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Flashcards in examen agresseur Deck (83):
1

INFLUENCES POSSIBLES D’UNE
ANOMALIE CHROMOSOMIQUE SUR LE COMPORTEMENT agresseur EXAMEN

Certaines caractéristiques découlant de troubles génétiques peuvent contribuer à l’apparition et au maintien d’une problématique de DS, sans toutefois la provoquer. Aucune cause à effet.

1. Atteintes intellectuelles= Tb d’acquisition langage / lecture ou Tb neuromoteurs ou Anomalies physiques

2. Tb de l’image corporelle + Tb de l’identité sexuelle

3. Estime de soi faible + Ajustement social difficile
(ex. isolement, rejet, etc.)

4. COMPORTEMENT

5. environnement familial (joue sur le comportement)

peut aussi jouer sur:
(XXY – Klinefelter)
• Immatures
• Impulsifs
• Fragiles émotionnellement
• Moins sociables
La sexualité
• Manque d’assurance dans le rôle masculin
• Difficulté à établir des relations avec des partenaires potentiels

2

stratégies d'intervention possibles dans le cas d'un probleme chromosomique

Les stratégies d’intervention possibles :
• Un diagnostic précoce
• Une éducation spécialisée
• Le traitement hormonal (XXY – Klinefelter)
• Un soutien psychologique
• L’entraînement aux habiletés sociales
• Le counseling parental

3

Le rôle de la testostérone dans les agressions sexuelles
EXAMEN

Son rôle n’est pas clairement démontré

• Cependant, la réduction de sa sécrétion (ou l’inhibition de son action) entraîne une diminution de la libido

• MAIS des individus présentant un faible taux de testostérone ou qui sont castrés peuvent être sexuellement agressifs

dans les faits:

Le taux de testostérone est plus élevé le matin alors que les AS ont davantage lieu en fin de journée ou en soirée

• Les viols ont davantage lieu l’été alors qu’il n’y a pas
d’augmentation parallèle de la testostérone.

• Les individus présentant un faible taux de testostérone (ex:syndrome de Klinefelter, castration chimique ou physique) peuvent tout de même présenter des comportements sexuels agressifs

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FACTEURS des neurotransmetteurs dans les agressions sexuelles

Aucun signe neuropsychologique n’est identifié, encore moins démontré.

Lorsque la quantité de sérotonine est insuffisante, elle est associée: cpt impulsif, TOC, idéation suicidaire, paraphilie,

Traitement : «Augmenter» le taux de sérotonine
par l’administration d’ISRS (inhibiteurs sélectifs
de la recapture de la sérotonine)
Augmentation : inhibition désir sexuel
Diminution : augmentation du désir sexuel ...jusqu’à la compulsion

5

PHARMACOTHÉRAPIE A.S EXAMEN (savoir produit- à quoi ça sert)

Vise diminution de l’intensité et de la fréquence des fantasmes sexuels, des masturbations et des cmpts déviants (obsession-compulsions) :

À action hormonale («castration chimique»)
• Depo-provera®
• Androcur®

À action sérotoninergique (ISRS)
• Zoloft®
• Prozac®
• Paxil®

6

Le lobe frontal comme F. risque

Dysfonctionnement des lobes fronto-temporels (particulièrement de l’hémisphère droit) semble également jouer un rôle déterminant dans certaines affections psychiatriques, par exemple :
• Schizophrénie, Troubles des conduites, TOC, Dépression

• Quotidien : Difficulté à planifier/à prévoir les conséquences de ses actes, indifférence par rapport au futur, perte d’abstraction, manque de retenue sociale; tendance à la plaisanterie/sollicitions sexuelles ouvertes, augmentation/ diminution de la libido…

7

f. de risque biologique et ATTEINTES CÉRÉBRALES : RÉSULTATS AUPRÈS D’AS
EXAMEN

AS : pas de cause bio unique
• Si une anomalie : pas nécessairement la principale cause
• Majorité des AS : pas anomalie bio
• Aucun paramètre bio spécifique n’a encore été identifié comme étant
commun chez tous les AS
• Aucun paramètre bio ne peut prédire qu’un individu deviendra AS.
• Rôle contributif (non étiologique)

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principe de base de la théorie cognitive-comportementale

PRINCIPES DE BASE
Les problématiques d’agression sexuelle sont attribuables à :
• Des comportements/pensées/émotions mésadaptés qui doivent être diminués
• Ex : fantasmes sexuels déviants, masturbation compulsive, colère, consommation de substances psychoactives, distorsions cognitives.

Exemples des déficits auxquels il faut pallier :
• Ex. connaissances sexuelles; habiletés sociales, habilités de résolution de conflits, de gestion du stress et de la colère

Plusieurs modèles
1. Conditionnement classique
2. Conditionnement opérant
3. Apprentissage social

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CONDITIONNEMENT CLASSIQUE et agression sexuelle EXAMEN (SAVOIR LE TABLEAU PAR COEUR)

PRÉFÉRENCES SEXUELLES DÉVIANTES
Stimulus Inconditionnel (SI) = Rép Inconditionnelle (RI)
Caresses génitales = Érection

Stimulus Neutre (SN) + Stimulus Inconditionnel (SI) = Rép Inconditionnelle (RI)
Porno juvénile + Caresses génitales = Érection
= Pairage répété

Stimulus Conditionné (SC) = Rép Conditionnée (RC)
Porno juvénile = Érection

Extinction = Éviter SI (caresses génitales) en pensant à SC (porno juvénile)
SC pourrait éventuellement redevenir neutre… mais il faut plus un stimulus aversif…

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CONDITIONNEMENT OPÉRANT EXAMEN

Un comportement sexuel est suivi de conséquences qui influencent sa probabilité d’apparition future.

Renforcement positif (+ / +)= Augmentation de la
fréquence du cmpt + Ajout d’un stimulus
Ex : Acceptation par les pairs AS

Renforcement négatif (+ / -)= Augmentation de la
fréquence du cmpt + Retrait d’un stimulus
Ex : Stress

Punition positive (- / +) = Diminution de la
fréquence du cmpt + Ajout d’un stimulus
Ex : Prison

Punition négative (- / -) = Diminution de la
fréquence du cmpt + Retrait d’un stimulus
Ex : Rupture conjugale, perte de liberté

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APPRENTISSAGE SOCIAL EXAMEN

Modelage
• Apprentissage d’un cmpt en observant et en imitant celui d’une autre personne.
• Ex : AS subi qui se répète

Apprentissage vicariant
• Cmpts et ses conséquences sont appris sans en faire l’expérience directe, mais en observant autrui. Le type de conséquence associé au cmpt augmentera/diminuera la fréquence d’apparition du cmpt appris.
• Ex : Reproduction de ce qui est vu dans les films pornographiques.

Modelage symbolique
• Cmpt et ses conséquences sont développées et élaborées en pensées et en
images mentales.
• Ce type d’apprentissage est important dans le développement des fantaisies sexuelles déviantes et le maintien de la problématique sexuelle.
• Ex. : L’élaboration d’un scénario délictuel où l’AS perpètre une agression sexuelle sans se faire prendre.

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préférences sexuelle DÉSINHIBITION

Résultats : certains facteurs désinhibent l’excitation sexuelle déviante chez les individus NDS
• Colère contre une femme
• Alcool
• Pornographie violente
• Croyances en faveur du viol
• Déresponsabilisation par rapport au viol
L’hypothèse de la désinhibition semble donc être appuyée…mais il y a bien d’autres facteurs contributifs.

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DISTORSIONS COGNITIVES

La perception sélective et les erreurs d’interprétation peuvent mener à des
distorsions cognitives ou erreurs de pensée.
• Celles-ci peuvent avoir un impact sur le comportement et contribuer à l’agissement de comportements d’agressions sexuelles.

Ces erreurs de pensée devront être identifiées et confrontées (ou restructurées) pour minimiser les effets possibles sur les émotions et le comportement.

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PERVERSION selon psychanalyse EXAMEN

Trois catégories :
1. Perversion de l’objet
• Lorsque l’orgasme est obtenu avec d’autres objets sexuels qu’un partenaire de sexe opposé

2. Perversion du but
• Lorsque l’orgasme est obtenu par stimulation non génitale

3. Perversion des conditions extérieures
• Lorsque certaines circonstances sont essentielles pour obtenir l’orgasme

La sexualité perverse suppose la notion d'une sexualité « normale » par rapport à laquelle certains actes et choix d'objet sexuel seront à considérer comme déviants

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FIXATIONS et régression psychanalyse

FIXATIONS
• Une partie de énergie psychique restera attachée, investie ou fixée à chaque stade du développement sexuel.
• Le niveau ou l’intensité de fixation dépendra de la capacité de l’enfant à résoudre un stade pour poursuivre au suivant.
• Les noeuds de fixation sont des points de vulnérabilité et d’ancrage lors de phénomènes régressifs.

RÉGRESSIONS
• Séquence chronologique.
• Si un stade n’est pas résolu, il y a une régression est engendrée vers un stade précédent, considéré moins mature.

• La théorie Freudienne accorde une grande importance à la non résolution du Complexe d’OEdipe et de l’Angoisse de castration.
• Le pervers aurait régressé à un stade antérieur de son développement. Les mécanismes de fixation et de régression joueraient donc un rôle important
La sexualité du pervers est organisée sur le mode pré-génital, sous l’emprise d’une ou de plusieurs pulsions partielles.

