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Flashcards in Quiz 5 Deck (16):
1

Qu'est-ce que l'adaption culturelle? (acculturation)

Phénomènes résultant du contact direct et continu entre des groupes d’individus de cultures différentes;

Processus de changements culturels et psychologiques qui impliquent diverses formes d’accommodation mutuelle.

2

Quels sont les deux niveaux d'adaptation culturelle?

Niveau du groupe = des changements dans les structures sociales et les institutions, ainsi que dans les pratiques culturelles;

Niveau individuel = des changements dans le répertoire comportemental d’une personne.

3

Quels sont les trois axes à prendre en compte lors d'adaptation culturelle?

1) degré de maintien de la culture d’origine, des traditions, de la langue, des croyances, coutumes, etc.

2) degré de contact et de participation au sein de la société d’accueil, apprentissage de la langue, adoption des codes, traditions, coutumes, croyances, etc.

3) pouvoir de décider comment l’adaptation prendra place.

4

Quels sont les scénarios d'adaptation culturelle du point de vue des groupes minorisés?

-Séparation: maintenir son identité d’origine et rejeter les valeurs du groupe d’accueil;

-Assimilation: renoncer complètement à sa culture d’origine;

-Marginalisation: rejet des deux cultures;

-Intégration: adopter les valeurs du pays d’accueil tout en gardant celles du pays d’origine (garder son identité tout en ouvrant son esprit).

5

Quels sont les scénarios d'adaptation culturelle du point de vue de la société d'accueil?

Ségrégation (séparation): séparation forcée;

Exclusion (marginalisation): imposer la marginalisation;

Multiculturalisme (intégration): intégration de la diversité dans son ensemble;

''Melting pot'' (assimilation): assimilation recherchée par le groupe dominant/accueil.

6

Quelles sont les deux conceptualisations des effets de l'acculturation chez les personnes? Et leurs sous-processus?

1. Changements comportementaux
-délestage culturel
-apprentissage de la culture d’accueil
-conflits culturels
*aide à mieux s'intégrer, peu de conflits.

2. Stress acculturatif
-lorsque de grands niveaux de conflits culturels sont vécus et que ces conflits sont jugés problématiques, mais contrôlables et surmontables, alors l’approche du stress acculturatif est la conceptualisation appropriée.

7

Quels sont les prédicteurs de l'adaptation culturelle?

• Compétences à communiquer dans la culture hôte; cognitive, affective et opérationnelle (connaissances de
la culture, de la langue, des normes, des institutions,
motivations, ouverture à participer);

• Temps et compétences consacrés à l’apprentissage de la culture d’accueil, à travers les médias de masse et la communication interpersonnelle);

• Temps consacré à la communication avec les autres personnes de sa culture d’origine (source de soutien et d’information sur la culture d’accueil);

• Environnement sociétal plus ou moins favorable à l’intégration (ou à d’autres stratégies d’acculturation);

• Des prédispositions personnelles : degré de préparation préalable, capacité d’adaptation, etc.o

8

Quelles sont les critiques du féminisme occidental quant au phénomène de l'acculturation?

• Ne tient pas compte de l’hétérogénéité des statuts sociaux, des expériences des femmes et de la pluralité des identités

• Ne parvient pas à élaborer une analyse de l’oppression des femmes qui reconnaît les effets conjugués de plusieurs systèmes d’oppression

• Établit une hiérarchisation entre les systèmes d’oppression

• Est ethnocentrique
-centré sur les enjeux rencontrés par les femmes blanches
-offre des représentations stéréotypées des femmes
noires.

9

Quels sont les trois styles ethnocentriques?

•Déni;

• Défense : il y a « eux » et « nous »;

•Minimisation.

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Qu'est-ce que le capitalisme Qu'est-ce qu'une classe sociale? Qu'est-ce que le classisme?

Capitalisme: système politique et économique axé sur le profit et les moyens de production détenus par des intérêts privés.

Classe sociale: fait référence au rang social relatif en termes de revenu, de richesse, de statut et/ou de pouvoir.

Classisme: oppression systématique des pauvres et des travailleurs par ceux qui contrôlent les ressources (y compris les emplois, les salaires, l’éducation, le logement, la nourriture, les services, la médecine et les définitions culturelles).

11

Quelles sont les classes sociales au Canada?

La classe propriétaire (dirigeante) regroupe les personnes qui héritent de la richesse, ne dépendent pas du travail pour gagner leur vie. Ont beaucoup de richesse, mais pas nécessairement beaucoup de revenus. *Beaucoup de pouvoir politique/capacité à influencer le gouvernement

La classe moyenne regroupe les personnes qui doivent utiliser leur corps (mains et esprits) pour travailler et gagner leur vie. Ont une formation supérieure. Souvent décrits comme des cols blancs (travail de bureau). *En général, peuvent posséder leur maison et s’attendre à ce que leurs enfants aillent à l’université.

La classe ouvrière regroupe les personnes qui doivent utiliser leur corps (mains et esprits) pour travailler et gagner leur vie. Ont généralement un DES ou une formation spécialisée. Souvent décrits comme des cols bleus ou des cols-roses, indiquant des emplois physiques, le secrétariat et les services de restauration.
* Généralement en mesure de louer plutôt que d’acheter une maison et souvent incapables d’aider leurs enfants à aller à l’université.

