IV - 47 Insuffisance cardiaque + prise en charge Flashcards

1
Q

Insuffisance cardiaque : définition ? épidémiologie ?

A

Anomalie structurelle ou fonctionnelle du coeur conduisant à un apport en oxygène insuffisant pour répondre aux besoins métaboliques des différents organes/

Incapacité du coeur à maintenir un débit suffisant aux besoins métaboliques et fonctionnels des différents organes, dans les conditions de remplissage ventriculaire normales = incapacité du coeur à assurer un débit systémique adapté aux besoins de l’organisme.

  • diagnostic par échographie
  • IC gauche, IC droite ou IC globale
  • IC systolique si FEVG < 40%
  • IC diastolique si FEVG préservée
    ⚠ Le plus souvent, le patient souffre d’une IC gauche avec des signes congestifs pulmonaires prédominants, qui va avoir des répercussions sur le myocarde droit de façon plus tardive pour aboutir à une IC globale.

Cliniquement,

  • l’insuffisance systolique se manifeste par une fatigabilité et une intolérance à l’effort ; c’est un défaut éjectionnel (forward failure).
  • l’insuffisance diastolique, par contre, entraîne une stase pulmonaire, d’où la dyspnée typique de l’excès de liquide interstitiel dans le parenchyme interalvéolaire (backward failure)

☞ L’IC droite est évoquée en cas de prédominance de signes congestifs veineux : turgescence jugulaire, reflux hépato jugulaire, oedèmes des membres inférieurs
→ formes légères : débit adéquat au repos, inadéquat en exercice, stress, infection
→ formes graves : débit inadéquat au repos

  • symptomatique ou asymptomatique (initialement)
  • systolique (IC à FEVG réduite ou altérée) ou diastolique (IC à FEVG préservée)• IC chronique également appelée IC congestive
    Décrit une situation stable avec un patient asymptomatqiue ou présentant une dyspnée d’effort• IC aigue
    Définie comme l’apparition rapide de symptômes et de signes cliniques d’IC nécessitant une prise en charge urgente. Elle peut prendre plusieurs formes.
    ☞ oedème pulmonaire : détresse respiratoire sévère avec des râles crépitants ou sibilants bilatéraux
    ☞ choc cardiotonique : PAs < 90 mmHg + signes de bas débit périphérique avec signes congestifs pulmonaires se développant rapidement
    ☞ décompensation ou aggravation d’une IC chronique connue : aggravation progressive avec des signes congestifs périphériques et pulmonaires.
    ☞ IC liée à une poussée hypertensive
    ☞ IC liée à une poussée ischémique (SCA)
    ☞ IC droite isolée
  • Problème de santé publique (10 millions d’IC en Europe)
  • fréquence +++
  • pathologie grave et incurable
  • mauvais pronostic : 50% de décès dans les 4 ans, 50% de décès dans l’année
    • mort subite par trouble du rythme ventriculaire
    • IC réfractaire au traitement
  • souvent due à la maladie coronarienne
  • prévalence 1 à 2%, en augmentation avec le vieillissement de la population. (âge moyen est de 75 ans)
☞ facteurs de mauvais pronostic : 
     •  Clinique : 
- âge élevé
- antécédent de mort subite ressuscité
- cardiopathie ischémique 
- stade III/IV de NYHA
- antécédent d'hospitalisation lié à l'IC
- perte de poids involontaire 
 •  ECG
  • QRS large
  • troubles du rythme ventriculzaire
  • alternance onde T• ETT
  • FEVG < 30%
  • dysfonctionnelle VD
  • résistance pulmonaire augmentées• Pic VO2 Max
  • < 14 mL/kg/min• Biologie
  • taux de BNP élevé
  • hyponatrémie
  • insuffisance rénale sévère
  • hyperbilirubinémie
  • anémie
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Q

Insuffisance cardiaque physiopathologie ?

A

Il s’agit d’une incapacité du myocarde à assurer un débit sanguin systémique normal (adapté aux besoins métaboliques des tissus périphériques dans des conditions normales) avec un régime de pression de remplissage normal.

Cette inadéquation entre la fonction cardiaque et les besoins de l’organisme.

Cela entraîne :

  • une ↓ du débit cardiaque (DC)
  • une ↑ des pressions de remplissage

☞ dysfonctionnement systolique : anomalie de l’éjection ventriculaire = signe d’insuffisance circulatoire
Altération de la fonction systolique =
- ↓ de la force de contraction du myocarde.
- due à une altération directe de la contractilité : nécrose des myocytes (infarctus, myocardite), altération primitive (cardiopathies primitives), toxiques
- atteinte de la fonction systolique se traduit par une ↓ de la VES : la FEVG sera ↓
↪ il existe alors une ↓ du DC avec une ↑ des pressions de remplissage (pression télédiastolique du VG et donc ↑ pression des capillaires pulmonaires)

☞ dysfonctionnement diastolique : anomalie du remplissage : mauvais remplissage ou pressions de remplissage élevées = signes congestifs
- liée à la mauvaise relaxation ou mauvaise compliance de la fibre myocardique en diastole.
• fonction systolique préservée mais fonction diastolique altérée : hypertrophies ventriculaires gauches, rétrécissement aortique, cardiopathie hypertensive, cardiopathie hypertrophique
• ↑ de la rigidité intrinsèque : cardiopathie restrictive
• 1ere altération dans beaucoup de cardiopathies (infarctus; rejet de greffe)

→ obstacle (rétrécissement aortique)
→ volémie insuffisante

L’IC diastolique peut être
• PURE : IC à fraction d’éjection préservée et entraîne d’authentiques oedèmes pulmonaires parfois associées à une IC droite importante

 •   ASSOCIEE A UNE IC SYSTOLIQUE : chez tous les patients présentant une IC systolique, il existe un trouble de la fonction diastolique associé.

☞ Augmentation de la post-charge
Cette augmentation réduit le VES, ses principales causes sont
• HTA, rétrécissement aortique, cardiomyopathie obstructive pour le VG
• Embolie pulmonaire (EP), hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) pour le VD

Lors d’un dysfonctionnement cardiaque, l’organisme va mettre des mécanismes compensateurs bénéfiques à court terme car ils ont pour but de maintenir un DC et des pressions de perfusion suffisantes.
A long terme, des effets délétères entraînant un processus de fibrose et de destruction des cardiomyocytes contribuent à une ↑ du travail et à une ↑ de la consommation en oxygène du coeur.

COEUR GAUCHE ☞ “DYSPNEE”
- forte pression sur le ventricule gauche
→ hypertrophie ventriculaire gauche pour ↑ la force musculaire
• Les fibres myocardiques s’allongent, ce qui accroît leur force contractile selon la loi de STARLING
→ insuffisance cardiaque gauche (mort des cardiomyocytes qui se fibrosent donc la paroi des ventricules s’affine) : le sarcomère a perdu de son énergie contractile au delà d’une certaine longueur
→ ↑ pression sur l’oreillette gauche
→ ↑ pression des capillaires pulmonaires
→ ↑ pression artère pulmonaire
→ retentissement sur le ventricule droit
=> insuffisance générale

COEUR DROIT ☞ “OEDEME”
- fibrose pulmonaire : présence de tissu cicatriciel dans les poumons rend plus difficile le passage du sang à travers les vaisseaux des poumons.
- ↑ de la pression sanguine dans les artères pulmonaires
- ventricule droit sain est une structure compliante, à paroi mince dont la dilatation est rapide en présence d’une augmentation brutale de sa post-charge.
- hypertension pulmonaire → hypertrophie ventriculaire droite :
L’hypertension pulmonaire diminue le flux sanguin dans les poumons. Cette diminution oblige le ventricule droit du cœur à pomper plus fort pour amener plus de sang dans les poumons. Cet effort supplémentaire entraîne parfois une hypertrophie du ventricule droit

  • insuffisance cardiaque droite (mort des cardiomyocytes qui se fibrosent donc la paroi des ventricules s’affine)
  • ↑ de la pression des veines caves (sang provenant du retour veineux ne se vide plus dans l’oreillette droite
    ☞ STASE VEINEUSE + oedèmes

Adaptation
- à une surcharge en pression par une hypertrophie
• l’hypertrophie du ventricule gauche est plutôt classiquement associée à une dysfonction diastolique.

  • à une surcharge en volume par une dilatation
    dans le but de maintenir un volume d’éjection et une hémodynamique stable.
    • est classiquement associée à une dysfonction systolique prédominante,

→ continuum et que dysfonctions diastolique et systolique coexistent très souvent.

⚠ ⚠ lésions structurales distinctes :

  • remodelage concentrique avec hypertrophie des cardiomyocytes dans l’insuffisance diastolique
  • remodelage excentrique avec réduction de la densité des myocytes dans l’insuffisance systolique.

Si le remodelage excentrique répond principalement à des facteurs mécaniques, le remodelage concentrique met en jeu des facteurs biologiques stimulant la l’hypertrophie musculaire, et dont la production est augmentée de façon chronique dans l’insuffisance cardiaque (catécholamines circulantes, ADH et Angiotensine…).

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Q

Mécanismes compensateurs de l’IC

A

✯ Mécanisme compensateurs cardiaques
Pour maintenir un débit systémique correct au cours de l’IC le coeur s’adapte :
• augmentation de la fréquence cardiaque sous la dépendance des catécholamines
Cette tachycardie entraine d’abord une ↑ du DC compensant donc la ↓ du VES.
Si elle est trop importante, la ↓ de la durée de la diastole et donc du remplissage vasculaire va avoir un effet néfaste sur le DC.