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COMPLEXE D’OEDIPE

La résolution du stade phallique est lié à celle du complexe d’OEdipe.
- Désir sexuel (attraction) envers le parent du sexe opposé (inceste)
- Rivalité avec le parent du même sexe = Hostilité (parricide)

Prise en compte des interdits (inceste + parricide)
- Renoncement aux désirs oedipiens
- Identification au parent du même sexe = Déclin du complexe
-Déplacement du désir vers de nouveaux partenaires

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identité sexuelle pour Stoller EXAMEN (identification)

IDENTITÉ SEXUELLE
• 1ère identification de l’homme est la mère; donc féminine.
• 2ème identification de l’homme est le père; donc masculine.
• Cela a pour conséquence d’augmenter la vulnérabilité de l’homme au mécanisme de régression


- L’homme risque de perdre son identité masculine et de basculer dans son identité féminine= identité plus fragile que celle d'une femme
- L’homme cherche à maintenir son identité sexuelle à travers une affirmation sociale de celle-ci = les hommes cherchent autant/constamment à "prouver" leur masculinité

• La perversion serait liée à la difficulté de traverser la phase de séparation-individuation, à cause d’une symbiose à la mère qui entraînerait un développement inadéquat de l’identité masculine.

• L’acte pervers est donc un acte d’agressivité face à la mère qui doit être «tuée symboliquement», pour éviter une régression fusionnelle et la perte de l’identité sexuelle.

IMPORTANT
La perversion s’impose ainsi comme une tentative
d’affirmation du sentiment de masculinité.

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RECHERCHE DU TRIOMPHE Stoller EXAMEN

• L’enfant aurait vécu un traumatisme initial important.
• Position d’humiliation.
• L’acte pervers permet de maîtriser ce traumatisme initial et d’adopter une position de vainqueur.
• La tentative d’annulation du traumatisme est alimentée par une haine érotisée et s’effectue à travers l’acte pervers fantasmé / matérialisé.
• Transformation du traumatisme en triomphe qui procure de l’excitation sexuelle.

… L’acte pervers doit être répété car il s’agit d’un triomphe illusoire.

Ex: garçon qui se fait habiller en femme et montrer dans le cartier= humiliation
garçon s'habille en femme dans sa vie adulte pour avoir une excitation

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SOLUTION DU PERVERS EXAMEN

• L’objet menaçant doit être préservé mais contrôlé.
• Un scénario pervers est créé afin d’assurer une maîtrise totale de l’objet et
de neutraliser les pulsions agressives à l’endroit de l’objet ou de soi.
• La relation à l’autre est sexualisée.

La sexualisation est
• Un surinvestissement de la sexualité
• Un mode défensif
= se prémunir des affects trop pénibles.

• La libido narcissique a une visée auto-érotique.

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THÉORIE DE L’ATTACHEMENT Bowlby

L’attachement se rapporte aux comportements typiques de jeunes enfants (dès l’âge de 7 mois) lors de brèves
séparations suivies de rapprochements avec la figure d’attachement primaire (habituellement la mère) dans un milieu non familier.

• Procédé biologique permettant d’assurer la survie et sécurité de l’enfant par la proximité avec la figure parentale.

Le système d’attachement de l’enfant devient actif lorsqu’il se sent menacé ou incapable d’affronter une situation.

• Situation de détresse = demande de protection et recherche de proximité physique et ce, indépendamment de la réaction de la figure
d’attachement.

• Un cmpt de détachement = cmpt d’attachement désactivé

• Les expériences interactives de l’enfant avec sa mère (parent-soignant) sont intégrées en tant que modèles de relations internes (Bowlby, 1969, 1973).

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Les styles d’attachement chez l’enfant

1. Sécurisant
2. Insécure évitant (maltraitance ou négligence= absence de comportement d'attachement pour éviter de contrarier la figure d'attachement)

3. Insécure anxieux/ambivalent
4. Insécure désorganisé/désorienté (inadapté en tout temps)

Styles d’attachement insécures = pas pathologiques… bien que non optimal.
L’attachement désorganisé/désorienté est non-résolu

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schéma du patron d'attachement

Patron d’attachement (cmpt, pensées, attentes)
est affecté par 4 composantes:

1. Histoire des interactions parent-enfant
2. Aptitude à explorer le monde
3. Modèles de soi et des autres
4. Capacité du parent à être disponible et répondre aux besoins de l’enfant

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THÉORIE DE L’ATTACHEMENT et le patron d'attachement des DS

• Les expériences interactives de l’enfant avec sa mère (parent-soignant) sont intégrées en tant que modèles de relations internes

• Parents des délinquants sexuels sont décrits comme ayant des difficultés à :
• Métacommuniquer
• Identifier des signaux d’attachement de l’enfant
• Exprimer et démontrer des compts de réparation et réassurance

• Style d’attachement désorganisé pendant l’enfance implique des cmpts de contrôle et de violence qui se consolident en stratégies de cmpts rigides

• Les AS se caractérisent par l’isolement et des difficultés à vivre des relations intimes satisfaisantes avec des adultes consentants (Marshall, 1989, 1994).

• Styles d’attachement adulte moins sécurisants que les ND (Martin & Tardif, 2013; Smallbone & Dadds, 1998).

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limite de la théorie d'attachement

Limites des études sur l’attachement des AS :
• Taille des échantillons (trop < )
• Études rétrospectives
• Instruments de mesure simplistes et uniques
• Style d’attachement désorganisé n’est pas toujours considéré
• Utilisation non standardisée des types d’attachement

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LIMITES DES THÉORIES PSYCHANALYTIQUES

Intérêt surtout pour des cas individuels plutôt que des groupes.
• Intérêt pour la réalité subjective plutôt qu’objective.
• En général, pas de données empiriques.
• Le modèle étiologique s’adresse à l’ensemble des perversions sans expliquer la genèse spécifique de chacune.
• Des réserves par rapport au traitement : celles-ci reposent sur les déficits des capacités symboliques, le recours au passage à l’acte, les failles de la relation
objectale et l’égosyntonie des symptômes.
• Il existe différentes motivations qui sous-tendent un acte sexuel.

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PERCEPTIVES CONTEMPORAINES

Fin 1970 - Début 1980, intérêt envers le rôle des facteurs culturels dans l’étiologie de l’agression sexuelle
• Mythes et croyances
• Médias de masse et de la pornographie
• Étude de Burt (1980) auprès de 598 adultes montre que plus les participants présentent :
• ↑Croyances en des rôles stéréotypés
• ↑Méfiance dans les rapports avec le sexe opposé
• ↑L’acceptation de la violence interpersonnelle
… Plus ils adhèrent aux mythes du viol

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4 facteurs déterminants en lien avec l’AS
d’enfants reviennent constamment :

oCongruence émotionnelle
 Rel. sex. avec enfant est satisfaisante = agresseur a l'impression qu'il pourrait avoir une RS satisfaisante avec un enfant

oExcitation sexuelle
 ASE sont excités par les enfants

oBlocage ou incapacité
 Blocage/incapacité à répondre à leurs besoins sexuels de manière socialement acceptable  i.e. s'ils pouvaient y répondre adéquatement, ils le feraient
SI PAS LES TROIS PREMIERS il n'y aura pas de passage à l'acte

oDésinhibition
 Hommes sortent de leur répertoire de cmpts habituels

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MODÈLE DES PRÉCONDITIONS DE FINKELHOR (1984)
4 préconditions

1. Motivation à AS d’un enfant
2. Surmonter les inhibitions internes
3. surmonter les inhibitions externes
4. surmonter les résistances de la victime

• Modèle séquentiel composé de quatre préconditions permettant d'expliquer le processus menant à l'agression sexuelle d'enfants.

• Chacune des préconditions est inscrite dans une séquence ordonnée (1ère + 2ème + 3ème + 4ème) Si une des étapes est bloquée il n'y a pas continuation

• Chacune des conditions dépend de l'actualisation de la précédente pour se réaliser

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modèle de Finkelhor
PRÉCONDITIONS # 1 : MOTIVATION À L’AS

PRÉCONDITIONS # 1 : MOTIVATION À L’AS
• Point de départ
• L’individu doit avant tout avoir une motivation suffisante pour considérer le fait d’AS un enfant.

• Trois facteurs peuvent alimenter la motivation à AS :
1. La correspondance émotionnelle (congruence affective) EX: Je me sens bien avec cet enfant, cet enfant est mature

2. L’excitation sexuelle envers les enfants Excitation deja présente mais DS doit se l'expliquer EX: tout le monde à une sexualité, les enfants se masturbe

3. Le blocage émotionnel: quelque chose ne va deja pas bien dans la vie de l'individu exemple difficulté à créer des liens affectifs

À noter : Pas nécessaire qu’ils soient présents simultanément.

