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Psychologie de la sexualité module 1 > Cours 5 > Flashcards

Flashcards in Cours 5 Deck (20)
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1
Q

Qu’est-ce qu’un orgasme ?

A

Une décharge neuronale qui résulte d’une accumulation de tension sexuelle, de stimulation sexuelle, d’excitation et d’une construction cognitive. On utilise souvent le mot « intense » pour le décrire.

2
Q

Parle-moi du clitoris.

A

Le clitoris contient 8000 terminaisons nerveuses. On peut l’activer par la stimulation manuelle, la friction, la vibration ou le cunnilingus. Si l’orgasme est obtenu par le coït, on peut penser que même si c’est techniquement vaginal puisque c’est en raison de la structure profonde du clitoris.

3
Q

Quel est le principal organe sexuel ?

A

Le cerveau. Pour qu’il y ait l’orgasme, en plus d’une stimulation sexuelle adéquate et que la physiologie fonctionne, il faut que l’expérience soit perçue positivement comme érotique.

4
Q

En quoi est-ce que l’orgasme est multidimensionnel ?

A

L’orgasme touche plusieurs dimensions, soit :

  • Cognitive : conscience de l’excitation, pensées érotiques
  • Comportementale : participation durant le sexe, fréquence, masturbation
  • Émotionnelle : plaisir durant l’orgasme, amour, relaxation, satisfaction conjugale et sexuelle.
  • Environnementale : âge, religion, éducation, qualité des stimulations sexuelles.
  • Physiologique : effets des drogues, hormones, musculature du périnée
5
Q

Pour quelles raisons, entourant l’orgasme, est-ce qu’une personne pourrait consulter en clinique?

A

Une personne qui ne croit pas être en mesure d’avoir un orgasme, une personne qui veut trouver son point G, une personne qui a seulement des orgasmes par la masturbation (situationnel!?)

6
Q

Diagnostique-t-on un trouble de l’orgasme à une femme pour qui ça ne lui dérange pas de ne pas en avoir?

A

Non, car comme pour tous les trouble, le fait de vivre de la détresse est important pour coter.

7
Q

Si la femme consulte en croyant avoir un trouble de l’orgasme, mais qu’en investiguant, on se rend compte qu’elle vit de la violence conjugale, peut-on la diagnostiquer

A

Non, car comme pour ce qui est des femmes qui prennent de la drogue, des médicaments pouvant amener cet effet secondaire ou qui vivent un grand stress, l’anorgasmie ne doit pas être attribuable à de graves problèmes conjugaux.

8
Q

Est-ce que l’orgasme est important pour toutes les femmes ?

A

Non, on estime que l’orgasme serait très important pour 49% des femmes. Parfois, dans une relation hétérosexuelle, l’orgasme féminin peut être plus important pour le partenaire. Il est important de se questionner cliniquement à savoir pourquoi ; valorisation, sentiment de toute puissance ?

9
Q

Quelle est la prévalence du trouble de l’orgasme chez la femme

A

C’est la 2e difficulté sexuelle la plus fréquemment rencontrée par les femmes (environ le ¼). Par contre, 95% des femmes disent pouvoir atteindre l’orgasme par la stimulation du clitoris.

10
Q

Quels sont les facteurs biologiques et physiques pouvant avoir pour effet d’amener des difficultés au niveau de l’orgasme chez la femme

A

Mauvais état de santé général, douleurs (vaginisme), problème cardio-vasculaire, diabète, déficience de la glande thyroïde, l’effet d’antidépresseurs ou d’une autre médication, l’effet de la musculature du périnée, l’effet des drogues ou de l’alcool.

11
Q

Parle moi de l’éjaculation?

A

C’est l’expulsion à travers le méat urinaire de 2 à 5ml de sperme. Elle commence chez l’homme après la puberté. Normalement, elle est accompagnée d’un orgasme. Les dysfonctions de l’éjaculation sont les plus fréquentes dysfonctions sexuelles de l’homme.

