Cours 7 : Mémoire à court-terme Flashcards

1
Q

V ou F : La conscience (pensées/faits accessibles à la conscience) sont contenues dans la MCT.

A

Vrai

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Q

V ou F : Toute l’information dans la MCT est nécessairement consciente

A

Faux

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Q

Quelles sont les propriétés de la mémoire à court-terme selon le Modèle modal de mémoire d’Atkinson et Shiffrin ? (6)

Indique celles qui ont été réfutées plus tard avec un (X).

A

1) Capacitée limitée
2) Courte durée (15-30 secondes)
3) Oubli causée par la dégradation (X)
4) Interprété par le codage Auditif-Verbal-Linguistique (AVL) (X)
5) Si le contenu est maintenu en MCT assez longtemps, il sera automatiquement transféré en MLT (X)
6) Contrôle la répétition et l’encodage (X)
o Construit unitaire (structure/processus)
o Pas de sous-système

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4
Q

Voici les propriétés de la mémoire à court-terme selon le Modèle modal de mémoire d’Atkinson et Shiffrin :
1) Capacitée limitée
2) Courte durée (15-30 secondes)
3) Oubli causée par la dégradation (X)
4) Interprété par le codage Auditif-Verbal-Linguistique (AVL) (X)
5) Si le contenu est maintenu en MCT assez longtemps, il sera automatiquement transféré en MLT (X)
6) Contrôle la répétition et l’encodage (X)
o Construit unitaire (structure/processus)
o Pas de sous-système

Pour la 6e propriété,
- À quoi réfère la structure et le processus ?
- Ça veut dire quoi «constuit unitaire» ?
- Ça veut dire quoi «pas de sous-système» ?

A
  • Structure = capacité ; Processus = répétition
  • Constuit unitaire : un qui s’occupe de la répétition et l’autre qui s’occupe de la capacité
  • Pas de sous-système : La MCT est UN système qui contrôle la répétition, l’encodage et la capacité
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5
Q

Capacité de la mémoire à court-terme

Décrit la découverte de Miller (chunks).

A

Il a été découvert part Miller, que ce qui est important ce n’est pas le nombre d’items, mais le nombre d’unités significatives qui sont les chunks. Les chunks sont des petites unités combinées pour créer de plus grandes unités significatives.

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6
Q

Capacité de la mémoire à court-terme

Caractéristiques de chunks (3)

A
  • Collection d’éléments qui sont fortement associées entre eux mais faiblement associées aux éléments d’autres chunks .
  • Les chunks ne sont pas une unité fixe d’information :
    o Varie selon les connaissances préalables
    o Constamment réorganisée
  • Les chunks sont subjectifs
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7
Q

Capacité de la mémoire à court-terme

Les chunks sont une collection d’éléments qui sont fortement associées entre eux mais faiblement associées aux éléments d’autres chunks .

Ça veut dire quoi ?

A

Deux éléments importants :
1. Doivent faire du sens ensemble
2. Doivent être exclusifs à d’autres chunks

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8
Q

Capacité de la mémoire à court-terme

Quelle est la capacité de la MCT en chunks ?

A

7 +/- 2 chunks

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9
Q

Capacité de la mémoire à court-terme

[Pourquoi les maîtres joueurs d’échecs sont-ils meilleurs que les joueurs débutants? (Chase & Simon 1973)]

Aux échecs, il ne s’agit pas seulement de préparer le prochain coup pour battre l’adversaire, il est aussi important de prendre en compte l’informations et les alternatives futures. Chase & Simon se sont demandé si à force de se pratiquer c’est la capacité de la MCT qui augmente ou c’est seulement la taille des chunks qui augmente.

[Méthode]
Matériel
Configuration d’échiquiers de vrais matchs d’échecs entre joueurs de haut niveau.

Participants
* Maîtres
* Intermédiaires (Classe A)
* Débutants

Procédure
Présentation de l’échiquier pendant 5 secondes (condition 1 : vraies positions de jeu ; condition 2 : positions aléatoires) et le participant doit ensuite le reconstruire sur un vrai échiquier avec des pièces.

Mesure d’exactitude : nombre de pièces correctement positionnées

Quelles sont les résultats de l’étude ?

