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Flashcards in Cours 5 Deck (23)
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Bref historique

burn out ?

• Bradley 1969 ("staff burnout") : l’épuisement professionnel des travailleurs sociaux dans les programmes de réinsertion de jeunes délinquants

• Freudenberger 1974-1980 : les bénévoles travaillant dans sa clinique et accueillant les toxicomanes changent peu à peu de comportement et soufrent de différents maux.


Historiquement défini principalement pour les professions d’aide et de soins : profession d’empathie
Burnout, burn-out, épuisement professionnel, Syndrome plusieurs symptômes d'épuisement professionnel

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Le burn out est-il dans le DSM-5 ?

Le burnout n’est pas un diagnostic médical reconnu par le DSM 5. Les personnes qui
souffrent d'un burnout ont généralement un diagnostic de "trouble de l'adaptation" ou de "dépression" (majeure).

3

Syndrome ?

comme un ensemble des signes et des symptômes qui caractérisent un état pathologique.
Le burnout se fait par un processus dynamique d'échange entre un individu et son environnement de travail. (phénomène long et évolutif)

4

La surcharge de travail:

Peut être un facteur menant au burnout mais ce n'est pas nécessairement le facteur le plus important dans le développement d'un burnout.
Car il est possible de travailler très dur tout en continuant à se sentir engagé et à apprécier son travail. Le burnout est souvent confondu avec la notion de stress professionnel (au travail) ou de dépression.

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Le syndrome du "burnout" est une conséquence négative du stress chronique au travail exprimée par ?

un épuisement physique, psychologique (et émotionnel) et cognitif. -

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Certaines caractéristiques personnelles favorisant l’apparition du burnout , lesquels ?

1 – Un idéal élevé (souvent irréaliste) quant au niveau de performances et de réussite à atteindre (buts professionnels très élevés)

2- l’estime de soi en lien avec ses performances professionnelles

3. Chercher à atteindre des objectifs élevés, difficiles, souvent même impossibles. -

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Contrairement à ce que l’on pense, le burnout affecte qui ?

les plus motivés et les plus talentueux parmi les travailleurs Le burnout n’est donc pas un signe d’incompétence.

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Burnout ou épuisement professionnel
Définition
Des dizaines de définitions mais aucune claire qui fait consensus
...

Dictionnaire: "Syndrome d'épuisement professionnel physique et mental lié à un excès de travail (pas le facteur le plus important), de stress et de manque de considération".

OMS: "…comme étant caractérisé par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle (plus ou moins) et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail"(pas exactement).
Freudenberger, 1974 (dans les 1ères def)
"L’épuisement professionnel est un problème né de la bonne intention d’atteindre des buts élevés, voire irréalistes et qui aboutit à ce que l’on épuise ses énergies se détache de soi-même et perd le contact avec les autres"

Emphase sur facteurs personnels
Freudenberger,1980
"Un état de fatigue chronique, de dépression et de
Frustration apporté par la dévotion à une cause , un
mode de vie, ou une relation, qui échoue à produire les récompenses attendues et conduit en fin de compte à diminuer l’implication et l’accomplissement du travail. »

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Qu'est ce qu'est surtout le burnout ?

Mais surtout… Le moteur de l’épuisement professionnel est avant tout un déséquilibre entre l’énergie dépensée au travail et le retour d’énergie en termes de satisfaction et de plaisir ressentis dans le quotidien -

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Maslach, 1982
"l’épuisement professionnel décrit une des
manifestations psychologiques les plus importantes des problèmes de santé liés au travail. Il réfère généralement à des symptômes d’épuisement émotionnel, de dépersonnalisation et de perte d’accomplissement personnel résultant du travail".
cela signifie ?

L’importance sur l’environnement et les conditions de travails

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Le Test de Maslach
Burnout Inventory (MBI test)
c'est quoi ?

