Développement de la communication et du langage Flashcards

1
Q

Faire un historique de l’étude du langage, jusqu’au 17ème siècle.

A

HÉRODOTE (500 av. J-C) → Pharaon Psammétique → question politique : déterminer la langue la plus ancienne en élevant deux enfants avec des chèvres : « bécos » (pain en phrygien) (proche du cri des chèvres) → antériorité du phrygien.

CRYSTAL (1997) : mêmes questionnements en Allemagne au XIIème siècle (Frederick II), en Angleterre au XVème (James IV), en Inde au XVIème (Akbar le Grand)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
2
Q

Faire un historique de l’étude du langage: XVIII-XIXème

A

XVIIIème et XIXème : précurseurs des études scientifiques. TIEDEMANN (1787) ; DARWIN (1877) → observent leurs enfants. ITARD (1877) → observation de Victor de l’Aveyron.

  • BROCA (1861) :zones spécifiques du cerveau liées au langage articulé.
  • 1870-80 : début des recherches à base expérimentale (philosophie et métaphysique : out)
  • TAINE (1870) : De l’intelligence, (1876) : « acquisition du langage chez les enfants et peuples primitifs ».
  • EGGER (1879) : Le dvt de l’intelligence et du langage chez l’enfant
  • LA CALLE (1881) : « la glossologie, essai sur la science expérimentale du langage » → observation de la variété et valeur sémantique des premiers phonèmes (premiers mois)
  • PEREZ (1882, 2nd édition) : La psychologie de l’enfant, chapitre « l’expression et le langage chez l’enfant » → description de l’évolution du langage dans un contexte de vie quotidienne.
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
3
Q

Faire un historique de l’étude du langage: XXème

A

BINET (1903) : L’étude expérimentale de l’intelligence (1905 ; 1908) : L’échelle métrique de l’intelligence
« tests mentaux » (QI)→ épreuves verbales pour estimer le niveau de langage.

Observations des productions langagières journalières de jeunes enfants ; français : GRÉGOIRE (1937 ; 1947) ; français et serbe : PAVLOVITCH (1920) ; russe : GVOZDEV (1949) ; anglais : LÉOPOLD (1939 ; 1949) → 1ères infos pour déterminer les étapes de l’acquisition du langage.

Milieu XXème : psycho de l’apprentissage de tradition béhavioriste, linguistique structurale, théorie de l’information → psycholinguistique (CHOMSKY, née d’une critique de la position béhavioriste) → dominant à partir des 60s → structure du langage chez l’enfant innéiste.

PIAGET (à partir de 1923) → le dvt du langage est subordonné à celui de la pensée + activité de l’enfantessentielle dans le processus d’ontogénèse.

PIAGET ; CHOMSKY (1975) → grand débat sur l’inné et l’acquis dans le langage

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
4
Q

La communication selon Durkheim

A

Interaction dans un réseau où s’échangent et se partagent des représentations collectives.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
5
Q

La théorie de l’information

A

(Shannon & Weaver, 1949) = modèle simple de
transmission de l’information : émetteur — canal – récepteur. Modèle issu des télécommunications, utilisé en psychologie pour 2 raisons :

  1. Analogie avec système de codage de l’information chez l’homme: Stimuli => récepteurs =>signaux nerveux=> cerveau => réponse
  2. Information quantifiée (importance de la redondance pour la compréhension)

Limites : ignore le caractère interactif et la dimension sociale de la communication + possible d’effectuer une chaîne probable de mots, mais plus difficile de quantifier l’information apportée par la signification des mots eux-mêmes.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
6
Q

L’apport de l’éthologie dans l’étude de la communication.

A

Etudes des systèmes de communication chez l’animal dès le début du XXème.

VON FRISCH : abeilles

LORENZ : mammifères, oiseaux et poissons → mise au point de méthodes et techniques d’observation utilisées pour l’humain.

COSNIER (1982) : étude de la communication non verbale.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
7
Q

Les recherches sur la communication de l’enfant (auteurs, grandes théories).

A

Recherches très récentes → question des processus de socialisation : intégration => acquisition de modes de pensée et de comportement.

