Cours 8 : Schizophrénie Flashcards

1
Q

Caractéristique principale de la schizophrénie

A

Psychose : perte de contact avec la réalité

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2
Q

Introduction : schizophrénie : caractéristiques

A
  • Caractérisé par un déficit de la perception et de l’attention
  • Anomalies marquées dans les perceptions, la pensée, les comportements, le sens de soi et la manière de se lier aux autres.
  • Pensée désorganisée, idées décousues, affect plat ou inapproprié, comportement moteur anormal
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Q

Schizophrénie prévalence

A
  • 0,7% (à vie), retenir autour de 1%
  • Variations géographiques/culturelles : p.ex., populations asiatiques ont les prévalences les plus faibles : ceci dit, se retrouve partout dans le monde.
    • chez H que F
  • Apparaît à la fin de l’adolescence, début de l’âge adulte
  • Typiquement entre 18 et 30 ans
  • Un peu plus tôt chez H que chez F (20-24 ans) (chez H, très rare après 35 ans, pas chez F)
  • Après 35 ans, taux de schizophrénie chez H diminue abruptement, pas le cas chez F : autre « peak » à 40 et à 60 ans (impact de l’estrogène ?)
  • Neuroprogressif
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4
Q

Schizophrénie : taux de mortalité

A
  • Espérance de vie plus courte de 20 ans
  • Consommation de drogues illicites (ou cannabis)
  • Effets secondaires des antipsychotiques
  • Faible engagement familial (effritement social autour de la personne souffrant de schizophrénie)
  • Première rémission tardive des symptômes (diminution des symptômes + tard = enjeux plus aigus plus tôt dans la vie)
  • Environ 10% : suicide
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5
Q

Schizophrénie hospitalisations

A
  • H sont davantage hospitalisé comparativement aux F
  • 19.9% des patients des hôpitaux généraux, 30,9% des hôpitaux psychiatriques (surreprésentation)
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6
Q

Schizophrénie : rémission

A
  • Taux varient en fonction des études (autour de 1 sur 3 – 35%) : variabilité dans le taux de rémission chez les personnes atteintes de schizophrénie
    Caractéristiques pour rémission :
  • Symptômes plus légers
  • Meilleur fonctionnement
  • Réponse plus rapide au traitement
  • Durée plus courte de la psychose lorsque non traitée
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7
Q

Schizophrénie troubles concomitants

A
  • TP évitante, paranoïaque, dépendante, antisociale
  • Troubles liés à l’usage d’une substance (37%)
  • Symptômes de trouble de l’humeur (trouble dépressif caractérisé, 40%) et anxieux (phobie sociale, 14.9%)
  • Comorbidité à l’avant plan dans la présentation clinique
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8
Q

Spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques : continuum

A

Trouble délirant → Trouble psychotique bref (1 jour à 1 mois) → Trouble schizophréniforme (1 à 6 mois) → Schizophrénie (6 mois et +)

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9
Q

Trouble délirant

A

Idées délirantes pendant au moins 1 mois

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10
Q

Trouble psychotique bref

A

Symptômes de la schizophrénie (au moins 1 symptômes de 1 à 3) : idées délirantes, hallucinations, discours désorganisé, comportement désorganisé ou catatonique.

Durée de 1 jour à 1 mois

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11
Q

Trouble schizophréniforme

A

Symptômes de la schizophrénie (comme trouble psychotique bref, au moins 1 symptôme de 1 à 3, 2 symptômes au total), symptômes négatifs dans la liste

Durée de 1 à 6 mois

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12
Q

Trouble schizoaffectif

A
  • Caractérisé par une psychose, d’autres symptômes de la schizophrénie et des symptômes thymiques notables (symptômes au niveau de l’humeur)
  • Se distingue de la schizophrénie par la survenue de plus ou 1 épisode de dépression ou de manie
    Ce qui n’est pas le cas de la schizophrénie.
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13
Q

