justifications et limitations de l'intervention publique Flashcards Preview

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Flashcards in justifications et limitations de l'intervention publique Deck (51):
1

défaillance de marché

quand il y a sous optimalité parétienne de l'équilibre
quand le premier théorème du Bien Etre est invalidé

2

devoirs du souverain selon Adam Smith 1776

fonctions régaliennes pour garantir que les gains issus de l'échange ne puissent être appropriés par une tierce partie.

3

passager clandestin

quand il y a contradiction entre optimum individuel et optimum social, agent ne va pas agir en attendant que les autres agissent.

4

Etat garantissant droits de propriété

attribution initiale, rédaction des titres et vérification de leur validité, protection des droits et garantie des contrats (interne ou externe avec la défense nationale).

5

fonction de bien être social

première présentation abram bergson, 1938
Samuelson, 1954, fonction ne venant pas directement du champ de l'économie
Etat maximise cette fonction là.

6

critères de justice en économie

utilitariste, Rawls, Sen

7

transfert forfaitaire

personne à qui est transféré le montant peut influer sur ce montant en changeant ce comportement

8

si 2e théorème du bien être, rôle de l'Etat

identification de l'allocation préférable au regard du critère choisi, réalisation des transferts forfaitaires idoines, garantie du fonctionnement concurrentiel du marché.
deux problèmes : manque d'information, coûts administratifs liés aux transferts personnalisés.

9

théorème de Hammond, 1979

dans une économie de grande échelle, la redistribution par les impôts forfaitaires optimaux est impossible à cause des asymétries d'information

10

secteurs imparfaitement concurrentiels

monopoles naturels (Etat est le seul à pouvoir résoudre cette difficulté en prélevant ailleurs les ressources dont il a besoin pour ce secteur), oligopole (entente, collusion, barrière à l'entrée), externalités

11

externalités Hindricks, Myles

"une externalité existe à partir du moment où le bien être d'un agent économique est directement affecté par l'action d'un autre agent dans l'économie"

12

problème des externalités

le prix du marché en reflète plus l'ensemble des coûts bénéfices engendrés par les actions économiques. on n'a plus un optimum de pareto. disjonction entre bénéfice marginal privé et public

13

typologie des externalités

négative/positive ; de production/de consommation ; privées ou rivales/ non rivales publiques ; externalités d'adoption, de réseau

14

David, 1985

clavier QWERTY est moins performant que DVORAK. externalités d'adoption maintiennent dans une trajectoire technologique sous optimale.

15

coase bargaining

négociation à propos d'une externalité

16

taxation à la pigou

principe du pollueur payeur. par l'impôt on internais l'externalité dans le programme des agents. problème de l'information que nécessite cette taxe

17

fourniture des biens publics purs par une entreprise privée

impossible par une entreprise privée car ne peut facturer tout le monde.
échec de la souscription privée : passager clandestin

18

niveau efficace de fourniture de bien public

condition de bowen lindhal samuelson : le coût marginal de la production de bien public doit être égal à la somme des taux marginaux de substitution entre biens publics et privés de tous les individus. Somme des utilités marginales est égale au coût marginal d'un unité supplémentaire de bien public

19

théorie des mécanismes d'incitation, prix hédoniques

Lancaster, Rosen. prix des logements

20

mécanisme de Clarke Groves

chaque consommateur annonce sa demande de bien. si la somme des demandes (bénéfices nets) est positive ou nulle, alors le bien public est fourni.

21

sélection adverse

Akerlof, market of lemons. sélection adverse par les prix. conséquence est le rationnement du marché. Etat : imposition d'un contrôle technique pour limiter asymétries sur la qualité des biens, normes.

22

Rothschild et stiglitz

assurances offrent deux types de biens. franchise ou non. débouche sur un équilibre séparateur, situation des bas risques est dégradée.

23

Albouy et crépon, aléa moral ex ante ex post

dans le domaine de la santé, ex ante : la personne se sachant bien assurée, elle adopte des comportements augmentant la provenue d'un problème de santé.
ex post : personne ayant un problème de santé dépense plus si elle est mieux assurée.

24

assurance maladie

double délégation de l'assureur et des consommateurs à l'expert.

25

bien tutélaire

Musgrave, 1958, bien pour lequel l'Etat exerce une tutelle, intervient pour encourager ou décourager la consommation

26

paternalisme libéral

face aux erreurs de rationalité des agents, orienter les choix par défaut. Sunstein, Thaler.

27

problèmes de l'intervention étatique

information limitée, contrôle limité sur l'administration, difficulté de concilier les intérêts divergents, controle limité sur les politique publiques.

28

paradoxe de condorcet

majorités sont instables si plus de deux propositions

29

black et le théorème de l'électeur médian

majorité va en faveur de l'électeur médian qui gagnecontre tous en face à face.