 •  dilatation ventriculaire Il s'agit du mécanisme compensateur d'une IC systolique (IC systolique si FEVG < 40%) Cette dilatation permet une ↑ de la précharge et donc selon la loi de STARLING, une ↑ du VES. On observera une ↑ de la cavité ventriculaire et une ↓ de l'épaisseur de la paroi du myocarde. A long terme, le myocarde perd de sa capacité contractile du fait de l'augmentation de la contrainte pariétale et va subir un remodelage entraînent une ↓ de sa compliance et de son élasticité = ↓ de la force de contraction (déconnexion des ponts actine-myosine) 

 •  hypertrophie ventriculaire ll s'agit du mécanisme compensateur d'une IC diastolique (insuffisance de la relaxation/compliance donc la pression intra-ventriculaire n'est pas assez diminuée pour que les valves auriculo-ventriculaires s'ouvrent)
  • A long terme, l’effet délétère ( = augmentation de la tension pariétale = contraintes pariétales s’opposent physiologiquement au déplacement des parois du ventricule = post-charge) consiste en
    • une ↑ du travail cardiaque
    • une ↑ de la rigidité des parois aboutissant également à une ↑ des pressions de remplissage et ↓ de l’éjection ventriculaire aggravant l’IC.
  • Hypertrophie ventriculaire = effet compensateur tend à faire ↓ la tension pariétale (loi de LAPLACE) : on observe une ↑ de la paroi du myocarde et une ↓ de la cavité ventriculaire afin de compenser la survenue d’une ↑ de pression artérielle systolique (ou post-charge) et ainsi de normaliser la contrainte de la paroi ventriculaire.

Mécanisme compensateur = Hypertrophie → baisse de la tension pariétale et donc de la post-charge → favorise l’éjection.
Ce mécanisme compensateur altère la fonction diastolique : il peut par la suite être dépassé pour aboutir à une dilatation du ventricule (“e” ne peut plus augmenter, donc “d” augmente”)

☞ Loi de LA PLACE :
tension pariétale = p * d/2e = post-charge * diamètre VG/ (2 épaisseurs de la paroi)

⚠ lésions structurales distinctes :

  • remodelage CONCENTRIQUE avec hypertrophie des cardiomyocytes dans l’insuffisance DIASTOLIQUE
  • remodelage EXCENTRIQUE avec réduction de la densité des myocytes dans l’insuffisance SYSTOLIQUE.

✯ Mécanismes périphériques neuro hormonaux activés et délétères sur le long terme
- insuffisance cardiaque
→ débit cardiaque faible donc ↓ de la PA
→ mauvaise adaptation :

1) activation du système sympathique
• tachycardie + inotropisme + /catécholamines
MAIS
- l’effet des catécholamiens sur le coeur est épuisable à cause d’une ↓ de récepteurs adrénergiques (down régulation)
- d’autre part, les catécholamines ont un effet toxique direct sur le coeur : pro-arythmogène (effet bathmotrope positif de la stimulation β1 -adrénergique )
↪ utilisation de β-bloquant dans l’IC

  • la vasoconstriction périphérique (α adrénergiques), en ↑ les résistances périphériques, ↑ la post-charge et donc tend à ↓ le volume d’éjection et à aggraver l’IC
    A long terme, ce mécanisme est rapidement délétère du fait de la toxicité adrénergique entrainant une ↑ des pressions de remplissage et un ↓ de l’éjection ventriculaire.• Activation du SRAA, secondaire :
  • à l’action des catécholamines sur la sécrétion de la rénine
  • à la ↓ de la pression dans les artérioles afférentes du glomérules (secondaire au bas débit), ce qui entraîne une sécrétion de rénine
    → La rénine va conduire à
    • ↑ de l’angiotensine II qui va avoir une action vasoconstrictrice périphérique puissante (pour maintenir la PA) + hypertrophie du coeur
    • ↑ de sécrétion d’aldostérone.
    → L’aldostérone va induire une rétention hydrosodée qui en ↑ la volémie va maintenir la PA et ↑ le retour veineux (donc la précharge et donc le VES : Selon la loi de Franck-Starling : plus la précharge augmente, plus la force de contraction est grande du fait d’une mise en tension plus importante des fibres myocardiques. La précharge dépend de la volémie ainsi que du tonus veineux)

MAIS
- l’ ↑ de la volémie induite par l’activation du SRAA va entraîner une ↑ des pressions de remplissage ce qui va majorer les signes congestifs
- l’ ↑ de la volémie ne se traduit pas toujours par l’ ↑ de la volémie efficace (puisque le débit reste bas et qu’ii existe des oedèmes) et donc la sécrétion de rénine reste haute (hyperaldostéronisme secondaire responsable d’une vasoconstriction périphérique et d’une rétention hydrosodée aboutissant à une augmentation de la PA et à la création d’un 3e secteur : oedèmes)
En général, la rétention hydrique est > à la rétention sodée ce qui entraîne dans les IC sévère une hyponatrémie.
- l’aldostérone a une action pro-fibrosante au niveau du coeur. Cette fibrose peut être responsable de mort subite par troubles du rythme cardiaque
→ intérêt supplémentaire du blocage du SRAA dans le traitement de l’IC

3) Augmentation de la sécrétion des peptides natriurétiques (Auriculaires ANF ; ventriculaires BNP)
• ANP (Atrial Natriuretic Peptide) : synthétisé par l’oreillette
• BNP (Brain Natriuretic Peptide) : synthétisé par le ventricule
• CNP (type C Natriuretic Peptide) : synthétisé par l’endothéium

☞ Le BNP constitue le marqueur le plus spécifique de l’IC.
L’expression du gène BNP entraîne la sécrétion d’un précurseur = pro-BNP qui est ensuite transformé (par protéolyse et glycolyse) en
• BNP à action hormonale (= action diurétique)
• NT- pro BNP sans action hormonale (= pas d’action anti-diurétique propre)
→ de manière équimolaire

En réponse à une augmentation de volume, d’épaisseur (hypertrophie +++), ou de tension pariétale, le myocyte peut ainsi reléguer des formes circulantes de pro-BNP, NT-pro-NBP et BNP.

Le BNP est synthétisé en réponse à une augmentation des pressions de remplissage ventriculaire suite à un étirement des myosites cardiaques.
• BNP se fixe sur des récepteurs membranaires spécifiques
• active la guanylate cyclase entraînant une production de GMPc intracellualire ayant divers effets

⚠ INTERETS DU BNP
→ excellente valeur prédictive négative VPN

☞ BNP < 100pg/mL
IC peu probable (VPN < 90%) : recherche un autre diagnostic
☞ BNP entre 100 et 400 pg/mL
Diagnostic incertain : demander une échographie diagnostique
☞ BNP > 400 pg/mL
IC très probable (VPP < 90%) : débuter la prise ne charge

→ intérêt pronostic positif pour l’IC, chez les patients présentant des symptômes compatibles avec l’IC (dyspnée+++)
→ permet de mettre en évidence le contexte de la dyspnée : différenciation d’une origine cardiaque d’une origine pulmonaire.
→ confirmation d’une décompensation
→ Intérêt pronostique : pour le suivi et pour guider le traitement en cours d’évaluation : + le BNP est bas à la sortie du patient + son risque de réhospitalisation est faible

☞ si la valeur du peptide natriurétique :
• est ↓ d’au moins 30% par rapport à la valeur d’entrée : IC modérée : prise en charge classique
• n’est diminuée que de 10-30% : exigence d’une surveillance renforcée
• est identique à la valeur d’entrée : IC sévère → retour en consultation à l’hôpital dans un délai bref (< 1 mois)

⚠ EFFETS DU BNP
- vasodilatation périphérique
• effet de type dérivés nitrés
• inhibition de la synthèse de rénine et de la libération d’adrénaline par le système nerveux sympathique

  • diminution de la rétention hydrosodée : effet natriurétique
    • augmentation de la diurèse et de la natriurèse rénale
    • augmentation de la perméabilité capillaire
  • diminution de l’hypertrophie ventriculaire : propriété anti-remodelage cardiaque avec diminution de la fibrose.

4) Autres mécanismes
- réabsorption proximale du sodium par le rein
Directement induite par la baisse du flux sanguin rénal

  • diminution de l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène
    Permet de délivrer plus d’oxygène aux tissus

⚠ Associé à des épisodes de décompression aigues :
=> oedème pulmonaire du poumon (IC aigu avec PA conservée → OAP)
=> oedème des membres inférieurs
=> troubles du rythme cardiaque
=> choc cardiogénique (IC aigue avec PA effondrée)
=> mort subite

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Q

Classification des insuffisances cardiaques ?

A
  • IC gauche : affecte l’unité fonctionnelle OG, VG, valve mitrale et aortique (maladie chronique qui évolue par poussées)
  • IC droite : affecte l’unité fonctionnelle : OD, VD, valves tricuspide et pulmonaire
  • IC systolique : anomalie de l’éjection ventriculaire
  • IC diastolique : mauvais remplissage (obstacles) ou pressions de remplissage élevées
  • IC aigue : installation brutale (infarctus du myocarde)

-IC chronique : installation progressive avec des mécanismes compensatoires efficaces au début puis délétères
→ IC compensée (pas de symptômes au repos)
→ IC décompensée (hypertension pulmonaire, sténose de la valve pulmonaire)

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5
Q

Causes d’insuffisance cardiaque

A

1) diminution de la contractilité ventriculaire
• Myocardite/myocardiopathies primitives et secondaires (amylose, hémochromatose, toxiques, médicamenteuse)
→ dysfonctionnement globale
→ dilatation ventriculaire progressive
☞ surveillance par scintigraphie ou échographie cardiaque

 •    Infarctus myocardique (maladie coronarienne) → dysfonctionnement segmentaire → mauvaise contraction des segments "akinétiques"

2) surcharge de pression : obstacle à l’éjection ventriculaire
• HTA, valvulopathie aortique (rétrécissement ou sténose)
↪ ICG
• Hypertension pulmonaire, sténose de la valve pulmonaire
↪ ICD
→ hypertrophie ventriculaire initiale avec pression systolique élevée
→ dilatation ventriculaire progressive avec détérioration

3) Obstacle à l’entrée du sang dans le ventricule
• Sténose de la valve mitrale (auricule-ventriculaire gauche)
• Sténose de la valve tricuspide (auricule-ventriculaire droite)
Les ventricules se remplissent mal : ils éjectent peu de sang
→ hypertrophie de l’oreillette, souvent fibrillation auriculaire

4) surcharge du volume ventriculaire
• insuffisance mitrale (valve ne se ferme pas)
• insuffisance aortique (valve ne se ferme pas)
• communication interauriculaire ou interventriculaire : malformation congénitale (septum interauriculaire ou interventriculaire)
→ dilatation ventriculaire
→ hypertrophie ventriculaire
→ détérioration du débit cardiaque

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6
Q

Fonctionnement des valves cardiaques : quand s’ouvrent-elles ? quand sont-elles fermées ?