Schizophrénie : mini DSM-5 critères

A

A. 2 (ou plus) parmi les symptômes suivants, chacun devant être présent dans une proportion significative de temps au cours d’une période d’un mois (ou moins en cas de traitement efficace). Au moins l’un des symptômes (1), (2) ou (3) doit être présent :
1. Idées délirantes
2. Hallucinations
3. Discours désorganisé (on ne comprend rien quand la personne parle)
4. Comportement grossièrement désorganisé ou catatonique (comportement non orienté vers un but)
5. Symptômes négatifs
B. Durant une proportion significative de temps depuis le début du trouble, le niveau de fonctionnement dans un domaine majeur tel que le travail, les relations interpersonnelles ou l’hygiène personnel est passée d’une façon marquée en-dessous du niveau atteint avant le début du trouble.
C. Des signes continus du trouble persistent depuis au moins 6 mois. Pendant cette période de 6 mois les symptômes répondant au critère A (symptômes phase active) doivent avoir été présents pendant au moins 1 mois (ou moins en cas de traitement efficace), dans le même laps de temps des symptômes prodromiques ou résiduels peuvent également se rencontrés. Pendant ces périodes prodromiques ou résiduelles, les signes du trouble peuvent ne se manifester que par des symptômes négatifs, ou par 2 ou plus des symptômes listés dans le critère A présents sous une forme atténuée.
Prodromiques : avec symptômes avant-coureur d’une maladie
Résiduels : qui persiste, mais de moindre intensité
D. Un trouble schizoaffectif, ou dépressif, ou un trouble bipolaire avec manifestations psychotiques ont été exclus parce que (1) soit il n’y a pas eu d’épisode maniaque ou dépressif caractérisé concurremment avec la phase active des symptômes, (2) soit, si des épisodes de trouble de l’humeur ont été présents pendant la phase active des symptômes, ils étaient présents seulement pendant une courte période de temps sur la durée totale des phases actives et résiduelles de la maladie
E. Le trouble n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance ou à une autre pathologie médicale
F. S’il existe des antécédents de trouble du spectre de l’autisme ou de trouble de la communication débutant dans l’enfance, le diagnostic surajouté de schizophrénie est posé seulement si des symptômes de schizophrénie nécessaires au diagnostic, sont aussi présents pendant au moins 1 mois (ou moins en cas de traitement efficace).

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14
Q

Spécifications schizophrénie

A
  • Premier épisode, actuellement en épisode aigu (critère A) (crise psychotique, psychose)
  • Premier épisode, actuellement en rémission partielle
  • Premier épisode, actuellement en rémission complète
  • Épisodes multiples, actuellement épisode aigu
  • Épisodes multiples, actuellement en rémission partielle
  • Épisodes multiples, actuellement en rémission complète
  • Continu
  • Avec catatonie (voir définition plus loins)

+ spécifier le niveau de sévérité : évaluation quantitative des symptômes psychotiques

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15
Q

Spécification : épisode aigu

A

Période de temps durant laquelle les critères symptomatiques sont remplis

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16
Q

Spécification : rémission partielle

A

Après un premier épisode, période de temps durant laquelle se maintient une amélioration ou les critères diagnostiques ne sont que partiellement remplis

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17
Q

Spécification : rémission complète

A

Après un premier épisode, période de temps durant laquelle aucun symptôme de la maladie n’est présent

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18
Q

Spécification : continu

A

Symptômes remplissant les critères diagnostiques sont présents la majorité du temps, les périodes de symptômes subliminaux sont très brefs

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19
Q

Symptômes positifs : idées délirantes : définition

A

Convictions fermes, malgré preuves contraires (si une grande partie de la population le croit ça ne peut pas vraiment être délirant)

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20
Q

Symptômes positifs : idées délirantes : 6 types

A

1- Type érotomaniaque : conviction qu’une personne est amoureuse du sujet

2- Type mégalomaniaque : conviction d’avoir un grand talent (non reconnu) ou une compréhension profonde des choses ou d’avoir fait des découvertes importantes.

3- Type de jalousie : conviction que le conjoint/e ou être aimé est infidèle

4- Type de persécution : Conviction d’être la cible d’un complot, escroquerie, espionnage, filature, empoisonnement, harcèlement, calomnies, obstructions à la poursuite de projets à long terme