30

paradoxe du vote, Downs, 1957

pas intérêt à aller voter si d'autres y vont et qu'une seule voix ne change rien

31

théorème d'impossibilité d'Arrow

quand il y a plus de deux choix pour lesquels voter, on n'a pas toutes les conditions (transitivité, non dictatorial, universalité, indépendance, unanimité) respectées.

32

Les fonctions de Musgrave (1959)

il dresse dans « The theory of public finance » la typologie des fonctions de l’Etat :
une fonction d’allocation des ressources permettant le dvpt des infrastructures et des biens publics à même de stimuler la croissance.
Une fonction de stabilisation par des politiques contra-cyclique (ex : stop and go)
Une fonction de redistribution dans un idéal d’égalité entre les citoyens

33

La thèse d’Haavelmot

Y-a-t-il un intérêt à relancer l’éco par des dépenses publiques financées par un montant équivalent d’impôt supplémentaire? OUI et ce même si l’on suppose la PmC constante car le coefficient multiplicateur est de 1 => si je dépense de 100, je relance de 100 sans pour autant créer de dette. Cela est possible car le multiplicateur de la dépense =1/(1-c) est supérieur au multiplicateur de la fiscalité = - c/(1-c)

34

règle de mindel

une politique éco donnée doit s’attacher à atteindre l’objectif pour lequel elle est la + efficace.

35

règle de Tinbergen

l’une des conditions nécessaires pour que le décideur atteigne ses objectifs, c’est qu’il ait à sa disposition un nombre d’instruments au moins égal à celui des objectifs indépendants qu’il cherche à atteindre.

36

Le marché à lui seul est inefficace Charles Plott (1983

la création d’un marché entraine des externalités ex : le coût de transaction augmente à chaque nouvelle transaction. L’optimum se situe à l’intersection entre la courbe de demande et la courbe de coût marginal social. Pourtant les agents ignorant l’impact de leurs comportements sur les échanges => équilibre = intersection entre la demande et le coût marginal privé => l’éq. est sous optimal => l’intervention de l’Etat est nécessaire pour corriger ce déséquilibre

37

La théorie de la stratégie de l’incohérence

Pour atteindre ses objectifs le gouvernement peut agir par surprise ou ne pas suivre la politique annoncée. Ex : les autorités annoncent une politique monétaire rigoureuse => arrêt des revendications salariales et demande de baisse des tx d’intérêt. Mais en réalité, il même une politique monétaire laxiste => hausse de l’inflation => baisse du salaire réel => favorise la création d’emploi.
Mais cette stratégie est inefficace et couteuse, car l’effet sur l’emploi n’est que transitoire puisque les travailleurs vont rapidement se rendre compte de la supercherie et redemander des hausses de salaires, mais car désormais ils intègreront dans leur anticipations et revendications la possibilité de surprise.

38

Le critère de Hicks Kaldor (1939)

permet de savoir dans quelle mesure un projet gouvernemental peut améliorer le bien être social en comparant la différence de valeur monétaires entre les bénéfices et les coûts. En effet selon sa formule : un état Y est préférable à un état X si les individus qui gagnent au changement, peuvent compenser les perdants, tout en conservant un gain positif. Attention si la compensation aux perdants doit être possible, elle ne doit pas être effective car cela pourrait déboucher sur des comportements opportunistes ex : l’achat d’un terrain sur le futur tracé d’une autoroute. Ce test a une grande porté car il appuie les décisions en matière de dépense publique.

39

La règle d’équivalence budgétaire de Oates (1972)

le niveau d’administration et de financement d’un politique publique devrait coïncider avec son aire d’incidence géographique. Dan le cas d’hétérogénéité des préférences, cette règle devient décentralisatrice sauf dans 2 exceptions :
- La présence d’externalité qui ont des effets hétérogène sur différentes pop. => centralisation préférable
- La présence de biens publics qui doivent apporter des services à l’ensemble de la collectivité. Des apports pas toujours possible au niveau local ex : la défense militaire

40

Principe de subsidiarité

les politiques éco doivent être affectées au + bas niveau sauf exception, car cela permet de rapprocher les politiques publiques des préférences individuelles et de minimiser l’asymétrie d’information par la proximité géographique et culturelle.

41

Le vote avec ses pieds de Tiebout (1956)

Sous l’hypothèse de mobilité parfaite des agents éco, chaque agent choisit son lieu de résidence dans la région qui offre la combinaison qu’il préfère de biens publics et de pression fiscale. Les agents procèdent ainsi à un arbitrage en se déplaçant librement sur le territoire i.e. en votant avec leurs pieds. Dans ce contexte la décentralisation assure une allocation efficace des ressources publiques.

42

L’incohérence temporelle de Sargent & Wallace (1975) et Kydland & Prescott (1977)

les politiques discrétionnaires ne permettent pas d’avoir des anticipations stables. Quand le décideur prend une décision, cette dernière est prise en compte par les électeurs qui vont s’adapter et ainsi changer les paramètres du modèle utilisés initialement => les politiques ne peuvent atteindre leurs objectifs : l’optimum de court terme est différent de celui de long terme.

