Enjeux politiques du contemporain Flashcards Preview

Cours - Science po > Enjeux politiques du contemporain > Flashcards

Flashcards in Enjeux politiques du contemporain Deck (129)
Loading flashcards...
1
Q

Qu’est-ce qu’un enjeu politique ?

A

C’est à la fois un thème retenu par des acteurs (sens thématique), mais renvoie également aux logiques qui animent les activités de ces acteurs (sens pratique).

2
Q

Quelles sont les caractéristiques que va revêtir un enjeu politique ?

A

La controverse (affrontements publicisés et visibles entre les tenants de points de vue divergents sur un sujet. ) et la politisation. ( l’engagement des acteurs politique dans la controverse).

3
Q

Qu’est ce qu’un problème public selon Erik Neveu ?

A

“Un problème public n’est rien d’autre que la transformation d’un fait social quelconque en enjeu de débat public et/ou en objet d’intervention.”

4
Q

A quoi contribuent les enjeux politiques selon Murray Edelman ?

A

A désigner ce qui est vertueux et utile, dangereux ou inadapté. Les enjeux contribuent à définir les contours du monde social.

5
Q

Qu’est ce qui peut potentiellement devenir un enjeu politique ?

A

Tout fait social s’il est constitué par l’action volontaire de différents opérateurs.

6
Q

Dans quelles arènes les enjeux se jouent-ils ?

A

Dans les arènes médiatiques (journaux, TV), collectives (syndicats, associations etc.) et arènes institutionnelles (assemblées parlementaires…)

7
Q

Quelle est la logique de fonctionnement des arènes médiatiques ?

A

Elles obéissent à des logiques commerciales et économiques et sont contraintes par rapport aux sources.

8
Q

Quelle est la logique de fonctionnement des arènes d’expression collective ?

A

Elles sont en compétition pour la conquête du plus grand nombre d’électeurs ou de membres.

9
Q

Quelle est la logique de fonctionnement des arènes institutionnelles ?

A

Elles dépendent des principes de fonctionnement qui régissent les structures concernées.

10
Q

Comment les promoteurs d’un enjeu politique se débrouillent-ils ?

A

En s’appuyant sur l’intensité dramatique d’un problème, jouer sur la légitimité scientifique du problèmes en faisant appel aux chiffres et statistiques. Il peut aussi s’appuyer sur l’existence d’un relais qui va contribuer à porter un problème sur la scène médiatique.

11
Q

Qu’est ce que la politisation ?

A

C’est la prise en charge d’un débat.

12
Q

Comment la politisation peut-elle se faire ?

A

Sur un mode idéologisé, sur un mode plus technique, à travers un travail de lobbying ou un mode plus pragmatique.

13
Q

A quoi est liée la forme des discours des individus ?

A

A l’état de l’affrontement entre les formes politiques en présences. Les élus choisissent des thématiques et orientent leur discours en fonction de la position qu’ils occupent.

14
Q

Citez un sociologue qui a formalisé et critiqué l’Etat bureaucratique ?

A

Michel Crozier dans son ouvrage “Etat moderne, Etat modeste, stratégies our un autre changement.”

15
Q

Quelle est la définition institutionnelle de la réforme de l’Etat ?

A

Ce sont des actions menées afin d’améliorer le fonctionnement de l’administration.

16
Q

Qu’est ce que le New public management ?

A

Cela part du principe que les services publics sont des organisations comme les autres et peuvent être gérés comme des entreprises.

17
Q

Quelles sont les 2 caractéristiques de la réforme de l’Etat ?

A

Des savoirs et instruments qui prennent l’Etat pour objet d’investigation. L’institutionnalisation du phénomène de réforme (rendu plus visible au sein de l’Etat).

18
Q

Définissez l’institutionnalisation de la réforme de l’Etat.

A

Il y a des ministères qui sont consacrés à la modernisation de l’Etat.

19
Q

Citez un exemple de réforme managériale d’un Etat.

A

Les années Thatcher où la Grande Bretagne devient le théâtre du new public management.

20
Q

Qu’est ce qui se développe en Grande Bretagne lors des années Thatcher ?

