Monnaie, marchés bancaires et financiers Flashcards Preview

Oral Economie > Monnaie, marchés bancaires et financiers > Flashcards

Flashcards in Monnaie, marchés bancaires et financiers Deck (30):
1

avantages de la spéculation

Le spéculateur accepte de prendre un risque qu’un autre agent ne veut pas prendre en échange d’une rémunération => il joue souvent le rôle d’un assureur
Un spéculateur est souvent quelqu’un qui par ses achats et ventes intègres de l’information dans le cours d’un titre.
Le spéculateur, qui par sa recherche d’un gain important joue l’inverse de la tendance => il stabilise les cours plus que ne les rends volatiles.

2

L’impact des marchés financiers :

Ils permettent la spécialisation de l’économie qui est bénéfique (cf avantage comparatifs)
Ils jouent le rôle de garde-fous face aux politiques et aux entrepreneurs : pour attirer les Ktaux le pays va devoir mener des politiques de croissance et luttant contre l’inflation ; l’entrepreneur doit acquérir la confiance des marchés pour avoir accès aux fonds nécessaire à son projet.
Ils mettent en concurrence les offreurs et les demandeurs de Ktaux => financement à moindre coût et meilleur rendement pour les prêteurs.

3

effet d'élan

la réaction par rapport à l’information n’est pas immédiate, mais s’étale dans le temps et l’utilisation des informations passées permettent la réalisation d’un gain. Ce phénomène n’est pas du à la lenteur de l’information mais à la confiance de l’investisseur envers des titres ayants déjà prouver leur performance.

4

mimétisme

agents éco sont ignorants et incapables d'interpréter les informations qu'ils reçoivent. donc avantage à imiter les autres cf. concours de beauté de Keynes

5

théorie des perspectives de Kahneman et Tversky

Après une hausse de valeur des actifs, les gens ont tendance à les revendre pr se protéger du risque d’une baisse ultérieur, à l’inverse en cas de perte importante, ils ont prêt à les conserver considérant qu’ils ont une chance de récupérer leurs mise par une remontée des cours => Il y a une sorte d’attachement à l’actif => sous réaction aux mauvaises réactions.

6

Bulles rationnelles de Blanchard-Watson

1984) : les agents savent que la hausse des titres n’est pas basée sur une augmentat° de leur valeur fondamentale, mais est due à la spéculation. Ils vont cependant continuer à acheter des titres et ainsi participer à la spéculation puisqu’elle leur rapporte de l’argent.

7

Paradoxe de la tranquillité de Minsky

(1982) : les crises de surendettement se préparent lorsque tout va bien et que les agents économiques profitent de la croissance et des faibles taux d’intérêt pour emprunter au-delà du raisonnable. Mais lorsque les tx d’intérêt se retournent à la hausse du fait d’un resserrement monétaire, l’endettement qui paraissait soutenable, devient insupportable et vire au surendettement.

8

Le dilemme de la liquidité de Keynes

1936) : la fonction des marchés financiers n’est pas d’évaluer la valeur fondamentale des entreprises mais plutôt de rendre liquide l’investissement. En effet si les titres sont liquides, ils peuvent s’échanger rapidement et plus facilement. Problème les capitaux sont eux immobiles => risque de déconnection avec la réalité => bulle spéculative. Il faut donc de la liquidité mais pas trop.

9

paradoxe de Feldstein Horioka

1980: Il n’existe pas de marché financier intégré au niveau mondial, car si c’était le cas il ne devrait pas y avoir de lien entre épargne nationale et investissement national. En effet chaque agent devraient chercher à obtenir des capitaux non pas en fonction de leur provenance mais de leur prix. Or leur étude montre qu’il existe une corrélation de 90% entre le taux d’épargne domestique et celui d’investissement. Cela serait du à une insuffisante mobilité internationale du capital, aux coûts de transaction des échanges de biens et services et à une faible protection de l’investissement dans les PED.

10

Allocation puzzle et paradoxe de Lucas

1990, les pays structurellement exportateurs de capitaux sont ceux à taux d’épargne élevé et à besoin d’investissement limité, alors que ceux structurellement importateurs, sont ceux à faible tx d’épargne et fort besoin d’investissement => les capitaux devraient aller du « Nord » au « Sud ».
- Dans les années 80-90 ils ont été majoritairement Nord-Nord = paradoxe de Lucas.
- On n’observe pas de corrélation entre invest. entrant et rendement marginal du capital = allocation puzzle

11

théorie de myopie intrinsèque de Guttentag & Herring (1986)

les prêteurs peuvent chercher à mieux apprécier la qualité des emprunteurs en se procurant des informat° privées sur eux. Ces informat° sup. entrainent pour leur obtention et pour leur traitement un coût que la concurrence entre eux peut les dissuader de supporter. La conséquence globale est que les prêteurs ne sont pas encouragés à investir ds la connaissance plus approfondie de leurs emprunteurs, d’où des décisions qui sous évaluent les risques et qui préfèrent la quantité des crédits à leur qualité.