Maslach et Jackson (1981) : questionnaire visant à se situer sur trois échelles (3 critères du burnout) :
1- L’épuisement émotionnel (EE)
Sentiment que les ressources émotionnelles sont épuisées. Ne se sent plus concerné par son travail et s’isole de ses "clients" et /ou de ses collègues.
Manque de motivation et d'énergie. Lassitude et insatisfaction -
En réponse:
2- La déoersonnalisation (DP) ou cynisme
Développement d’attitudes négatives impersonnelles, détachées et même cyniques, envers les personnes dont on "s’occupe". "L'autre" devient un objet, pas une personne.
3- La perte de l’accomplissement personnel (AP) Dévalorisation de son travail et de ses compétences.
Croyance que les objectifs (buts) ne sont pas atteints. Baisse de l’estime de soi et du sentiment d’autoefficacité -

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Les manifestations des premiers signes ?

Symptômes physiques
– La fatigue est souvent le 1er symptôme
• Fatigue chronique
• Lassitude
• – Douleurs (surtout musculaires)
• Dorsalgies, maux de tête, troubles du transit, rhumes et grippes, perturbations du sommeil, etc.
– Automédication (pour combattre symptôme physique)
• Utilisation de psychotropes, drogues, alcool, etc. -


Symptôme psychologique
-Sentiment d’impuissance (pas de contrôle : lieu (interne-externe))
– Perte d’intérêt général
– Susceptibilité accrue (diminution du sens de l’humour)
– Sentiment de culpabilité
• Pas assez de temps pour famille et/ou travail
– Mépris de l’image de soi (autodépréciation
• Insatisfait de lui-même
– Perte du sens des priorités
– Méfiance et cynisme -

Symptôme comportementaux
-Taux élevé d’absentéisme, de présentiéisme
– Lunatique, distrait, manque de concentration
– (consommation d’alcool, de drogues, jeu, etc.) – Conduite à risque, accidents
– Manque de professionnalisme
– Conflits -

Symptôme relationnels
-Rupture sociale (isolement)
– La relation avec le "client" est ressentie comme ennuyeuse et même désagréable
– Hostilité vis-à-vis des "clients"
– Perte de la capacité d’empathie
– Distance, attitude administrative
– Déshumanisation de la relation
– Indifférence face au travail

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L’épuisement professionnel est un processus de désillusion qui se développe en quatre phases, lesquels ?

(3,4 et 6) Consensus sur les phases du burnout, les théories diffèrent le nombre de phase, mais se ressemble en soi.
Il est cependant très difficile de définir clairement le passage d’une phase à l’autre car ce processus ne peut pas se découper en séquences chronologiques précises

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Qu'elles sont ces phases ?

Phase 1. L’enthousiasme idéaliste : Surinvestissement au travail va jusqu'à s'oublier
-Énergie débordante, grande ambition
-Dépense d'énergie excessive et même inefficace
-Attentes et objectifs très élevés ou irréalistes (à une conception idéalisée de son travail)
-Cette conception idéalisée "masque" les besoins et intérêts personnels
À ce stade le travail représente toute la vie, elle va combler toutes ses attentes.
Les insatisfactions dans la vie personnelle mènent aussi à se "lancer" dans le travail -


• Phase 2. La stagnation (plateau)
-La stagnation commence souvent que lorsque l’on découvre que le travail ne comble pas toutes les attentes
-Diminution et même perte de motivation au travail
-Indifférence et désintéressement graduel
-Absence de perspectives
-Sentiment profond que sa carrière est dans une impasse
-Réactions émotionnelles et psychosomatiques