A

-Valvules auriculo-ventriculaires : triscupides à droite et mitrale à gauche

-Valvules sigmoïdes : aortiques (VG → aorte) et pulmonaires (VD → artère pulmonaire)
⚠ pas de valvule entre veine cave et oreillette droite ni entre veine pulmonaire et oreillette gauche

1) le sang (oxygéné et desoxygéné) revient des veines (veine cave → OD et veine pulmonaire→ OG) : remplissage des oreillettes
→ Toutes les valves sont fermées

2) remplissage des ventricules
→ valves AV s’ouvrent

3) éjection du sang des oreillettes vers les ventricules : les oreillettes se contractent
→ valves auriculo-ventriculaires s’ouvrent

4) ventricules se contractent
→ valves sigmoïdes s’ouvrent : le sang est éjecté dans les artères

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7
Q

Facteurs de risque de l’insuffisance cardiaque?

Facteurs déclenchant ou aggravant l’IC chronique compensée ?

A

→ Facteurs de risque de l’insuffisance cardiaque :

  • personnes âgées (athéroslérose +++)
  • HTA non ou mal traitée +++
  • maladie coronarienne (avec atteinte myocardique)
  • valvulopathies (stérose ou insuffisance)
  • arythmies chroniques
  • diabète et obésité

→ Facteurs déclenchant ou aggravant l’IC chronique compensée
→ déclenchent une crise insuffisance cardiaque (IC déjà présente auparavant)

  • Ischémie ou infarctus du myocarde (exception de l’infarctus du myocarde qui déclenche une IC)
    • IC d’origine hypertensive avec hypertension mal contrôlée : recherchées par Holter tensionnel = MAPA = mesure ambulatoire de la PA
    • syndrome d’apnée du sommeil (SAS) : recherché par polysomnographie nocturne - association très fréquente entre SAS et IC : l’hypoxie liée au SAS peut aggraver l’IC
    • BPCO : recherché par EFR car souvent associée chez les patients présentant une cardiopathie ischémique
  • Infection intercurrente
  • Troubles du rythme supreventriculaire paroxystiques (fibrillations ventriculaires, recherchées par Holter-ECG)
  • Médicaments inotropes négatifs (β-bloquants)
  • AINS, corticostéroïdes (rétention d’eau)
  • Demande métabolique : grossesse, thyrotoxicose, anémie
  • Surcharge liquidienne IV
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8
Q

Manifestations clinique de l’insuffisance cardiaque ?

IC gauche ?
IC droite ?

A
  • Les signes cliniques sont la conséquence d’une ↓ du DC responsable d’une asthénie, AG, hypotension, bas débit cérébral, oligurie.
    • Les signes congestifs sont secondaires à une ↑ des pressions de remplissage ventriculaire en amont du ventricule défaillant.

→ INSUFFISANCE CARDIAQUE GAUCHE
- Dyspnée à grands, moyens puis à petits efforts (progressive) : stade 1 à 4 (classification NYHA)
puis
- Dyspnée de repos, orthopnée, dyspnée paroxystique nocturne (au repos le patient est bien mais en position couchée, les œdèmes sont réabsorbées : le cœur est surchargé et le patient se réveille essoufflé)
→ ↑ de la pression télédiastolique du VG entraînant une ↑ de la pression de la pression capillaire pulmonaire
↪ oedème pulmonaire, quand la pression capillaire dépasse la pression oncotique du plasma.

  • Tension artérielle pincée (faible PA différentielle entre diastolique/systolique)
  • Tachycardie et autres troubles du rythme (un cœur cicatriciel par endroit entraîne des troubles du rythme)
  • Choc de pointe dévié en bas et à gauche
  • Galop protodiastolique
  • Souffle d’insuffisance mitrale fonctionnelle
  • Crépitants de bases pulmonaires (☞ caractéristique de l’inondation alvéolaire par un transsudat au cours de l’œdème aigu du poumon)

→ INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE
- Œdème des membres inférieurs : ascendant, blanc et mou (trace du doigt).
- Turgescence jugulaire
- Reflux hépato-jugulaire
- Hépatomégalie douloureuse, foie cardiaque avec cytolyse, cholestase, possible cirrhose
=> Le foie et la rate sont chargés de sang. Quand le patient est debout ou assis, on voit la jugulaire se remplir alors que normalement on voit cela seulement en position couchée. De plus, lorsqu’on exerce une pression sur le foie du patient, on voit la jugulaire se remplir : c’est typique du
reflux hépato-jugulaire.

  • Ascite souvent tardive /- épanchement pleural réalisant un tableau d’anasarque (retour veineux défaillant)

☞ L’IC globale comporte les symptômes réunis de l’ICD et de l’ICG
☞ retentissement sur différents organes = maladie systémique

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Insuffisance cardiaque ; complications ?

IC gauche : facteurs de décompensation ?

A
  1. Aggravation fonctionnelle : œdème aigu du poumon, orthopnée ⚠ urgence médicale. Complications le plus souvent d’une IC gauche.
  2. Globalisation de l’IC : IC gauche évolue vers IC globale avec dyspnée de stade IV et anasarque
  3. Altérations de la fonction hépatique (albumine, bilirubine, troubles de la coagulation)
  4. Urémie (mauvaise perfusion rénale: oligurie), hypokaliémie (aggrave les troubles du rythme!)
  5. Complications thrombo-emboliques (stases veineuses favorisent la formation de thombus)
    • embolies systémiques (AVC), embolie pulmonaire
  6. Troubles du rythme
    • fibrillation auriculaire : FA
    • fibrillation et tachycardie ventriculaire : arrêt cardiaque, choc cardiotonique (fréquentes lorsque la fonction ventriculaire gauche se dégrade → 50% de mort)
  7. Hypotension artérielle, bas débit responsable d’une hypo perfusion cérébrale
  8. Mort subite

L’IC peut s’accompagner d’une anémie; d’une carence martiale, d’un syndrome d’apnée du sommeil, d’un pouls alternant et d’une fonte musuclaire.

FACTEURS DE DECOMPENSATION 
- écart de régime sans sel
- arrêt du traitement 
- facteurs cardiologiques 
     •  troubles du rythme cardiaque : FA ++, tachycardie ventriculaire
     •  trouble conduction
     •  traitement bradycardisant ou inotrope négatif
     •  poussée hypertensive
     •  poussée ischémique
     •  valvulopathie aigue 
  • facteurs extra-cardiologiques
    • ↑ du DC : fièvre, infection, anémie, thyrnotoxicose, grossesse, fistule artérioles-valvulaire, maladie de Paget
    • surinfection bronchique ou pneumopathie
    • insuffisance rénale d’apparition ou de majoration récente +++
    • aggravation de BPCO ou d’asthme
    • prise d’AINS ou de corticoïdes
    • abus d’alcool et/ou de drogues
    • embolie pulmonaire
    • AVC
    • post-chirurgie.
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Q

Insuffisance cardiaque ; Diagnostic de l’IC ?

Manifestations cliniques de l’IC gauche ?
Manifestations de l’IC droite ?

Quantification de la gêne fonctionnelle ?

A
  1. Clinique : symptômes d’IC (au repos ou l’effort et/ ou des signes d’IC - râles crépitants, turgescence jugulaire, épanchement pleural) → Classification de la dyspnée de la New York Heart Association (NYHA), basée sur les symptômes et les capacités à l’exercice
  2. Echocardiographie ++ (confirme le diagnostic), ECG; échographie transthoracique (ETT) : mise en évidence d’une dysfonctionnement du VG systolique ou diastolique
  3. Explorations biologiques : BNP (reflète l’hypertrophie ventriculaire), urée, créatinine, électrolytes (évaluation des complications) + bilan rénal et hépatique

→ confirmation du diagnostic : fraction d’éjection systolique

+ La réponse au traitement mis en oeuvre : diurétiques +++ (cette 3e condition en sert que si le doute persiste après les 2 premières)

   ✯ SIGNES FONCTIONNELS de l'IC : "EPOF" - Essoufflement à l'effort et/ou en position allongée → Dyspnée +++
 •  symptôme majeur de l'insuffisance ventriculaire gauche
 •  dyspnée d'effort 'nombre d'étages, NYHA)
 •  dyspnée de repos 
 •  dyspnée de décubitus ou orthoptie ( à un stade ultérieur de la maladie)
 •  dyspnée paroxystique nocturne et crise d'oedème aigue pulmonaire
 •  hémoptysie peut être un signe d'IC gauche 
  • Prise de poids importante et rapide
    (troubles digestifs dus à une mauvaise absorption intestinale car il y a un mauvais retour veineux).
  • Œdèmes des membres inférieurs (jambes et pieds gonflés)
  • Fatigue importante limitant l’activité quotidienne (les muscles s’atrophient, les os s’alterent) → asthénie, AEG : signes tardifs
     ✯ SIGNES CLINIQUES ☞ ausculation cardiaque : 
  • tachycardie constante
  • ↑ de la pression télédiastolique : galop présystolique B3

☞ ausculation pulmonaire

  • râle crépitants avec des sibilants fréquents chez les sujets âgés
  • diminution du murmure vésiculaire dans les bases traduisants un épanchement pleural bilatéral fréquent

☞ recherche de signes d’IC droite

IC DROITE

✯ SIGNES FONCTIONNELS

  • hépatalgies d’effort : pesanteur ressentie à l’effort au niveau de l’hypocondre droit
  • oedème de membres inférieurs
  • dyspnée d’effort
✯ SIGNES CLINIQUES
☞ ausculation clinique 
- tachycardie
- galop droit au foyer triscupide
- signes d'HTAP selon l'étiologie 

☞ signes congestifs droits

  • dilatation du VF : signes de HARZER
  • hépatomégalie sensible, ferme à bord inférieur mousse variable dans le temps associé à des hépatalgies d’effort
  • turgescence des veines jugulaires avec reflux hémato jugulaire
  • OMI : blancs mous, prenant le godet, symétriques ou oedèmes des lombes si alité

Au stade tardif : tableau d’anasarque avec épanchement des séreuses : ascite +++, épanchement pleuraux et péricardiques associés aux OMI. L’oligurie est un signe tardif.