PIAGET (1923) : communication = voie d’accès aux processus de pensée. Avant 7 ans : info elliptique; monologue autant que dialogue ; Communication = élément parmi d’autres vers la décentration cognitive.

VIGOTSKY (1925-1934 ; 1997), dvt par BRUNER (1983) : Communication = centre de la théorie, outil majeur de socialisation et d’acquisition grâce à des interlocuteurs plus experts.

Ancrage social du dvt (BERNICOT, TROGNON, GUIDETTI et MUSIOL, 2002)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
8
Q

. Caractéristiques communes des méthodes pour l’étude du langage et de la communication: méthode longitudinale et transversale.

A

Méthode longitudinale : suivi du même enfant tout au long de son dvt. Méthode lourde.
Piaget (1923) et Halliday (1975) avec leurs enfants. Brown (1973) : étude entre 16 et 44 mois du développement de trois anglais (enregistrement une fois par mois au domicile) : analyse avec des critères morphologiques, syntaxiques et lexicaux.

Méthode transversale préférée → groupes d’enfants homogènes. Ne permet pas de courbes individuelles de développement.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
9
Q

Les méthodes d’étude de la compréhension (adaptées aux enfants).

A

Stimulus oral → demande d’une réponse comportementale ou orale (chez l’enfant) → grille de dépouillement ou enregistrement. Enregistrer le délai entre stimulus et réponse → inférer les étapes cognitives.

Épreuve de compréhension → volet métalinguistique ou métapragmatique → l’enfant réfléchit à la tâche et explique sa réponse (Gombert (1990) ; Bernicot (1992))

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
10
Q

Pourquoi utilise-ton très peu de méthodes chronométriques avec les enfants?

A

Temps recueillis très (trop) variables.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
11
Q

Méthodes d’études de la production verbale (liste, détails dans d’autres fiches) avant 3 ans.

A

Méthodes d’étude de la production verbale : situation naturelle ou consigne → enregistrement des productions langagières → transcription et codage.
Méthodes = f (âge) |→ petite enfance (avant 2 ans) → méthodes indirectes : habituation (paradigme de la rotation de la tête, préférence visuelle et réaction à la nouveauté, paradigme de transgression des attentes).

  • A partir de 12 mois, étude des 1ères productions linguistiques.
  • Questionnaire aux parents sur le langage de leur enfant (8 mois- 3 ans) = « Mac Arthur Communicative Development Inventories »
  • Mean Length Utterance (MLU) (BROWN)
  • CHILDES (MACWHINNEY (1991 ; 2003)
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
12
Q

Méthodes d’étude la production verbale après 3 ans.

A

Tests standardisés généraux avec items verbaux (WISC, K-ABC) ou dédiés au langage (ECOSSE : épreuves de vocabulaire, compréhension et vérification devocabulaire –> mesure tous les aspects du langage)

Tâches expérimentales : simulation de situations via jouets ou ordinateur (permet l’étude de la compréhension dans des aspects structuraux comme la voix passive),compléments d’histoire (permet étude compréhension actes de langage)

Mesure de l‘activité cérébrale => déterminer décours temporel (PE) et zonescérébrales impliquées (imagerie fonctionnelle)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
13
Q

Le « Mac Arthur Communicative Development Inventories » (CDI) (FENSON, DALE,… (1993)

A

Questionnaire aux parents sur le langage de leur enfant (8 mois- 3 ans) .

Deux questionnaires standardisés →

1) évaluation des premières étapes du développement du langage (8-16 mois) ;
2) évaluation de la production des mots, de l’émergence de la grammaire (16 – 30 mois)

Adapté en 35 langues.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
14
Q

Le Mean Length Utterance (MLU) de Brown (1973)

A

étude du développement syntaxique →
nombre de morphèmes de la production → indication sur la compétence syntaxique.

Stade I = MLU [1 ; 2] || stade V = MLU [3,5 ; 4] = entre 2 et 4 ans.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
15
Q

Le Childes (MacWhinney, 1991, 2003)

A

Etude des productions naturelles chez l’enfant (et l’adulte) → système informatisé pour gérer la transcription, le codage et l’analyse de données = Child Language Data Exchange System).