12
Q

Quels sont les trois types de dysfonctions sexuelles chez l’homme

A

a. Éjaculation retardée (anéjaculation)
Retard marqué ou rareté marquée de l’éjaculation, alors que la personne VOUDRAIT éjaculer. Elle touche 3 à 8% des hommes. À force que ce soit long, le délai peut être exacerbé par de l’auto-renforcement mental et ça peut même mener à une perte de l’érection.

b. Absence complète d’éjaculation (éjaculation rétrograde)
Éjaculation au cours de laquelle le sperme, au lieu de sortir, prend un chemin rétrograde et est renvoyé en arrière vers la vessie. Cette condition a un impact sur la fertilité.

c. Éjaculation prématurée
C’est un sujet difficile à définir mais pour le diagnostiquer, il faut que la personne éjacule dans la minute suivant le début de la pénétration vaginale, alors que ce n’est pas ce qu’il souhaite.

13
Q

Quels sont les effets psychologiques observés de l’éjaculation rétrograde

A

Les hommes qui en sont atteints souffrent plus que les femmes atteintes d’anorgasmie. Ça peut causer de l’isolement relationnel puisqu’ils évident d’entrer dans une relation à cause de leur condition et ils vont éviter les rapports sexuels. Le fait que la fertilité soit touchée peut aussi engendrer des questionnements identitaires, sur leur masculinité.

14
Q

En quoi est-ce que les critères de l’éjaculation prématurée sont hétérocentriques ?

A

Comme la minute est considérée seulement dans le contexte d’une pénétration vaginale, ça veut dire que si un homme éjacule dans la minute après une relation homosexuelle par exemple, il ne pourra être diagnostiqué. Par contre, c’est sur qu’il peut être aidé cliniquement même sans diagnostique.

15
Q

Quelle est la prévalence de l’éjaculation précoce dans la population ?

A

Si on utilise la définition subjective, on parle de 15 à 30% des hommes, mais si on se colle à la définition des critères, ce serait plutôt 1 à 3%. En effet, un homme qui éjacule en 2 min ne peut également pas être diagnostiqué, mais pourrait quand même consulter.

16
Q

Quels sont les variations qui devraient être prises en compte dans le diagnostic de l’éjaculation précoces ? en plus des relations sexuelles autres que vaginales.

A

Le contexte, si c’est une nouvelle expérience ou partenaire, si c’est la première activité sexuelle de la journée ou non.

17
Q

Pourquoi est-ce que l’éjaculation précoce est un problème ? Pourtant, tout semble bien fonctionner au niveau physiologique?

A

La détresse provient surtout de la perception qu’on a de cette condition.

18
Q

Quelles sont les autres problématiques sexuelles possibles (2)?

A

a. Les douleurs génico-pelviennes ou troubles de la pénétration

Sur le plan bio-médical, celles-ci peuvent être causées par une altération de la flore vaginale, avoir une origine infectieuse ou une hygiène inadéquate. Sur le plan psychologique, ça peut aussi être une douleur chronique causée par l’évitement, soit par la peur d’avoir mal. Ça amène dans un cercle vicieux de « j’ai peur d’avoir mal et de décevoir mon partenaire » qui augmentent la douleur, tout comme le cercle vicieux de facteurs physiques et mentaux des troubles de l’éjaculation chez l’homme.

  • Quand on parle de douleurs lors de la pénétration, on parle de tension ou de resserrement des muscles du plancher pelvien causant de la douleur lors de pénétration ou de tentative de pénétration. Il peut également y avoir de l’anxiété au sujet de la douleur avant, pendant ou après la pénétration.
    b. L’aversion sexuelle

Le simple fait de penser à la sexualité suscite une crainte et un désir d’éviter tout contact sexuel. Y penser provoque un état de panique amenant de la sudation, des nausées, une accélération cardiaque et des étourdissements. Ce n’est pas une condition reconnue dans le DSM5.

19
Q

Comment intervient-on auprès d’une personne vivant de l’aversion sexuelle ?

A

En étant dans le non-jugement et l’accueil, exploration du passé (trauma possible), l’historique sexuel, le moment d’apparition (primaire ou secondaire), le contexte d’apparition (généralisé ou situationnel) et l’éducation à la sexualité reçue.

20
Q

Quelles sont les différentes approches pouvant être utilisé dans le traitement de dysfonctions sexuelles ?

A
  • Approche cognitivo-comportementale (Pensées = émotions = comportements
  • Humaniste existentielle (dx = peu important)
  • Psychodynamique (l’inconscient, les patrons relationnels rejoués, le triomphe du trauma)
  • Systémique (intervention en couple; la fusion/différenciation, communication, triagulation,etc)