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modèle de Finkelhor PRÉCONDITIONS # 1 : MOTIVATION À L’AS facteur correspondance émotionnelle

• L’AS d’un enfant répond à des besoins émotionnels
• Enfant = apte à répondre à ses besoins
• Besoin de pouvoir ou de valorisation impossible à satisfaire avec des adultes
• Identification émotionnelle avec enfant
• Vulnérabilité de AS avec adultes, peur du rejet, être blessé, se sent plus sécure avec des enfants
• Perçoit les adultes comme étant «dangereux»
• AS peut se sentir sur le même pied d’égalité avec enfant

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MODÈLE DE FINKELHOR PRÉCONDITIONS # 1 : MOTIVATION À L’AS
2) L’excitation sexuelle

Enfant devient une source potentielle de gratification sexuelle
• Excitation sexuelle --> expériences inadaptées
• Propres expériences sexuelles satisfaisantes avec un enfant (ou perçues particulièrement intenses et positivement avec des enfants)

Répétition d’antécédents de victimisation sexuelle
• Conditionnement sexualité/enfants
• Pour certains, source primaire d’excitation et de plaisir
Consommation de pornographie juvénile

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MODÈLE DE FINKELHOR PRÉCONDITIONS # 1 : MOTIVATION À L’AS
3) Le blocage émotionnel

• Sources alternatives de gratification sex sont indisponibles ou inaccessibles.
• Perturbation dans le fonctionnement
• Situations stressantes ou inhabituelles
• Incapacité de répondre à leurs besoins sex/affectifs de façon adaptative
• Enfant peut devenir partenaire substitut ou instrument sexuel
• Temporaire : Blocage situationnel
• Persistant : Blocage développemental

Causes : Déficits d'habiletés sociales, peur des femmes adultes, angoisse de castration, problèmes conjugaux …

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MODÈLE DE FINKELHOR
PRÉCONDITIONS # 2 : SURMONTER LES INHIBITIONS INTERNES

• Facteurs favorables pour surmonter inhibitions :
• Intoxication, atteintes cérébrales, psychose, trouble de l'impulsivité, échec à instaurer mécanisme d'inhibition à inceste, présence de stress (perte emploi, deuil, etc.)…
• Peuvent désengager les mécanismes d'autorégulation et rendre difficile de résister au désir de se comporter de manière sexuellement abusive.
• Lorsque les barrières morales / obstacles liés à l’anticipation des conséquences négatives associées au délit sexuel sont surmontées
augmentation de risque de poser un geste sexuellement abusif.

Fx sociaux : société qui percoit les enfants comme étant sans pouvoir et devant être obéissant, société tolérant les attitudes patriarcales (Re domination masculine), accessibilité à de la porno juvénile, valorisation de la jeunesse comme trait désirable

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MODÈLE DE FINKELHOR
PRÉCONDITIONS # 3 : SURMONTER LES INHIBITIONS EXTERNES

Afin de créer des occasions d’AS un enfant :
• Processus qui peut être planifié
• S'introduire dans une famille et devenir ami des parents pour avoir leur confiance et faciliter l'accès à l'enfant et aux occasions d’AS
• Autres contextes propices : Mère absente, distante ou malade, père absent, manque de supervision, famille isolée, «arrangements»…
• Facteurs sociaux : Manque de soutien familial de la mère, réticence à intervenir pour protéger l'enfant, inégalité des sexes et discrimination.

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3.1. MODÈLE DE FINKELHOR
PRÉCONDITIONS #4 : SURMONTER LES RÉSISTANCES DE L’ENFANT

• Stratégies pour gagner et maintenir accès sexuel à l'enfant :
• Jeux / cadeaux
• Désensibilisation graduelle à la sexualité: on regarde si un comportement l'énerve graduellement
• Encourager la dépendance émotionnelle
• Usage de menaces ou de force (rare)
• Enfant peut être très vulnérable émotionnellement (adulte/confiance)
• Facilitateurs sociaux : Manque de programme d'éducation à sexualité et
vision sociale que l'enfant n'a pas de pouvoir.

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3.1. MODÈLE DE FINKELHOR
L’ABUS SEXUEL PEUT ÊTRE …

Court-circuité par l'AS, s’il perçoit que :
• L'enfant n'est pas une bonne cible
• L'enfant ne participera pas aux jeux menant aux contacts sexuel
• L'enfant ne sera pas intimidé par lui
• L'enfant ne saura garder le secret de l’AS

Facilité lorsque l'enfant présente :
• Une certaine insécurité émotionnelle
• Un isolement social
• Des besoins non comblés d'affection et de soutien
Cet état de vulnérabilité augmente les risques que :
• L’enfant accueille les marques d'attention de l'AS
• N’est personne afin de dévoiler l’AS

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MODÈLE DE FINKELHOR Forces limites et applications

LES FORCES
1) Portée empirique
• Fourni un cadre utile pour l'évaluation complète des ASE
• Décris clairement les problèmes que vivent les ASE
2) Simplicité
• Décrit simplement comment les pensées, les sentiments et les cmpts des ASE interagissent
3) Valeur heuristique
• Fourni une justification pour le traitement adapté
• Possibilité de différents types de stratégies de traitement

LES LIMITES
1) Manque de cohérence interne
2) Pas d’explications sur les besoins non-sexuels sous-jacents à l’AS
3) Manque de détails sur les origines de la pb AS
4) Séquence des éléments constitutifs sur le plan dév ne sont pas clairement
établis
5) Précondition inhibition interne n/a à tous les ASE
6) Problèmes du mécanisme d'autorégulation : ASE peut avoir un mécanisme
d'autorégulation intact et un désir d’ASE
7) Hétérogénéité des caractéristiques psychologiques et comportementales des ASE

APPLICATION
• Modèle simplifié qui peut être utilisé pour éduquer ASE, plutôt que de servir comme modèle de base pour le Tx.
• Un cadre pour aider les ASE à réfléchir à leurs motivations, leurs vulnérabilités et leurs patterns délictuels.

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MODÈLE DE WOLF

modèle du « cycle de dépendance» (addiction cycle)
• Le point de départ est une perception négative de soi, attribuable à une réponse dysphorique chronique aux stresseurs de la vie.
• La perception négative de soi entraîne :
→ L’Anticipation d’être rejeté par les autres
→ L’évitement des situations sociales et l’isolement
→ Mode d’adaptation passif et non affirmatif
= Perpétue la perception de soi et l’affect négatifs.

• Des fantasmes de satisfaction des besoins sont mis en place afin de compenser pour l’isolement et le sentiment de manque.
• Ces fantasmes ont pour effet d’augmenter le sentiment de contrôle et d’efficacité de l’AS.
• Sexualité = échappatoire
• Les fantasmes augmentent l’attraction à certains actes ou à certaines victimes. Ils sont graduellement couplés à la masturbation.
• Distorsions cognitives se développement afin de :
• Diminuer la culpabilité
• Faciliter l’émergence de la planification / séduction

• Le délit se caractérise par une centration sur les besoins et buts (sexuels, surtout) de l’agresseur sexuel.
• Tout sentiment de culpabilité pouvant émerger par la suite est soulagé à l’aide de la minimisation et de la justification.

À noter : À tout moment du cycle, la réalisation du tort causé par le délit peut diminuer l’estime de soi de l’agresseur et perpétuer le cycle.

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MODÈLE DE WOLF les étapes du cycle

voir image du modèle cours 2

forme de cercle:

Image de soi négative
attentes d'être rejeté
retrait
non affirmation de soi
fantasmes compensatoires (pas nécessairement en lien avec les enfants)
masturbation: gratifications compensation distraction
séduction- controle de la victime
exutoire AS
culpabilité transitoire
repoussement de la culpabilité

une fois le cycle complété une fois pas obligé de refaire toutes les étapes pour recommetre une agression sexuelle

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force et limites du modèle de wolf

LES FORCES
1) Modèle est simple et cohérent
2) Bonne description des cmpts liés au délit
3) « Séquence logique »

LES LIMITES
1) Application limitée
2) Présume que les AS sur-utilisent la sexualité comme mécanisme
d’adaptation à la dysphorie et aux événements négatifs
• À valider empiriquement : comment cette dépendance à la sexualité
se traduit en cmpts sexuels délictuels…
3) Présume aussi que l’AS n’est concerné que par la satisfaction de ses propres
besoins
• Or, il a été démontré qu’il peut aussi être préoccupé par la satisfaction des « besoins » de sa victimes ou des besoins « mutuels

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introduction, historique limite des classifications

Freud : Élabore la première classification et les concepts de fixation/régression

Fixation
• Idée de fixation à un stade du développement
• Mode de satisfaction organisé selon ce stade
• Conduite perverse correspond à un agissement +/- persistant ou habituel

Régression
• Conduite perverse semble être une brisure, c'est-à dire un changement par rapport à l'adaptation sexuelle ultérieure
• Idée de régression à un stade antérieur du développement
Évolution de la taxonomie (classification) montre une tendance vers l’élaboration des critères à la fois observables et quantifiables

AVANTAGES DES CLASSIFICATIONS
• Connaître les motivations des AS et le modus operandi (manière de procéder)
• Favorisent une meilleure compréhension de l'étiologie de l'AS et l'identification des facteurs de risque
• Permettent d'anticiper l'évolution probable des différents types d'AS
• Traitement spécifique pour différents sous-groupes d'AS
• Dispositions légales et de gestion des peines à prendre en fonction des sous groupes d'AS
• Aident à formuler des stratégies de prévention systématiques

Limites:
Elles sont associées aux problèmes méthodologiques suivants :
1. Absence de critères diagnostiques et opérationnels
• La description des sous-types est insuffisamment détaillée et s’appuie sur des critères subjectifs.
• Par exemple, à partir de quels critères peut-on qualifier un individu d’immature ou de dépendant ?

2. Absence de vérification de la fiabilité inter-juge
• En l’absence de critères diagnostiques opérationnels, il est difficile d’obtenir un accord inter-juge élevé.
• L’assignation des sujets à un ou l’autre des types comporte une certaine part de hasard.

3. Étanchéité des sous-types
• Les critères ne sont pas mutuellement exclusifs.
• Les catégories ne sont pas mutuellement exclusives, leurs définitions se recoupent, rendant imprécis leur diagnostic.
- les sous groupes peuvent se ressembler

4. Problème d’exhautivité
• Plusieurs typologies ont recourt à une catégorie « fourre-tout ».
• Les typologies permettent de classifier adéquatement 50-60% de la population étudiée (diminue leur efficacité).

