provoqué par des lésions articulaires (touchant le cartilage et les ménisques) ou par des lésions périarticulaires (touchant les ligaments et la capsule) ?

La réduction de la mobilité normale des articulations et donc la réduction de la transmission de la force.

40

Qu'est-ce que la spasticité ?

La spasticité est une contraction anormale d'un muscle, parfois intense, en réponse à son étirement.

41

Quel phénomène peut réduire le niveau de force dans les atteintes neurologiques centrales ?

Le phénomène de spasticité.

42

À quel endroit la spasticité se développe-t-elle souvent ?

Dans les muscles fléchisseurs au membre supérieur et dans les muscles extenseurs au membre inférieur.

43

La force de quels muscles peut être limitée par le développement de la spasticité dans les muscles fléchisseurs du membre supérieur et dans les muscles extenseurs du membre inférieur ?

Il peut limiter la force des muscles antagonistes aux muscles spastiques.

44

Qu'est-ce que provoque la raideur articulaire associée à la maladie de Parkinson ?

La réduction de la force musculaire par l'opposition de la raideur articulaire au mouvement.

45

Qu'est-ce qui peut altérer le fonctionnement normal d'une articulation au cours d'un mouvement, soit d'un point de vue mécanique, soit en raison de la douleur?

Les pathologies des différentes structures articulaires, tels que les lésion du cartilage, les lésions méniscales, les déchirements ligamentaires et les atteintes capsulaires.

46

Que peuvent affecter les pathologies des différentes structures articulaires ?

Elles peuvent affecter le fonctionnement normal de l'articulation, soit d'un point de vue mécanique par l'augmentation de la friction articulaire ou par un mauvais guidage des glissements et des roulements osseux, soit en raison de la douleur au cours du mouvement.

47

Pourquoi est-il important de connaître la cause primaire de la perte de mobilité ?

Afin d'utiliser une intervention appropriée pour améliorer cette perte de mobilité.

48

Que visent souvent les premières interventions dans les premières phases de la pathologie ?

Elle visent essentiellement à prévenir les pertes de mobilité passives en réduisant l'immobilisation ou la sous-utilisation imposée par la pathologie.

49

Quelles interventions sont plutôt nécessaire dans une deuxième phase de la pathologie ?

Des interventions plus actives sont nécessaires afin de limiter les conséquences directes de la pathologie et de la sous-utilisation associée à la phase pathologique initiale.

50

Quelles sont les 2 causes majeures de réduction de la mobilité ?

L'immobilisation ou l'inactivité prolongée et le vieillissement.

51

Qu'est-ce que certaines méthodes d'étude des effets de la réduction de mobilité se contentent de faire?

Elles se contentent de limiter l'activité musculaire en autorisant toutefois des mouvements contre résistance faible.

52

Quelles sont les trois composantes importantes de la production de la force sur lesquelles chaque méthode d'étude des effets de la réduction de mobilité a un impact différent?

La possibilité de mobiliser l'articulation, la possibilité de produire une activité musculaire contre résistance (en particulier contre le poids du corps pour les muscles du membre inférieur) et l'impact sur l'influence trophique liée à l'innervation, soit tout ce qui se rapporte à la nutrition du tissu vivant dans l'organisation de la synapse.

53

À quelle moment la plaque motrice (comme l'ensemble des synapses) est-elle maintenue fonctionnelle ?

Seulement lorsqu'elle est sollicitée régulièrement.

54

Qu'arrive-t-il lorsqu'une plaque motrice n'est pas suffisamment sollicitée ?

Des neurotransmetteurs, autres que l'acétylcholine, qui sont normalement échangés entre la fibre musculaire et la fibre nerveuse, ne sont plus libérés.

55

Qu'arrive-t-il en l'absence des neurotransmetteurs normalement échangés entre la fibre musculaire et la fibre nerveuse ?

La synapse se désorganise et devient ainsi non fonctionnelle.

56

Qu'est-ce qui représente l'influence trophique sur la synapse ?

L'échange des neurotransmetteurs entre la fibre musculaire te la fibre nerveuse.

57

Qu'est-ce qui influence la mobilité ?

Les structures périarticulaires, le tissu musculaire et la commande motrice.