Trois modules qui fournissent :

1) les instructions pour gérer la transcription des données ;
2) les instructions pour faire l’analyse automatique des transcriptions ;
3) des données en différentes langues. Accès libre aux corpora (ensemble des productions linguistiques) → partage des données entre chercheurs. CHILDES permet le calcul des longueurs moyennes des énoncés, du nombre total de mots (tokens), du nombre de mots racines (types).

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
16
Q

Les méthodes d’études de la communication dans la paetite enfance

A

MARCOS (1998) → observer les signes de la communication : gestes, regard, expressions faciales, déplacements, conduites d’imitation, interaction avec l’autre, jeux avec les objets (collaboration/compétition)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
17
Q

Les méthodes d’études de la communication après 3 ans.

A

NADEL (1986) : pendant la 3ème année, le contact social avec un pair peut s’organiser et se structurer selon un mode de communication basé sur l’imitation immédiate : 16 enfants filmés, 10 jouets en deux exemplaires → le lendemain, 20 jouets en un exemplaire. Relevé : durée du port, moment de l’abandon, orientation des comportements, type d’activité, émissions vocales, émotionnelles. Imitation immédiate → mesurée par la fréquence et la durée des ports simultanés d’objets identiques.

BEAUDICHON (1982 ; 1999) sur la communication référentielle = faire communiquer des couples d’enfants pour réaliser un objet complexe → un enfant déjà formé à sa construction transmet son savoir (communication verbale) → on peut définir la précision des termes, l’adaptation du discours à l’interlocuteur.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
18
Q

La communication pendant la petite enfance (0-1 an)

A

Capacités précoces permettant l’interaction avec l’environnement (distinction voix de la mère, + réceptifs aux sons de leur langue)

  • Communication mère-enfant

Dès la naissance => dvt d’un code commun prélinguistique: Enfant : cris/pleurs puis vocalisations, regard, expressions faciales,tonicité musculaire, pointage… informent la mère sur ses besoins / Mère : parler bébé (prosodie accentuée, intonation) = langage adressé à l’enfant (LAE), regard, gestes.

  • Attention aux objets : > 9-12 mois : pointage pour attirer l’attention de l’adulte, volonté de manipuler les objets
  • Attention conjointe
  • _Situations d’échange structurées :_Format d’interaction (Bruner, 1983)

Fin 1ère année : l’enfant peut exprimer ses intentions via des gestes et des vocalisations, au sein d’échanges structurés avec partenaire adulte

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
19
Q

L’attention conjointe.

A

BRUNER 1983 → focalisation de l’attention mère-enfant sur le même objet (nommer les objets facilite l’acquisition linguistique ; encore plus efficace si l’intérêt de l’enfant est premier).

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
20
Q

Qu’est-ce qu’un format d’intéraction

A

Structure de base d’un
échange social prototypique = invariants des interactions (face àface, réciprocité), acquis via jeux répétitifs type routine (“coucou”)

21
Q

Le développement phonologique : l’apprentissage des sons et des patterns de sons (période holophrastique)

A

Bébés = capacité importante de discrimination des sons, dans toutes les langues jusque 6 mois, puis disparition au profit de la langue maternelle.
Production de syllabes simples (ba, pa) 6-9 mois, puis production des premiers mots (2 syllabes simples) vers 9-11 mois

BLOOM (1973) : noms mineurs dans une 1ère phase. 16 mois → prépositions, négations, adverbes ; importance des noms de personnes : la nommer, la saluer, l’appeler, désigner ses possessions, pour nommer une de ses actions imminentes.

Période holophrastique : production de mots isolés, simplifiés, à la signification ambigüe (papa = voici papa / papa vient m’aider / le pull de papa…), interprétés comme une phrase par l’entourage grâce au contexte. (pris en comte par Vigotsky et Bruner)

22
Q

Comment évolue la production des premiers mots jusqu’à la deuxième année?