A

La contractualisation et l’externalisation des fonctions qui relevaient de l’Etat : évaluation de l’Etat, rationalisation de la dépense publique. Ces axes réformateurs ont été structurants des politiques conservateurs.

21
Q

Citez un exemple de contrôle des dépenses en Grande Bretagne.

A

La création du National Audit office, chargé de s’assurer que toute dépense publique effectuée est engagée en vertu d’un rapport coût-efficacité.

22
Q

Quels sont les objectifs de la réforme pour les autorités brésiliennes ?

A

La décentralisation des services sociaux au profit des municipalités, une plus grande autonomie pour les services sociaux et éducatifs qui doivent être transférés à des organisations sociales sans but lucratif.

23
Q

Est-ce que la réforme de l’Etat est un enjeu spécifique de la période contemporaine ?

A

Depuis les années 2000, il y a une tentative de réappropriation politique de la question de l’Etat. Mais présent depuis plus longtemps.

24
Q

Que fait Michel Debré, ministre de l’économie du gouvernement Pompidou, à la fin des années 60 ?

A

Un plan de rationalisation des choix budgétaires. Celui-ci doit apporter une “aide efficace à la décision grâce à une analyse rigoureuse des buts”

25
Q

Quand Jacques Chaban-Delmas présente-t-il sa déclaration de politique générale qui critique les facteurs de blocage de la société, en présentant son projet de nouvelle société ?

A

Le 15 juin 1969

26
Q

Dans les années 70, que critique Valérie Giscard d’Estaing ?

A

Les lenteurs administratives, les paperasses qui viennent compliquer le quotidien des administrés, l’anonymat de la bureaucratie.

27
Q

Au cours de quelle période voit-on une politique de privatisation en France ?

A

Dans les années 80.

28
Q

Quand a été publiée une circulaire présentée comme un outil de renouveau du service public ?

A

le 23 février 89.

29
Q

Que souligne la circulaire du 23 février 89 ?

A

Elle souligne la nécessité d’une adaptation de l’Etat qui repose sur 4 axes.

30
Q

Quels sont les 4 axes de la circulaire du 23 février 89 ?

A

Une politique de relation au travail rénovée, une politique de développement des responsabilités, le devoir d’évaluation des politiques publiques, et insister sur l’accueil et le service à l’égard des usagers.

31
Q

Quelle circulaire, relative à la préparation et à la mise en oeuvre de la réforme de l’Etat et des services publics, est publiée le 26 juillet 1995 ?

A

La circulaire Juppé.

32
Q

Sur quels aspects la circulaire Juppé met-elle l’accent ?

A

Sur la nécessité d’adaptation aux aspirations de nos concitoyens et aux exigences d’une nouvelle économie.

33
Q

Quelles sont les 3 grandes orientations définies par la circulaire Juppé ?

A

Séparer les missions qui relèvent de l’Etat de celles qui relèvent des acteurs privés, le découpage des compétences entre Etat central et collectivités territoriales, et donner consistance au principe de subsidiarité reconnu par l’UE.

34
Q

Qu’est ce qui est promulguée le 12 août 2001 ?

A

La loi relative aux lois de finances.

35
Q

Que modifie la loi relative aux lois de finances du 12 août 2001 ?

A

Elle introduit la notion de performance dans la gestion de l’Etat, le développement des outils d’information et d’évolution, par exemple en octroyant au parlement un droit de contrôle sur les finances publiques.

36
Q

En quelle année a été publié un décret qui porte sur la création de services interministériels pour la réforme de l’Etat ?

A

En février 2003

37
Q

Le 18 mai 2007, Eric Woerth est nommé à quel poste ?

A

Au ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. C’est la première fois que la fonction publique est rattachée au budget.

38
Q

Quand la RGPP (Révision générale des politiques publiques) est-elle lancée ?

A

Le 10 juillet 2007, par François Fillon.

39
Q

En quoi la RGPP (la Révision générale des politiques publiques) est-elle légitimée ?

A

Car elle s’applique après le constat des maux de l’administration : insuffisante évolution, complexité des procédures, inflation normative.

40
Q

Sous le gouvernement Ayrault en 2012, quel plan est mis en place ?