-Le travail ne donne plus de compensation pour les besoins personnels insatisfaits -
• Phase 3. La frustration
-Fatigue et déception
-Distance et sentiments négatifs à l’égard des collègues et des clients
-Remet la faute sur les autres en cas de problème
• cynisme, irritabilité et impatience
-Signes d’épuisement, de maladies physiques, de troubles psychosomatiques
-Troubles du sommeil
-Consommation accrue d’alcool, de drogue et/ou de médicaments sans prescription médicale -
Phase 3. La frustration
Face à cette frustration le sujet peut réagir de trois façons :
1.Se servir de cette frustration comme une source d'énergie positive
2.L’utiliser comme une source d'énergie négative
3.Se retirer de la situation, quitter la profession
-Troubles du sommeil
-Consommation accrue d’alcool, de drogue et/ou de médicaments sans prescription médicale -
Phase 3. La frustration
Face à cette frustration le sujet peut réagir de trois façons :
1.Se servir de cette frustration comme une source d'énergie positive
2.L’utiliser comme une source d'énergie négative
3.Se retirer de la situation, quitter la profession
-Tendance à travailler le moins possible tout en conservant son emploi
-Très forte préoccupation envers la sécurité d'emploi
• Dépression et agressivité

Cette phase prendrait du temps à s’installer et elle disparaitrait très lentement -
Il faut miser sur la prévention

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Éléments de prévention pour le burnout et le stress en général ?

1) Déterminer et noter les facteurs quotidiens de stress sur une certaine période(ex : faire une grille sur une semaine)

2) être en mesure de détecter et surtout d’interpréter les messages provenant du corps (fatigue, douleurs, etc.) -
3) Réévaluer, réorienter les idées et pensées négatives qui engendrent le stress

• Surtout les pensées irrationnelles
• Être apprécié de tous
• Être parfaitement compétent tout le temps
• Être prospère (que ça marche bien)
• Avoir réponse à tout et être en mesure de régler tous les problèmes
• Ces pensées sont irréalistes et exagérées
• Il faut faire une meilleur évaluation la situation (idées - pensées)
• Évaluer nos moyens pour y répondre
• Et s’ajuster en fonction de nos réelles aptitudes -
4) Déterminer des objectifs professionnels réalistes

• En termes de "performance"
• Objectifs en accord avec nos capacités…
- Être capable de dire non
- Être capable de déléguer
- Être capable de référer -
5) Activité physique et habitude de vie saine

Les recherches démontrent que l'activité physique atténue le stress :
- Par la détente
- Crée une pause
- Change les idées, l'humeur
- Augmente estime de soi et sentiment de compétence
- sécrétion d’endorphines a un effet anxiolytique
- Aide à éliminer les hormones du stress dans le sang (adrénaline et noradrénaline, cortisol, etc.) -

6) Compter sur un bon réseau social (amis, parents, collègues, etc.)

• Le soutien social est un facteur important pour
contrer le développement du stress et de l'épuisement professionnel -

7) Conserver et/ou développer son sens de l’humour
• L'humour sert de prendre du recul par rapport aux événements stressants et aux préoccupations
• Sécrétion d’endorphines a un effet anxiolytique(5 min de rire = 1 heure d’effet anxiolytique)
• Il réduit les niveaux d'hormones liées au stress
• Le rire rétablit la balance des deux systèmes (sympathique et para) et le fait même pencher vers le parasympathique (diminue sécrétion cortisol et adrénaline)

• Le rire entraîne une production accrue de dopamine qui procure une sensation de plaisir et diminue les sautes d'humeur -

8) Mettre l’épanouissement (développement) personnel (et professionnel) en tête de liste
• Augmente estime de soi
• Augmente le sentiment de compétence -

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La détresse psychologique entraîne des coûts importants pour les organisations car elle est associée :

-Au présentéisme
-La réduction du rendement des employés
-Aux absences de courte et de longues durées
-À des démissions d’employés

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L’OCDE (l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques 2012) classe les problèmes de santé mentale en deux grandes catégories:

• Les troubles mentaux qui relèvent de la psychiatrie (ex.: schizophrénie, troubles psychotiques, troubles bipolaires)

• La détresse psychologique
Labelle (et al) voient la santé mentale par le biais de deux concepts principaux :
- Le bien être psychologique
- La détresse psychologique


Ils ajoutent que la présence de détresse psychologique peut avoir une valeur de signal "d'alarme" -

Le concept de détresse psychologique est largement utilisé dans la littérature, mais il n'existe pas de définition complètement satisfaisante…

Désigne un état psychologique pertubé mais dont la sévérité est souvent mineur, pas un problème majeur.