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Classifications des agresseurs sexuels de femmes (violeurs) critères observés pour créer typologie

o L’agresseur sexuel (ex : personnalité, habiletés sociales, motivation)
o La victime (ex : âge, sexe, vulnérabilité...)
o Délit (ex : degré de coercition, préméditation...)

Principaux thèmes des classifications
o Le sadisme -->fantasmes envahissants, omniprésents; "trophés"
o Le mode de vie antisocial et des traits impulsifs qui sont accomplis dans un délit visant surtout la satisfaction immédiate des besoins --> gratification immédiate
o L’hostilité et la rage envers les femmes avec son déplacement sur une victime au moyen d’une agression brutale.
o La recherche de pouvoir et la restauration de la masculinité par une agression compensatoire, sexualisée, incorporée aux rituels fantasmatiques et masturbatoires--> humilier la victime pour se sentir puissant

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Typologies des violeurs par Groth et al.

• Selon Groth et coll. viol pas acte sexuel, mais pseudo-sexuel, = autres enjeux (ou besoins) que la gratification sexuelle.
• viol répond avant tout à des besoins non-sexuels.
• Le viol = expression sexuelle de la colère (hostilité) et du pouvoir

Violeur = trois catégories
la recherche de pouvoir, la rage, le sadisme

typologie utile pour l'intervention et l'éducation plus que la clinique

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Catégorie 1 : la recherche de pouvoir Groth

•Sexualité = expression de conquête --> cherche à se rassurer dans sa masculinité par la prise de pouvoir sur une personne

•But = capturer, maîtriser et conquérir leur victime, que de répondre à un besoin sexuel.

•AS cherche à se réassurer via un sentiment de domination et de supériorité.

•Motivé par un important besoin d'être rassuré quant à leur virilité et compétence sexuelle (viol = test).

• Délit est planifié ou opportuniste.
•AS préoccupé par les réactions de la victime.
•Besoin de croire que la victime a été impressionnée, séduite, subjuguée...

•AS rarement satisfait puisque son fantasme n'est pas réalisé.

• Peut mener à répéter le délit sexuel. -->fantasme, besoin de réassurance n'a pas été satisfait

• Usage de la force « nécessaire » pour soumettre la victime (force instrumentale) --> force nécessaire pour surmonter résistances de la victime mais pas au-delà pcq l'objectif n'est pas de blesser la victime

• Victimes souvent même âge ou plus jeunes. choisissie des victimes qui l'attirent sexuellement

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Catégorie 2 : la rage Groth

•La sexualité = acte hostile = moteur premier rage et colère, viol = véhicule de la rage/colère
•But = blesser, dégrader, et même détruire la victime.
•Agression est brutale = victime a souvent des lésions à plusieurs endroits suite à la violence de l'agression.
o ex. « Je voulais la faire tomber de son piédestal, et j'avais le sentiment que la violer était la pire chose que je pouvais lui faire. »

Souvent un Événement déclencheur:
o ex. dispute avec la conjointe ou l’employeur. stratégie de déplacement : colère déplacée sur la victime

• Souvent geste impulsif, spontané et non prémédité
• La victime est souvent inconnue, du même âge ou plus jeune. --> victime peut être à la source de la colère, mais plus souvent c'est juste pcq elle était au mauvais endroit, au mauvais moment…

46

Catégorie 3 : le sadisme= psychopathe, violeur en série
Groth

• Sexualité = érotisation du pouvoir et de la colère.
• Déplacement de son hostilité et de sa rage envers les femmes (femmes en tant que genre) sur une victime
• La motivation est de punir et détruire la victime.
• Blessures infligées à la victime sont érotisées (voir la souffrance = plaisir).
•Infliger de la souffrance a préséance sur les gestes sexuels.
•La recherche de pouvoir et la restauration de sa masculinité par une agression compensatoire, sexualisée, et incorporée aux rituels fantasmatiques.
•AS sont hautement ritualisées
oDélits prémédités (préparés / planifiés / fantasmés) = exécuter le rituel

• Victimes sont souvent inconnues, mais l’AS recherche des caractéristiques particulières pour les incorporer dans son rituel. = l'AS sait quel type de victime il veut
o ex. âge, habillement, statut social, etc.

47

catégorie manquante de Groth

l'antisocial

Histoire de comportements antisociaux.
Mode de vie est caractérisé par l'impulsivité et la recherche de satisfaction immédiate des besoins.
Perçoivent les femmes comme un objet permettant d’assouvir leurs besoins … mais sans éprouver de la colère.
L’AS est souvent liée à un autre crime (ex: AS lors d’un cambriolage)
Le délit sexuel est secondaire au mode de vie de prédation.

48

Typologies des violeurs selon Knight et Prentky

3 points qui les distinguent + 5 critères pour aider la classification

utile pour la clinique
• Basée sur la motivation du violeur.
• Se distingue des typologies antérieures sur 3 points :
1. Recours à des critères relatifs au modus operandi et à des facteurs pré-crimes (fantasmes déviants)
2. Nouveau critère relatif à l'agresseur, soit la compétence sociale.
3. Méthodes quantitatives multivariées
 Notamment, des analyses de regroupements («cluster») ayant permis d’identifier des sous-groupes d'AS avec des profils similaires.


• Évaluateur doit classifier l'AS en fonction de la similarité des critères suivants
o Thèmes motivationnels
o Mode de vie (comportement antisocial / impulsif)
o Compétence sociale --> intérêt à différencier le niveau de compétences sociales = mieux cibler le tx
o Niveau d'agressivité du délit
o Sexualisation du délit -> à quel point les gestes sexuels sont importants dans le délit

49

motivations + 4 catégories (classification de Knight et Prentky)

8 types d'agresseurs sexuels
EXAMEN

Trois motivations primaires à commettre un viol
o La colère
o La sexualité (gratification sexuelle)
o L’anti-sociabilité


• Quatre catégories selon la motivation primaire

1. Opportuniste
• Type 1 : Opportuniste à forte compétence sociale
• Type 2 : Opportuniste à faible compétence sociale

2. Rage indifférenciée
• Type 3 : Rage indifférenciée

3. Motivation sexuelle
• Type 4 : Motivation sexuelle sadique manifeste
• Type 5 : Motivation sexuelle sadique différée à forte compétence sociale
• Type 6 : Motivation sexuelle non-sadique à forte compétence sociale
• Type 7 : Motivation sexuelle non-sadique à faible compétence sociale

4. Motivation vindicative
• Type 8 : Motivation vindicative à faible compétence sociale
• Type 9 : Motivation vindicative compétence sociale moyenne

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CATÉGORIE : OPPORTUNISTE
Knight et prentky

Mode de vie centré sur la criminalité et caractérisé par l’impulsivité

AS = Acte de prédation impulsif

Facteurs situationnels et contextuels = Peu de planification, choisi pas la victime

Violence instrumentale : niveau nécessaire pour briser les résistances de la victimes. (pas de vengeance ni de colère)

Indifférent face à la victime et aux conséquences de ses actes.
Motivation : gratification sexuelle

Type 1 : opportuniste à forte compétence sociale
- homme bien intégré socialement, alors les gens ne s'attendent pas à ça de lui… mais il ne voit aucun problème à profiter d'une situation si l'opportunité se présente
 Compétence sociale, mais impulsivité à l’âge adulte
 Tendance à agresser des femmes connues (connaissances)
 Exemple ? joueur de foot à un party qui profite d'une fille trop saoule


o Type 2 : opportuniste à faible compétence sociale
va être opportuniste car justement il de la difficulté à entrer en relation avec les femmes –ou– cpts antisociaux (criminels)
 Cmpts antisociaux à l’adolescence
 Exemple ? personne socially awkward qui tombe sur une victime potentielle

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CATÉGORIE : RAGE INDIFFÉRENCIÉE
Knight et prentky

TYPE 3 : RAGE INDIFFÉRENCIÉE
Motivation primaire = colère généralisée et indifférenciée
oRage s’exprime par des cpts coercitifs à l’endroit des 2 sexes
oCmpts antisociaux agressifs polymorphes
oFaible capacité à tolérer la frustration / impulsivité
oViolence expressive : niveau de coercition plus élevé que nécessaire = violence au-delà de ce qui est nécessaire pour maitriser la victime
Blessure graves, voire entrainer la mort de la victime
oRage n’est pas sexualisée (pas de fantaisies sexuelles déviantes) --´> déplacement de la colère/agressivité mène à l'abus --> victime souvent inconnue
o Délit non prémédité


o Ex personne socially awkward qui invite une femme à souper et se fait rejeter… puis va aller défouler sa rage sous forme d'abus sexuel, p.ex. sur une inconnue croisée le soir

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CATÉGORIE : MOTIVATION SEXUELLE
Knight et prentky

Q exam : différencier sadique vs non sadique, différencier si sadique manifeste vs différé

• Présence de fantaisies sexuelles déviantes
• Préméditation (anticipent le délit) ex. cibler qqn, suivre qqn, placer des caméras, etc.