12

modèle de rationnement de crédit de Stiglitz & Weiss (1981)

Parmi les emprunteurs tous ne reçoivent pas un prêt => certains sont prêt à payer + que les taux d'intérêts du marché => risque de discrimination car seules les entreprises dont le projet est à haut risque accepteraient d'emprunter à de telles conditions, car leur probabilité de succès est + faible mais les rendements + élevés en cas de réussite => hausse de la proportion de mauvais emprunteurs => hausse du risque pris par la banque donc de la rentabilité des actifs bancaires.
Ainsi, un taux d'intérêt unique ne peut équilibrer le marché du crédit. S'il est trop bas, la rentabilité des prêts n'est pas assurée, s'il est trop haut les projets les moins risqués seront dissuadés. L'équilibre va se faire par les quantités. Les emprunteurs qui semblent les plus risqués sont rationnés. Dans ces circonstances, les restrictions de crédit prennent la forme d'une limitation du nombre de prêts et non d'une limitation de la taille de chaque prêt ou d'une limitation par le taux d'intérêt payé.

13

Modèle de Diamond-Dyvig

1983: les banques jouent le rôle d’intermédiaire rendant compatible la volonté des entreprises d’emprunter sur le long terme et celle des prêteurs ayant une préférence pour le court terme. Si les besoins des épargnants de retirés leur argent sont imprévisibles, il est peut probable qu’ils retirent tous en même temps (loi des grands nombres) => la banque accorde des prêts à long terme et conserve peu de liquidités pr payer les épargnants => si tous les déposants souhaitent retirer leur argent en même temps => la bqe devient insolvable malgré sa bonne santé = bank run. Pour empêcher ca la Banque centrale joue un rôle de préteur en dernier ressort => assurance collective

14

théorie du free banking

le système financier n'implique pas de banque centrale ni aucun autre régulateur financier. Les banques posséderaient alors une totale liberté en matière de création monétaire, mais la concurrence suffirait à empêcher les banques de créer de la monnaie de manière infinie grâce au taux d’intérêt du marché interbancaire censé représenter les coûts des fuites hors du réseau de chaque banque. (ex historique : Nouvelle Angleterre aux USA en 1818)

15

L’analyse de Le Maux (1998

free banking conduisait de toute façon à une hiérarchisation « spontanée » du système. Dans un système de banques libres, les banques peuvent émettre des billets librement, néanmoins des chambres de compensation existent et servent à faciliter la compensation de dette entre banques. Or les dépôts bancaires impliquent que la chambre de compensation donne aux banques des certificats de dépôt. Le Maux montre que ces certificats deviennent le mode de règlement des dettes interbancaires, devenant une monnaie banque centrale.

16

currency principle

le montant des billets en circulation doit correspondre exactement à l'encaisse métallique de la banque émettrice

17

banking principle

liberté d'émission monétaire en fonction des besoins de l'économie

18

ratio Cooke

est un ratio de solvabilité bancaire qui est recommandé par le Comité de Bâle 1998. Les banques sont tenues de garder un montant de liquidité minimum (8 % de leurs fonds propres) afin de faire face aux imprévues : retournement de la conjoncture et augmentation des impayés de la part de ménages moins solvables, retraits soudains aux guichets de la banque.

19

ratio Mac donough

l'exigence de fonds propres est maintenue à 8% mais ce nouveau ratio prend désormais en compte le risque (de crédit, de marché ou opérationnel) plus ou moins élevé des différents prêts accordés.

20

Instruments de la politique monétaire :

- Les opérations d'open market = opérations d’apport ou de retrait de liquidité sur le marché interbancaire par la banque centrale. Cette monnaie est proposée au taux REFI tous les 15 jours =>Pilotage des taux interbancaires et gestion de la liquidité
- Les facilités permanentes permettent aux banques d’emprunter ou de déposer à tout moment des liquidités à la banque centrale au jour le jour, assurant ainsi une régulation des besoins ou trop-pleins de liquidités temporaires entre chaque opération d’open market. Il en existe 2 types :
- la facilité de prêt marginal pr emprunter dont le taux d’intérêt > tx REFI
- la facilité de dépôt pour effectuer des dépôts dont le taux d'intérêt < tx REFI
- Les réserves obligatoires créent (ou en accentuant) un besoin structurel de refinancement => Evite un comportement irresponsable de la banque, pouvant provoquer un phénomène de bank run.