A

Vraies positions
- Débutant : 4 ;
- Intermédiaire : 7+/-1 ;
- maître :16

Positions aléatoires
Les trois groupes sont mauvais

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10
Q

Capacité de la mémoire à court-terme

[Pourquoi les maîtres joueurs d’échecs sont-ils meilleurs que les joueurs débutants? (Chase & Simon 1973)]

Aux échecs, il ne s’agit pas seulement de préparer le prochain coup pour battre l’adversaire, il est aussi important de prendre en compte l’informations et les alternatives futures. Chase & Simon se sont demandé si à force de se pratiquer c’est la capacité de la MCT qui augmente ou c’est seulement la taille des chunks qui augmente.

[Méthode]
Matériel
Configuration d’échiquiers de vrais matchs d’échecs entre joueurs de haut niveau.

Participants
* Maîtres
* Intermédiaires (Classe A)
* Débutants

Procédure
Présentation de l’échiquier pendant 5 secondes (condition 1 : vraies positions de jeu ; condition 2 : positions aléatoires) et le participant doit ensuite le reconstruire sur un vrai échiquier avec des pièces.

Mesure d’exactitude : nombre de pièces correctement positionnées

Résultat :
Positions aléatoires = Les trois groupes sont mauvais…

  1. Donc le maître perd sont avantage. Pourquoi ?
  2. Qu’est-ce qu’on peut conclure de cette étude ?
A
  1. Les maîtres étudient les parties d’échecs passées. Pour se souvenir des positions, ils utilisent le chunking pour créer des configurations possibles et significatives de pièces d’échecs.
  2. Les maîtres n’ont donc pas d’empan mnésique en MCT plus élevé que la moyenne, car ils utilisent aussi 7 +/- 2 chunks de connaissance à la fois.
    => Donc la capacité de la MCT est limitée (7+/-2 chuncks)
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11
Q

Durée de la mémoire à court-terme

Short-term retention of individual verbal items (Peterson et Peterson – 1959)

[Méthode]
Matériel :
48 trigrammes (3 consonnes)

Procédure :
Chaque participant devait se souvenir de huit trigrammes pour six intervalles de rappel différents (3,6,9,12,15 et 18 secondes). Il y a 48 essais au total.

1. L’expérimentateur prononce un trigramme pour le participant (temps 0
2. L’expérimentateur prononce un nombre (ex : 506) (temps 1)
3. Le participant doit répéter le nombre à voix haute (temps 2) et soustraire trois du nombre de manière répétitive en suivant le rythme d’un métronome (temps 3) 
4. Un signal lumineux est présenté (temps 4) + pause (temps 5)
5. Le participant doit rapporter le trigramme (temps 6)

Quel est le but de cette étude ? Comment on fait pour calculer la durée de la MCT ?

A

Tester la capacité de rappel après une courte période.

Durée de la MCT = Durée où plus capable de rapporter le trigramme, car effacé

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12
Q

Durée de la mémoire à court-terme

Short-term retention of individual verbal items (Peterson et Peterson – 1959)

[Méthode]
Matériel :
48 trigrammes (3 consonnes)

Procédure :
Chaque participant devait se souvenir de huit trigrammes pour six intervalles de rappel différents (3,6,9,12,15 et 18 secondes). Il y a 48 essais au total.

1. L’expérimentateur prononce un trigramme pour le participant (temps 0
2. L’expérimentateur prononce un nombre (ex : 506) (temps 1)
3. Le participant doit répéter le nombre à voix haute (temps 2) et soustraire trois du nombre de manière répétitive en suivant le rythme d’un métronome (temps 3) 
4. Un signal lumineux est présenté (temps 4) + pause (temps 5)
5. Le participant doit rapporter le trigramme (temps 6)

Quel est le résultat de cette étude ? Qu’est-ce qu’on peut en conclure ?

A

Intervalle de rappel :
* 3 secondes : exactitude = 50%
* 18 secondes : exactitude <10%

Estimation de la durée de la MCT sans répétition : 15-20 secondes

Si les participants ne se souviennent pas du trigramme dans les premières secondes après le signal, c’est perdu…

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13
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

C’est quoi la différence entre interférence et dégradation ?

A

Interférence : Quand t’essayes de récupérer une information de la MLT, mais que tu récupres la mauvaise information.

Dégradation : Pas capable de se rappeler, car a perdu de la force.

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14
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

L’interférence est un mécanisme d’oubli de la MLT. Il y en a deux types. Quels sont-ils ? C’est quoi la différence entre les deux ?

A
  1. Interférence rétroactive
    Évènement/expérience récent qui influence notre mémoire pour un évènement/expérience passé.
  2. Inférence proactive
    Évènement/expérience passée qui influence notre mémoire pour un évènement/expérience récent.
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15
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

Short-term retention of individual verbal items (Peterson et Peterson – 1959) – suite …

Selon Peterson et Peterson, le décompte inversé ne produit pas d’inférence rétroactive. Pourquoi?