A

Accroissement lent de la production de premiers mots puis accélération pendant la 2ème année. NELSON (1973, 1975) → croissance du vocabulaire de 18 enfants (anglophones) → 10 mots à 15 mois, 50 mots à 20 mois, 200 mots à 24 mois.

CDI → données comparables un peu plus élevées. Accélérations du développement vers 18-20 mois (prise de conscience = capacité à nommer et à catégoriser)

23
Q

La grammaire -pivot (Braine, 1963)

A

Énoncés de 2 mots (P+O ou O+P, P=pivot / O=ouverte, ex : « encore banane ») exprimant différentes relations sémantiques (existence, attribution, localisation,…). Un sert de nom, ou de nom et de verbe.

Mots P moins nombreux que mots O.

Grammaire universelle, vite abandonnée car trop différentes des règles syntaxiques adultes.

Pendant cette période, mesure avec la MLU.

24
Q

L’évolution de la structure de la phrase (2-6 ans)

A
Phrase = syntagme nominal (SN, 2-6 ans) + syntagme verbal (SV, 4-6 ans).
 Progrès quantitatifs (longueur énoncé) et qualitatifs (complexification syntaxe)
 Acquisition progressive (2-6 ans) différents éléments de la phrase :
 1. Aspect syntaxique = ordre : combinaison de mots selon l'ordre grammaire de la langue maternelle (Sujet+Verbe+Objet en français) dès 30 mois
 2. Aspects morphologiques (accords, conjugaisons entre 4-6 ans).

« Est » : avant 2 ans et demi / indicatif présent et passé indéfini : entre 2 an et demi et 4 ans / premières formes du futur vers 4 ans (futur périphrastiques, il va venir). Imparfait et conditionnel : entre 5 et 6 ans.
Jusqu’à 6 ans, les formes du verbe désignent l’aspect de l’action indépendamment de la chronologie

25
Q

Quelles sont les caractéristiques aspectuelles de l’action?

A

Distinction :

action en cours / action intemporelle (« en train de » / « prendre des cours ») ;

déroulement de l’action / résultat de l’action ;

convention dans l’imaginaire (j’étais le gendarme) ;

l’expression du souhait (« ça va être… »)

26
Q

La compréhension des formes actives et passives.

A

BEVER (1970) : compréhension des formes actives/ passives. Phrases sémantiquement réversibles et non réversibles:compréhension des NR plus précoce

SÉGUI et LÉVEILLÉ (1977) → en français, relatives en « qui » → pas d’altération de l’ordre canonique agent-action-patient || relatives en « que » → patient-action-agent.

Compréhension des relatives en « qui » (R / NR) → entre 3½ et 4½ ans, mais production dans des narrations tardives
Compréhension des relatives en « que » : 3½ ans (NR) ; 10½ ans (R).

Relatives NR en « que » → stratégie basée sur les informations sémantiques (OLÉRON, 1979) ; R → pas d’interprétation sur l’ordre canonique, donc interprétation erronée.

Dans certaines langues indo-européennes : forme passive très fréquente → comprise à 2 ans, utilisée à 4 ans.

27
Q

Donner une définition du langage. Quel est son rôle?

A

Ensemble de règles et connaissances partagées qui sous-tendent la communication verbale et les activités sociales.

Représentation : décrire la réalité → mots = instruments pour la découper (cognitif) ; communication : transmettre cette représentation,

28
Q

Qu’est-ce que la double articulation en linguistique (Saussure, 1916)?

A

Relatif au langage et à son organisation.

Axe syntagmatique => succession des unités et leur organisation linéaire dans un énoncé

Axe paradigmatique => possibilité de substituer une unité à une autre

29
Q

Signifiant/signifié: définition

A

Signifiant = image acoustique correspondant à la production du mot ;

Signifié = concept associé au mot.

30
Q

La définition triadique du signe de Peirce: définition et intérêt.

A

Définition triadique du signe pour prendre en compte la relation entre le signe linguistique et ses utilisateurs → rend compte de la polysémie des mots fréquents.

  • Representamen : image sonore ou visuelle du signe
  • Interprétant : signe équivalent qui est crée chez celui à qui s’adresse le representamen.
  • Objet : ce qui correspond au signe
31
Q

Donner un exemple de relation analogique entre signifiant et signifié.