Caractéristiques centrales du délit
o Préoccupation sexuelle persistante qui est déformée par l’agressivité
o Besoin de dominance/coercition
o Sentiment d’inadéquation = tenter de compenser en dominant/contrôlant sa victime


• Classés en deux sous-catégories selon la motivation sexuelle
o Sadique
-Distinguer selon le niveau d’actualisation des fantaisies sexuelles
-Mauvaise différenciation des pulsions sexuelles vs agressives
- Fantaisies sexuelles, agressives et destructrices --> gratification sexuelle sadique


Type 4 : motivation sexuelle sadique manifeste
• Actes d’agression sadique visibles dans l’AS
• Ex: AS en attachant, humiliant, poignardant, etc. ; humilier la victime

Type 5 : motivation sexuelle sadique différée à forte compétence sociale
différée, i.e. agresseur peut contenir son sadisme… mais ça va ressortir +++ dans sa fantasmatique
• Agression est représentée symboliquement ou demeure dans les fantasmes --> pourrait avoir des fantasmes sadiques en agressant sexuellement une victime mais sans actualiser, ou "détruire symboliquement" donc sans laisser de traces physiques de blessures
• Plus de compétences sociales
•Ex: détruire symboliquement la victime en déchirant ses vêtements

Non sadique
 Motivation = gratification sexuelle
 Distinguer selon le niveau de compétence sociale
 Manifeste moins de cmpts agressifs que les autres types

Type 6 : motivation sexuelle NON sadique à forte compétence sociale
• Ex: AS fait boire une fille à excès pour pouvoir en abuser

Type 7 : motivation sexuelle NON sadique à faible compétence sociale
•Ex: client d'une TDS qui lui demande des services sans condom… et quand elle refuse, il décide d'obtenir ce qu'il veut

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Catégorie : motivation vindicative Knight et prentky

• Motivation = colère
-->vindicatif = vengeance !

• Violence expressive orientée exclusivement envers les femmes -->victime féminine représente les femmes ou à tout le moins une femme qui l'a blessé auparavant et qui mérite/doit être punie -->victime = réceptacle de la vengeance
• AS non prémédité : assaut brutal, vise à humilier et dégrader la victime en tant que représentante de son genre (« Les Femmes »). ex. se venger de sa mère en agressant des femmes
• Mode de vie moins impulsif que le type 3 (rage indifférenciée)

•Type 8 : motivation vindicative à forte compétence sociale
•Type 9 : motivation vindicative à compétence sociale moyenne
•compétence sociale moyenne-élevée car si capacité de mentalisation et de différer sa colère (plutôt que d'exploser) vs si compétence sociale faible alors plus tendance à exploser
• ***problème de subjectivité pour différencier compétence sociale moyenne vs forte

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Classifications des AS d'enfants / pédophiles particularité

• On note une absence de convergence dans les éléments de classification proposés, contrairement aux typologies des violeurs (typologies pour les AS d'adultes).
• Les éléments considérés sont notamment :
o L’âge de l'agresseur
o Les caractéristiques des victimes
o Le niveau de violence
o Le sexe des victimes
o L’état mental de l’agresseur
o Etc

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CLASSIFICATION DES AS D’ENFANTS
Groth et al. : catégories + type

Aspects motivationnels
Les affects
Le comportement

Le premier critère de classification est le niveau de violence utilisé par l’agresseur sexuel et se décline à partir de 2 catégories:
L’attentat à la pudeur
Le viol

type1: fixation
type2: regression
type3:colère
type4:puissance
type5:sadisme

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Catégorie 1 : attentat à la pudeur (CLASSIFICATION DES AS D’ENFANTS )

•(actes seraient appropriés si étaient commis entre adultes consentants)
o La séduction et la persuasion
o La pseudo-relation (une relation dans laquelle la victime plus investie) --> relation pseudo-affective avec la victime
o Un sentiment de valorisation pour l’agresseur (impression d’être utile, important pour quelqu’un, d’être aimé, etc.) -->congruence émotionnelle avec l'enfant (se sent en adéquation avec enfant > adulte)
o Le désir que l’enfant apprécie les contacts et y participe (pseudo-réciprocité)



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Type 1 : Fixation (CLASSIFICATION DES AS D’ENFANTS )

Type 1 : Fixation
"fixé" = vrai pédophile : dév. psychosex. anormal, veut séduire l'enfant et avoir une relation affective ("pseudo-relation") avec lui alors enfant investi +++
o Attirance primaire ou exclusive dès l'adolescence pour les personnes significativement plus jeunes (enfants).
o S'il a déjà eu des contacts (relations) sexuels avec des pairs ou des personnes plus âgées, c’était «situationnel» et cela n'a jamais remplacé I’intérêt primaire pour les enfants.
(« Arrêt temporaire ou permanent de la maturation résultant de problèmes non résolus du développement qui persistent et sous-tendent l’organisation des phases ultérieures du développement. )

oCaractéristiques des AS :
 Préférence sexuelle pour les enfants
 Problématique sexuelle est au long cours (souvent depuis l'adolescence)
 Délit est prémédité/planifié et l’utilisation de désinhibiteurs (pour lui-même surtout, et aussi pour l'enfant) est fréquente

Contacts avec les adultes sont limités
• Relations avec des adultes peu fonctionnelles aux plans sexuels/affectifs
• professionnels formels pas de liens forts avec d'autres adultes
• Méfiance face aux adultes
• Enfants perçus comme compréhensifs, sincères, etc. -->sent que les enfants l'acceptent comme il est…

ex: Scott a toujours eu une excitation pour les jeunes enfants, malgré qu'il est tenté avec des personnes plus vieilles à l'age adulte il revient toujours vers les enfants et essaye de les convaincre

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type 2 régression (CLASSIFICATION DES AS D’ENFANTS )

dév. psychosex. normal puis régresse… utilise alors l'enfant mais pas de relation réciproque (enfant = objet/outil/jouet pour satisfaire ses besoins) + AS sait que c'est anormal/malsain/illégal/amoral/etc. donc souvent usage de désinhibiteurs

o"Comportement primitif temporaire ou permanent qui apparait après que des formes plus matures d'expression aient été atteintes et ce, indépendamment du fait que le comportement immature a été manifeste plus tôt dans le développement de l'individu ou pas ».  plus souvent temporaire > permanent // souvent un événement déclencheur fait régresser

o Agresseurs régressifs ne présentent aucune attirance sexuelle prédominante envers des enfants au cours de leur développement sexuel.
o Initialement une préférence sexuelle envers les adultes (Si contact avec plus jeunes durant l’ado =situationnelle ou expérimentale)

o Caractéristiques des AS :
 Intérêt pour les enfants est susceptible d’être apparu à l’âge adulte
 Premier délit est moins prémédité --> aussi moins érotisés que dans la fixation
 Délits peuvent être multiples, mais à l’intérieur d’une période de temps limitée
 Mode de vie est traditionnel
 AS n’a pas investi le monde des enfants
 Présence de déclencheurs (ex : pb conjugaux) (qui causent la régression) et souvent de désinhibiteurs (pour lui-même, car sait que ce n'est pas normal/sain d'avoir des RS avec des enfants…)

Ted a un développement normal, mais lorsque sa femme le laisse --> engendre un sentiment d'être "inférieur, inadéquat, pas bon" qui ensuite mène à se tourner vers les enfants pour satisfaire ses besoins

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Catégorie 2 : viol (CLASSIFICATION DES AS D’ENFANTS)

(actes seraient inappropriés même entre adultes : violence, cpts agressifs, laissent souvent des marques sur l'enfant)

o Utilisation de menaces, d’intimidation et/ou de force physique
o Enfant = réceptacle de l’agressivité et du désir de domination de l’AS
o Investissement négatif de l’enfant : déshumanise, ridiculise dans sa vulnérabilité, humilie, etc.
 Ne se préoccupe pas de l’enfant ou de son « plaisir»
 enfant = objet, outil pour assouvir ses besoins, obtenir gratification sexuelle
o Relation rarement maintenue, sauf si liens de parenté ou d’autorité


Type 3 : Colère
notions de vengeance, d'humiliation, donc la violence est souvent excessive (force expressive qui peut laisser des marques visibles)
o Caractéristiques des AS
 Est liée à la vengeance p/r à des blessures subies
 La colère est exprimée via des humiliations et des obscénités (dire des choses dégradantes, vulgaires à l'enfant)
 Force excessive pour maîtriser la victime (force expressive = force excessive/visible qui va au-delà de la force nécessaire pour passer par-dessus les résistances de la victime
et qui vise à "se défouler" vs force nécessaire/instrumentale = menaces, maîtriser physiquement la victime, etc.)
 Délit est peu planifié, court et explosif

Type 4 : Puissance
notions de pouvoir : domination/contrôle/soumission--> dominer/contrôler/soumettre la victime, donc ça prend juste la force nécessaire (force instrumentale)
o Caractéristiques des AS
Force nécessaire pour contrôler la victime = force instrumentale
Désir d’être le maître de la situation et de soumettre la victime --> notion de contrôle

• Donne des ordres et contrôle la situation, il dirige l’échange verbal (c-à-d qu’il interroge la victime p/r à sa vie personnelle, sa réaction face au délit, sa satisfaction sexuelle, etc.)--> pour avoir du pouvoir
odemande si satisfaction sexuelle car veut être rassuré p/r à sa virilité
L’enfant victime = objet

Type 5 : Sadisme
encore plus tordu que sadisme envers adultes… de notion de déplacement, etc. donc c'est vrm la dlr, la terreur qui excitent !
o Caractéristiques des AS
 Fusion de la sexualité et agression = érotisation de la haine
• fantasmes envahissants, omniprésents +++
 Plaisir provient du fait de faire mal à l’enfant
 Victime est enlevée et agressée selon un rituel précis et élaboré (délit est donc prémédité car il y a bcp de composantes [fantasmatiques] à satisfaire...)-->patrons (patterns) émergent, sont visibles
• Victime est torturée et l’abus est ritualisé, les cris et la douleur de la victime suscitent l’excitation sexuelle chez l’AS (terreur = excitation sexuelle)
• Pouvoir de vie ou de mort peut être exprimé et ritualisé