[Méthode]
Ils ont moyenné par bloc de 12 essais (bloc 1, bloc 2, bloc 3, bloc 4) et ont séparé les différents intervalles de rappel en 2 (intervalle long : 3-6 secondes ; intervalle court : 15-18 secondes).

Quel est le but de cette expérience?

A
  1. Parce que ce n’est pas le même genre de matériel : chiffres vs lettres
  2. But : Déterminer si on oubli par l’inférence proactive ou la dégradation
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16
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

Short-term retention of individual verbal items (Peterson et Peterson – 1959) – suite …

[Méthode]
Ils ont moyenné par bloc de 12 essais (bloc 1, bloc 2, bloc 3, bloc 4) et ont séparé les différents intervalles de rappel en 2 (intervalle long : 3-6 secondes ; intervalle court : 15-18 secondes).

Quel est le résultat de cette étude ?

A

Il n’y a pas de baisse de performance, donc le mécanisme d’oubli dans la tâche n’est pas de l’interférence (se fait donc par dégradation).

S’il y avait de l’interférence proactive, l’exactitude diminuerait avec la pratique. Ici, augmentation (ou pas de changement), qui est un effet général de pratique.

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17
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

Short-term retention of individual verbal items (Peterson et Peterson – 1959) – suite …

[Méthode]
Ils ont moyenné par bloc de 12 essais (bloc 1, bloc 2, bloc 3, bloc 4) et ont séparé les différents intervalles de rappel en 2 (intervalle long : 3-6 secondes ; intervalle court : 15-18 secondes).

Qu’est-ce qu’on peut conclure de cette étude ?

A

L’oubli en mémoire à long-terme est causé par l’interférence, alors que l’oubli en mémoire à court-terme ne l’est pas (causé par la dégradation de la trace).

Ce serait peut-être un indice que la MCT/MLT sont des systèmes distincts.

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18
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

Oubli en mémoire à court-terme – Keppel & Underwood (1962)

Keppel & Underwood sont sceptiques par rapport à la conclusion de Peterson & Peterson. Ils ne sont pas certains que leurs données montrent clairement qu’il n’y a pas d’interférence proactive.

Ils trouvaient que c’était weird qu’ils aient moyenné leurs données … c’est comme si leurs moyenne cache des choses.

Quel est le but de leur expérience ? Quelle est leur hypothèse sue le mécanisme d’oubli ?

A

But : Prouver que l’oubli occasionné en MCT est fait par inférence proactive.

Hypothèse: L’inférence proactive est invisible, car elle est contrée par l’effet de pratique

19
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

Oubli en mémoire à court-terme – Keppel & Underwood (1962)

Keppel & Underwood sont sceptiques par rapport à la conclusion de Peterson & Peterson. Ils ne sont pas certains que leurs données montrent clairement qu’il n’y a pas d’interférence proactive.

[But]
Prouver que l’oubli occasionné en MCT est fait par inférence proactive.

[Hypothèse]
L’inférence proactive est invisible, car elle est contrée par l’effet de pratique

[Méthode]
Presqu’identique à Peterson & Peterson, mais il y a seulement trois essais par participant + intervalles de temps différents : 3 sec OU 9 sec OU 18 sec.

Paradigme Brown-Peterson : C’est quoi la logique de cette expérience (de quelle manière l’interférence proactive va-t-elle apparaître dans la tâche) ? (2)

A

Il y a de l’interférence proactive tout au long de la tâche.

En MLT, deux facteurs interagissent/influencent en inférence proactive
1. Nombre de présentations (trigrammes en mémoire)
- Plus il y a d’essais préalables, plus il y a d’interférence potentielle
Plus il y a de chance que le trigramme déjà en mémoire va venir interférer, ce qui occasionne une baisse de performance.

2.Intervalle de rappel
- Plus l’intervalle est long = ↑ probabilité de récupérer un item qui interfère
- Explique l’effet du temps avant le rappel

=> Selon Keppel & Underwood, cette même interaction devrait apparaître en MLT (car aucune preuve qu’il y a deux type d’oubli dans deux systèmes de mémoire distincts)

20
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

Oubli en mémoire à court-terme – Keppel & Underwood (1962)

Keppel & Underwood sont sceptiques par rapport à la conclusion de Peterson & Peterson. Ils ne sont pas certains que leurs données montrent clairement qu’il n’y a pas d’interférence proactive.