5- Type somatique : conviction au sujet de fonctions ou sensations corporelles

6- Type mixte : aucun thème ne prédomine

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21
Q

Symptômes positifs : idées délirantes : spécification

A

Avec contenu bizarre

  • « Si elles sont clairement invraisemblables et incompréhensibles pour des personnes d’une même culture et qu’elles ne proviennent pas d’expériences ordinaires de la vie »
  • Bizarre = IMPOSSIBLE
  • P.ex. : conviction qu’un étranger a retiré organes internes de la personne et les a remplacés par ceux d’un autre sans laisser de cicatrices
  • P.ex. non bizarres : conviction d’être sous surveillance policière (pas si bizarre, manque juste de preuves)
  • Incluent les pensées qui impliquent une perte de contrôle de l’esprit ou du corps
    o Vol de pensée
    Croyances que les pensées ont été retirées par une force extérieure quelconque
    o Pensées imposées
    Croyance que des pensées étrangères ont été placées dans son esprit
    o Syndrome d’influence
    Croyance que corps et actions sont agis et manipulés par une force extérieure quelconque
22
Q

Symptômes positifs : hallucinations

A
  • Sensations perçues en l’absence de stimulation externe
    • souvent auditives (74%) que visuelles, p.ex., :
  • Entendre ses propres pensées énoncées par une voix étrangère
  • Entendre des voix se quereller
  • Entendre des voix qui commentent les comportements
    Hallucinations pendant l’endormissement ou au réveil sont considérées normales.
23
Q

Symptômes positifs : discours désorganisé

A
  • Pensée désorganisée, trouble du cours de la pensée
  • Difficulté à organiser ses idées et son discours de manière à être compris
  • Déduit du discours de l’individu : facile à se rendre compte
  • Doit altérer de manière significative l’efficacité de la communication : ne peut pas être compris
  • Déraillements ou relâchement des associations
  • Passer d’un sujet à l’autre très rapidement
  • Pensée tangentielle
  • Réponses reliées de manière indirecte aux questions ou ne pas y être reliées du tout
  • Donc discussion = défi
  • Incohérence ou « salade de mots »
  • Discours gravement désorganisé, pratiquement incompréhensible, ressemble à aphasie réceptive par désorganisation linguistique (pas à savoir)
24
Q

Symptômes positifs : comportement désorganisé

A
  • Comportement moteur anormal ou grossièrement désorganisé (incluant la catatonie)
  • Hygiène affectée, foulard et manteau d’hiver en été, etc.
  • Manifestations diverses : niaiserie puérile à agitation imprévisible
  • Conduit à difficulté à réaliser activités du quotidien
  • Catatonie : réactivité diminuée à l’environnement
25
Q

Catatonie

A

Pas un diagnostic, mais bien une spécification

  • Survient dans le cadre de plusieurs troubles psychiatriques (en spécification)
  • Troubles neurodéveloppementaux, psychotiques, bipolaires, dépressifs et autres causes médicales.
  • « Perturbation prononcée de la psychomotricité qui se manifeste sous forme de diminution de l’activité motrice ou activité motrice bizarre et excessive ».
26
Q

Symptômes négatifs 6 caractéristiques

A

1- Moins proéminents dans autres troubles du spectre
2- Déficits comportementaux
3- Persistent après épisode aigu
4- Impact majeur sur la vie de l’individu (associé à l’invalidité professionnelle, peu d’amitiés)
5- Associés à survenue précoce de lésions cérébrales et perte de capacités cognitives
6- Peuvent être confondues avec effets des médicaments, dépression

27
Q

5 symptômes négatifs

A

1- Diminution expression émotionnelle
2- Avolition
3- Alogie
4- Anhédonie
5- Asociabilité

28
Q

Diminution expression émotionnelle

A
  • ↓ expression émotionnelle du visage
  • ↓ contact visuel
  • ↓ de l’intonation du discours (prosodie)
  • ↓ mouvements des mains, de la tête et du visage qui transmettent accents émotionnels du discours
  • Affecte la majorité des individus qui souffrent de schizophrénie
     Regard vide et éteint, visage sans expression, voix monocorde
     Ne reflète pas l’expérience intérieure (qui n’est pas nécessairement absente)
    Manifestation + motrice qui n’est pas là, la personne ne ressent pas nécessairement rien.
29
Q

Avolition

A
  • Manque d’énergie et d’intérêt ou de persistance dans les activités du quotidien (travail, école, tâches ménagères, etc.)
  • Rester assis à ne rien faire
  • Affecte apparence physique, hygiène
  • Prédicteur de ↓ fonctionnement au quotidien et ↓ qualité de vie
30
Q