A

Le plan de modernisation de l’action publique, avec pour objectifs la réduction des dépenses publiques.

41
Q

Quels sont les acteurs qui contribuent à faire apparaître la réforme de l’Etat comme une nécessité ?

A

Les hauts fonctionnaires qui agissent sous différentes casquettes, les médias et les acteurs politiques.

42
Q

Qui sont les hauts fonctionnaires ?

A

Ils sont fortement politisés, intellectuels et certains ont effectué un passage dans le privé. Par leurs écrits, ils revendiquent leur place dans l’administration pour justement se faire entendre.

43
Q

Que dit Michel Crozier à propos des hauts fonctionnaires qui écrivent des ouvrages ?

A

Ils procèdent à une radicalisation libérale de la mise en cause de l’appareil administratif. Ils dénoncent une déraison de l’Etat.

44
Q

Pour Michel Crozier, les hauts fonctionnaires qui éditent des livres dénoncent la déraison de l’Etat. Que reflète cette notion ?

A

Elle reflète l’obésité et les dysfonctionnements de son administration. Les hauts-fonctionnaires dénoncent l’excessive centralisation et prônent pour un pouvoir central plus resserré.

45
Q

Quand a été fondé le Club de l’horloge ?

A

En 1974.

46
Q

Qui compose les rangs du Club de l’horloge ?

A

Des hauts fonctionnaires, anciens étudiants sorti de l’IEP de Paris, ou tout juste sorti de l’ENA. Ils sont tous jeunes.

47
Q

Quelle est la volonté du Club de l’horloge ?

A

Ils veulent créer une nouvelle droite.

48
Q

A quel mouvement d’étude certains membres du Club de l’horloge font-ils partie ?

A

Le mouvement d’Etude et de Recherche sur la Civilisation Européenne (GRECE). Une société de pensée d’extrême droite.

49
Q

Quelles thèses le Club de l’Horloge emprunte-t-il au Mouvement d’Etude et de Recherche sur la Civilisation Européenne ?

A

Le national libéralisme, anti jacobin. Ce qui conduit à élaborer une doctrine hostile au socialisme et à l’intervention étatique.

50
Q

Qui se rencontrent au sein du Club de l’horloge ?

A

Des parlementaires de la droite qui cherchent à exister face à la droite traditionnelle (gaulliste ou giscardienne), ainsi que des militants et fonctionnaires d’extrême droite.

51
Q

De quelle année a été réalisé le rapport Pébereau ?

A

2005

52
Q

Que dit le rapport Pébereau ?

A

Le rapport de la dette est chiffré à 66%

53
Q

Quand la dette a t-elle atteint un rapport de 60% ?

A

En 2002

54
Q

Aujourd’hui, quel est le rapport dette/PIB ?

A

Avec 2000 milliards, près de 90%.

55
Q

Qu’est ce qu’à modifié le rapport Pébereau ?

A

Le mode de calcul, avec une forme renouvelée de calcul et de la formation des termes de la dette.

56
Q

Depuis quand observe-t-on une hausse conséquente du nombre d’articles concernant l’administration ?

A

Depuis les années 70.

57
Q

Comment pourrait-on qualifier les médias, aux vues de leurs articles sur l’administration ?

A

Des entrepreneurs indirects.

58
Q

Citez un journaliste qui réalise de grande enquêtes sur l’administration etc.

A

Passeron, chef du service économique du Monde, écrit une série d’articles sur l’administration.

59
Q

Quels sont les 4 caractéristiques des médias qui sont des entrepreneurs indirects ?

A

Mise en débat à travers des enquêtes, participation d’experts du milieu académique universitaire, création de tribunes d’opinion, intervention de sociologues qui mettent en avant les travaux empiriques et les effets pervers de la démocratie.

60
Q

Citez un professionnel issu de l’université qui intervient régulièrement dans les grands quotidiens nationaux comme Le Monde.

A

Charles Debbasch, président de l’université droit éco d’Aix Marseille et proche de VGE.

61
Q

Citez un individu qui participe aux tribunes d’opinion et qui contribue à la mise en débat de la question administrative ?