[But]
Prouver que l’oubli occasionné en MCT est fait par inférence proactive.

[Hypothèse]
L’inférence proactive est invisible, car elle est contrée par l’effet de pratique

[Méthode]
Presqu’identique à Peterson & Peterson, mais il y a seulement trois essais par participant + intervalles de temps différents : 3 sec OU 9 sec OU 18 sec.

Quels sont les résultats de cette étude ? Qu’est-ce qu’on peut en conclure ?

A

Le taux d’exactitude varie selon le délai de l’intervalle de rappel.

*	 Participant 1 (délai 3s) : 
    o	T-1 : Performance parfaite
    o	T-2 : Performance réduite (oubli)
    o	T-3 : Encore plus d’oubli
*	Participant 2 (délai 9s) : 
   o	T-1 : Performance parfaite
   o	T-2 : Performance réduite (mais plus que délai 3s)
   o	T-3 : Encore plus d’oubli mais plus que délai 3s
*	Participant 3 (délai 19s) : 
   o	T-1 : Performance parfaite
   o	T-2 : Performance réduite (mais plus que délai 3s et 9s)
   o	T-3 : Encore plus d’oubli (mais plus que délai 3s et 9s)

Conclusion : Pas d’oubli pour le 1er trigramme pour tous les délais, donc pas de dégradation.

21
Q

Oubli en MCT est causé par l’interférence ou la dégradation ?

A

Par interférence proactive.

1ère réfutation du modèle modal de mémoire d’Atkinson et Shiffrin (selon eux, oubli = dégradation

22
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

Acoustic confusions in immediate memory – Conrad (1964)
[But]
Montrer l’utilisation du codage AVL en MCT

[Méthode]
Tâche : Identification de lettres
Matériel : Lettres BCPTVFMNSX (en anglais)
Procédure : 2 groupes (2 modalités)
~~~
* Présentation auditive : Lettre présentée à toutes les 5s
- Bruit de fond ajouté pour créer de la confusion (bruit blanc)
- Lettres écrites immédiatement
* Présentation visuelle : Nouvelle lettre à l’écran à toutes les 750ms
- Séquences de 6 lettres
- Après séquence, lettres écrites dans l’ordre
~~~

N.B: La modalité visuelle n’est pas aussi rapide que la modalité auditive. Donc le but de la tâche n’est pas de créer de la confusion dans la perception, mais dans la mémoire.

  • Quelles est l’hypothèse de l’étude ?
  • Quels sont les résultats de l’Étude ?
A

Hypothèse : Il y aura de la confusion AVL dans les deux groupes

Résultats
* Présentation auditive : 95% d’erreurs de similarité auditive
* Présentation visuelle : Pas de patrons d’erreur de similarité visuelle ET 75% d’erreurs de similarité auditive (corrélation élevée entre visuel et auditif)

23
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

Acoustic confusions in immediate memory – Conrad (1964)
[But]
Montrer l’utilisation du codage AVL en MCT

[Méthode]
Tâche : Identification de lettres
Matériel : Lettres BCPTVFMNSX (en anglais)
Procédure : 2 groupes (2 modalités)
~~~
* Présentation auditive : Lettre présentée à toutes les 5s
- Bruit de fond ajouté pour créer de la confusion (bruit blanc)
- Lettres écrites immédiatement
* Présentation visuelle : Nouvelle lettre à l’écran à toutes les 750ms
- Séquences de 6 lettres
- Après séquence, lettres écrites dans l’ordre
~~~

N.B: La modalité visuelle n’est pas aussi rapide que la modalité auditive. Donc le but de la tâche n’est pas de créer de la confusion dans la perception, mais dans la mémoire.

  • Qu’est-ce qu’on peut conclure de cette étude ?
A
  • Les erreurs de confusion dans la condition visuelle sont causées par la similarité auditive (PAS par la similarité visuelle)
  • Pour expliquer ce résultat, l’entrée visuelle a dû être traduite par un code de type AVL dans la MCT
  • DONC : Le codage AVL est utilisé en MCT (mais pas le codage visuel …)
24
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

STM capacity for Chinese words and idioms – Zlang & Simons (1985)
[But]
Déterminer si le postulat du code AVL est trop strict … ou s’il y a un autre type de codage en MCT
Permet de voir si on est capable de maintenir des éléments purement visuels du langage sans confusion avec la modalité auditive

[Méthode]
Tâche de rappel sériel pour des gens qui connaissent la langue mandarine (on regarde s’ils sont capables de maintenir les radicaux sans son dans la MCT).