58

Qu'est-ce qui peut être provoqué par la modification des structures périarticulaires, du tissu musculaire et de la commande motrice ?

L'altération de la mobilité.

59

Quelles sont généralement les conséquences de l'immobilisation ou du vieillissement sur la fonction musculaire ?

Des modifications de la structure, des propriétés et de la fonction du tissu musculaire.

60

Quelle est la fonction du tissu musculaire ?

La capacité à générer de la force.

61

Quelles sont les conséquences de l'immobilisation ou du vieillissement au niveau du système nerveux ?

Des changements d'excitabilité.

62

À quoi sont liés les changements engendrés au niveau de la fonction musculaire et du système nerveux lors de l'immobilisation ou du vieillissement ?

Ces changements sont liés à un processus d'adaptation et de remodelage qui dépend de la diminution de mouvement et du stress mécanique.

63

Qu'est-ce qui entraîne l'augmentation des changements sur la fonction musculaire et sur le système nerveux avec le vieillissement ?

La réduction de la circulation des hormones et des facteurs de croissance, la réduction de l'activité physique et les modifications immunologiques et nutritionnelles.

64

Que peut-on dire de la modification des tissus liée au vieillissement par rapport à celle associée à l'immobilisation ?

Les modifications des tissus liées au vieillissement sont en général très proche de celles associées à l'immobilisation, même si les causes de ces modifications diffèrent.

65

Qu'est-il important de noter quant aux changements liés au vieillissement à l'immobilisation ?

Il est important de noter que ces changements sont réversibles et que les effets négatifs peuvent être corrigés par la remobilisation passive ou active.

66

Que faut-il prendre en compte par rapport aux capacités de récupération chez les personnes âgées ?

Il faut prendre en compte que leurs capacités de récupération sont réduites particulièrement en raison des changements cellulaires et systémiques liés au vieillissement.

67

Quels sont les effets de l'immobilisation sur la fonction musculaire (5) ?

L'extensibilité musculaire diminue, la force de rupture du muscle est réduite (surtout pour les muscles immobilisés en position courte), la longueur du muscle devient plus courte, la quantité de capillaires intramusculaires est réduite et le tissu musculaire contractile est modifié.

68

Pourquoi l'extensibilité musculaire diminue ?

En raison de l'augmentation relative du tissu conjonctif musculaire par rapport au tissu contractile qui s'atrophie plus vite et de la réduction de l'espace entre les fibres musculaires.

69

Quels sont les effets de la diminution de l'extensibilité musculaire (2) ?

Le tissu conjonctif musculaire devient moins élastique et plus tendu dans la direction longitudinale du muscle et l'angle de pennation du muscle diminue.

70

Quel est l'effet de la diminution de l'angle de pennation du muscle ?

La diminution de l'angle de pennation réduit indirectement la force que le muscle est en mesure de produire.

71

Qu'est-ce que représente l'hypoextensibilité musculaire ?

Un mécanisme de protection de fibres musculaire permettant d'éviter leur allongement excessif.

72

À quel endroit apparaît surtout la fragilisation lors de l'immobilisation ?

Elle apparaît surtout à la jonction myotendineuse, soit entre le tendon et le corps musculaire.

73

En quoi consiste la modification du tissu musculaire contractile ?

Elle consiste en l'atrophie musculaire, soir la diminution de la masse musculaire.

74

À quoi l'atrophie musculaire est-elle associée ?

À une diminution de la surface de section physiologique et donc à une réduction de la capacité de production de force du muscle.

75

À quoi la diminution de la surface de section physiologique du muscle atrophié est-elle due ?

Elle est principalement due à une réduction du nombre de myofibrilles.

76

À quoi l'atrophie musculaire est-elle due ?

Elle est due à une dégradation de protéines contractiles supérieure à la synthèse.

77

De quoi le niveau d'atrophie musculaire dépend-il dans le cadre de l'immobilisation ?

Il dépend de la durée de l'immobilisation (atrophie rapide au début puis ralentie avec le temps) et de la longueur à laquelle le muscle est immobilisé.

78

À quel moment l'atrophie musculaire est-elle plus importante ?

Lorsque les muscles sont immobilisés en position courte (amplitude interne).

79

De quoi l'atrophie des muscles immobilisés en position courte s'accompagne-t-elle ?