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À quoi réfère la détresse psychologique ?

Il réfère généralement aux syndromes les plus répandus dans la population générale, soient les syndromes dépressifs et anxieux
La détresse psychologique est définie dans le DSM-5 (1) comme étant un éventail de symptômes et d'expériences de la vie interne d'une personne qui sont communément considérés troublant, déroutant, ou hors de l'ordinaire.
Perreault (1987) **

"La détresse psychologique est à l'ensemble de la santé mentale ce que la fièvre est à l'ensemble des maladies infectieuses : un symptôme mesurable, signe évident d'un problème de santé mais qui ne peut à lui seul éclairer sur l'étiologie et la sévérité du problème auquel il se rattache"
Seuil de détresse psychologique inconnu
- Pas possible de déterminer les individus ayant un niveau pathologique de détresse psychologique

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On définit généralement la détresse psychologique comme un syndrome non spécifique qui inclut des symptômes reliés à :

La dépressions (états dépressif)
• l’anxiété (états anxieux)
• l’irritabilité
• l’épuisement
• au désengagement social
• des problèmes cognitifs
• au stress ??? -

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Les signes de la détresse psychologique sont de quatre ordres :

1.Physiques
2.Cognitifs
3.Émotifs
4.Comportementaux
Pour être significatives, ces manifestations doivent correspondre à un changement dans les habitudes et le comportement -

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Le concept de détresse psychologique ne s’applique pas à une situation ou à un lieu spécifique pour lequel se
manifestent les symptômes

Peut entraîner des problèmes de santé plus graves
comme ?

• Diverses maladies psychosomatiques
• Hypertension artérielle
• Alcoolisme
• dépression sévère -

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Outils de mesure : IDPESQ

c'est quoi ?

• Un questionnaire auto-administré qui permet de mesurer les symptômes de dépression, d’anxiété, d’irritabilité et les problèmes cognitifs

• Il mesure une symptomatologie non spécifique (détresse psychologique)
• Ne permet pas de déterminer la présence de troubles psychiatriques spécifiques

• Des "normes" dans la population ont été déterminées par Boyer et al., 1993 - moyenne
Outils diagnostique : IDPESQ

Version à 29 items (IDPESQ-29)
Version réduite à 14 items, excluant les items
possiblement d’origine somatique (IDPESQ-14)

Cet instrument a été adapté et utilisé dans le cadre des Enquêtes Santé Québec 1987, 1992 et 1998 pour déterminer le niveau de détresse psychologique de la population Québécoise -
Détresse psychologique : KESSLER
Un peu boiteux car comparaison par rapport à quoi

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Détresse psychologique
Faits saillants : 2013-14 Québec

20,3 % de la population de 12 ans et plus se classe à un niveau élevé sur l’échelle de détresse psychologique. À partir du groupe d’âge de 25 à 44 ans, cette proportion diminue avec l’avancée en âge.
Femmes
22,8 % des femmes de 12 ans et plus se classent à un niveau élevé sur l’échelle de détresse psychologique. Cette proportion est plus élevée chez les femmes de 12 à 24 ans. À l’inverse, les femmes de 65 ans et plus présentent une proportion plus faible que les femmes de 12 à 44 ans.
Détresse psychologique
Hommes
17,6 % de la population des hommes de 12 ans et plus se classent à un niveau élevé sur l’échelle de détresse psychologique. Cette proportion est plus faible chez les hommes de 65 ans et plus que pour les autres groupes d’âge. Signal d’alarme.