Matériel : Idiomes de l’alphabet mandarin
=> Radicaux (pas de son)
=> Caractères (radical sans son + autre radical avec son)

Son (radical phonétique) + son (radical phonétique) = son

Rouge = forme visuelle associé à un son
Noir = radical phonétique, car il y a un son

Si le radical est pairé avec un autre radical phonétique, ça devient un autre caractère (change de signification)

Procédure : Reproduction d’une série de radicaux ou de caractères présentés visuellement un à la fois.

Si le codage en MCT est strictement AVL, quel devrait être le résultat de cette étude ? (hypothèse)

A

Si le codage en MCT est strictement AVL, alors il serait impossible de reproduire des radicaux sans son.

25
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

STM capacity for Chinese words and idioms – Zlang & Simons (1985)
[But]
Déterminer si le postulat du code AVL est trop strict … ou s’il y a un autre type de codage en MCT
Permet de voir si on est capable de maintenir des éléments purement visuels du langage sans confusion avec la modalité auditive

[Méthode]
Tâche de rappel sériel pour des gens qui connaissent la langue mandarine (on regarde s’ils sont capables de maintenir les radicaux sans son dans la MCT).

Matériel : Idiomes de l’alphabet mandarin
=> Radicaux (pas de son)
=> Caractères (radical sans son + autre radical avec son)

Son (radical phonétique) + son (radical phonétique) = son

Rouge = forme visuelle associé à un son
Noir = radical phonétique, car il y a un son

Si le radical est pairé avec un autre radical phonétique, ça devient un autre caractère (change de signification)

Procédure : Reproduction d’une série de radicaux ou de caractères présentés visuellement un à la fois.

Quels sont les résultats de l’étude ? Qu’est-ce qu’on peut en conclure ?

A

Résultat
* Sans surprise, les participants peuvent reproduire une suite de 6.4 caractères
* Mais… aussi une suite de 2.7 radicaux sans sons

Conclusion
 Codage AVL insuffisant pour expliquer la performance
 Codage visuel aussi interprété en MCT

26
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

Multiple encoding of word attributes in memory - Wickens, Dalezman & Eggemeier (1976)
[But]
Déterminer si le postulat du code AVL est trop stricte dans le modèle modal de mémoire

[Méthode]
Tâche : Style Brown-Peterson (intervalle de rappel : 18s)

Matériel : 4 catégories de mots qu’on va comparer avec la catégorie contrôle (la ressemblance est basée sur le nombre de propriétés partagées avec la catégorie contrôle)
~~~
* Fruits (contrôle) : consommable + pousse du sol
* Légumes (2) : consommable + pousse du sol
* Fleurs (1) : pousse du sol
* Viandes (1) : consommable
* Professions (0)
~~~

Procédure :
- L’expérimentateur dit la triade de mots + un nombre
- Le participant doit soustraire 3 du nombre pendant 18 secondes
- Le participant rapporte les mots

4 essais par condition

Si le modèle modal est vrai, on s’attendrait à quoi ?

A

Prédiction 1 : Soutien du modèle modal
- S’il y a seulement du codage AVL, il y aurait de l’inférence proactive pour toutes les catégories
- Donc la sémantique (sens) n’a aucun rôle dans l’oubli

27
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

Multiple encoding of word attributes in memory - Wickens, Dalezman & Eggemeier (1976)
[But]
Déterminer si le postulat du code AVL est trop stricte dans le modèle modal de mémoire

[Méthode]
Tâche : Style Brown-Peterson (intervalle de rappel : 18s)

Matériel : 4 catégories de mots qu’on va comparer avec la catégorie contrôle (la ressemblance est basée sur le nombre de propriétés partagées avec la catégorie contrôle)
~~~
- Fruits (contrôle) : consommable + pousse du sol
- Légumes (2) : consommable + pousse du sol
- Fleurs (1) : pousse du sol
- Viandes (1) : consommable
- Professions (0)
~~~

Procédure :
- L’expérimentateur dit la triade de mots + un nombre
- Le participant doit soustraire 3 du nombre pendant 18 secondes
- Le participant rapporte les mots

4 essais par condition

Si les résultats vont à l’encontre du modèle modal, on s’attendrait à quoi ?