60

Classification des AS d'enfants selon Knight, Carter et Prentky (1989)

IL FAUT AVOIR ABUSÉ SEXUELLEMENT D'UN ENFANT pour que cette typologie s'applique
• L’AS est âgé de 14 ans ou plus
• La victime est âgée de 16 ans ou moins
• La différence d’âge entre l’agresseur et la victime est de 5 ans et plus (n’inclut pas les délits ado/ado)

Plusieurs exclusions à considérer
o AS sans contact (ex. exhibitionnisme)
o AS incestueux (victime issue de la famille immédiate)
o AS mixtes (enfant et adulte)

Deux axes :
o Axe 1 : Degré de fixation
Évalue la force des intérêts pédophiles (forte ou faible fixation) sur une période d’au moins six mois.
- Forte fixation forte compétence sociale
- Forte fixation faible compétence sociale
- Faible fixation forte compétence sociale
- Faible fixation faible compétence sociale



o Axe 2 : Fréquence des contacts avec les enfants
Évalue le degré de contacts (fort ou faible) et la signification des contacts (6 types)

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AXE 1 : DEGRÉ DE FIXATION
Classification des AS d'enfants selon Knight, Carter et Prentky (1989)

Axe 1 : Degré de fixation
Fixation forte = recherche la présence d'enfants

Lorsqu’au moins 1 des 3 critères suivants est satisfait :
 3+ contacts sexuels avec une victime à l’intérieur de 6 mois
 Relations continues avec des enfants (contacts sexuels ou non sexuels, contacts professionnels ou non, fréquence de contacts avec des enfants – excluant les contacts parentaux) -->dénote un intérêt marqué pour les enfants
 Contacts avec des enfants à plusieurs reprises au cours de la vie --> relations discontinues avec des enfants, donc similaire au critère #2 ex. qqn qui serait animateur dans un camp de jour x 2 ans, puis cesser x 1 an, puis retourner faire du bénévolat avec une équipe de soccer pour enfants, etc.

• Fixation faible
o Absence de preuve à l'effet que les fantaisies et les cognitions de l'AS sont dirigées vers les enfants.
 AS est âgé de plus de 20 ans (trop de risque d'être beaucoup en contact avec des enfants si - 20 ans)
 Tous les contacts sexuels avec les enfants se sont produits à l'intérieur d'une période de 6 mois


• Degré de compétence social
o À forte compétence sociale -->avec d'autres adultes
 S’applique en présence d’au moins 2 critères sur 5
• AS a occupé un emploi durant au moins 3 ans
• AS a eu une relation intime avec un adulte (cohabitation) durant au moins 1 an
• AS a répondu à ses responsabilités parentales adéquatement pendant au moins 3 ans
• AS est membre actif dans un groupe social avec d’autres adultes (p.ex. une communauté virtuelle dans laquelle l'AS s'investit bien = ça compte, re: liens + support sont présents)
• AS a eu une relation amicale avec un adulte durant au moins 1 an


o À faible compétence sociale
 aucun ou 1 seul critère ci-haut.

62

Axe 2 : Fréquence des contacts avec les enfants Classification des AS d'enfants selon Knight, Carter et Prentky (1989)

Axe 2 : Fréquence des contacts avec les enfants
•Évaluation de la quantité de contacts avec des enfants
oVise à différencier les individus qui passent beaucoup/peu de temps avec les enfants
oCette mesure inclut les situations sexuelles et non sexuelles

Grande quantité de contacts
oSurinvestissement du temps passé avec les enfants (contacts pseudo- affectifs)
oPreuves de contacts réguliers avec des enfants dans des contextes sexuels et non sexuels.
oContacts sexuels avec le même enfant à 3 reprises ou plus

En présence d’une grande quantité de contacts, nécessaire d’évaluer la motivation (signification) :
o Est-ce que l'AS a tente d’établir une relation interpersonnelle (pas seulement sexuelle) avec les enfants ?
o Quel est le but de l'agression ?

• Faible quantité de contacts
o pas de critère ci-haut.

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les 6 types de Axe 2 : Fréquence des contacts avec les enfants Classification des AS d'enfants selon Knight, Carter et Prentky (1989)

Type 1 : Motivation (signification) interpersonnelle
oÉvidences que l'AS a tenté d’établir une relation interpersonnelle (pas seulement sexuelle) avec les enfants.
oBut n'est pas orgasmique
oL'AS démontre un intérêt envers l'enfant en tant que compagnon, il perçoit la relation comme réciproque n'est pas "pseudo-relation"
o La victime est un objet d'affection

Type 2 : Motivation (signification) narcissique et égocentrique
oÉvidences que la victime est un objet (= répondre aux besoins de l’AS) contacts utilitaires, victime = outil pour satisfaire SES besoins, donc l'AS est centré sur lui-même
o Contacts sexuels sont génitalisés et orgasmiques
o Victime est souvent inconnue -->se mettent dans des situations avec bcp d'enfants, mais n'abusent pas nécessairement du même enfant tout le temps, c'est plus éparpillé
 Souvent fait plusieurs victimes
o Délits sont impulsifs et peu planifiés

Si faible quantité de contacts faut évaluer le niveau de violence et de sadisme:
o Violence réduite
 Absence de blessure apparente sur la victime, même s’il y a eu présence d’agressivité (ex. menacer, claquer, retenir la victime...)
o Violence élevée
 Présence de blessures physiques clairement observables. ex. pénétration anale

o sadique : cpts ritualisés,dlr/terreur = érotisées
o non sadique : violence plus exutoire ou encore pcq l'enfant s'est bcp débattu, dlr/terreur pas nécessairement sources de plaisir

• Type 3 : violence réduite NON sadique
o Caractérisé par la séduction et la persuasion
o Utilisation de force minimale re: but pas infliger de la dlr
o Absence d’érotisation de l'agression

• Type 4 : violence réduite sadique
o Présence d’érotisation de l'agression
o Présence d'une (1) de ces caractéristiques :
 Pénétration « bénigne » (c-à-d ne causant pas de blessure apparente) --´>mais intrusion
 Fantaisies sadiques non actualisées --> fantasmes sadiques durant l'AS mais non réalisés
 Comportements associés (ex. faire peur, attacher, etc.)

• Type 5 : violence élevée NON sadique
o Non sadique, mais agressif (rage) --> but pas faire mal, mais la rage fait qu'il y a quand même de la violence, re: cherche à se défouler
o Brutalise la victime en raison d’une rage ressentie envers soit la victime, ses parents, les femmes, etc. victime = réceptacle de la colère/rage
o Brutalité qui précède ou coïncide avec l’agression
 Blessures infligées par accident ou en état de panique

• Type 6 : violence élevée sadique
o Érotisation de l’agression
o Comportements ritualisés ou bizarres (ex : uriner sur victime, la raser, garder des trophées, etc.) ***si garde un "trophé" = tjrs SADIQUE

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Il est important d’évaluer quoi en typo + avantage

importer évaluer:
o La dimension d’exclusivité et de non-exclusivité
o Le niveau d’agressivité/violence
o Le nombre de victimes
o Le projet (planification/préméditation) du délit et la motivation (signification) de l’agresseur

• Avantages des typologies :
o Elles sont utiles pour identifier les facteurs liés au délit, au type de traitement, aux mesures d’encadrement et à la récidive. --> utiles en clinique +++
o Elles permettent l’élaboration de stratégies de prévention.

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À QUOI SERT L’ÉVALUATION ?

1. Établir le profil clinique de l’auteur d’abus sexuels
• Identifier caractéristiques client
• Historique développemental, médical / psychiatrique (anamnèse)
• Les antécédents criminologiques
• La présence de diagnostic (général + paraphilies)
• Les dispositions (ex : niveau de réceptivité)
• Situer les caractéristiques observées dans l’ensemble des caractéristiques connues des AS
• Déterminer la pertinence des caractéristiques observées en lien à la problématique sexuelle

2. Comprendre sa problématique sexuelle (dynamique de violence)
Développement relationnel et sexuel
• Manifestations sexuelles problématiques
• Facteurs associés aux acting out sexuels (ex : prédisposants / précipitants)
• Aspects du fonctionnement associés à la problématique sexuelle
• Niveau de reconnaissance face à la problématique sexuelle
• Motivation au traitement (veut ou pas récidivie)
• Trajectoire de violence sexuelle et générale

3. Déterminer son niveau de risque de violence
• Facteurs de risque
• Facteurs de protection
• Divers outils de mesure

4. Identifier les cibles de traitement

5. Identifier les mesures à mettre en place en lien à la prévention de la récidive
- Plan de gestion du risque
• Prise en charge clinique / légale
• Plan de sortie

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PRINCIPAUX CONTEXTES d'évaluation

Consultation
o Obtenir un avis d’autres professionnels dans le réseau de la santé et des services sociaux sur la problématique sexuelle (+ autres).

Traitement
o Identifier les besoins du client
o Identifier les cibles de traitement (parfois)
o Évaluer niveau de reconnaissance de son problème (vs minimisation, déni)
o Évaluer les dispositions au traitement
o Recommander les modalités de traitement à privilégier
o En début de thérapie : établir l’alliance thérapeutique

Légal (pré-sentenciel)
o Évaluer le risque de récidive
o Donner des recommandations sur la prise en charge légale et clinique

Réinsertion sociale (libération conditionnelle)
o Évaluer le risque de récidive
o Prévoir le niveau d’ajustement en communauté selon les progrès réalisés en traitement et le fonctionnement général dans un environnement contrôlé 


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LE MANDAT d'évaluation

Toujours clarifier le mandat
• Déterminer si nous sommes la bonne personne pour réaliser l’évaluation spécialisée en délinquance sexuelle.