QUANTIFICATION DE LA GENE FONCTIONNELLE
☞ test d’effort - mesure pic C02
La mesure de la VO2 max à l’effort est devenue une pratique courante dans l’IC : elle bénéficie d’une excellente valeur pronostoc

☞ test de marche de 6 minutes
Mesure de la distance maximale parcourue en 6 minutes

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Q

Contrôle de la PA et de l’insuffisance cardiaque : familles de médicaments ?
Prise en charge de l’IC ?

A
  • IEC ou ARA II
  • diurétiques
  • β bloquant : 4 ont l’AMM
    +/- anti-aldostérone
    +/- vasodilatateurs

Mesures préventives/ insuffisance cardiaque:

  1. Contrôle du poids, exercice physique
  2. Contrôle de l’HTA
  3. Alimentation correcte : régime crétois, légumes à la vapeur ++
  4. Mesures ayant une incidence sur la maladie coronarienne

IC installée

  1. Contrôle étroit du poids (+ surveillance des diurétiques)
  2. Régime sans sel (pas stricte): attention aux aliments riches en potassium
  3. Arrêt du tabac
  4. Activité physique régulière (30 min marche /j)
  5. Médicaments réduisant la précharge : pression de remplissage élevée, congestion veineuse pulmonaire ou systémique
  6. Médicaments réduisant la postcharge ou inotrope
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12
Q

Médicaments et IC : utilités de chaque médicament?

traitement non médicamenteux ?

A

→ Diminution des symptômes (essoufflement, œdèmes…)
• Diurétiques de l’anse (furosémide)
• Digoxine
• IEC

→ Réduction de la mortalité +++
• IEC
• Bêta-bloquants ++ (précautions asthme, bradycardie)
☞ à éviter en cas de décompensation

→ Traitement non médicamenteux : greffe du coeur

 •  Resynchronisation : implantation d'un stimulateur bi ventriculaire ☞ Indication : patients avec IC chronique grave (stade III ou IV), en rythme sinusal avec une FEV ≤ 35% et un QRS ≥ 120 ms ☞ Intérêt : correction de l'asynchronisme ventriculaire à l'origine de l'IC → amélioration des conditions de vie du patient 

 •  Défibrillateur automatique implatable ☞ Indication : prévention secondaire chez les patients après un arrêt cardiaque ou des antécédents d'arythmies ventriculaires symptomatiques (tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire) ou prévention primaire de la mort subite chez un patient symptomatique (stade II à IV) avec FEV ≤ 35% malgré au moins 3 mois de traitement médical maximal optimal et avec une espérance de vie supérieure à 1 an. ☞ Intérêt : détection des troubles du rythme ventriculaires te traitement immédiat par stimulation électrique

 •  Transplantation cardiaque :  Elle est indiquée dans l'IC sévère avec un symptôme invalidants, mauvais pronostic et aucune autre alternative thérapeutique chez un patient motivé, capable de suivre un traitement immunosuppresseur en post-greffe et ne présentant aucune contre-indication. • < 60 ans • Phase terminal – inefficacité des traitements • Statistiques : 3 mois d’attente ou +
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13
Q

10 points fondamentaux de l’IC ?

A

1) L’insuffisance cardiaque peut refléter une anomalie de l’éjection ventriculaire (dysfonction systolique) ou du remplissage (dysfonction diastolique) ou les 2.
2) La prise en charge de l’IC aiguë diffère notablement de celle de l’IC chronique : l’important est de passer le cap de la décompensation cardiaque aiguë (risque d’IdM), puis de ralentir l’évolution de la maladie chronique (ou d’en supprimer la cause)
3) Le traitement de l’insuffisance cardiaque aiguë est symptomatique : oxygène, vasodilatateur, diminution de la volémie (nitrés, diurétiques).
4) Le traitement de la cause de la décompensation doit permettre le retour à l’état stable.
5) Le pronostic de l’insuffisance cardiaque est grave et le meilleur traitement est préventif ou curatif quand il est possible.
6) Le traitement médical de l’insuffisance cardiaque chronique repose sur les IEC, les béta-bloquants (surtout pour améliorer la survie) , et les diurétiques (pour améliorer la qualité de vie).
7) Alors que la dose de béta-bloquant et d’IEC doit être aussi élevée que possible pour limiter la progression de la maladie, la dose de diurétique est adaptée aux symptômes et la bonne dose est la dose minimale évitant la rétention.
8) Les béta-bloquants sont contre-indiqués en cas de décompensation cardiaque aiguë
9) L’échocardiographie est l’examen roi permettant de faire le bilan de l’insuffisance cardiaque.
10) Le suivi de l’insuffisant cardiaque (poids, éducation, ionogramme) doit permettre de dépister les décompensations avant qu’une hospitalisation ne soit nécessaire.

↪ Examens utiles pour le suivi
• ETT : échographie cardiaque trans thoracique
• fraction d’éjection isotopique : intérêt pour le suivi car moins de variabilité qu’avec l’ETT
• VO2 max
• BNP ou NT pro BNP

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14
Q

Oedème aigu pulmonaire : définition ? mécanismes ? facteurs déclenchant ?

A

Irruption brutale de liquide plasmatique dans les alvéoles pulmonaires, provenant des capillaires pulmonaires

Deux mécanismes possibles :
- Hémodynamique : augmentation de la pression artérielle pulmonaire (>28 mmHg au-delà de la pression oncotique du plasma).
o Cardiogénique (Insuffisance ventriculaire gauche)
o Hypoalbuminémie massive

  • Lésionnel : altération directe de la membrane alvéolo capillaire : syndrome de détresse respiratoire de l’adulte
    (SDRA).
    (NB : SDRA mime le syndrome de détresse respiratoire du NN ou maladie des membranes hyalines, caractérisé par un manque de surfactant pulmonaire et qui est retrouvé notamment chez des prématurés.)

Recherche du facteur déclenchant :
• Poussée hypertensive, troubles du rythme
• Arrêt du traitement ou du régime (sans sel)
• Surinfection bronchique ou pneumopathie
• Embolie pulmonaire
• Anémie, hypoxémie
• Traitement bradycardisant ou inotrope négatif

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15
Q

Objectifs thérapeutiques de l’IC ?

5 points d’impacts principaux ?

A

☞ IC gauche systolique
• améliorer la qualité de vie
- soulager les symptômes (essoufflement/fatigue/oedèmes)
- permettre les activités de la vie quotidienne

  • prévenir les épisodes de décompensation et réduire le nombre et la durée d’hospitalisation
  • ralentir la progression de la maladie et de la mortalité

☞ traitement de la cardiopathie causale : c’est le seul traitement susceptible d’éviter l’évolution de l’IC

☞ traitement symptomatique
Il vise à réduire les symptômes et la gêne fonctionnelle et/ou à améliorer le pronostic

5 POINTS D'IMPACT PRINCIPAUX
1) Lutte contre la rétention hydrosodée
Permet de ↓ les signes congestifs (dyspnée, oedème) en ↓ les pressions de remplissage du VG donc la pression capillaire pulmonaire
- régime sans sel
- diurétique
- IEC

2) Augmentation de l’inotropsime dans les IC avec dysfonctionnement VG
L’augmentation de l’inotropisme : VES et donc ↑ le DC et ↓ indirectement les pressions de remplissage et donc ↓ les signes congestifs
En cas de décompensation sévère (stade IV NYHA et/ou choc cardiogénique) :
• inotrope positif dérivés des catécholamines : dobutamine, adrénaline
• inhibiteur des phosphodiestérases III : lévosimendan

Au long cours:
• β bloquant de l’IC (sans activité sympathique intrinsèque cardio-sélectifs: bisoprolol, metoprolol, nebivolol / non cardiosélectifs : carvedilol)

3) Réduction de la précharge : ↓ de la VES et donc ↓ du DC
• vasodilatateurs veineux : dérivés nitrés
• régime sans sel
• diurétique

4) Réduction de la post-charge
Cette réduction se traduit par une ↑ du VES et donc du DC (et ainsi des pressions de remplissages)
• IEC
• ARA II si intolérance

5) Diminution de la toxicité des neuro-hormones
• IEC
• β bloquant
• antagoniste de l’aldostérone

Les traitements cherchent tous à
→ augmenter le DC
→ et/ou diminuer les pressions de remplissage

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16
Q

Principes de la prise en charge médicamenteuse
☞ IC gauche systolique

problèmes :

  • VES diminuée
  • post-charge ↑
  • intervalle PR ↑
A

☞ IC gauche systolique
Maladie chronique évolutive → pas de traitement curatif
Traitement médicamenteux recommandé chez tous les patients avec FEV ≤ 40%

✯ Traitement initial :

  • RHD
  • IEC (ou ARA II si intolérance aux IEC)
  • diurétiques en cas de surcharge hydrosodées (IC décompensée, les diurétiques de l’anse sont le traitement de 1ere intention)
  • Ajout de β bloquant (en titrant jusqu’à la dose cible ou la dose maximale tolérée) chez les patients atteints d’IC avec FEV ≤ 40% ou si post infarctus du myocarde.
    (FEVG ≤ 35 % pour carvédilol et bisoprolol, FEVG ≤ 40 % pour métoprolol)

-En cas d’IC stade III à IV avec FEV ≤ 35% restant symptomatique malgré l’association IEC/ β bloquant, ajout d’anti-aldostérone.
Il est également recommandé en post infarctus du myocarde chez les patients avec FEV < 40%.

