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Psychologie de la sexualité module 1 > Cours 6 > Flashcards

Flashcards in Cours 6 Deck (29)
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1
Q

Qu’est-ce qu’une paraphilie ?

A

Ce sont les sexualités déviant de la norme, inusitées dans une société donnée (donc dépend du contexte). L’individu détourne ou codifie sa sexualité autour de certains axes (objets, zones et conditions externes pour atteindre l’orgasme).

2
Q

Qu’est-ce qu’un trouble paraphilique ?

A

Trouble de santé mentale désignant une forme d’expression sexuelle peu commune et qui entraîne une détresse émotive ou une perturbation du fonctionnement social. Celui-ci met en danger l’individu ou d’autres personnes.

3
Q

Puis-je avoir un trouble paraphilique sans paraphilie ?

A

Non, on doit avoir une paraphilie pour être diagnostiqué du trouble, mais avoir une paraphilie, en soi, n’est pas un trouble.

4
Q

Comment désignait-on les paraphilies auparavant ?

A

Le DSM1 les désignait comme une perversion, tandis que dans le DSM2, on a changé pour paraphilie. Aussi, le DSM5 a augmenté la distinction entre paraphilie et trouble paraphilique dans le but d’éviter la stigmatisation des intérêts sexuels inhabituels en précisant que les modèles d’excitation sexuelle atypiques ne sont pas synonymes de psychopathologie. Cependant, ça peut amener de la confusion dans les milieux médicaux et légaux.

5
Q

Certaines pratiques sexuelles constituent des délits, donnes des exemples.

A

Exhibitionnisme, voyeurisme, viol, pédophilie

6
Q

Quelle est la différence entre perversion sexuelle et perversité ?

A

Dans la perversion sexuelle, la paraphilie devient nécessaire à l’excitation et à la jouissance. Aujourd’hui ce terme est moins utilisé en raison de la naissance du terme trouble paraphilique. La perversité quant à elle désigne un trait moral qui a la volonté de faire mal, de faire souffrir.

7
Q

Peut-on désigner les auteurs de délits sexuels de pervers sexuels ?

A

Non.

8
Q

Y-a-t’il plus d’hommes ou de femmes avec des troubles paraphiliques ?

A

La plupart des personnes inculpées pour des troubles paraphiliques sont des hommes. Effectivement, peu de femmes sont rapportées, mais cela ne signifie pas que l’érotisation atypique des femmes est rare. Une hypothèse à cela est que la société accepte plus facilement un comportement féminin hors normes, dans sa perception de doubles standards. C’est une question de socialisation.

9
Q

Quelles sont les 8 paraphilies désignées par le DSM5 ? Pourquoi elles et pas d’autres ?

A

Les 8 :

a. Trouble fétichisme
b. Trouble frotteurisme
c. Trouble pédophilie
d. Trouble masochisme sexuel
e. Trouble sadisme sexuel
f. Trouble voyeurisme/exhibitionniste
g. Trouble transvestisme

Pourquoi ? : ils sont relativement courants et si les actions pour les satisfaire sont faites, ça porte potentiellement préjudice à quelqu’un et c’est considéré comme criminel.

10
Q

Que veut-on dire par « l’individu détourne et codifie sa sexualité autour de certains axes »?

A

On veut dire que celle-ci devient comme un rituel et que sa satisfaction sexuelle en dépend. La répétition de ce rituel devient une nécessité absolue pour obtenir une excitation sexuelle.

11
Q

En quoi est-ce que la perversion peut être la manifestation d’un malaise interne ?

A

Ça peut être la manifestation d’un état où s’entremêlent dépression, angoisse, inhibition et symptômes psychosomatiques (McDougall (1980)).

12
Q

Quelles sont les différences entre le trouble paraphilique et la diversité érotique ?

A

1- Trouble paraphilique

a. Présence de détresse
b. Altération du fonctionnement
c. Préjudice personnel ou pour l’autre
d. Non consentement
e. Rigidité, voie unique

2- Diversité érotique

a. Plaisir associé
b. Fonctionnement normal
c. Consentement donné
d. Univers érotique flexible (plusieurs attirances, volonté d’explorer)

13
Q

Qu’est-ce que le sadisme sexuel

A

Au cœur du sadisme, il y a la passion d’avoir un contrôle absolu et sans restriction sur un être vivant, que celui-ci soit un animal, un enfant, un homme ou une femme. Forcer quelqu’un à endurer la douleur ou l’humiliation sans qu’il puisse s’en défendre (entre autre)

14
Q

Quelle sont les deux caractéristiques principales du sadisme sexuel ?

A

Association du plaisir sexuel à la douleur ou l’humiliation et l’appropriation du corps de l’autre.

15
Q

Quelles sont les deux catégories de sadisme selon Magnus Hirshfled ?