43

La critique de Lucas (1976)

Dans leur volonté de trouver les politiques éco les + efficaces, les politiciens ont besoins de connaitre l’évolution des variables éco, or celle-ci dépend de la réaction des agents i.e de leur anticipations qui ne sont pas stable à cause des politiques discrétionnaires => impossibilité d’utiliser les équations utilisées pour prévoir l’évolution des variables éco => incohérence temporelle.

44

Théorème de Coase (1960)

« Dans un monde sans coûts de transaction l’allocation des ressources se fera automatiquement de manière optimale, par le libre jeu du marché et ce quelque soit la répartition initiale ».
Mais dans la réalité, il existe des coûts de transactions (négociation, coordination…) les marchés ne sont donc pas efficients. Cependant ce n’est pas pour autant que l’Etat doit intervenir, car selon Coase la négociation entre les agents aboutit dans la majorité du temps à une situation Pareto optimale. L’intervention de l’Etat se justifie à deux conditions :
- les coûts de transaction engendrés par la réglementation < aux coûts de transaction engendrés par d’autres interventions sans l’Etat.
- L’action doit produire des bénéfices > aux coûts de transaction sinon l’intervention de l’Etat engendre une perte nette.

45

Les expériences d’Hoffman et Spitzer (1982-1985-1986)

la négociation entre les acteurs aboutit dans 95% des cas à la maximisation du gain collectif (pareto-optimal) et dans 66% à une répartition égalitaire.

46

L’économie de l’Offre (supply side economics) de Laffer & Gilfer

Il faut limiter les pressions qui inhibent l’offre afin d’amener l’économie au plein emploi des facteurs et non la stimuler.
Baisse des prélèvements fiscaux qui désincitent la production et le travail => baisse des recettes fiscales
Baisse des transferts sociaux qui baisse le coût relatif du loisir et n’incite pas les chômeurs a retrouver un emploi (cf effet d’hystérèse du chômage)
Baisse des réglementations excessives => coûts administratifs, d’adaptation… => perte de compétitivité et augmentation de la rigidité de l’économie

47

La nature des hommes politiques selon Nordhaus (1975) et Buchanan (1975) :

Le politicien n’a qu’un seul objectif : sa propre réélection => politique de relance juste avant les élections pour donner l’impression d’une amélioration éco et ne faire apparaitre les effets inflationnistes qu’après l’élection.
Selon Buchanan il existe 3 types d’hommes politiques :
- L’idéologue prêt à tout pour voir ses objectifs atteint, notamment fortement augmenter les dépenses publiques.
- Le profiteur corrompu qui cherche à obtenir le budget le + important possible pour augmenter son pouvoir et ses possibilités de toucher des pots de vin.
- Le mégalomane qui souhaite toujours avoir + de pouvoir donc les dépenses publiques et le conserver.

48

Les contradictions inhérentes à l’Etat de Buchanan (1975) :

L’Etat se développe sans cesse et s’accapare toujours plus de pouvoir :
- Suite à la nature des politiciens.
- Car les lois appellent les lois, les règles appellent les règles.
- L’Etat doit toujours dépenser plus suite au fonctionnement du vote majoritaire ex : un projet coute 300€, son financement est réparti entre 3 groupes de même taille (chacun 100€). Le goupe A et B en dégage une utilité de 110€ et le groupe C une utilité de 50€. Le projet sera voté à 66% et rapportera une utilité collective de 270€ alors qu’il en a couté 300€.

49

Le sophisme de la vitre cassé de Bastiat (1850)

développé dans « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » il montre l’importance des coûts cachés de toutes décisions éco. Ex : casser une vitre => payer pr réparer la vitre, ce qui fait vivre le vitrier = ce qu’on voit, mais ca empêche les autres usages qui auraient pu être fait avec cet argent tel que l’achat d’une paire de chaussure… => la destruction n’est donc pas un profit ! Exemple de sophisme de la vitre cassée : les guerres ou les catastrophes naturelles augmente le PIB

50

Théorème de Sonnenschein- Mantel-Debreu (1972-1974)

les fonctions d’offre et de demande issues de la théorie de l’équilibre général d’Arrow et Debreu peuvent avoir une forme quelconque, ce qui remet en cause le résultat de l’unicité et de la stabilité de l’équilibre général. Ce théorème affirme que dans le cadre de CPP, il est impossible de déduire des comportements maximisateurs des entreprises et des ménages, des conditions sur la forme des fonctions d’offre et de demande.

51

Le paradoxe de Lipsey Lancaster (1956) :

Si l’optimum ne peut être atteint dans son ensemble, car certaines conditions ne sont pas vérifiées, les mesures prises pour tout de même l’atteindre vont entrainer des distorsions, le rendant dès lors inefficace à réaliser => on ne peut pas aller pas à pas vers l’efficacité, mais il faut y aller d’un seul coup. Ainsi selon cette école de pensée, la politique européenne de s’ouvrir un peu + chaque jour à la concurrence est un non sens éco.