Elle s'accompagne d'une diminution du nombre de sarcomères en série.

80

Qu'arrive-t-il lorsque le muscle est immobilisé en position allongée (amplitude externe) ?

Le nombre de sarcomères en série augmente, ce qui compense en partie l'atrophie.

81

Pourquoi est-il possible d'affirmer que ce n'est pas seulement la longueur d'immobilisation qui est à l'origine de l'adaptation de la fibre musculaire à l'immobilisation ?

Parce ce que certains muscles, tel que le tibial antérieur, ne sont pas affectés par la longueur d'immobilisation.

82

Qu'est-ce qui réduit les effets (principalement la diminution du nombre de sarcomères) produits par l'immobilisation en position raccourcie ?

La dénervation.

83

Qu'est-ce qui est provoqué par l'activité contractile du muscle en position raccourcie ?

L'augmentation des effets causés par l'immobilisation en position raccourcie.

84

Qu'est-il démontré par les effets de la dénervation et de l'activité contractile des muscles immobilisés en position raccourcie ?

L'évidence que l'adaptation du muscle aux longueurs imposées (plus précisément aux longueurs où les muscles sont actifs) vise un chevauchement optimal des ponts d'actine et de myosine lors de la contraction musculaire.

85

À quoi l'adaptation de la longueur du muscle est-elle reliée ?

À la position d'immobilisation du muscle, mais aussi au fait qu'il se contracte dans cette position.

86

Qu'est-ce qui explique l'apparition d'une atrophie "normale" dès l'âge de 40 ans ?

L'apparition d'un déséquilibre progressif entre la synthèse et la résorption normale de la matrice extracellulaire et la diminution des capacités de divisions cellulaires.

87

Comment nomme-t-on la diminution progressive de la masse musculaire et de la surface de section physiologique due au vieillissement ?

La sarcopénie.

88

Qu'est-ce que la sarcopénie ?

La diminution progressive de la masse musculaire et de la surface de section physiologique due au vieillissement (atrophie "normale").

89

Qu'arrive-t-il lors de la perte progressive de masse musculaire ?

La masse musculaire perdue est graduellement remplacée par l'accumulation de tissu graisseux intramusculaire.

90

À quoi l'atrophie musculaire est-elle directement liée ?

À la perte de force musculaire et donc à la réduction des capacités fonctionnelles des personnes âgées même dans les tâches les plus simples de la vie quotidienne.

91

Qu'est-ce qui peut être associé à une perte de poids importante ou trop rapide ?

La réduction de l'espérance de vie.

92

Par quoi la modification de l'architecture musculaire associée au vieillissement peut-elle se traduire ?

Par une diminution de l'angle de pennation musculaire et de la longueur du muscle (réduction du nombre de sarcomères), ainsi que par une diminution de la vitesse de développement de la tension musculaire.

93

Pourquoi le développement des tensions musculaires devient-il plus lent avec le vieillissement ?

Parce que les tendons deviennent plus souples et requiert ainsi moins de force, mais aussi plus de temps pour les étirer.

94

Qu'est-ce qui devient limité par la diminution de la vitesse de développement de la tension musculaire ?

La transmission de la force dont l'intensité augmente rapidement.

95

Qu'est-ce qui est provoqué par la limitation de la transmission de la force dont l'intensité augmente rapidement ?

La réduction de la puissance musculaire.

96

À quoi l'atrophie musculaire peut-elle également être secondaire ?

À des maladies chroniques telles que les cancers, les MPOC, l'insuffisance cardiaque ou rénale, le sida, etc.

97

Comment se nomme l'atrophie secondaire aux maladies chroniques ?

La cachexie.

98

Quelles sont les particularités de la cachexie ?

Il s'agit d'une atrophie musculaire généralisée et irréversible par la consommation alimentaire.

99

Par quoi la cachexie est-elle causée ?

Par une combinaison de facteurs comme l'augmentation de molécules pro-inflammatoires dans le sang, les effets secondaires des traitements, la perte d'appétit et la réduction de l'activité physique.

100

Pourquoi peut-on affirmer que les conséquences de la cachexie sur la fonction et la récupération des patients est importante ?

Parce qu'environ le tiers des décès reliés au cancer serait directement relié à l'état cachexique.

