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délinquance sexuelle juvénile > MODULE 8 > Flashcards

Flashcards in MODULE 8 Deck (47):
1

En général, les références pour les évaluations proviennent ...

De la Cour, d'un médecin, d'un organisme social, parents.

2

La demande du requérant sous-tend ...

Une évaluation de l'étiologie (facteurs de risque, motivations). Les risques de récidive. Les mesures à prendre pour contrer le(s) comportement(s) sexuel(s) problématique(s).

3

Quel est le travail du clinicien?

Créer un lien thérapeutique. Faire de l'éducation auprès de l'adolescent et de sa famille afin de donner un sens à l'agir. Convaincre l'adolescent du bien-fondé de la démarche pour son mieux-être et celui de la collectivité.

4

La pression exercée par la population et les médias entraîne son lot de difficultés. (vrai ou faux).

Vrai.

5

Entrevue et interaction avec le jeune délinquant.

Clientèle majoritairement "non volontaire". Peur de participer (honte, embarras, crainte de conséquences, manipulation, etc). Recours au mensonge, aux prétentions d'oubli et à la manipulation.

6

Objectif de l'évaluation.

Obtenir une vision plus exhaustive possible de la situation.

7

Mécanismes de défense souvent utilisés par les AAS lors de l'évaluation.

La projection, la rationalisation, la justification, le refoulement, la minimisation et le déni.

8

Qu'est-ce qu'un mécanisme de défense?

Attitudes inconscientes qui cachent ou qui déforment la vérité.

9

Consiste à projeter sur une autre personne ce que nous sommes incapables de voir ou d'accepter nous-mêmes.

La projection.

10

La projection.

Consiste à projeter sur une autre personne ce que nous sommes incapables de voir ou d'accepter nous-mêmes.

11

La rationalisation.

Consiste à expliquer logiquement un comportement irrationnel que nous avons eu et que nous ne comprenons pas.

12

Consiste à expliquer logiquement un comportement irrationnel que nous avons eu et que nous ne comprenons pas.

La rationalisation.

13

La justification.

Réfère à expliquer logiquement les motifs derrière le passage à l'acte afin d'éviter d'être rejeté.

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Réfère à expliquer logiquement les motifs derrière le passage à l'acte afin d'éviter d'être rejeté.

La justification.

15

Le refoulement.

Consiste à refouler une émotion désagréable, ne pas l'exprimer et parfois en venir à être coupé d'un type d'émotion ou de souvenir.

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Consiste à refouler une émotion désagréable, ne pas l'exprimer et parfois en venir à être coupé d'un type d'émotion ou de souvenir.

Le refoulement.

17

La minimisation.

Consiste à présenter le passage à l'acte comme accidentel ou dû à la situation, mais en aucun cas lié à des fantaisies ou des désirs.

18

Consiste à présenter le passage à l'acte comme accidentel ou dû à la situation, mais en aucun cas lié à des fantaisies ou des désirs.

La minimisation.

19

Le déni.

Consiste à nier la réalité de quelque chose afin d'éviter une sensation pour l'instant trop difficile à vivre.

20

Consiste à nier la réalité de quelque chose afin d'éviter une sensation pour l'instant trop difficile à vivre.

Le déni.

21

Quel est la fonction du déni?

Minimiser les effets négatifs liés aux actes délictuels et éviter les atteintes à l'estime de soi.

22

Quels sont les six types de déni utilisés par les délinquants sexuels selon Tardif?

Déni des faits. Déni des responsabilités. Déni des conséquences. Déni de la fantasmatique déviante. Déni des problèmes associés. Déni de la récidive potentielle (minimisation).

23

Qu'est-ce qui fait qu'un individu récidive?

Son état juste avant le passage à l'acte.

24

Quel est l'instrument permettant de passer en revue les facteurs de risque associés à la commission d'infractions sexuelles chez les adolescents?

Le J-SOAP-II.

25

J-SOAP-II permet de ...

Passer en revue les facteurs de risque associés à la commission d'infractions sexuelles chez les adolescents.

26

Quels sont les trois types de prédicateurs de la récidive?

Prédicateurs statiques. Prédicateurs dynamiques. Prédicateurs dynamiques aigus.

27

Qu'est-ce qu'un prédicateur statique? Donnez quelques exemples.

Variables qui ne changent pas dans le temps et qui permettent l'évaluation du risque de récidive. Exemples : délits antérieurs, nombre et sexe de victimes, durée et degré, problèmes scolaires, etc).

28

Qu'est-ce qu'un prédicateur dynamique? Donnez quelques exemples.