A

Prédiction 2 : À l’encontre du modèle modal
- Si le codage sémantique est utilisé, l’interférence proactive dépend de la similarité entre les catégories
- Moins de propriétés communes = + de relâchement de l’interférence proactive

  - Contrôle : baisse de performance normale (par l’IP)

  - Légumes : au 4e essai (changement de catégorie), il y a moins de chance qu’il ait de l’IP

  - Fleurs et viandes  : Encore moins de chance qu’il ait de l’IP (confusion), car il y a encore moins de propriétés communes, donc plus de relâchement 

  - Professions : Encore moins d’IP, car aucune propriété commune  (gros relâchement)
28
Q

Type de codage en mémoire à court-terme

Multiple encoding of word attributes in memory - Wickens, Dalezman & Eggemeier (1976)
[But]
Déterminer si le postulat du code AVL est trop stricte dans le modèle modal de mémoire

[Méthode]
Tâche : Style Brown-Peterson (intervalle de rappel : 18s)

Matériel : 4 catégories de mots qu’on va comparer avec la catégorie contrôle (la ressemblance est basée sur le nombre de propriétés partagées avec la catégorie contrôle)
~~~
- Fruits (contrôle) : consommable + pousse du sol
- Légumes (2) : consommable + pousse du sol
- Fleurs (1) : pousse du sol
- Viandes (1) : consommable
- Professions (0)
~~~

Procédure :
- L’expérimentateur dit la triade de mots + un nombre
- Le participant doit soustraire 3 du nombre pendant 18 secondes
- Le participant rapporte les mots

4 essais par condition

Quels sont les résultats de l’étude ? Qu’est-ce qu’on peut conclure ?

A

[Résultat]
- Relâchement de l’IP dans les conditions expérimentales
 Taux d’exactitude plus élevé au 4e essai
 Moins de similarité = + de relâchement de l’IP (augmentation de la performance quand la catégorie change).

[Conclusion]
Le sens est traité dans la MCT (codage sémantique en MCT)

29
Q

V ou F : Le codage en MCT est uniquement AVL

A

Faux, traitement sémantique aussi !
Tout type de codage est interprété en fait (AVL, visuel, sémantique, temporel…)

30
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

Selon Atkinson & Shiffrin, comment on fait pour garder un contenu en MLT ?

A

Selon eux, tout ce que t’as besoin de faire pour garder un contenu en MLT = simple répétition. La simple répétition est un processus suffisant pour faire le transfert de la MCT à la MLT (plus il y a de répétition, plus trace solide dans MLT).

31
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

Tâche de rappel libre - Deese (1957)
**[But] **
Déterminer le contenu de la mémoire après l’étude d’une liste de mots

[Méthode]
Tâche de rappel libre : Entendent un grand nombre d’items et doivent rapporter tous les mots peu importe l’ordre (vs rappel sériel).

Matériel : Liste de mots non-reliés
Procédure :
* Mots lus à un rythme constant
* Les participants doivent écouter toute la liste
* Ils doivent rapporter le plus de mots possibles de la liste dans n’importe quel ordre, en une courte période de temps

Quels sont les résultats de l’étude ?

A
32
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

C’est quoi la différence entre l’effet de primauté et l’effet de récence ?

A

Effet de primauté = Avantage systématique pour les premiers items de la liste

Effet de récence = Avantage systématique pour les derniers items de la liste

33
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

Subjective organization and effets of repetition in multi-trial free-recall learning – Tulving (1966) : Experience 1

[But]
Déterminer si la simple répétition est suffisante pour augmenter la performance de rappel

[Méthode]
Tâche de rappel libre répété : Le participant rapporte plus de mots d’un essai à l’autre (même liste utilisée à tous les essais)

Matériel : Liste de 22 mots non-reliés entre eux
Rationnel : Si l’exposition supplémentaire aux mots est suffisante pour améliorer la performance, alors on peut adéquatement expliquer le transfert en MLT à l’aide de la simple répétition

Procédure :
~~~
Groupe expérimental
* Pré-tâche : Lire à voix haute la liste A (6 fois)
** Pas d’intention d’apprendre les mots en pré-tâche
Groupe contrôle
* Pré-tâche : Lire à voix haute la liste B (6 fois)
** Pas d’intention d’apprendre les mots en pré-tâche
* Tâche pour les deux groupes : Rappel libre de la liste A (12 fois)
~~~

  1. S’il est vrai que la simple répétition est suffidante pour créer des traces plus forte en MLT, on devrait s’attendre à quel résultat ?
  2. Quel est le résultat de cette étude ?
A

S’il est vrai que plus de répétition = traces plus fortes en MLT, la performance de rappel moyenne sera supérieure pour le groupe expérimental qui ont lu à voix haute les mots de la liste du rappel libre 6 fois avant la tâche.