A

Georges VEDEL qui a publié en 1972 la psychopathologie de la vie administrative.

62
Q

Pourquoi les médias apprécient-ils la question de la dette ?

A

Parce qu’elle est reconnue comme une réalité dans l’espace politique. C’est une posture peu couteuse pour les médias car elle fait relativement consensus.

63
Q

Comment les médias s’y prennent-ils pour faire de l’audimat avec la question de la dette ?

A

Ils font peser la question de la dette sur les générations futures. Cette question très complexe n’est analysée que de manière superficielle.

64
Q

Qu’est ce que la politisation de la question administrative ?

A

C’est l’Usage de la question de l’administration dans le jeu politique. Ce qui rend possible sa médiatisation.

65
Q

Qu’est ce qui a favorisé la bipolarisation de la vie politique française ?

A

La démission du général de Gaulle en 69 et la mise en oeuvre d’un mode de scrutin universel. (1962) Contribue aussi à construire l’administration.

66
Q

Quel est l’électorat traditionnel que la gauche essaie de conquérir ?

A

Les fonctionnaires.

67
Q

A quoi abouti la signature d’un programme commun au Congrès d’Epinay en 1972 ?

A

A L’intégration de la thématique d’un problème administratif à l’offre politique, tant du PS que du PC. Ce programme représente une stratégie de retour au pouvoir.

68
Q

A droite, quelle sensibilité de droite développe un discours sur l’administration pour tenter de se démarquer des gaullistes ?

A

Les giscardiens, en mettant l’accent sur l’excessive centralisation de l’Etat, et préconisent des mesures pour renforcer les pouvoirs des administrés.

69
Q

Que critique la droite à l’égard de l’administration ?

A

Elle critique l’excessive technocratisation de la bureaucratie. La décision serait aux mains d’experts et de hauts fonctionnaires et il serait donc nécessaire de rendre les rennes au politiques.

70
Q

A quoi correspondent les récentes évolutions ?

A

A l’avènement d’un 4e âge de la noblesse d’Etat.

71
Q

Qui a défini le concept de Noblesse d’Etat ?

A

Pierre Bourdieu.

72
Q

Comment Pierre Bourdieu définit-il la Noblesse d’Etat ?

A

Les élites étatiques sont recrutées dans les sphères bourgeoises de la société. La décision publique serait aux mains des individus issus des milieux les plus élevés.

73
Q

Quel est le paradoxe avec le concept de Noblesse d’Etat ?

A

Les politiques désiraient démocratiser le pouvoir par la voie du concours, avec l’ENA.

74
Q

Qu’est ce que le concours ?

A

C’est une évaluation de la compétence sociale. L’épreuve discriminatoire est une épreuve de langue, ce qui montre bien sa restriction.

75
Q

D’où provient la 1e génération de la Noblesse d’Etat ?

A

Elle est issue des réformes d’après-guerre. Elle comprend les hauts fonctionnaires influencés par l’idéologie du service public. C’est la génération des grands commis de l’Etat.

76
Q

Qu’est ce que Bourdieu a défini comme la 2e génération de Noblesse d’Etat ?

A

La tendance de certains fonctionnaires à entrer en politique. Les cabinets ministérielles apparaissent comme une étape.

77
Q

Qu’est ce qui marque la 3e génération de la Noblesse d’Etat ?

A

Dans les années 80, le développement des fonctions dans le privé et dévalorisation des fonctions d’Etats. Des inspecteurs des finances prennent la tête de grandes entreprises privatisées.

78
Q

Qu’est ce que le pantouflage ?

A

Le passage du public vers le privé, caractérisé notamment par la 3e générations de la Noblesse d’Etat.

79
Q

Qu’est ce qui marque la 4e génération de la Noblesse d’Etat ?

A

L’accession d’entrepreneurs issus d’écoles de commerce aux positions autrefois réservées à ceux qui sortaient de l’ENA. La filière de recrutement accumule HEC et l’ENA.

80
Q

Expliquez le parcours politique de Stéphane Richard.

A

Il rejoint Henry Proglio chez Veolia, s’engage dans la campagne présidentielle de Sarkozy, et devient directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo en 2007, puis de Christine Lagarde. En 2009, il est nommé à la direction de France Télécom.