Quelques questions simples (mais essentielles) à se poser :
Ø Ai-je un quelconque lien avec ce client ? DOIT être un inconnu
Ø Ai-je les compétences requises pour réaliser cette évaluation ?
Ø Si besoin, pourrais-je bénéficier du soutien d’un(e) collègue expérimenté(e) ?
Ø Suis-je suffisamment à l’aise avec cette clientèle ? (ex: AS d’adultes versus d’enfants)
Ø Suis-je confortable avec le mandat demandé ?
FAIRE ATTENTION AU CONTRE TRANSFERT

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L’ÉVALUATION CLINIQUE STRUCTURÉE

À retenir : L’entrevue d’évaluation n’est pas destinée à obtenir un dévoilement ou des aveux relativement aux faits d’abus sexuels. C'est une photo
Aucune évaluation clinique ou physiologique ne peut indiquer si l’individu a commis un délit ou s’il récidivera dans le futur. (on évalu les probabilités statistique de recommettre un abus= RISQUE de récidive)
• Pour la majorité, ils sont incapables de décrire la séquence du passage à l’acte, éléments contextuels et leur motivation.
• Peuvent tenter de détourner processus évaluation, tromper ou séduire évaluateur

• Jonction de l’évaluation stricte et des interventions thérapeutiques
• Modèle évaluation thérapeutique
• Constitue en soi une intervention clinique
doit servir: au demandeur, client, clinicien

À prendre en compte :
• L’individu à évaluer (AS)
• L’évaluateur
• Le contexte
• Le milieu, etc.
• Les réactions de l’individu : ses expressions affectives et relationnelles
• Format d’entrevue semi-dirigée

Buts :
1. Cerner manifestations psychopathologiques
2. Cerner organisation de sa pensée
3. Préciser préconisations pour besoins de traitement, modalités thérapeutiques et mesures d’encadrement

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L’AS EN CONTEXTE D’ÉVALUATION

• Ils se situent sur un continuum
Soumission …………………………… Opposition & hostilité
• Collaboration conditionnée par l’anticipation des répercussions de l'évaluation
• Dévoilement d’infos partielles sur délits sexuels
• Ne pas oublier que certains ont des pb cognitifs pouvant être confondus à tort avec des résistances

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évaluation RISQUE de récidive

Ce type d’évaluation ne permet pas de déterminer la culpabilité de l’évalué, mais bien d’identifier les facteurs qui augmentent ou diminuent sa vulnérabilité à agir un nouvel acte d’agression sexuelle.

DÉFINITION
• L’évaluation du risque de récidive consiste = collecte d’information systématique visant à déterminer le risque que présente une personne d’agir des comportements violents, dans une période de temps donnée.

• L’évaluateur est donc appelé à se prononcer sur la PROBABILITÉ de récidive de l’individu évalué.

COMMENT MESURER LE RISQUE ?
JU G E M E N T C L I N I Q U E S T R U C T U R É
L’utilisation du jugement clinique acquis par l’expérience pour évaluer les aspects démontrés pertinents par la recherche.

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test psychométrique et évaluation de risque de récidive

• Aucun test ne permet de déterminer la culpabilité.
• Aucun indicateur ne permet de confirmer ou prévoir la perpétration d’une agression sexuelle.

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ATTIRANCE SEXUELLE Pléthysmographie pénienne
EXAMEN

MESURES PSYCHOPHYSIOLOGIQUES
• Pléthysmographie pénienne (rare mesure directement lié à l'excitation): réponses péniennes de l’agresseur
données évaluées -- > 3 dimensions
• Sexe de la victime
• Âge de la victime
• Type d’agression (soumission, contrainte, humiliation…)

Pour stimuler une réponse on peut utiliser des bandes sonores, des videos)

Réponse pénienne maximale lors de stimuli d’AS/ Réponse pénienne maximale lors de stimuli consentants= Indice plus élevé que 1 indique une problématique sexuelle

3 RÉPONSES POSSIBLES
invalide
non déviant
déviant

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RAISONS POUVANT EXPLIQUER LE PROFIL NON-DÉVIANT --> Pléthysmographie pénienne examen

Ne pas se fier QUE sur cette mesure pour évaluer la présence d’intérêts sexuels déviants.
• Le nombre de victimes et d’agressions sexuelles sur une longue période sont plus indicatifs.

• Il n’y a pas d’excitation face aux stimuli déviants lors de l’évaluation
• Les stimuli déviants ne correspondent pas aux scénarios préférentiels du sujet
• Il y a contrôle des réponses érectiles
• L’instrument comporte des limites quant à la détection et à la spécification des comportements sexuels à l’extérieur du laboratoire (stimulus auditif moins excitant qu’une rencontre réelle avec un enfant)

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LE CONTRÔLE VOLONTAIRE DE L’ÉRECTION et comment la contrer

Techniques de contrôle volontaire de l’érection :

• L’inhibition (Détourner l’attention des stimuli déviants et penser à un contenu neutre ou aversif)

• L’augmentation (Penser à leurs fantaisies sexuelles préférées lors des stimuli consentent Ou contracter les muscles périnéaux pour tenter de provoquer une érection)

• Les 2 formes de contrôle

INCLURE UNE OU PLUSIEURS TÂCHES LORS DE LA PP
Introduire une tâche d’identification sémantique permettant de réduire le contrôle volontaire
• Le sujet doit appuyer avec la main droite lorsqu’il considère que le matériel exposé est à contenu sexuel.
• Il appuie avec la main gauche lorsque le contenu est violent.
• Il appuie avec les 2 mains lorsque le contenu est violent + sexuel.

Certains sujets ont réussi à augmenter leur érection par la contraction musculaire malgré cette tâche… Ceux-ci étaient cependant détectés par des tracés polygraphiques moins réguliers.

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Prévention de la récidive sexuelle postulats de base (pas vraiment a l'examen juste lire)

• Un délit sexuel pas cause unique= ensemble de facteurs associés à différentes sphères du fonctionnement (cognitif, affectif, biologique, sociale etc.).
• Un délit sexuel = réponse mésadaptée --> d’agents stressants.
• Un délit sexuel survient rarement dans un ciel serein, sans signe précurseur... En général, une chaîne d’événements le précède.
• L’agression sexuelle est habituellement précédée d’une chaîne d’événements, de pensées, d’affects et de fantaisies.
• La séquence et l’importance relative de chacune des composantes de la chaîne peuvent varier d’un individu à l’autre.
• La signification consciente des composantes de la chaîne est analysée en examinant les comportements, les contenus cognitifs et les affectifs de l’individu

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Éléments conceptuels traitement important pour comprendre l'approche de la chaine

Modèle de traitement originalement conçu pour la toxicomanie.
- phase de cessation à court terme et une phase de maintien,d’abstinence à long terme

• Une approche à caractère cognitif et éducationnel.
• La modalité de groupe est privilégiée car on recherche un effet d’émulation. ( en étant en interaction, les individus cherchent à être meilleurs que les autres et donc à s'améliorer --> compétition positive au sein du groupe)

La notion de rechute
o Une récidive d’une agression sexuelle
o =AS + récidive

La notion de chute (lapse)
o L’ensemble des éléments cognitifs, affectifs, et comportementaux précédant une agression. Il s’agit de l’étape avant l’AS.
o La recrudescence des fantaisies déviantes, les masturbations associées à ces fantaisies, les choix apparemment anodins et les situations à risque sont des chutes...
o A + B + C + ... = Agression sexuelle

L’effet de la violation de la règle d’abstinence
o La plupart des AS traversent des périodes de chute (augmentation des fantaisies, situations à risque...)
o Il subsiste un écart entre l’image projetée d’abstinence et l’image réelle en route vers une rechute.
o Cet écart aura des répercussions sur le plan affectif (déception de soi) et cognitif (responsabilisation des autres) = Augmente le risque de précipiter la rechute.

• Recherche de gratification immédiate
o L’individu présente peu de tolérance aux délais.
o Il oublie des conséquences négatives des actes commis précédemment.
o Il a peu de sources de valorisation à long terme.

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Traitement

A. Identifier et réorganiser pour chaque AS les éléments constitutifs de sa propre chaîne.
oL’anamnèse détaillée des agressions et du style de vie.
o La description des délits dans les rapports de police.
oL’autobiographie du client et les rapports écrits sur de longues périodes.
oL’évaluation pléthysmographique et les tests psychologiques. --> connaître les préférences de l'individu, notamment des choses qu'il n'a pas dit

B. Redonner le matériel ainsi travaillé de manière compréhensible, en fonction des capacités d’abstraction du client. --> pour que le client puisse l'assimiler et l'utiliser dans sa réhabilitation

C. Favoriser l’apprentissage des différentes composantes de la chaîne généralement dans le cadre d’un groupe de traitement.

D. Trouver des moyens précis et concrets pour se sortir des situations chutes (aspect cognitif) qui seront travaillés en jeux de rôle (aspect comportemental).