Variables qui peuvent changer dans le temps et qui permettent à la fois l'évaluation du risque de récidive ainsi que les changements du risque de récidive. Exemples : consommation, responsabilité face à ses délits, empathie, remords et culpabilité.

29

Qu'est-ce qu'un prédicateur dynamique aigu? Donnez quelques exemples.

Facteurs proximaux de la récidive. Ils représentent des changements dans la condition de l'agresseur ou dans son environnement. Exemples : accessibilité à la victime.

30

Structure de l'entrevue.

3 à 5 rencontres sont nécessaires. Entrevues multiples permettent au clinicien d'observer les changements dans l'affect du mineur. Niveau d'aisance peut accroître. Évaluation intensive pas souhaitable pour le jeune.

31

Les types d'outils d'évaluation dans le contexte d'une évaluation multidisciplinaire.

Évaluation psychosociale, évaluation psychosexuelle, délits sexuels antérieurs et le délit actuel, l'entrevue clinique, l'examen de l'état mental et les évaluations psychiatriques, l'évaluation du risque et les modes de fonctionnement et les intérêts.

32

Évaluation psychosociale.

Collecte d'information portant sur : le développement, l'histoire psychologique et sociale, en mettant l'accent sur la collecte d'informations et la compréhension de l'individu dans son contexte de vie.

33

Évaluation psychosexuelle.

Forme spécifique et plus limitée de l'évaluation psychosociale. Elle explore et examine : l'acquisition des connaissances sexuelles, les intérêts sexuels et les comportements sexuels.

34

Les délits sexuels antérieurs et le délit actuel.

Attention particulière portée sur : facteurs prédisposants, précipitants et de maintien. degré de préméditation. critère de sélection de la victime. lieu de l'agression. durée et fréquence des comportements. fantaisies pré et post délictuels. degré de coercition. progression observée dans l'agir délictuel.

35

Entrevue clinique.

Processus face à face avec le client ou d'autres personnes pouvant constituer des sources d'informations

36

Examen de l'état mental.

Évaluation brève qui permet d'en connaître davantage sur l'état mental actuel et la situation de l'individu.

37

Évaluations psychiatriques.

Effectuées par un psychiatre. Évaluation des perturbations dans les émotions, les pensées, les comportements pouvant être contrôlés par une médication.

38

Évaluation du risque.

Sert à prédire la récidive ou de signifier les risques si les conditions liées à la situation ne sont pas traitées.

39

Les modes de fonctionnement et les intérêts.

Mesurent les intérêts, attitudes et le fonctionnement en général, etc. Questionnaires et échelles qui ne peuvent être qualifiés comme étant psychométriques.

40

Évaluation psychologique.

Incluant les sentiments, les pensées, les attitudes, les valeurs, les comportements. Le fonctionnement intellectuel et cognitif et les processus de pensées.

41

Tests pédagogiques.

Mesurent réussite scolaire. Capacité d'apprentissage. États cognitifs. Fonctionnement intellectuel.

42

Tests neuropsychologiques.

Vérifient la possibilité de problèmes neurologiques pouvant avoir un impact sur le fonctionnement de l'individu.

43

Tests psychométriques.

Épreuves psychologiques, neuropsychologiques et pédagogiques.

44

La finalité du processus d'évaluation permettra :

Élaborer un plan de traitement, de faire des recommandations, augmenter la motivation du jeune à participer à une telle démarche, identifier les risques pour la communauté.

45

Problèmes liés à l'évaluation.

Manque de ressources spécialisées. Objectifs et méthodes d'évaluation ne sont pas toujours standardisés et supportés par des études empiriques. Systèmes de classification (typologies) peuvent varier d'un évaluateur à l'autre. Termes utilisés dans les rapports diffèrent.

46

Dans le rapport écrit, le clinicien doit :

Mentionner toutes ses sources d'informations. Souligner les limites de l'évaluation. Employer un style impartial et exempt de jugement. Éviter les spéculations. Procéder à l'évaluation du risque en émettant un pronostic. Documenter le déni des abus par le jeune. Présenter les allégations qu'il affirme être fausses.

47

Guide d'entrevue, le clinicien doit :

Se préparer avant l'entrevue, environnement sûr, clinicien travaille à l'évaluation et au traitement, reconnaître que le traitement est souvent douloureux pour le jeune, s'assurer que le jeune et son responsable est au courant des objectifs généraux de la démarche et des règles de confidentialité, vérifier honnêteté, s'attendre à du déni et de la minimisation, recueillir le plus d'informations possible, stimuler mémoire du jeune, ne pas porter jugement, bâtir une relation, maîtriser ses émotions, garder le contrôle du processus, confronter malhonnêteté, désinformation, informations manquante et contradictions.