81
Q

Expliquez le parcours politique de François Pérol.

A

Il a fait l’Ecole des Hautes études commerciales de Paris (HEC), intègre l’inspection des finances, puis fait carrière au Ministère de l’Economie.

82
Q

Hollande est passée par quelles écoles ?

A

HEC, l’ENA, Science Po Paris.

83
Q

Expliquez le parcours politique d’Henry Proglio

A

Il est nommé à la tête d’EDF, entreprise qui a toujours été dirigé par un polytechnicien avant lui. Il se caractérise juste par un passage à l’HEC. Il a également soutenu Sarkozy pendant sa campagne électorale.

84
Q

Qu’est ce qui caractérise les acteurs politiques des cabinets selon Julie Gervais ?

A

Ils se situent à la frontière entre le public et le privé. Dans les cabinets des finances d’Eric Woerth, la plupart des hauts fonctionnaires sont des énarques. Proximité entre le personnel politico-administratif et les prestataires de services privés.

85
Q

Qui met la pression sur les Etats Européens pour qu’ils financent leur déficit public ?

A

L’UE et les agences de notation, à cause des critères de convergence de Maastricht notamment.

86
Q

Quel est le premier texte fondateur de définition des règles du jeu européen ?

A

Le traité de Maastricht adopté en 1992 par la France par référendum.

87
Q

Quand le traité de Maastricht adopté en 1993 entre t-il en vigueur ?

A

Le 1er novembre 1993.

88
Q

Que prévoit le traité de Maastricht ?

A

Que les pays de l’UE peuvent participer à l’union économique monétaire à condition de remplir certains critères dits de convergence.

89
Q

Quels sont les critères de convergence imposés dans le cadre du traité de Maastricht ?

A

Le déficit des administrations publiques ne doit pas dépasser 3% du PIB. La dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB.

90
Q

Quel pacte a précisé les critères de convergence imposés dans le cadre du traité de Maastricht ?

A

Le pacte de stabilité et de croissance adopté par le Conseil Européen d’Amsterdam en juin 1997.

91
Q

Dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance de 1997, à quoi s’engagent les Etats de l’UE ?

A

A parvenir à une position budgétaire proche de l’équilibre, afin de pouvoir faire face à certaines fluctuations conjoncturelles sans dépasser le seuil des 3% du PIB de déficit public.

92
Q

A quoi les Etats européens sont-ils contraint suite au pacte de stabilité et de croissance de 1997 ?

A

Les administrations nationales sont contraintes de présenter au Conseil Européen d’économie et de finance un programme de stabilité qui comprend la prévision de croissance et les politiques pour les 3 ans à venir.

93
Q

Suite au conseil Européen du 9 décembre 2011, un nouveau traité de stabilité est signé. Qu’implique t-il ?

A

Les 25 pays de l’UE sauf Royaume-Uni et République Tchèque s’engagent à la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire. L’évocation de la règle d’or dans ce texte.

94
Q

Citez un traité qui définit l’orientation souhaitée des politiques publiques lors du Sommet de Lisbonne en Mars 2000.

A

La stratégie de Lisbonne : l’accent est mis sur la compétitivité de l’UE, de nouveaux objestifs sont fixés pour que l’UE deviennent l’économie la plus compétitive et dynamique du monde. Moderniser le modèle social européen en investissant dans les ressources humaines et en créant un Etat social actif.

95
Q

A quoi ont vocation les secteurs qui font l’objet d’une régulation publique ?

A

A une forme de standardisation concurrentielle. Il y a une généralisation des pratiques de Benchmarking.

96
Q

Qu’a recommandé la Commission Européenne en 20014 ?

A

Elle souhaite que les Etats opèrent un recentrage stratégique sur les priorités économiques au détriment des enjeux de protection sociale et de développement durable.

97
Q

Qu’est ce qui est décidé lors du nouveau cycle de la stratégie de Lisbonne de 2006-2015 ?

A

Investir dans la connaissance et l’innovation, libérer le potentiel des entreprises et des PME et investir dans le capital humain. Moderniser le marché du travail.