21

La règle de Taylor

(1993) : relie le taux d’intérêt directeur à l’écart entre l’inflation et la cible d’inflation et l’écart entre le PIB réel et le PIB potentiel : It = πt + rt* + α(πt – πt*) + β(yt – yt*) Avec :
- πt = l’inflation à la date t & πt* = la cible d’inflation à la date t
- rt* = le taux directeur de la banque centrale
- yt = le PIB à la date t & yt*= le PIB potentiel
- α = le poids de la stabilité des prix dans la politique monétaire & β = celui de l’activité éco.

22

Théorème de Barro Gordon (1982) et Kydland Prescott (1977)

es bénéfices retirés d’une politique monétaire expansionniste sont transitoires alors que les conséquences en termes d’inflation sont durables. Or comme le gouvernement est incapable de mener une politique monétaire non inflationniste Barro et Gordon préconisent l’indépendance de la banque centrale. Or comme les anticipations jouent un rôle majeur dans la fixation des prix, il faut faut que la BC soit crédible dans sa volonté de limiter l’inflation. Kydland et Prescott montrent ainsi que plus crédible, elle verra l’efficacité de sa politique augmenter.

23

paradoxe de la crédibilité

les BC sont indépendantes mais on observe une hausse des crises bancaires et financières => la crédibilité de la politique monétaire serait une épée à double tranchant :
- Goodfriend (2001) : en suscitant un sentiment de sécurité exagéré, une inflation durablement basse peut encourager des comportements court-termistes néfaste à la stabilité financière.
- Claudio Borro : le maintient d’une inflation basse empêche des phases d’expansions de se révéler => masque les risques auxquels l’économie est exposée.
Pourtant au vu de l’histoire économique, il est difficile d’imputer à la maitrise de l’inflation la seule responsabilité de l’instabilité financière.
- Anna Schwarz : une stabilité des prix permet de réduire la fréquence et la gravité des crises financières. A l’inverse une inflation instable => hausse de l’incertitude des préteurs et des emprunteurs => fragilisation financière.

24

raisons de l'inflation

par la demande ; par les coûts (ex : hausse du SMIG, de la fiscalité du prix de capital…), par l’importation (ex : hausse du prix des matières 1ères…) ; par la création monétaire (TQM de Fischer) ; structurelle (ex : indexation des salaires sur les prix, protectionnisme…) ; conjoncturelle (ex : les guerres…)

25

avantages de l'inflation

en augmentant les salaires => hausse de la demande et donc de la croissance ; allège le poids de la dette => diminue le coût de l’emprunt et donc favorise l’invest ; baisse du chômage (courbe de Phillips)

26

inconvénients de l'inflation

n’incite pas à épargner car baisse les tx d’intérêt réel ; créer de l’incertitude => demande de prime avt de prêter => défavorise l’invest de long terme ; baisse la compétitivité ; ne permet pas de baisser le chômage (courbe de Phillips augmentée des anticipations de Friedman)

27

politiques de lutte contre l'inflation

politique monétaire (baisse de la liquidité) ; politique budgétaire (eq. des finances publiques, ou financement non monétaire de la dette => appel à l’épargne privé ce qui évince l’invest. suite aux hausses des tx d’intérêt qui en résultent) ; politique des prix (encadrement des prix => déconnection de la réalité : interdit en France depuis l’ordonnance de 1986) ; politique de change (appréciation de la monnaie par une hausse des tx d’intérêt => baisse de la valeur des imports)

28

effet cantillon

injection de monnaie dans une économie entraine une hausse progressive et différenciée sur les prix au fur et à mesure que la monnaie se propage => les prix dépendent de l’abondance ou de la rareté de la monnaie, et de sa vitesse de circulation dans l’économie

29

Le ratio de sacrifice

nombre de points de chômage annuel supplémentaire pour réduire l’inflation de 1% i.e. le coût en production perdue par un processus de désinflation.

30

monnaie chez les keynésiens

la monnaie est un bien particulier, qui peut être désirée pour elle-même et ce pour 3 raisons : 1) motif de précaution ex : aléa de la vie ; 2) Motif de transaction (modèle de Baumol 1953 => relation inverse entre la demande de monnaie et le tx d’intérêt) ; 3) motif de spéculation (modèle de Tobin 1956 => demande de monnaie est une fonction décroissante du taux d’intérêt)