E. Ventiler les aspects affectifs (ex. : les déceptions, la baisse de l’estime de soi). -->identifier les facteurs sous-jacents/prédisposants à une rechute

F. Identifier les facteurs actuels et futurs qui pourraient mener à une récidive sexuelle.

G. Apprendre et appliquer des stratégies d'auto-contrôle visant à prévenir la récidive

H. Améliorer la qualité de vie générale.
o Réseau social soutenant et positif, un travail valorisant, la résolution de conflits, des loisirs gratifiants... -->Vise l’atteinte de buts positifs (afin d'↑ l’engagement dans le traitement) il faut donner aux clients une raison de venir au tx pour eux-mêmes, et non pas tjrs parler des victimes, etc.

efficacité du traitement augmente lorsque
o Est individualisé
o Est relativement simple (
o Comporte des aspects pratiques-concret
o Est mis à l’épreuve dans le cadre d’un suivi externe  permet de vérifier si les stratégies/habiletés développées fonctionnent dans le quotidien
o Les précurseurs et les solutions sont connus par une personne qui peut exercer une supervision.  ça peut être le thérapeute ou le(la) conjoint(e)

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La chaine délictuelle menant à l'abus sexuel

6 étapes + exemple

établie rétrospectivement, après qu'un abus est été commis ; aide à prévenir des rechutes
***N.B. s'applique pas parfaitement si l'AS est sadique,

1. Conflit
 Il peut être de niveau mineur (ex. un manque de reconnaissance) ou majeur (ex. une séparation).
 Il devient disproportionné ou occupe une place excessive dans les préoccupations
 Il perturbe d’autres sphères de la vie ou provoque la régression.
o La responsabilité du conflit est extériorisée sur autrui. (pas prendre ses responsabilité)
 L’agresseur se perçoit comme une victime ayant droit à une vengeance
 Les conflits fondamentaux se réincarnent dans la vie des agresseurs sexuels

2. Sentiment de malaise
o conflit fait émergé un sentiment de malaise
o Les signes non spécifiques : l’anxiété, l’irritabilité, l’intolérance aux frustrations, l'intolérance envers les autres,
o La cause du malaise demeure non identifiée pour l’agresseur.
o Celui-ci montre une incapacité à identifier le conflit et à nommer de façon précise les affects ressentis.

3. Recrudescence des fantaisies sexuelles déviantes
o L’émergence est plus ou moins rapide et plus ou moins envahissante selon chaque agresseur sexuel.
o La dimension réactionnelle des fantaisies sexuelles est variable
o L’agresseur a recours aux distorsions cognitives pour rendre les fantaisies déviantes égo-syntones.  distorsions pour justifier, rationnaliser les fantaisies, pour les rendre cohérentes avec qui ils sont

4. Choix apparemment anodin
o Modification subtile dans le mode de vie de l’AS.
ex. : Un pédophile traverse un parc pour se rendre au dépanneur.
o Cette modification est rationalisée ou justifiée. l'AS ne fait pas consciemment le lien entre cette modification et la possibilité d'une rechute
o L’AS ne voit pas de lien avec sa problématique sexuelle ou son inclination vers la récidive.
(ce choix peut créer un apaisement ex: voir des garcons jouer dans la cours d'école)

5. Situation hautement à risque
o Les choix anodins mettent l’AS dans une position de passage à l’acte imminent. --> FR aigü pour passer à l'acte
 ex. : Un pédophile entretient une relation avec une femme qui a des enfants.
o La situation à risque est niée et n’est pas rattachée aux antécédents d’AS.  l'AS ne fait tjrs pas le lien entre sa position et ses ATCD d'agression sexuelle…

6. Acte sexuel déviant
o L’acte sexuel déviant apporte un soulagement temporaire.
o Il y a diminution de l’état de tension.

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ÉDUCATION SEXUELLE ET AS 3 composantes

• Généralement reconnu que les agresseurs sexuels ont des désordres dans leur manière d’appréhender la sexualité:

DÉFICITS DES CONNAISSANCES
• Aucune étude à ce jour montre que l’absence d’éducation sexuelle a un rôle étiologique spécifique dans l’AS.
• L’expérience clinique montre que les AS ont un manque de connaissances ou des croyances erronées concernant :
• L’anatomie de la femme.
• La physiologie sexuelle de base.
• Les phases d’excitation sexuelle.
• Les ITS et la contraception sont vaguement familiers.
• Les dysfonctions sexuelles et leurs traitements

VALEURS ET ATTITUDES INAPPROPRIÉES
• Les AS ont souvent une conception faussée de la sexualité provenant de sources d’information inadéquates: modèles familiaux, pairs
délinquants, la porno
• Leurs valeurs et attitudes =rigidité.
• Ils adhèrent à certains mythes ou stéréotypes sexuels
• Par exemple : besoin de performance, négation du désir sexuel de la femme, etc.

DISTORSIONS COGNITIVES
• Fausses croyances en relation avec le délit.
• Par exemple : les femmes veulent être violées, il est bénéfique pour un enfant d’être initié sexuellement par un adulte, etc.
• Le sentiment d’incompétence des AS est soutenu par un manque de connaissances.
• Il y a un maintien des valeurs et attitudes qui nuisent à l’établissement d’une relation sexuelle et affective.
• Les distorsions cognitives qu’ils entretiennent justifient leurs AS.

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LES OBJECTIFS de l'éducation sexuelle

1) Fournir des connaissances de base
2) Corriger les méconnaissances
3) Ébranler certaines attitudes ou croyances impropres
4) Expliquer le rôle des distorsions cognitives
5) Dédramatiser certains aspects de la sexualité
6) Mettre à jour des zones sexuelles conflictuelles (ex.: les dysfonctions)
7) Fournir un traitement plus spécifique (ex.: l’éjaculation précoce)
8) Diminuer la primauté du génital et réintroduire la trame affective et
relationnelle dans la sexualité
9) Prôner une vision positive de la sexualité (échange et plaisir)
10) Discuter des effets de la pornographie générale et déviante

LE CONTENU EST ADAPTÉ AU GROUPE et on favorise la discussion entre les agresseurs

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HABILETÉS RELATIONNELLES

OBJECTIFS
Développer ou parfaire les habiletés de communication
• Conversation, Expression des sentiments positifs, Dévoilement de soi, Écoute empathique, Affirmation de soi et de ses besoins (en tenant compte des sentiments et limites de l’autre)

Cela favorise l’établissement de relations, la diminution des malaises dans les relations, la résolution des problèmes sans recourir à la sexualité, l’atteinte des
buts personnels.
• Habiletés travaillées en séquence de la plus simple à la plus complexe.
• Celles-ci sont abordées de manière à suivre les étapes naturelles de l’évolution
des relations :
• Prise de contact
• Connaissance
• Appréciation
• Invitation
• Affirmation
• Dévoilement
• Intimité
• Empathie
• Résolution des conflits

Enseignement d’une habileté spécifique à la fois :
• Importance de cette habiletés
• Contexte d’utilisation de cette habileté
• Croyances ou craintes qui freinent l’application de l’habileté
• Conséquences des difficultés à appliquer l’habileté
• Points de repères techniques nécessaires pour la bonne exécution

• Modeling inadéquat vs adéquat illustrant les points de repères
• Jeux de rôles
• Rétroaction par le participant sur l’atteinte du but, le respect de l’autre, les
points de repères
• Rétroactions par les pairs positives puis correctrices
• Généralisation

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MODÈLE D’INTERVENTION :
GOOD LIVES MODEL

À RETENIR
• Les problèmes dont un individu fait l’expérience dans sa vie résultent de ses propres limites/difficultés à obtenir les besoins / biens primaires qu’il désire.
• Agression sexuelle : les limites/difficultés individuelles sont associées à des tentatives d’obtenir des besoins / biens primaires de manière socialement inacceptable


PRÉMISSE DE BASE
• Tous les individus possèdent un plan implicite de ce que constitue une bonne vie --> conditions qui mèneront au bonheur, au bien-être, etc.
• Chaque individu accorde un poids différent aux divers objectifs de vie.

RÔLE DU THÉRAPEUTE
• Accompagner le clients dans l’identification de ces objectifs de vie.
• Renforcer l’importance de ces besoins.
• Aider le client à surmonter les obstacles à l’atteinte de ses objectifs de vie.
• Comprendre la relation entre les objectifs de vie et les problèmes que rencontre l’individu dans sa vie.
• Comprendre la relation entre les objectifs de vie et l’agression sexuelle.
• Développer la capacité du client à réaliser ses objectifs de vie de façon socialement acceptable, sans avoir recours à l’agression sexuelle.

• Le plan de traitement fondé sur le GLM prend en considération les forces du client, ses buts, et ses circonstances personnelles.
• Le client est considéré en tant qu’individu autonome, qui peut prendre des décisions par lui-même.
• Traitement = pertinent pour le client !

Impact du GLM
• Approche axée sur les forces des clients (de plus en plus utilisée en traitement).
• Appui indirect fondé sur les recherches en lien au désistement.
• Résultats empiriques prometteurs mais qui doivent être répliqués

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FANTASMES SEXUELS ET SEXUAL COPING

• FS jouent un rôle important dans le maintien des intérêts sex déviants
• FS peuvent apparaître tôt durant le développement de l’individu
• 58 % des AS ont éprouvé une excitation sexuelle relativement à des fantasmes sexuels déviants avant l’âge de 18 ans
• 41 % d’AS de garçons extrafamiliaux rapportent avoir eu des fantaisies sexuelles déviantes avant l’âge de 20 ans
• AS ont souvent recours à des activités sex, surtout la masturbation, pour contrôler ou moduler les émotions négatives (sexual coping)
• La masturbation est utilisée afin de réduire l’anxiété, la dépression ou la colère