98
Q

Quel épisode a été décisif dans l’établissement durable des critères de Maastricht ?

A

La privatisation de France Telecom en 1994-1995.

99
Q

Lors de sa privatisation, combien de francs France Telecom reverse-t-elle a l’Etat comme provision pour payer les retraites à venir de ses employés ?

A

37.5 milliards de francs. C’est une manière pour l’entreprise d’allégie son bilan comptable.

100
Q

Qu’est ce que Benjamin Lemoine met-il en lumière à propos de la dette?

A

Il montre que les mêmes acteurs politiques ont une perméabilité variable à la question de la dette en fonction de leur position dans le jeu politique.

101
Q

Comment le rapport à la dette a-t-il évolué de la présidence Chirac à la présidence Sarkozy ?

A

Le panel de postures va aller de la mise en scène d’un élu pragmatique, à une position héroïque où l’élu va mettre en scène sa capacité à retourner la contrainte économique.

102
Q

A partir de quel moment la contrainte économique existe-t-elle ?

A

Lorsque les configurations politiques conduisent les acteurs à définir une conjoncture comme un horizon indépassable.

103
Q

Citez 3 différentes de position par rapport à la dette.

A

La présidence Chirac 2002-2005, la production du rapport Pébereau en décembre 2005 et l’imposition de l’évidence poids de la dette 2005-2007. Puis l’élection de Nicolas Sarkozy.

104
Q

Quel est la prise de position vis à vis de la dette sous le gouvernement Chirac entre 2002 et 2005 ?

A

La figure décisionnelle politique s’est construite contre les porteurs de la rigueur qui ont été qualifiés de technicrates déconnectés des réalités sociales et économiques d’un pays qui connaît la récession. La priorité est de préserver la croissance plutôt que de réduire les déficits publiques. Façon d’affirmer la puissance de leurs décisions avec une lecture souple des conventions européennes.

105
Q

Quel est la prise de position vis à vis de la dette après le rapport Pébereau ?

A

Affirmation d’une vérité budgétaire experte qui doit encadrer et enserrer le travail politique. Arrivée de Thierry Breton au Ministère de l’Economie et des finances (il a été patron de Thomson et France Telecom). Exigence de réduction de la dette comme une priorité politique. La dette est érigée en impératif politique.

106
Q

Quel est la prise de position vis à vis de la dette sous la présidence de Sarkozy ?

A

Prend une série de mesures comme des pauses, temps de respiration dans ce processus de réduction de la dette. Mesure du bouclier fiscal qui permet une réduction d’impôt. Sarkozy construit son image de président sur le volontarisme politique avec la nécessité de relancer l’économie en soutenant les entrepreneurs. Mise en place d’un choc fiscal.

107
Q

Quelles sont les caractéristiques de l’Etat social actif ?

A

La valorisation du travail, la cristique des dépenses passives, une conception utilitariste du comportement de ceux qui vont être définis comme “assistés”, stratégie européenne pour l’emploi.

108
Q

Définissez la valorisation du travail, l’une des caractéristiques de l’Etat social actif.

A

En rendant le travail attractif, mot d’ordre de l’OCDE dans les milieu des années 80. Renforcement des incitations au travail, en rendant plus difficile l’accès aux aides sociales, en durcissant les conditions d’obtention et en réduisant les durées d’indemnisation.

109
Q

Citez des exemples de critique des dépenses passives qui font partie des caractéristiques de l’Etat social actif.

A

Exiger un certain nombre de comportements de la part du bénéficiaire en échange des prestations perçues. Nécessité de rééquilibre droits et devoirs des individus.

110
Q

Quel approche Michel Foucault réalise t-il sur la question du pouvoir et de ses instruments ?

A

Il insiste sur les techniques de gouvernement, les actions et abstentions, les pratiques qui constituent la réalité de l’Etat, en approchant l’Etat par ses instruments. C’est une démarche anti-essentialiste. Il se désintéresse des idéologie pour s’attacher aux procédures.

111
Q

En quoi la quantification peut apparaître comme un instrument de gouvernement ?