Résultat : Il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes …

34
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

Subjective organization and effets of repetition in multi-trial free-recall learning – Tulving (1966) : Experience 1

[But]
Déterminer si la simple répétition est suffisante pour augmenter la performance de rappel

[Méthode]
Tâche de rappel libre répété : Le participant rapporte plus de mots d’un essai à l’autre (même liste utilisée à tous les essais)

Matériel : Liste de 22 mots non-reliés entre eux
Rationnel : Si l’exposition supplémentaire aux mots est suffisante pour améliorer la performance, alors on peut adéquatement expliquer le transfert en MLT à l’aide de la simple répétition

Procédure :
~~~
Groupe expérimental
* Pré-tâche : Lire à voix haute la liste A (6 fois)
** Pas d’intention d’apprendre les mots en pré-tâche
Groupe contrôle
* Pré-tâche : Lire à voix haute la liste B (6 fois)
** Pas d’intention d’apprendre les mots en pré-tâche
* Tâche pour les deux groupes : Rappel libre de la liste A (12 fois)
~~~

Qu’est-ce qu’on peut conclure de cette étude ? Quel est le facteur clé du transfert en MCT en MLT selon les auteurs de l’étude ?

A

La simple répétition (pratique) n’améliore donc pas la mémoire. Alors, le « temps passé » dans la MCT n’est pas le facteur crucial pour comprendre l’apprentissage à long terme.

Selon Tulving, le facteur clé est l’organisation subjective (aka chunking).
- D’un essai au suivant, la MCT organise la connaissance en unités significatives
- Au rappel, « mots-clés» en MCT aide à récupérer les mots reliés en MLT
- Rappel amélioré

Donc pas tout le contenu de la MCT finit en MLT (mais il faut prouver que c’est en effet avec le chunking que ce transfert est effectivement possible)

35
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

Subjective organization and effets of repetition in multi-trial free-recall learning – Tulving (1966)
Experience 4
[But]
Prouver que c’est par le chunking que le transfert de la MCT à la MLT est possible
[Méthode]
Intention d’apprendre les mots en pré-tâche
~~~
Groupe expérimental
* Pré-tâche : 8 fois rappel libre de la liste A (9 mots utilisés pour la tâche)
* Tâche : 12 fois rappel libre (Liste A + 9 mots)
Groupe contrôle
* Pré-tâche : 8 fois rappel libre de la liste B (9 mots non-utilisés pour la tâche)
* Tâche : 12 fois rappel libre (18 nouveaux mots)
~~~

Hypothèse: On s’attenderait à quel résultat si le modèle modal est vrai ?

Résultats : Quels sont les résultats de l’étude ?

A

[Hypothèse]
Les participants du groupe expérimental ont déjà appris la moitié de la liste, donc devraient être avantagés tout le long du rappel répété.

[Résultats]
Lors des premiers essais, les gens qui étaient dans le groupe expérimental performent significativement mieux dans la tâche de rappel libre que le groupe contrôle.

Mais avec les répétitions supplémentaires, le groupe expérimental est désavantagé.

36
Q

Codage maintenu assez longtemps en MCT, transféré autom. en MLT ?

Subjective organization and effets of repetition in multi-trial free-recall learning – Tulving (1966)
Experience 4
[But]
Prouver que c’est par le chunking que le transfert de la MCT à la MLT est possible
[Méthode]
Intention d’apprendre les mots en pré-tâche
~~~
Groupe expérimental
* Pré-tâche : 8 fois rappel libre de la liste A (9 mots utilisés pour la tâche)
* Tâche : 12 fois rappel libre (Liste A + 9 mots)
Groupe contrôle
* Pré-tâche : 8 fois rappel libre de la liste B (9 mots non-utilisés pour la tâche)
* Tâche : 12 fois rappel libre (18 nouveaux mots)
~~~

Pourquoi le groupe expérimental est désavantagé avec les répétitions supplémentaires ?

Qu’est-ce qu’on peut conclure de cette étude ? Quel est lefacteur clé pour augmenter la performance de rappel ?

A

Lors de la tâche de rappel répété, le groupe contrôle apprend normalement la liste de la tâche en créant des unités significatives (chunks) en partant de zéro.