A

Le cri d’un animal employé pour désigner cet animal.

32
Q

La théorie des traits sémantiques

A

Premiers apprentissages de l’enfant → concepts catégoriels.

CLARK (1973) : théorie des traits sémantiques → la définition d’un mot est composée d’unités minimales de sens que les enfants apprendraient pour chaque concept catégoriel.

  • Surextension (d’autres animaux qui ressemblent au chat appelés « chat »)
  • Sous-extension (voiture : seulement la voiture familiale, pas les autres)
  • L’utilisation d’un même mot peut signifier plusieurs choses en fonction du développement du vocabulaire de l’enfant.
  • Restrictions → apparitions d’un vocabulaire plus différencié.

Les traits sémantiques sont acquis par adjonctions et combinaisons successives de traits.

Acquisition des traits généraux puis des traits particuliers. (ex. BERNICOT (1981) sur l’acquisition des verbes : prendre (transmission) acquis avant acheter (transmission objet + argent)

33
Q

Que nous dit Rosch sur l’apprentissage des concepts catégoriels?

A

Les éléments prototypiques (niveau de base) d’une catégorie sont acquis avant les membres moins typiques.

34
Q

Qu’est-ce que la pragmatique? Pourquoi l’étudier?

A

Pragmatique → définir et étudier l’utilisation du langage, déterminer le rapport entre un énoncé, son contexte de production et les utilisateurs du langage.

BERNICOT (1992 ; 2004) : pragmatique → évaluer la question de la construction du sens d’un énoncé par un être humain dans un contexte particulier. Signification transmise par un énoncé = peut être différente de celle qu’on peut déduire de sa structure formelle (métaphore, ironie, implicatures conversationnelles ; Exemple d’implicature : A : « est-ce que tu veux un café ? », B : « Je veux pouvoir dormir tôt. »).

MORRIS (1946) :Pragmatique = étude la relation entre les signes et les interprètes. VERSCHUEREN (1999): étude cognitive, sociale, culturelle du langage et de la communication : comment définir et étudier l’utilisation du langage ?

35
Q

Quels sont les sept thème de la psychologie développementale pragmatique? ERVIN TRIPP et MITCHELL-KERNAN (1977), NINIO et SNOW (1996)

A
  • Acquisition des intentions communicatives et développement de leurs expressions linguistiques (émergence du langage, étude des vocalisations et des gestes)
  • Développement des capacités conversationnelles
  • Développement des systèmes linguistiques gérant la cohésion du discours et le type de discours
  • Développement de la mise en rapport d’une forme linguistique et de sa fonction sociale (fonctions et actes de langage)
  • Acquisition des règles de politesse et autres règles culturelles déterminées par l’utilisation du langage
  • Acquisition des termes déictiques
  • Facteurs pragmatiques influençant l’acquisition du langage (contexte d’interaction dans la petite enfance, conduite d’étayage)
36
Q

Les “ingrédient de la communication” de Veneziano (2000)

A

Conduite volontaire adressée à quelqu’un avec l’intention d’avoir un effet sur lui.

37
Q

Les 6 fonctions communicatives de Halliday

A
  • instrumentale (obtenir quelque chose de l’autre) ;
  • régulatoire (contrôle du comportement d’autrui) ;
  • interactionnelle (salutations, prises de contact) ;
  • personnelle (soi, ses intérêts, sa satisfaction) ;
  • heuristique (augmentation du savoir) ;
  • imaginative (expression de conception du monde et de l’environnement).

Indices macroscopiques → tours de paroles, formes de politesse

38
Q

L’expérience de Beaudichon sur la communication référentielle (1982)

A

Comment des enfants se font comprendre quand il s’agit de communiquer un savoir => la quantité d’information transmise croît entre 8 et 10 ans, comme la réussite du montage → communication plus efficace (répétitions).