101

En ce qui concerne l'atrophie préférentielle, qu'arrive-t-il aux fibres musculaires avec l'immobilisation ?

Particulièrement pour les muscles toniques (antigravitaires), les fibres de type I se transforment assez rapidement en fibres de type II, alors que les fibres de type II changent peu ou deviennent plus rapides.

102

À quoi les modifications des fibres musculaires engendrées par l'immobilisation sont-elles reliées ?

À l'absence de tension importante sur les muscles antigravitaires.

103

L'absence d'activité électrique est-elle reliée aux modifications des fibres musculaires engendrées par l'immobilisation ?

Non, mais l'absence de facteurs trophiques est tout de même un facteur aggravant.

104

En ce qui concerne l'atrophie préférentielle, qu'arrive-t-il aux fibres musculaires avec le vieillissement (3) ?

L'ensemble des types de fibres musculaires se réduit en nombre, mais les fibres de type II sont particulièrement touchées, les fibres musculaires ont plus tendance à se transformer entre fibres de type I et le diamètre des fibres de type II diminue alors que celui des fibres de type I est épargné.

105

À quoi l'atrophie préférentielle des fibres rapides (type II) est-elle due ?

Au maintien des activités posturales et à l'absence d'activité de haute intensité.

106

Quel est l'effet de l'immobilisation sur la fatigabilité du muscle ?

La fatigabilité du muscle augmente.

107

Qu'est-ce qui est provoqué par l'immobilisation du muscle par rapport à sa fatigabilité (2) ?

Une diminution de la capacité du muscle à produire de l'énergie par les processus anaérobie et aérobie, ainsi qu'une dédifférenciation (pour un muscle tonique, le métabolisme oxydatif est plus atteint que le métabolisme anaérobique, alors que pour un muscle phasique, c'est le contraire qui se produit).

108

Quel est l'effet du vieillissement sur la fatigabilité du muscle ?

Même si les fibres musculaires ont tendance à se transformer en fibres de type I, la fatigabilité augmente et l'endurance diminue chez les personnes âgées.

109

À quoi l'augmentation de la fatigabilité du muscle avec le vieillissement est-elle associée ?

À la diminution des performances des systèmes cardio-vasculaires, métaboliques et hormonaux.

110

Quelles sont les effets de la fatigabilité du muscle engendrée par le vieillissement sur les capacités métaboliques ?

Les capacités anaérobies restent intactes, alors que les capacités aérobie diminuent.

111

En ce qui concerne l'altération de la commande motrice, quels sont les effets de l'immobilisation (3) ?

L'excitabilité du cortex moteur et sensoriel diminue du côté controlatéral à l'immobilisation, les aires cérébrales de représentation des segments immobilisés sont rapidement réduite et les motoneurones déclenchent des potentiels d'action à des fréquences plus basses..

112

Qu'est-ce que la diminution de l'excitabilité du cortex moteur et sensoriel due à l'immobilisation indique-t-elle ?

Elle indique que le déclenchement de la contraction musculaire pourrait nécessiter davantage d'activité cérébrale.

113

Quels sont les effets du vieillissement par rapport à l'altération de la commande motrice (5) ?

La corrélation entre l'activité cérébrale et le niveau de force produit diminue avec l'âge, le niveau d'activité global de certaines aires cérébrales augmente, la variabilité du mouvement entre les répétitions augmente, le nombre d'unités motrices tend à décroître (par mort des motoneurones), la taille des motoneurones tend à augmenter (par la ré-innervation des fibres musculaires ayant perdu leur motoneurones sur les motoneurones restants) et les capacités de contraction sont réduites (par diminution de la vitesse des cycles d'attachement des têtes de myosine et du couplage excitation-contraction et par diminution de la libération d'ions calcium par le potentiel d'action moteur).

114

Qu'est-ce qui pourrait être expliqué par la diminution de la corrélation entre l'activité cérébrale et le niveau de force produit avec l'âge ?

Le déclin des performances motrices des personnes âgées.

115

Qu'est-ce que l'augmentation du niveau d'activité de certaines aires cérébrales avec le vieillissement indique-t-elle ?

Elle indique un besoin plus important en termes d'attention et de contrôle pour réaliser le même type de mouvement.