  • En cas d’IC toujours symptomatique après plusieurs semaines de traitement :
    ajout d’ENTRESTO : valsartan + sacubitril (ARA II + inhibiteur de la néprilysine)
  • si rythme sinusal et FC ≥ 75 ppm : ajout d’ivabradine
  • si rythme non sinusal avec FA permanente : ajout de digoxine

→ médicamenteux
⚠ IEC ou ARA II : tous les stades
⚠ + β bloquant à partir du stade II (stade I si IDM)

☆ PROBLEME : ↓ VES
- ↓ SRAA activé (pour éviter vasoconstriction, rétention hydrosodée, fuite potassique)

     => IEC (enalapril/ramipril, périndopril) ⚠ 1ere intention  ☞ diminue la post-charge, la pré-charge ☞ réduit la mortalité cardiovasculaire, réduit la mortalité globale, réduit les hospitalisations (NB : les IEC sont bénéfiques aussi pour les insuffisants rénaux car ↓ risque de HTA et de la protéinurie ; il y a ↑ de la créatinémie car ↓ DFG due à la ↓ d'angiotensine II sur l'artère efférente) Les principaux effets indésirables sont l'hypotension, l'insuffisance rénale, l'hyperkaliémie, l'angio-œdème et la toux

    => ARA II (valsartan/candesartan) ⚠ si intolérance vraie aux IEC ☞ réduit la pré et post-charge ☞ réduit la mortalité globale, réduit les hospitalisations

↪ augmenter progressivement les doses → doses maximales tolérées

    => Anti-aldostérone (spironolactone/eplerenone)  ⚠ à partir du stade III seulement  ⚠ traitement supplémentaire recommandé chez les patients insuffisamment améliorés par le traitement de 1ere intention de référence chez le patient en IC stable (chez les patients avec une FEVG < 35% restant symptomatiques) ⚠ si utilisation anti-aldostérone impossible : association IEC + ARA II mais JAMAIS association IEC  + ARA II + Anti-aldostérone   Les principaux effets secondaires sont l'hyperkaliémie, l'insuffisance rénale, la gynécomastie

   => diurétique de l'anse, diurétique thiazidique
 •  diurétiques de l'anse en 1ere intention
 •  thiazidiques réservés aux formes graves d'IC, en cas de résistance aux diurétiques de l'anse et en association au furosemide (synergie d'action) ⚠ à partir et à augmenter à partir du stade II  ⚠ traitement symptomatique en cas de signes congestifs

Diurétiques de l’anse :
☞ ↓ la précharge et corrige la congestion
☞ réduit les signes congestifs et améliore la qualité de vie
⚠ Utilisé à posologies variables en fonction des signes congestifs + association à une restriction hyposodée

Diurétiques thiazidiques toujours en association pour les formes peu sévères.
Les doses doivent être adaptées à l’état clinique du patient : l’utilisation de doses trop élevées pendant une durée trop longue induit une déshydratation particulièrement délétère chez le sujet âgé et lors de l’introduction d’un IEC.
Ils peuvent entraîner une hypokaliémie, notamment chez les sujets âgés. L’hydrochlorothiazide, seul ou en association avec d’autres médicaments, est associé à un risque accru de cancer de la peau ou des lèvres. Ces cancers sont dose et durée de prise dépendants

    => autres traitements  : isosorbide dinitrate (dérivé nitré) ⚠ surtout si CI ou intolérance IEC ou ARAII, à partir du stade III ☞ indication : traitement de l'IC gauche ou globale symptomatique (stade II à IV) en association aux autres thérapeutiques usuelles. ☞ diminue la pré-charge, de la post-charge, et de la demande myocardique en oxygène :  diminue la congestion ☞ efficacité clinique : réduit la mortalité (moins efficaces que IEC ou ARA II) ⚠ utilisés dans l'insuffisance avancée si CI ou intolérance aux IEC et ARA II ⚠ surveillance de la PA : risque important d'hypotension orthostatique 

- ↓ système sympathique activé (pour éviter vasoconstriction, chronotrope +, inotrope +) → réduire le tonus β adrénergique
     => antagoniste des récepteurs β1 : carvedilol (non cardiosélectif) /métoprolol/ bisoprolol/nebivolol ⚠ traitement de référence chez le patient en IC stable "MéCaBiNé : Mes Cabinets" ☞ augmente la FEVG ☞ réduit la mortalité cardiovasculaire, réduit la mortalité globale, réduit la mort subite, réduit les hospitalisations pour décompensation ☞ améliorent les symptômes

⚠ introduction à faible posologie une foie la dose cible d’IEC atteinte :
⚠ augmenter progressivement les doses → dose maximale tolérée
Du fait de l’effet inotrope négatif de ces molécules, elles ne doivent pas être utilisées chez les patients en décompensation cardiaque ou dans le mois suivant la décompensation et la posologie doit être augmentée progressivement et prudemment jusqu’à la dose maximale tolérée dans cette indication
Titration par paliers de 1 à 2 semaines

   => inhibiteur du courant pacemaker If : ivabradine ☞ indiqués dans les stades II à IV  avec dysfonctionnement systolique, en rythme sinusal, gardant une FC > 75 bpm ↪ pour ↓ la FC qui est un facteur à part entière  Si pas d'efficacité clinique, arrêter le traitement  ⚠ traitement supplémentaire recommandé chez les patients insuffisamment améliorés par le traitement de 1ere intention de référence chez le patient en IC stable (chez les patients avec une FEVG < 35% restant symptomatiques)

☆ PROBLEME : ↑ post-charge :
- ↑ facteurs natriurétiques auriculaires sécrétés : natriurèse/vasodilatation
=> inhibiteurs de la néprilysine (sacubitril) … associé à un ARA II
⚠ uniquement à partir du stade III, en remplacement de IEC ou ARA II
⚠ traitement supplémentaire recommandé chez les patients insuffisamment améliorés par le traitement de 1ere intention de référence chez le patient en IC stable (chez les patients avec une FEVG < 35% restant symptomatiques)
☞ ↓ pré et post-charge
☞ réduit la mortalité cardiovasculaire, la mortalité globale et les hospitalisations
Encore peu de données sur la tolérance au traitement (augmentation progressive)

☆ PROBLEME : ↑ PR (délai entre la dépolarisation des oreillettes et celle des ventricules) : remodelage et fibrose cardiaque : troubles du rythme
=> anti-arythmiques : digoxine, amiodarone

Digoxine :
☞ indication: FA à tous les stades de l’IC symptomatique afin de ralentir la fréquence ventriculaire (la digoxine inhibe la pompe Na+-K+ ATPase des cellules baro-réceptrices, dont l’activité est anormalement augmentée au cours de l’insuffisance cardiaque, restaurant ainsi la sensibilité du baroréflexe. Il en résulte une diminution de l’activité du système sympathique et un rétablissement partiel du tonus vagal.)
En association aux IEC, la digoxine réduit les symptômes et les hospitalisations pour l’IC mais n’améliore pas la survie. En cas de FA, elle doit être prise en association ou avant les β bloquants.
(mécanisme : blocage des pompes Na+/K+ ATPase aboutissant à une ↑ du calcium intracellulaire par inversion de l’échangeur NCX1.
☞ bathmotrope +, inotrope +, chronotrope -, dromotrope -
☞ réduit les hospitalisations
⚠ surtout si troubles du rythme
⚠ Utilisé d’ans l’insuffisance cardiaque avancées +++
A ce stade d’insuffisance cardiaque :
- utilisation de diurétique (hypo/hyperkaliémie) → toxicité augmentée si hypokaliémie
- probable insuffisance rénale → digoxine éliminée par les reins
☞ attention aux troubles électrolytiques
→ digoxémie régulière (suivi thérapeutique pharmacologique car marge thérapeutique étroite et effets potentiellement pro-arythmogènes)

Amiodarone
⚠ si ACFA (fibrillation auriculaire atriale)
→ seul anti-arythmique autorisé car NON INOTROPE négatif

→ non médicamenteux
⚠ à partir du stade II
• Le stimulateur cardiaque : si IC par asynchronisme ventriculaire → stimule les deux ventricules en même temps
☞ augmente les capacités du coeur à l’effort

• Le défibrillateur automatique implantable (DAI) : si détection d’un fibrillation ventriculaire
→ envoi d’un choc électrique
☞ prévient de la mort subite ⚠

✯ régime hyposodé
⚠ stade I : max 6g/j .. seuil à ↓ avec la progression du stade
- éviction des aliments riches en sel
- attention aux sels cachés
- attention aux sels de substitution
- découvrir la diversité des épices et des herbes
- attention aux comprimés effervescents

✯ réadaptation cardiaque
⚠ à partir du stade II
. réduit le risque d’hospitalisation, améliore la qualité de vie
- se réalise en soin de suite et réadaptation spécialisé
- entraînement spécifique, adapté à : gravité clinique, âge, comorbidités
→ application d’un protocole adapté
- activité physique régulière :
• marche régulière (30 à 60 mins)
• trois séances de sport par semaine : marche athlétique, bicyclette, natation

17
Q

Stades de IC ?