Alogie

A
  • ↓ de la production du discours ou pauvreté du contenu → comme si l’individu avait eu une atteinte cérébrale qui atteint le vocabulaire : discours pauvre dans le langage
  • P.ex. :
    « Dieu est le sauveur. Il marche avec moi et parle avec moi. Et euh, d’après ce que je comprends, il y a un tas de gens qui ne se connaissent pas eux-mêmes. Parce qu’ils ne… tous ils… ne se connaissent pas tout simplement. Ils ne savent pas qu’il… euh… semble m’aimer, beaucoup d’entre eux ne comprennent pas qu’il marche et parle avec eux. Et euh… leur montre le chemin. Je comprends aussi que, tous les hommes et toutes les dames, ne vont pas dans la même direction. Certains vont dans une direction différente. Ils prennent des chemins différents. Ils vont ou Jésus Christ veut qu’ils aillent. Comme moi. Il me montre des façons de… euh… distinguer le bien du mal, et de le faire, je ne peux pas faire plus, ni moins que ça »
31
Q

Anhédonie

A
  • Incapacité à ressentir du plaisir
  • Manque d’intérêt envers les activités plaisantes et le sexe
  • Incapacité à avoir des relations intimes
  • En sont conscients
32
Q

Asociabilité

A
  • Réfère aux difficultés sociales importantes
  • Peu d’amis, peu d’aptitudes sociales, ne recherchent pas les contacts sociaux
  • Manifestations durant l’enfance (avant symptômes psychotiques)
    Déficit de cognition sociale : difficulté à reconnaître états émotionnels d’autrui affecte le contact.
33
Q

Schizophrénie : étiologie : diathèse-stress

A

Facteurs expliquant l’arrivée d’une psychose :
- Facteurs génétiques
- Événements prénataux et périnataux

  • Vulnérabilité au cerveau
  • Stress
  • Processus de maturation développementale
34
Q

Étiologie génétique

A
  • Maladie polygénique
  • Transmission génétique d’une prédisposition pour la schizophrénie
  • Influence de l’environnement
  • Membres d’une même famille partagent des expériences communes
  • Expériences de l’individu
    + mon lien familial avec quelqu’un ayant une schizophrénie est étroit, + j’ai de chance de développer une schizophrénie
    Importance du modèle diathèse-stress
  • Études sur la famille
  • Risque ↑ au sein de la même famille : plus le lien familial est étroit, plus le risque ↑
  • Risque ↑ de développer un autre trouble qui est une forme moins grave de schizophrénie (p.ex., TP schizotypique)
35
Q

Étiologie : génétique moléculaire

A
  • 5 troubles psychiatriques majeurs partageraient variations génétiques précises
  • Schizophrénie, trouble dépressif caractérisé, trouble du spectre de l’autisme, trouble bipolaire, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
  • Réponse à : pourquoi, chez 2 personnes qui partagent le même bagage génétique, l’une souffre de schizophrénie et l’autre de dépression ?
  • Encore beaucoup d’infos manquantes…
36
Q

Étiologie biochimique

A

Hypoactivité des neurones DA du cortex préfrontal → Symptômes négatifs

Neurones DA du système mésolimbique ne sont pas inhibés → Symptômes positifs

Donc : si neurones DA du cortex préfrontal sont hypoactifs, ils sont incapables de freiner l’activité des neurones DA de la région limbique, provoquant ainsi une hyperactivité dans la voie mésolimbique DA.
Cortex préfrontal joue rôle important dans symptômes négatifs : hypoactivité des neurones DA dans cette partie du cerveau pourrait en être responsable.
- Hypoactivité dopaminergique préfrontale (déficit de transmission dopaminergique, blocage de récepteurs D1) explique symptômes négatifs et troubles cognitifs
ET
- Hyperactivité dopaminergique sous-corticale explique symptômes positifs
* Médicaments bloquent récepteurs D2 et atténuent symptômes positifs.