A

Les chiffres ne reflètent pas le réel mais ils le construisent. La quantification crée une nouvelle façon de penser, de représenter et d’exprimer le monde, et d’agir sur lui.

112
Q

Qu’est ce que le benchmark ?

A

C’est un terme marketing qui vient du monde de l’entreprise et a été repris comme notion/concept appliqué à la sphère politique.

113
Q

Quels sont les 3 éléments centraux du benchmarking ?

A

La mise en chiffre, la comparaison et la concurrence.

114
Q

Quelles sont les origines du benchmarking ?

A

Instrument en vogue dans les entreprises depuis les années 70. Instrument routinisé dans le monde de l’entreprise, il est en deuxième rang des outils les plus utilisés en 2002-2003 (selon un cabinet de conseil en stratégie qui a évolué 6523 entreprises dans près de 40 pays).

115
Q

Comment les Français traduisent-ils le terme benchmarking ?

A

Étalonnage des performances. Les Québecois parlent de parangonnage. (

116
Q

Quel est l’enjeu du benchmarking ?

A

C’est l’établissement d’un modèle, identifier un modèle avec lequel se comparer dans le but de combler l’écart de performance qui sépare l’écard entre les mieux et les moins biens notés. Répond au besoin universel de compétitivité.

117
Q

Complétez cette citation de Robert Camp : “ Qui veut s’améliorer…

A

…doit se mesurer, qui veut être le meilleur doit se comparer.

118
Q

Quand le dispositif Compstat a-t-il été importé en France ?

A

En 1999 mais étendu à partir de 2002 à toute la France par Sarkozy alors ministre de l’intérieur.

119
Q

En quoi consiste le dispositif Compstat ?

A

A un enregistrement informatique des faits de délinquance, dont le but est de fixer des objectifs aux différents chefs de police et pour vérifier les effets des activités. Des réunions mensuelles avec les 5 meilleurs et 5 pires préfets de police étaient organisées. Mise en concurrence des chefs de police.

120
Q

Quelle est la perversité du dispostif Compstat ?

A

On ne triche pas avec les chiffres mais on observe un jeu des chiffres.

121
Q

La loi de 1987 sur le service public pénitentiaire est un véritable tournant, que modifie-t-elle ?

A

Elle augmente l’intervention du privé dans la gestion du service carcéral.

122
Q

Aux Etats-Unis, depuis quand le monde de l’entreprise est présent dans le monde carcéral ?

A

Depuis le début des années 80.

123
Q

Que dit Loïc Wacquant à propos du monde carcéral ?

A

L’avènement du “big government” carcéral s’appuie sur les entreprises privées.

124
Q

Comment s’opère le processus de privatisation relative du système carcéral ?

A

Par l’augmentation de la population carcéral qui provoque un coup supplémentaire que l’Etat tente de réduire en faisant appel à des sociétés privées.

125
Q

Par quel acteur les prisons françaises sont-elles gérées ?

A

Entièrement par l’Etat, mais de plus en plus font l’objet d’une gestion déléguée ou semi-privée avec des partenariat public/privé qui incluent des opérations immobilières, financement et maintenance des constructions. L’Etat devient locataire des établissements pénitenciers.

126
Q

Quel garde des Sceaux, dès 1986, entreprend la construction de nouvelles prisons ?

A

Albin Chalandon qui entendait confier la réalisation et l’exploitation des prisons à des sociétés privées. Finalement, les missions régaliennes de surveillance ont été attribuées à des fonctionnaires d’Etat.

127
Q

Quels étaient les 3 objectifs du projet de privatisation des prisons d’Albain Chalandon, sous le gouvernement Chirac ?

A

La rénovation du parc pénitencier vieux d’avant la Seconde Guerre mondiale, augmenter la capacité d’accueil des prisons, réaménager le territoire (permettre aux détenus d’être le plus proche possible de leur famille).

128
Q

Citez une fonction privatisée dans le milieu carcéral ?

A

Le travail.

129
Q

Quelle est la fonction du travail en milieu carcéral ?

A

N’a pas pour enjeu de faire du profit mais de participer au maintien de l’ordre dans les établissements carcérals. Occupe les détenus, leur procure un revenu et leur permet de se défouler.