Le groupe expérimental vu qu’ils doivent utiliser les chunks existants, il ont un avantage au début (rapportent les mots connus), mais pour ajouter des mots au rappel, il faut réorganiser la connaissance (ce qui explique le désavantage)

Donc selon Tulving, le facteur clé pour augmenter la performance de rappel est l’organisation subjective (aka chunking). En effet, d’un essai à l’autre :
* La MCT organise la connaissance en unités significatives
* Avec la nouvelle connaissance, une réorganisation est nécessaire, ce qui ralentit l’apprentissage.

37
Q

V ou F : Si le contenu est maintenu en MCT assez longtemps il sera automatiquement transféré en MLT

A

Faux, le facteur clé pour ce processus est l’organisation subjective

38
Q

Capacité limité/processus de contrôle = fonction d’un syst. unique?

Quelle est la propriété structurelle de la MCT (selon A&S) ET quel est son processus de contrôle ?

A

Propriété structurelle : capacité de la MCT
Effet de récence : Pas de temps de répéter, donc on rapporte les mots avant qu’ils s’effacent. C’est lié à la capacité de la MCT, qui est une propriété structurelle (aka taille du contenant).

Processus de contrôle : Répétition
Effet de primauté : On se rappelle mieux des premiers mots, car ils ont eu suffisamment de temps pour les répéter en MCT, ce qui montre l’effet de transfert à la MLT par répétition en MCT.

39
Q

Capacité limité/processus de contrôle = fonction d’un syst. unique?

Working memory – Baddley & Hitch (1974)
Expérience VIII : Pré-charge et rappel libre

[But]
Déterminer si la capacité et processus de contrôle s’expliquent à l’aide d’un seul système (Atkinson et Shiffrin).

[Méthode]
Matériel : 15 listes de 16 mots non-reliés
Procédure : Tâche de rappel libre avec pré-charge
Conditions :
~~~
1. Rappel libre standard (pas de pré-tâche)
2. Rappel libre avec pré-charge de 3 chiffres
3. Rappel libre avec pré-charge de 6 chiffres
~~~

On s’attenderait à quel résultat si la capacité limitée et le processus de contrôle forment un système unique (pas de sous-système)?

A
  1. Empêche la répétition des mots (donc baisse de l’effet de primauté) = effet sur la répétition
    Le système est occupé à répéter les chiffres

2.Remplit la MCT à pleine capacité (donc baisse de l’effet de récence) = effet sur la capacité
Donc au lieu de pouvoir garder le dernier mot de la liste dans le «contenant», les chiffres vont prendre la place

40
Q

Capacité limité/processus de contrôle = fonction d’un syst. unique?

Working memory – Baddley & Hitch (1974)
Expérience VIII : Pré-charge et rappel libre

[But]
Déterminer si la capacité et processus de contrôle s’expliquent à l’aide d’un seul système (Atkinson et Shiffrin).

[Méthode]
Matériel : 15 listes de 16 mots non-reliés
Procédure : Tâche de rappel libre avec pré-charge
Conditions :
~~~
1. Rappel libre standard (pas de pré-tâche)
2. Rappel libre avec pré-charge de 3 chiffres
3. Rappel libre avec pré-charge de 6 chiffres
~~~

Quels sont les résultats de cette étude ? Qu’est-ce qu’on peut en conclure ?

A

La pré-charge réduit l’effet de primauté, MAIS ne change pas l’effet de récence.

Conclusion
- La pré-charge affecte l’effet de primauté (donc impact sur la répétition)
- La pré-charge n’affecte pas l’effet de récence (donc pas d’impact sur la sortie/capacité de la MCT)
- On peut affecter les propriétés structurelles OU de contrôle séparément

41
Q

**V ou F **: la capacité et le processus de contrôle sont des aspects distincts en MCT (on doit donc postuler des systèmes séparés)

A

Vrai

42
Q

Voici un résumé du modèle de mémoire d’Atkinson et Shiffrin.

Nous avons vu des études qui ont permi de confirmer/réfuter certaines propiétés de ce modèle.

Avec ce qu’on a vu, quelles sont les propriétés de la MCT ?

A
  • Capacité limitée (5 à 9 chunks)
  • Courte durée : (15 à 30 secondes)
  • Oublié causé par interférence proactive
  • Interprété : Tous types de codage (ex: AVL, sémantique, etc.)
  • Le facteur clé pour le transfert en MCT en MLT = L’organisation subjective
  • La capacité et le processus de contrôle sont des aspects distincts en MCT (on doit donc postuler des systèmes séparés)
43
Q
A