A

• Stratégie thérapeutique dans l’IC thérapeutique en fonction de la sévérité de la maladie (classification NYHA : New York Heart Association)

stade I : patients n’ayant pas de limitation des activités ordinaires, pas de dyspnée lors des activités de la vie courante

stade II : limitation modérée de l’activité physique : marche rapide, en côte, plus de 2 étages… gêne lors des activités importantes, pas de gêne au repos

stade III : limitation franche de l’activité : marche en terrain plat, 1 étage, gêne lors des activités même modérées de la vie courante sans gêne de repos

stade IV : les symptômes surviennent même au repos - incapacité de réaliser la plupart des activités de la vie courante sans gêne

⚠ valable seulement pour IC systolique

     •  Classification basée sur les anomalies structurelles du muscle cardiaque et les symptômes
stade A : 
- risque élevé d'IC
- pas de dysfonctionnement cardiaque
- pas de symptôme

stade B :

  • à risque élevé de développement d’IC
  • dysfonctionnement cardiaque
  • sans symptôme fonctionnel ni signe clinique

stade C :

  • IC symptomatique
  • associée à une dysfonction cardiaque

stade D :

  • cardiopathie évoluée
  • symptômes d’IC au repos malgré un traitement maximal
18
Q

Optimisation thérapeutique : IC gauche systolique

Adaptation au terrain individuel ??

  • sujet âgé
  • insuffisant rénal
  • diabétique

CI

A

Adaptation au terrain individuel
- sujet âgé
• débuter à faible dose pour éviter l’hypotension
• attention aux régimes hyposodés stricts (dénutrition)
• identifier si ACFA qui écessiteraot un traitement anticoagulant

  • insuffisance rénale
    • attention aux IEC et ARA II : surveillance de la créatinémie
  • diabétiques
    • attention à l’utilisation des β-bloquants : prévenir le patient, surveillance plus rapprochée de la glycémie (attention hypoglycémie)
    • intérêt des IEC : néphroprotecteurs

Contre-indications et interactions médicamenteuses
- hypotension sévère
☞ IEC : PAS < 100 mmHg
☞ sucubitril : PAS < 100 mmHg
☞ β-bloquant : PAS < 85 mmHg
☞ IEC, ARA II, β bloquant, diurétique, anti-aldostérone => IM
☞ associations avec d’autres médicaments hypotenseurs (iPDE5 ⚠)

  • hyperkaliémie
    ☞ IEC : kaliémie > 5,5 µmol/L
    ☞ ARA II : kaliémie > 5 µmol/L
    ☞ inhibiteur néprilysine : kaliémie > 5,4 mol/L

☞ interaction ⚠ : IEC + ARA II ou IEC + anti-aldostérone
☞ interaction ⚠ : IEC + ARA II + Anti-aldostérone = association CI

  • insuffisance rénale
    ☞ IEC : créatininémiie > 220 µmol/L
    ☞ ARA II : créatinémie > 265 µmol/ ou Cl créatinémie < 30 mmol/L
  • antécédent d’angioedème
    ☞ IEC
    ☞ sacubitril
  • interaction ⚠ Si angiodème : attendre 36 heures avant d’effectuer l’interconversion entre IEC et inhibiteur de néprilysine

(NB : risque d’angio-odème aussi avec gliptine et racécadotril)

  • bradycardie
    ☞ β-bloquants
    ☞ ivabradine < 75 bpm
  • asthme, BPCO
    ☞ β bloquant
  • phénomène de Raynaud, phéochromocytome
    ☞ β bloquant
  • insuffisance hépatique sévère ou cholestase
    ☞ valsartan
  • sténose d l’artère rénale bilatérale
    ☞ IEC
19
Q

Médicaments à éviter dans l’insuffisance cardiaque ?

A
  • AINS - inhibent COX2 : rétention hydrosodée (La réabsorption du sodium (Na) et du chlore (Cl) par la partie ascendante de l’anse de Henle et du tube collecteur est inhibée par la production de PGE2-
  • inhibiteurs de l’influx calcique : (vérapamil, diltiazem
    → effet inotrope négatif
  • anti-arythmique de classe I et dronédarone → pro-arythmogène + effet inotrope négatif
    Le seul non inotrope négatif est l’amiodarone
20
Q

Prévenir les effets indésirables causés par les médicaments de l’insuffisance cardiaque ?

A

HYPOTENSION
☞ IEC, ARA II, β bloquants, inhibiteurs de néprilysine, anti-aldostérone, diurétiques
☞ augmentation progressive des doses (sauf diurétiques)
☞ surveillance de la TA

HYPERKALIEMIE/HYPOKALIEMIE
☞ IEC, ARA II, anti-aldostérone : hyperkaliémie
☞ diurétique de l’anse (furosémide) : hypokaliémie :
☞ surveillance de la kaliémie
(même si ENTRESTO = valsartan + sacubitril donc hyper + hypokaliémiant, cela ne dispense pas de la surveillance de la kaliémie)

ALTERATION DE LA FONCTION RENALE
☞ IEC, ARA II, Anti-aldostérone
☞ surveillance de la créatinémie/calcul de la clairance rénale
☞ adaptation de posologie si besoin

TOUX
☞ IEC
☞ pas d’antitussif
☞ changer pour ARA II si besoin

GYNECOMASTIES
☞ anti-aldostérone
☞ changer pour l’éplerenone

21
Q

IC : évolution ? suivi à réaliser?

A

1- EVOLUTION DE LA MALADIE
☞ IC gauche :- rarement complètement réversible après le traitement de la cardiopathie causale ou spontanément.
En général, les signes fonctionnels se stabilisent (voire même s’améliorent) sous traitement mais la fonction ventriculaire se dégrade peu à peu.
Cette aggravation progressive est en général entre-coupée de poussées évolutive.
Le stade ultime est et l’IC globale associant des signes d’IC gauche et IC droite.

☞ IC droite : en général progressivement défavorable avec majoration des signes congestifs qui deviennent rebelles au traitement.
Elle peut rejoindre celle de l’IC gauche car la 1ere cause d’IC droite est l’IC gauche.
La mort subite est très fréquente dans le HTAP primitive.

2- SUIVI
     •   Clinique
- dyspnée : VO2 max, fraction d'éjection isotopique (ventriculographie isotopique), ETT
- poids/oedème
- fièvre
 •   Biologique - Brain Natriurétique Peptide (excepté sacubitril)

2- TOLERANCE AU TRAITEMENT
• clinique :
- tension artérielle : céphalées, hypotension orthostatique, fatigue
- fréquence cardiaque

 •  Biologique : 
  • créatinémie
  • kaliémie, natrémie
  • digoxinémie, INR
22
Q

IC gauche diastolique et stratégie thérapeutique

A

FES conservée au repos : anomalie de remplissage

  • Physiopathologie : relaxation, distensibilité du ventricule insuffisante en diastole pour assurer un remplissage (coeur de pierre)
  • Conséquences hémodynamiques :
    • anomalie de vidange de l’oreillette
    • ↑ des pressions en amont du ventricule et conséquences congestives sur le réseau veineux
  • Dans 40% des cas : HTA

⚠ pas de stratégie codifiée
☞ traitement de l’étiologie ++++

☞ Vaccinations antigrippale et antipneumococcique

☞ Traitement selon les symptômes
Diurétiques : signes congestifs : médecin traitant

☞ Traitement de la cardiopathie sous-jacente
Traitement de la cardiopathie sous-jacente si elle existe : HTA, insuffisance coronarienne, diabète

Traitement des facteurs déclenchants

  • contrôle FC (β bloquant ou vérapamil) :médecin traitant ou cardiologue
  • traitement FA - fibrillation auriculaire (ACO - anticoagulants oraux, digoxine, amiodarone ; anti-arythmiques classe I et sotalol contre-indiqués)
  • traitement des infections
  • corriger l’anémie
  • s’assurer de l’observance thérapeutique et rechercher l’automédication
23
Q

Insuffisance cardiaque droite

A

Le plus souvent du ventricule droit

Causes :

  • une ICC gauche (insuffisance cardiaque congestive)
  • des valvulopathies tricuspide ou pulmonaire
  • HTAP
  • pathologie respiratoire/aigue (EP infection, bronchospasme)

Objectifs thérapeutique :
- diminuer la précharge
=> diurétiques +++ (de l’anse), spironolactone /
=> traitement de l’étiologie et des complications :
- dérivés nitrés de fond +
- IEC +/-
- digitaliques + si fibrillation auriculaires
- AVK/AOD (anticoagulants oraux directs) si FA ou embolie pulmonaire

24
Q

Oedème aigu pulmonaire : objectif thérapeutique? traitement ?

A
  • diminuer la pression capillaire pulmonaire
  • faciliter les échanges gazeux

☞ décompensation d’une insuffisance cardiaque chronique
- urgence thérapeutique
⚠ facteur déclenchant à recherche et traiter
☞ révision du traitement de fond par la suite

Traitement pré-hospitalier :

  • position assise + traitement déplétif/vasodilatateur
  • diurétique de l’anse seuls actifs
  • dérivés nitrés (sublinguale) si PA > 100 mmHg

Traitement à l’hôpital

  • dossier du lit relevé / oxygène nasal (5-6L/min)
  • traitement déplétif : furosémide IV essentiel + spironolactone (apport potassique si nécessaire)
  • traitement vasodilatateur : dérivés nitrés IV (nitronal = Trinitrate de glycérol ou risordan = Isosorbide dinitrate)
  • traitement anticoagulant : HPBM préventif
  • traitement étiologique associé : HTA (vasodilatateur artériel) ; FA (amiodarone), IVG (insuffisance cardiaque gauche)
  • si réfractaire : VNI/dobutamine (ventilation non invasive)
Stratégie thérapeutique: 
→ Traitement de base : 
- diurétique IV ou oral
- nitrés ou VD si besoin et si TA > 100 mmHg
- O2 si besoin
- diminuer β 2 bloquant ou les arrêter
- régime désodé ou hyposodé
- exposa lit, position demi-assise
- HBPM préventive

→ Traitement de l’étiologie
→ traitement du facteur déclenchant +++
→ Traitement des complications : trouble du rythme, kaliémie, natrémie, insuffisance rénale fonctionnelle, anémie

⚠ surveillance clinique, biologique, ECG

25
Q

Choc cardiogénique : traitement ?