37
Q

Étiologie biochimique : recherches récentes

A
  • Autres neurotransmetteurs
  • Nouveaux médicaments agissent sur la sérotonine (5-HT)
  • Faibles taux de glutamate dans fluides cérébrospinal
    PCP mime symptômes schizophrénie et agit sur glutamate
  • Lien entre DA, 5-HT et glutamate
38
Q

Étiologie : structures du cerveau

A
  • Fonctionnement cognitif problématique, notamment déficits de l’attention
  • Perceptions et fonctions exécutives déréglées
  • Trouble neurodéveloppemental : même si les symptômes de la schizophrénie se présentent à l’âge adulte, problèmes associés au développement du cerveau
  • Anormalités du cerveau vont s’aggraver avec le temps
  • Trouble neurodéveloppemental ET « neuroprogressif »
39
Q

Étiologie : structures et fonction

A

Juste savoir qu’il y a des aires du cerveau qui sont anormales

40
Q

Étiologie : 7 facteurs de risque non-génétique

A
  1. Avoir un père âgé
  2. Infection virale de la mère durant la grossesse (p.ex., influence)
  3. Complications obstétriques
  4. Avoir été élevé en ville
  5. Accident à la tête
  6. Consommation de cannabis
  7. Être immigrant
41
Q

Étiologie : rôle du stress psychologique

A
  • ↑ stress au quotidien augmente la probabilité de rechute
  • Classe sociale faible rapporte des taux significativement plus élevés de schizophrénie
    Théorie de la sélection sociale : schizophrénie « cause » classe sociale inférieure
42
Q

Étiologie : rôle de la famille

A
  • Émotions exprimées au sein de la famille (+ négatives) pourraient causer ↑ des rechutes
  • Critiques, surimplication émotionnelle, hostilité, manque de cordialité
  • Expression d’idées bizarres augmente nombre de critiques de la part des proches
  • Critiques des proches encouragent les clients à exprimer des idées bizarres (stressant les critiques)
    Diathèse-stress : impact d’un environnement « négatif », stressant (ne crée pas schizophrénie, mais participe au stress p/r à rechute + intensité symptomatique)
43
Q

Traitement : défis (à savoir)

A
  • Non reconnaissance du trouble par l’individu (déni du trouble ou de sa gravité)
  • Refus de traitement par l’individu (surtout chez type paranoïde)
  • Risque de suicide et de comportements violents
  • Refus de suivre le traitement recommandé
  • Rechutes
  • Altération du fonctionnement avec le temps
44
Q

Objectif du traitement schizophrénie et comment

A

rester ou retourner vivre en communauté : on veut que l’individu soit fonctionnel

  • Traitement médicamenteux approprié : médicament pour symptômes positifs
  • Stratégies pour favoriser l’observance au traitement : suivre le traitement tel qu’indiqué
  • Identification et traitement des troubles concomitants (souvent troubles liés à l’usage d’une substance et dépression) pour atténuer intensité symptômes
  • Thérapies psychosociales pour améliorer symptômes et fonctionnement social et professionnel
45
Q

6 traitements

A
  1. Traitements biologiques : stimulation magnétique transcrânienne répétitive, pharmacothérapie
  2. Thérapie psychosociale : entraînement aux habiletés sociales (psychothérapie)
  3. Thérapies familiales (uni ou multi)
  4. Thérapie cognitive-comportementale
  5. Thérapie de remédiation cognitive
  6. Suivi intensif dans le milieu
46
Q

Traitements biologiques

A
  • Électroconvulsivothérapie : technique peu efficace
  • Psychochirurgie : lobotomie
  • Détruire fibres qui relient lobes frontaux aux centres inférieurs du cerveau
  • Fonctionne particulièrement bien pour patients violents
  • Effets potentiellement délétères : perte d’énergie et pertes cognitives graves
  • Abandon lorsque médicaments provoquent les mêmes effets
  • Aujourd’hui : stimulation magnétique transcrânienne répétitive
  • Soulage certains symptômes, notamment hallucinations auditives
  • Traitements pharmacologie : antipsychotiques (neuroleptiques)
  • Antipsychotiques de première génération (classiques)
    o Effets tranquillisants : bloquent les récepteurs DA au cerveau
    o ↓ symptômes
    o Très populaire
    o 30-50% ne répondent pas favorablement aux antipsychotiques classiques
    o Progrès pharmacologiques modestes depuis
    o Traitement des aspects cognitifs et symptômes négatifs reste un défi
    o Hétérogénéité de réponses des patients aux médicaments : processus « à tâtons »
    o Effets secondaires préoccupants : la moitié des patients arrêtent de prendre leurs médicaments après 1 an
    Effets secondaires préoccupants :
    o Vertiges, vision trouble, agitation, dysfonction sexuelle
    o Effets extrapyramidaux : ressemblent à symptômes de la maladie Parkinson
    o Tremblement des mains, démarche traînante, hypersalivation
    o Dystonie : rigidité musculaire
    o Dyskinésie : contraction anormale des muscles volontaires et involontaires
    o Cambrure du dos, torsion du cou et du corps
    o Akathisie : incapacité à rester immobile
    Antipsychotiques de deuxième génération (atypiques)
    o Améliore l’état de ceux qui répondent peu aux antipsychotiques classiques
    o Moins d’effets indésirables
    o Moins de tentative de suicide
    o Moins de rechute
    Effets secondaires indésirables
    o Syndrome métabolique
    Sensation de faim + augmentation majeure du poids = problèmes de santé
    Effet clamant allant jusqu’à la somnolence : peu d’énergie pour bouger
    Obésité, graisse abdominale, taux de sucre et cholestérol élevés = risques de diabète et cardiaques
    o ↑ risque de mortalité à cause de l’agranulocytose (↓ globules blancs dans le sang)
    Première et deuxième génération, manque de recherche pour avoir meilleures molécules
47
Q