Récepteurs : 2 stratégies

  • avoir toutes les informations avant de commencer ;
  • faire au fur et à mesure
  • → évolution en fonction de l’âge et de la situation de communication.
39
Q

Les trois composantes de l’énoncé de Morris (1946) (actes)

A
  • L’acte locutoire → production de mots, morphèmes, dans une langue donnée → le locuteur réfère à quelque chose.
  • L’acte illocutoire → acte social posé intentionnellement par le locuteur lors de la production de l’énoncé.
  • L’acte perlocutoire → effet intentionnel ou non produit sur le destinataire.
40
Q

Qu’est-ce qu’un acte de langage?

A

SEARLE (1972 ; 1982) ; SEARLE et VANDERVEKEN (1985) : taxonomie des actes illocutoires = tout énoncé produit dans une situation de communication correspond à la réalisation d’un acte social, un « acte de langage ».

41
Q

Les 5 actes de langage de Vanderveken (1992)

A
  • Assertifs (→ attribuer la responsabilité sur un état de choses) ;
  • Directifs (→ faire faire quelque chose) ;
  • Engagements / promissifs (→ faire adopter une conduite future) ;
  • Expressifs (→ exprimer un état psychologique) ;
  • Déclaratifs (→ mise en correspondance du contenu avec la réalité : vous êtes engagés).

→ acte de langage = défini par un ensemble de règles pour mieux se comprendre.

42
Q

Le principe de coopération de Grice (1972)

A

Quatre Maximes :
de quantité (contribution → aussi informative que requis)
de qualité (preuves) ;
de relation (« parlez à propos ») ;
de modalité (« soyez clair »).

43
Q

Les énoncés assertifs: études (sur leur reformulation), conclusions

A

Etudes peu nombreuses (difficultés méthodologiques) → capacités des enfants à reformuler leurs énoncés assertifs an cas d’échec de la communication.

Reformulation = indice de la compréhension de l’enfant de l’état mental de son interlocuteur. Demande de clarification de l’adulte → à 2 ans et demi = reformulation des assertions dans 84% des cas (94% pour les directifs).

MARCOS et BERNICOT (1997) : le type de reformulation varie avec le type d’attitude de l’adulte (clarification ou refus) → reformulation ni systématique, ni mécanique.

44
Q

Les énoncés directifs: demandes directes et indirectes (définition + âge de leur compréhension)

A

Demande directe → coïncidence parfaite entre les caractéristiques formelles de l’énoncé et l’acte social.

Demande indirecte : pas de coïncidence (le locuteur signifie autre chose que ce qui est dit.)

  • Dès 1 an et demi = compréhension de demandes directes et indirectes simples (caractère conventionnel et lien étroit avec le contexte).
  • Production des demandes / caractère direct ou indirect ← caractéristiques liées à la situation de communication (contenu, statut de l’interlocuteur). Ensemble des règles d’ajustement réalisé entre 3 et 6 ans.
45
Q

Les énoncés promissifs: leur compréhension par les enfants selon l’âge (expérience de Bernicot)

A

BERNICOT ET LAVAL (1997) : compréhension des promesses chez des français de 3 à 10 ans → compléter une histoire (BD avec deux personnages. Histoires variables (temps du verbe, contexte de production de l’énoncé).

  • 3-6 ans = interprétation des promesses grâce aux caractéristiques contextuelles.
  • 6-10 ans = sans informations contextuelles → prise en compte des marques temporelles (seulement si futur périphrastique)
  • 10 ans = interprétation des promesses ← caractéristiques temporelles.
46
Q

Quels sont les éléments pris en compte par les plus jeunes enfants pour l’interprétation du langage non littéral?

A

Les plus jeunes enfants prennent d’abord en compte les éléments contextuels pour interpréter le langage non littéral.

Rôle important de l’intonation pour le sarcasme (5 ans).

47
Q

Qu’est-ce que le registre langagier? Comment étudie-t-son acquisition?

A

Ensemble des marques langagières structurales appropriées dans un registre social donné.

Adéquation entre la situation de communication et système linguistique conventionnellement définie.

ANDERSON (1986) = méthode des jeux de rôles pour étudier ces acquisitions chez les 4-8 ans.

48
Q

Quelle est la période critique de l’acquisition du langage?

A

Avant 12 ans

49
Q
A