A

Défaillance aigue de la pompe cardiaque => défaut d’apport d’oxygène

⚠ urgence absolue
• Causes :
- baisse de la contractilité myocardique
- anomalie de l’écoulement (valvulopathie)
- bradycardie ou tachycardie
- défaillance du ventricule (embolie pulmonaire massive)

• Conséquences :

  • index cardiaque ↓↓
  • tachycardie + pouls filant
  • PAS < 80 mmHg
  • Cyanose, acidose métabolique
  • insuffisance rénale fonctionnelle

Objectifs thérapeutiques :
- restaurer la précharge (hypovolémie : remplissage ventriculaire)
- améliorer la pompe
→ amines vasopressives isotropes positives
• α sur les vaisseaux (vasoconstriction α1)
+++ noradrénaline, adrénaline
++ dopamine
+ dobutamine

•  β 1 spécifiques du myocarde (Inotrope + et chronotrope +) \+++++ dobutamine, isoprénalnie \+++ dopamine, adrénaline \++ noradrénaline

• β2 : il y en a dans le myocarde
+++Isoprénaline
+ dopamine, dobutamine

• récepteurs dopaminergiques
⚠ 1ere intention : dobutamine
- à 5 à 20 µg/kg/min
- bêta 1 inotrope + puissant : délai d’action : 1 à 2 minutes
- augmente DC avec peu d’augmentation de la consommation du myocarde
- effet vasculaire β 2 (et α1 minima) : réduit les RPV
- effets limités sur la conduction
- à des doses < 5 µg/kg/min augmente le débit de filtration glomérulaire et la diurèse

2e intention : dopamine, adrénaline
☞ dopamine
- dopaminergique, β+ par libération endogène de noradrénaline, effet α1 à forte dose ( > 20µg/kg/min)
- inotrope +, ↑ DC, ↑ TA en augmentant la fréquence, plus que la dobutamine
- augmente +++ le débit sanguin rénal → néphroprotecteur
- peut être associé à la dobutamine

☞ adrénaline : α +, β +

  • vasoconstricteur +++
  • en sauvetage pour rétablir la TA si hypotension menaçante mais ↑ la post-charge (↑ travail)
  • réduire la post-charge
    Si PA contrôlée : milrinone (COROTROPE) rare : plutôt des vasodilatateurs artériels type IEC
  • corriger les troubles métaboliques associés
    • IDM par exemple
    • hypoxie majeure, épuisement respiratoire : oxygénothérapie (intubation) : 4 à 8 L/min
    • acidose métabolique : corrigée par la reperfusion tissulaire ; bicarbonate si pH < 7,2
    • troubles ioniques : kaliémie
    • prévention des hémorragies digestives : IPP
26
Q

Etiologies de l’IC gauche systolique

A

IC à FEVG altérée ou réduite : FEVG < 40-50%

On considère le diagnostic en présence de symptômes et/ou de signes d’IC associée à une FEVG < 40%-50%
Toutes les cardiopathies peuvent évoluer vers l’IC.
Les troubles de la fonction systolique s’accompagnent le plus souvent d’anomalies de la fonction diastolique associée (mais l’inverse n’est pas vrai ⚠)
La difficulté d’éjection est due à une diminution de la capacité de contraction du ventricule

ETIOLOGIES
☞ Cardiopathies ischémique
☞ Cardiopathies valvulaires
☞ HTA
☞ Cardiopathies dilatées
☞ Cardiopathies hypertrophiques
☞ Troubles du rythmes
☞ Cardiopathies congénitales
☞ Insuffisance cardiaque à débit élevé
 •  Cardiopathies ischémique - infarctus du myocarde : altération progressive de la fonction ventriculaire gauche sans nécrose dans les cardiomyopathies ischémiques (remodelage ventriculaire) - 1ere cause d'IC systolique chez les patients > 75 ans → Rechercher les FDRCV

 •   Cardiopathies valvulaires
  • Insuffisance cardiaque aortique et insuffisance mitrale : surcharge de volume → adaptation initiale du VG à la valvulopathie avec dilatation du VG. Lorsque cette dilatation est trop importante : apparition d’un dysfonctionnement VG systolique.
  • Rétrécissement aortique : surcharge de pression → adaptation initial du VG à la valvulopathie avec hypertrophie du VG. La FEVG est très longtemps conservée mais à un stade très évolué, il y a une perte des mécanismes compensateurs avec l’apparition d’une dilatation et d’un dysfonctionnement du VG (à long terme, remodelage entraînant une baisse de la compliance et de l’élasticité : ↓ de la force de contraction)• HTA
  • responsable au début d’une hypertrophie ventriculaire gauche (altération de la fonction diastolique) pouvant évoluer vers la cardiopathie dilatée avec dysfonctionnement du VG• Cardiopathies dilatées
  • iodiopathique
  • génétiques : antécédent familial, âge jeune
  • infectieuse : virale (post myocardite ++), bactérienne, ou fongique
  • toxique : alcoolique +++, anthracycline, 5-FU antidépresseurs tricycliques, cocaïne, cobalt, plomb, mercure
  • carentielle : avitaminose B1, hypocalcémie, sélénium
  • cardiopathie rythmique chronique : patient en FA
  • maladie du système : lupus, PR, sarcoïdose, amylose
  • endocrinienne : dysthyroïdie, hypocalcémie, diabète de Cushing, acromégalie
  • cardiopathies du péri ou post partum
  • HTA• Cardiopathies hypertrophiques
  • responsable d’une altération de la fonction diastolique mais pouvant évoluer vers une cardiomyopathie dilatée• Troubles du rythmes
  • tachycardies soutenues, FA• Cardiopathies congénitales• Insuffisance cardiaque à débit élevé
  • Hyperthyroïdie, fistules artérioles-veineuses, béribéri (carence en vitamine B1), maladie de Paget, grandes anémie? Ce type d’IC peut évoluer ves l’IC à bas débit.

Quelle que soit l’étiologie, l’IC va être responsable d’une ↑ de la précharge
→ ↑ de la pression de remplissage
→ ↓ de l’éjection ventriculaire
→ ↓ du débit cardiaque et de la FEV

27
Q

IC diastolique gauche : étiologie

A

IC à FECVG conservée : > 40-50%
On considère le diagnostic en présence de symptômes et/ou de signes d’IC associée à une FEVG > 40-50%
Plus fréquente chez la femme âgée en cas d’HTA et d’hypertrophie myocardique.

Les symptômes sont liés à un défaut de relaxation et/ou de compliance du VG en diastole entraînant une ↑ de la pression télédiastolique du GV et donc les symptômes de l’IC.
Il existe à l’échographie cardiaque des critères de troubles de la relaxation et de dysfonctionnement diastolique;
La fraction d’éjection ventriculaire (obstacle au remplissage)

ETIOLOGIES
☞ Cardiopathies ischémique
Troubles de la fonction diastolique précédant en général l’altération de la fonction systolique

☞ HTA
Elle est responsable au début d’une hypertrophie ventriculaire gauche et donc d’une altération de la fonction diastolique pouvant évoluer vers une cardiopathie dilatée.

☞ Cardiomyopathie hypertrophques

☞ Cardiomyopathies restrictives`
Maladie de surcharge : amylose, hémochromatose

☞ Péricardite constrictive

Quelle que soit l’étiologie, l’IC diastolique va être responsable d’une ↑ de la post charge (=opposition à l’écoulement de sang lorsqu’il est éjecté du ventricule et qu’il rencontre la masse sanguine présente dans les vaisseaux)
→ hypertrophie du ventricule
→ ↓ de la compliance et de la relaxation du ventricule
→ ↓ du remplissage ventriculaire
→ ↓ du débit cardiaque (DC) et FEV conservée

28
Q

IC droite : étiologies

A

☞ liée à une cardiopathie gauche avec HTAP post-capillaire : 1ere cause ++

  • IC à FEVG altérée ou préservée
  • rétrécissement mitral

☞ liée à un coeur pulmonaire chronique = hypertrophie du ventricule droit et éventuellement une insuffisance secondaire à une maladie pulmonaire qui entraîne une hypertension artérielle pulmonaire (avec HTAP pré-capillaire)

  • post-embolique (EP répétées)
  • post BPCO, asthme ancien
  • insuffisance respiratoire restrictive (séquelle tuberculose)
  • HTAP primitive ou secondaire (anorexigène, SIDA, hypertension portale)
  • Fibrose pulmonaire

☞ avec tableau de coeur pulmonaire aigu

  • tamponnade
  • EP
  • pneumothorax compressif
  • asthme aigu grave
  • syndrome de détresse respiratoire chez l’adulte

☞ infarctus du myocarde du VD
- insuffisance tricuspide massive (endocardites)

☞ certaines cardiopathies congénitales

☞ péricardites constrictuves

☞ divers
- tumeurs du ventricule droit

29
Q

Examens complémentaires en cas d’IC : bilan diagnostic et étiologique

A

• ECG de repos
Quasiment jamais normal en cas de dysfonctionnement du VG systolique
→ intérêt étiologique
recherche des troubles du rythme (FA ou tachycardie ventriculaire) : cause, conséquence ou facteur aggravant de l’IC
Recherche d’un bloc de branche gauche : intéressant pour le traitement

 •  Radiographie du thorax Signes congestifs d'oedèmes pulmonaires Epanchement pleural (en règle générale, bilatérale mais prédominant à droite souvent) Elimine d'autres causes de dyspnée notamment les pathologies pulmonaires.