Les personnes pauvres sont celles qui doivent compter sur l’aide sociale (ou autres prestations gouvernementales), le chômage chronique ou intermittent ou qui sont sans domicile. Peuvent être des travailleurs au salaire minimum vivant sous le seuil de pauvreté.

12

Qu'est-ce que la mobilité sociale?

La mobilité sociale renvoi à l’idée que l’on peut passer d’une position de classe à l’autre. La culture de classe comme obstacle à la mobilité sociale.

13

Qu'est-ce qui doit être adapté culturellement dans un programme d'éducation ou d'intervention?

1. Langue (simple)

2. Images (représentatives)

3. Références culturelles (compréhensives)

4. Activités (équilibrées)

5. Contenu
-Ingrédients actifs : les processus de décision dans la
société occidentale sont très individualistes, il peut être nécessaire d’ajouter une composante « consultation familiale » au processus, etc.
-Matériel pédagogique : Noms, scénarios, jeux de rôle devraient refléter les contextes culturels, géographiques, historiques, etc. du groupe visé.

6. Données épidémiologiques

7. Ressources humaines (formation des intervenant.es)

8. Nombre de séances et durée (éviter de diminuer l’exposition totale au
programme)

9. Nombre de participant.es (petits groupes).

14

Qu'est-ce que le blanchiment de l'intersectionnalité?

Ensemble de discours et de pratiques qui évacuent la pensée critique raciale, mais qui qui consolide l’hégémonie au lieu de la déstabiliser en marginalisant les personnes racialisées comme productrices de savoirs intersectionnels dans les débats et espaces académiques.

15

Quelles sont les pratiques qui blanchissent l'intrersectionnalité?

Les pratiques de citations (excluent les chercheuses racialisées et leurs travaux)

Les valeurs adulant la théorie générale et méprisant les savoirs activistes

La volonté d’établir l’intersectionnalité comme « science » et le fétichisme méthodologique.

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Quelles sont les 13 objections et critiques communes de l'intersectionnalité?

1- • Il n‘existe aucun espace neutre.
• L’école publique a la responsabilité de former des citoyen.nes prêt.es à s’engager dans la vie démocratique, pas uniquement de futur.es travailleurs/euses.

2- • Réduire la justice sociale à des opinions personnelles et subjectives transforme un ensemble de connaissances complexes et informées en opinions personnelles.
• Prétendre que les perspectives de justice sociale sont radicales et subjectives sous-entend que les perspectives dominantes sont neutres et objectives, ce qui n’est pas le cas.

3- • L’oppression est historique, idéologique, culturelle et institutionnelle: Elle ne peut être modifiée par une seule génération ou modifiée par une action unique.
• Le système peut permettre des exceptions, mais les exceptions ne changent pas le système.
• Les anecdotes ou exemples issus de la vie personnelle (par ex.: « il y avait un élève gai à mon école et il était accepté ») ne présentent que la perception limitée du groupe dominant.
• Les systèmes d’oppression sont bien documentés.

4- • Cet argument ne trouve aucune résonnance dans les écrits scientifiques.
• Tout au long de l’histoire, les humains ont tenté de surmonter l’oppression et de rendre la société plus juste.

5- • Les groupes sociaux sont DÉJÀ organisés hiérarchiquement. Nier cette hiérarchie ne combat pas l’oppression, mais la maintient en place.

6- • La famille n’est pas la seule force de socialisation (et n’est elle-même pas libre de la socialisation).
• Nous recevons régulièrement de nombreux messages contradictoires provenant d'une multitude de sources. Il est impossible de ne pas être affecté par ces messages.
• Nous ne pouvons pas simplement décider que ces messages n'ont aucun effet; il faut un effort conscient et continu pour les défier.
• Nos expériences se produisent dans une société socialement stratifiée et doivent être contextualisées en tant que telles.

7- • Un même individu se situe à l’intersection de plusieurs axes d’oppression.
• Si l’appartenance à un groupe minorisé (par ex. les personnes racisées) retire des privilèges, l’appartenance à un groupe dominant (par ex. les hommes) en accorde.

8- • Discrimination ≠ racisme
• Les membres du groupe dominant « transportent » leurs privilèges avec eux.

9- • Le langage que nous utilisons pour nommer un groupe social façonne la façon dont nous pensons ce groupe.
• Les noms traditionnels utilisés pour désigner les groupes minorisés n’ont pas été choisi par les groupes en question.

10- • Cet argument déplace le problème ou la responsabilité vers les groupes minorisés et leurs alliés.
• Met en lumière...
• l’arrogance de certains membres du groupe dominant
qui se sentent qualifiés pour juger de la légitimité de la
réaction des membres du groupe minorisé.
• l’incapacité à comprendre le poids collectif de
l’oppression: Ce qui est « juste un commentaire » pour le membre du groupe dominant est potentiellement la énième micro-agression quotidienne.
• le manque d’intérêt à comprendre l’impact de notre comportement sur les autres.

11- • Privilégier une compréhension individuelle détourne l'attention d'une compréhension globale de l'injustice

12- • Lorsque nous développons une conscience critique de la justice sociale, elle devient évidente dans tout ce que nous faisons et n'est plus perçue comme étant en dehors de notre description de tâche.

13- • La paralysie due à la culpabilité protège nos positions et maintient en place les oppressions.
• Peut être un moyen de rationaliser l’inaction.