Psychothérapies

A

Entraînement aux habiletés sociales : p.ex., modeling, jeu de rôle
- Autogestion médication → apprendre comment le faire soi-même
- Favoriser les relations amicales
- Résolution de conflits interpersonnels
- Négociation d’accommodement en milieu de travail

48
Q

Thérapies familiales

A
  • Renseigner les patients et leurs proches au sujet de la vulnérabilité au stress, des troubles cognitifs associés à la maladie, ses symptômes et signes de rechute
  • Renseigner et conseiller au sujet des effets des antipsychotiques
  • Encourager les membres de la famille à ne pas se blâmer ni à blâmer le patient pour son trouble et difficultés associées
  • Améliorer la communication et l’aptitude à résoudre les problèmes au sein de la famille
  • Inciter le patient et ses proches à élargir leurs réseaux sociaux, notamment réseau de soutien (autres parents)
  • Démontrer de l’espoir face à l’état du client et permettre de mieux comprendre son rétablissement
  • Une famille ou plusieurs familles à la fois, avec ou sans le patient
  • Familles comme pourvoyeurs de soins
  • Validées empiriquement et fortement recommandées
    SERT À ENSEIGNER, DONNER INFORMATIONS POUR QUE TOUT FONCTIONNE BIEN
49
Q

Thérapie cognitive-comportementale

A
  • Amener le patient à douter de ses voix
  • Diminue intensité, fréquence et détresse associée
  • Travailler les croyances/biais
  • Tendance à sauter à des conclusions hâtives
  • Surattribuer les événements négatifs à causes externes
  • Percevoir menace dans contexte neutre
  • Attitudes dysfonctionnelles prédisent altération du fonctionnement
  • Ex. des hallucinations auditives : travailler les croyances → ↓ fréquence et détresse associée
  • Améliore symptômes et indices de bien-être (fonctionnement social, qualité de vie, estime de soi, gestion du stress, etc.)
  • Validée empiriquement et fortement recommandée
50
Q

THérapie de remédiation cognitive

A
  • Travailler les déficits cognitifs associés à la schizophrénie
  • Attention, mémoire, fonctions exécutives
  • Amélioration du fonctionnement cognitif (et parfois social) et sur cerveau (matière grise)
51
Q

Gestion de cas et suivi intensif dans le milieu

A
  • Gestionnaires de cas = courtiers en services
  • Mettre patient en contact avec fournisseurs de soins appropriés
  • Limites du gestionnaire « seul »
  • Modèle de suivi intensif en milieu et modèle de la gestion des cas graves (privilégie cette méthode maintenant)
  • Équipes multidisciplinaires
  • Fournissent services communautaires : médication, traitement pour abus de substances, aide face aux stresseurs de la vie, psychothérapie, formation professionnelle, aide à la recherche d’un logement et emploi
  • ↓ itinérance et hospitalisations
    (+ j’ai une équipe autour de la personne, + j’ai de chance que cette personne reste dans la communauté : et c’est ce que l’on veut)
52
Q

Vrai ou Faux : il est démontré que la psychothérapie individuelle aide pour la schizophrénie

A

FAUX : il faut absolument autre chose