 •  Bilan biologique standard 
  • NFS-PL (plaquettes) : l’anémie est un facteur aggravant
  • ionogramme sanguin : hyponatrémie fréquente dans les IC sévères
  • urée, créatinémie, DFG : IRF fréquente dans les IC sévères
  • calcémie, phophorémie (hypocalcémie : cause de cardiomyopathies dilatées)
  • VGM : alcoolisme chronique pouvant être une cause de cardiomyopathies dilatées
  • bilan hépatique complet : anomalies en rapport avec un foie cardiaque (ASAT > ALAT suite à une hypoxie hépatique), cholestase, IHC dans les formes d’IC droite très évoluée
  • TSH, T4L
  • CST, ferritinémie à la recherche d’une hémochromatose
  • troponine Tc ou Ic, CPK
  • protidémie, albuminémie si dénutrition : mauvais pronostic
  • CRP : syndrome inflammatoire sous-jacent (recherche myocardite)
  • bilan lipidique à jeun si patient coronarien• Dosage des peptides natriurétiques (BNP et son précurseur N-Terminal-proBNP)
    L’expression du gène du BNP peut être stimulée par :
  • la distension liée à l’augmentation de la précharge (augmentation du volume) et/ou à l’hypervolémie
  • l’ischémie myocardique
  • la stimulation neurohormonale (catécholamine, SRAA)
  • ils ont une élimination rapide, demi-ce très courte :
    • BNP = 20 mins
    • NT-proBNP : 1 à 2h
    La clairance du NT-proNT est essentiellement rénale donc le résultat du dosage est à interpréter avec la fonction rénale (augmente en cas d’insuffisance rénal (augmente en cas d’insuffisance rénale, contrairement au BNP qui, lors de son élimination, subit une internalisation grâce au récepteur NPR-C (récepteur de clairance), d’une part, et un clivage par une endopeptidase neutre, d’autre part-

Méthodes de dosage : adaptées à l’urgence médicale

  • Dosage immunologique par ELISA sur tube de sang EDTA pour le BNP
  • Dosage immunologique par ELISA sur tube de sang hépariné pour le NT-proBNP

Variations physiologiques :

  • plus élevé chez la femme
  • augmente avec l’âge
  • inversement proportionnel à l’indice de masse corporelle
  • variabilité intra-individuelle élevée

Variations seuils d’exclusion de l’IC chronique :
- BNP < 100 pg/mL
- NT pro-BNP < 300 pg/mL
(BNP > 400 pg/L affirme en général l’origine cardiaque des symptômes)

 •  Echographie- doppler cardiaque transthoracique Examen fondamental pour le diagnostic positif et étiologique Permet la recherche des complications : HTAP Permet de guider le traitement et son suivi en estimant la FEVG

 •  Coronographie L'étiologie ischémique est la 1ere cause d'IC → toute systolique doit bénéficier d'une exploration coronarienne

 •  IRM cardiaque Fondamentale dans la prise en charge de l'IC : intérêt étiologique et pronostique
30
Q

IC : mesures générales : éducation du patient ? RHD ?

A

☞ EDUCATION DU PATIENT

  • Explication de la pathologie, de ses risques et de ses complications, de la bonne observance traitement et du régime, des effets secondaires du traitement, de la nécessité d’avoir un suivi régulier, du contrôle des FDRCV.
  • repos nécessaire en cas de décompensation aigue ou de dyspnée stade IV NYHA
  • Proscrire toute automédication (AINS, corticoïdes)

☞ RHD
Indispensables pour éviter la décompensation en l’aggravation de l’IC
- régime pauvre en sel ( < 4-6 g/j)
- activité physique (en dehors des épisodes de décompensation)
- la vaccination
⚠ Tous les stades
- antigrippale: annuelle
- anti-pneumococcique (Pneumo 23) : tous les 5 ans
↪ éviter une décompensation cardiaque liée à une infection respiratoire
- réduire les facteurs de risques cardiovasculaires
- sevrage tabagique
- athérosclérose
- hypertension artérielle
- perte de poids si IMC > 30kg/m^2
- réduire / arrêter la consommation d’alcool
- contraception efficace (effet délétère d’une grossesse sur une cardiopathie)

☞ Surveillance
• Clinique
signe congestifs, poids, diurèse, état d’hydratation, tension, pouls, tolérance, et efficacité du traitement

 •  Biologie Créatinémie et kaliémie 1 à 2 semaines après chaque augmentation de dose eta près 3 mois puis tous les 6 mois + dosage régulier du BNP/ pro-BNP.
31
Q

Focus : Indications de l’ENTRESTO ?

A

IC avec FEVG < 40% symptomatique
- NYHA II si au moins 2 hospitalisations pour décompensations cardiaques dans l’année ou si NT-proBNP ≥ 300 pg/mL (ou BNP ≥ 100 pg/L) ou si dilution de diurétique IV

  • NYHA III-IV
  • IC insuffisamment contrôlée par les thérapeutiques non médicamenteuses (chirurgie, resynchronisation cardiaque, etc…) ou médicamenteuses bien conduites (IEC ou ARA II, diurétiques et β bloquants)

La posologie de l’inhibiteur de l’enzyme de conversion ou de l’antagoniste de l’ARA II devra être à la dose maximal recommandée (patient en classe NYHA II) ou au moins à 50% de la dose recommandée pour les patients en classe NYHA III-IV.

Interêt : Sacubitril = nouvelle classe thérapeutique : inhibiteur de la néprilysine
La néprilysine dégrade les peptides natriurétiques.
ENTRESTO permet une augmentation de ces peptides ce qui entraîne : vasodilatation, natriurèse, diurèse, augmentation de la filtration glomérule et du débit sanguin, inhibition de la libération de rénine et d’aldostérone, diminution de l’activité sympathique et des effets anti-hypertrophiques et anti-fibrotiques.

32
Q

IC : quels sont les médicaments non recommandés ?

A

→ Médicaments à visée cardiovasculaire :
- anti arythmique : possible cardiodépression et effet pro-arythmique : seule l’amiodarone n’augmente pas la mortalité
⚠ Les anti-arythmiques de classe I (inotrope nég.)
Ia : quinidine, dysopyramine
Ib : Lidocaïne
Ic : Flécaïnide, propaférone

  • inhibiteurs calciques : sauf ceux de 3e génération (amlodipine) : possible aggravation de l’insuffisance cardiaque, augmentation du risque d’événement cardiovasculaire. Seuls les 3e génération de dihydropyrimidines peuvent être utilisés pour traiter une HTA ou un angor chez les patients en insuffisance cardiaque.
→ autres médicaments 
- AINS et coxibs : possibles rétention hydrosodée, aggravation de l'insuffisance rénale et de l'iC
• AINS (sujet âgé) rétention hydrosodée
• Anti-dépresseurs tricycliques
• Corticoïdes
• Lithium
33
Q

Traitement de l’IC diastolique

A

Contrairement à l’IC systolique, le traitement médicamenteux est inefficace en terme de morbi-ortalité sur l’IC diastolique.
Le traitement est uniquement symptomatique associé à un traitement étiologique et l’éviction des facteurs déclenchants.

Le traitement va viser à optimiser le traitement de l’HTA et de la cardiopathie ischémique par
• β bloquants ou inhibiteurs calciques pour ralentir le rythme cardiaque en cas de FA et allonge la période diastolique
• IEC ou ARA II pour améliorer la relaxation cardiaque
• diurétique en cas de surcharge hydrique

34
Q

Prise en charge d’une IC symptomatique (classe NYHA II à IV)

Dyspnée, OMI oedème pulmonaire

A

Evaluation de la fraction d’éjection systolique par échographie

 * IC symptomatique avec FEVG conservée
 * IC symptomatique avec FEVG basse ≤ 40%

→ IEC ou ARA II (si intolérance) en titrant jusqu’à la dose cible ou maximale tolérée + RHD +/- diurétiques
→ Ajout bêta bloquant en tirant jusqu’à la dose cible ou maximale tolérée

→ Après plusieurs semaines : évaluation clinique +/- FEVG
• Présence de symptôme (classe II à IV NYHA)
Ajout anti-aldostérone si DFG ≥ 30 mL/min et K+ ≤ 5 mmol/L

 •  Evaluation clinique +/- FEVG → Présence de symptôme (classe II à IV)

☞ FEVG >35% : poursuite du traitement médicamenteux

☞ FEVG ≤ 35%
     •  Si rythme non sinusal : 
            •  FA permanente : digoxine
     •  Si rythme sinusal : et FC ≥ 70 bpm : ajout ivabradine
→ Evaluation clinique + FEVG

Présence de symptôme et FEVG (même après ivabradine ou pour rythme non sinusal et FA non permanente)
• ECG : QRS < 120 ms : défibrillateur implantable à discuter
• ECG: QRS ≥ 120 ms et BBG (bloc de branche gauche) ou ≥ 150 ms : resynchronisation à discuter

→ Evaluation clinique +/- FEVG

   * Absence de symptôme : poursuite du médicament médicamenteux 
 * Présence de symptômes : digoxine + dinitrate d'isosorbide
35
Q

FEVG

A

Elle se calcule en divisant le volume d’éjection systolique (différence entre le volume télédiastolique (ventricule plein, noté VTD) et le volume télésystolique (volume du ventricule une fois vidé par la contraction de son muscle, noté VTS), couramment noté VES) par le volume télédiastolique (VTD).

(VES-VTD)/ VTD
= (télédiastolique-systolique)/(diastolique)

La fraction d’éjection du ventricule gauche peut être mesurée notamment par échocardiographie (le plus souvent), IRM cardiaque, scintigraphie, ventriculographie lors d’une coronarographie.

Elle est de l’ordre de 50 à 70 % chez l’individu normal (valeur normale typique : 60%), et peut-être diminuée en cas d’anomalie de la contractilité, pouvant descendre jusqu’à 10-15 % en cas de dysfonction majeure, souvent responsable d’insuffisance cardiaque. En cas d’insuffisance cardiaque, sa valeur permet de distinguer les insuffisances cardiaques systoliques (fraction d’éjection basse) et diastoliques (dites « à fonction systolique conservée »).