A

a. Le sadisme majeur : meurtre sexuel, nécrophilie, poignarder
b. Le sadisme mineur : humiliation par ligotage, fouet léger, soumission (BDSM)

16
Q

Quelles formes peuvent prendre les rituels de sadisme sexuel ?

A

L’étranglement, l’humiliation, coups, perte de contrôle des sphincters ou de l’orgasme

17
Q

Comment diagnostique-t’on le trouble du sadisme sexuel ?

A

Présence d’une intensité sexuelle provoquée par la souffrance d’une autre personne ET mise en acte de ses pulsions sur une personne non-consentante OU les pulsions doivent causer une détresse importante OU nuire au fonctionnement. Cela, pendant au moins 6 mois.

18
Q

Quelles sont les comorbidités du sadisme sexuel ?

A

Chez les sadiques judiciarisés, on retrouve 18% qui sont aussi masochistes, 46% qui ont violé, 21% qui ont eu des comportements d’exhibitionnisme et 25% qui ont eu des comportements de voyeurisme et de frotteurisme.

19
Q

Quelles sont les caractéristiques de la personne ayant un trouble de sadisme sexuel ?

A

Généralement des hommes, mais de plus en plus de femmes. Il y en a moins qu’il y a de masochistes. Cette facette d’eux est souvent cachée. Ils sont excités par le fait de dominer, humilier, faire mal.

20
Q

Quels sont les risques du sadisme sexuel ?

A

Causer la mort de son partenaire.

21
Q

Qu’est-ce que le trouble du masochisme sexuel ?

A

Présence d’une excitation sexuelle intense et récurrente provoquée par le fait d’être humilié, battu, attaché ou par tout autre acte entrainant de la souffrance, se manifestant sous la forme de fantasme, pulsion ou comportement ET mise en acte avec une personne non-consentante OU détresse OU altération du fonctionnement. La pathologie doit être présente pendant au moins 6 mois.

22
Q

Quels sont les traits du masochiste (sans trouble) ?

A

Masculins et assertifs dans leur quotidien, ce sont des personnes qui ont tendance à avoir du pouvoir dans leur vie. C’est leur manière de décrocher de leur rôle qu’ils s’imposent devant les autres. Il a une excitation intense de soumission, d’humiliation et il établit des scénarios pour son maitre. Il a une relation de confiance élevé envers son maître.

23
Q

De quelle façon est-ce que dans une relation maitre-soumis le soumis a du pouvoir ?

A

Le soumis a le dernier mot, il limite le dominant (quand relation consentante).

24
Q

Quelle est la théorie de Robert Stoller ?

A

Dans le fantasme, dans les scénarios sexuels excitants, il y a une volonté de surmonter un traumatisme et une frustration de l’enfance, soit des moments où l’identité a été menacée.

  • Donc dans le fantasme il y aurait une volonté consciente ou inconsciente de surmonter une blessure identitaire dans le développement.
  • Par exemple : Une personne qui s’est fait intimider dans son enfance, peut avoir un fantasme dans lequel elle est la personne qui oppresse. Transposition de la douleur chez l’autre ; je ne suis plus le souffrant, je fais souffrir l’autre. C’est réparateur.
25
Q

De quelle approche vient la théorie de Stoller ?

A

Approche psychodynamique.

26
Q

À quoi compare-t ’on la relation tortionnaire-torturé dans l’approche psychodynamique ?

A

À la fusion mère-enfant.

27
Q

Selon Tardif (2007) qu’est-ce qui est au cœur de la perversion sadique ?

A
  • La relation parentale serait au cœur de la construction de la perversion sadique: la mère est initialement idéalisée et devient une figure d’individualisation importante pendant que le père est plutôt effacé.
  • La mère finit par être désidéalisée, ce qui crée de la colère et une profonde déception anxiogène ; le sadisme sexuel devient alors une façon de transformer les pulsions destructrices envers la mère vers un objet externe autre qu’elle.
28
Q

Nomme un autre chercheur, sauf Stoller, qui a une approche psychodynamique sur le sado-masochisme. Explique-moi brièvement sa théorie ?

A

Juni (2009) – Selon lui, la sexualité est étroitement liée à un trauma de l’enfance et le rituel est composé d’éléments appartenant au trauma. Le scénario a pour but de dépasser le passé traumatique, c’est une tentative de guérison. Alors, le trauma est temporairement soulagé, donc le scénario devient addictif. La personne qui reçoit le châtiment, le masochiste, devient un objet châtiment dans un désir de réparation.

29
Q

En intervention thérapeutique avec une personne ayant une paraphilie, pourquoi fait-on face à de la résistance ?

A

Parce qu’on leur dit qu’ils ne peuvent plus vivre ce qui les excite le plus, qu’ils ne vivront plus jamais cette intensité sexuelle.