Les troubles de l'humeur Flashcards

1
Q

Quels sont les 3 épisodes affectifs possibles?

A
  • Épisode maniaque
  • Épisode hypomaniaque
  • Épisode dépressif caractérisé
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Q

Quels sont les critères diagnostiques de l’épisode maniaque?

A

A. Une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée, expansive ou irritable de façon anormale et persistante, avec une augmentation anormale et persistante de l’activité orientée vers un but ou de l’énergie, persistant la plupart du temps, presque tous les jours, pendant au moins une semaine (ou toute autre durée si une hospitalisation est nécessaire).

B. Au cours de cette période de perturbation de l’humeur et d’augmentation de l’énergie ou de l’activité, au moins 3 des symptômes suivants (4 si l’humeur est seulement irritable) sont présents avec une intensité significative et représentent un changement notable par rapport au comportement habituel :

  1. Augmentation de l’estime de soi ou idées de grandeur.
  2. Réduction du besoin de sommeil (p. ex. le sujet se sent reposé après seulement 3 heures de sommeil).
  3. Plus grande communicabilité que d’habitude ou désir constant de parler.
  4. Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent.
  5. Distractibilité (c.-à-d. que l’attention est trop facilement attirée par des stimuli extérieurs sans importance ou non pertinents) rapportée ou observée.
  6. Augmentation de l’activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice (c.-à-d. activité sans objectif, non orientée vers un but).
  7. Engagement excessif dans des activités à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex. la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables).

C. La perturbation de l’humeur est suffisamment grave pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou des activités sociales, ou pour nécessiter une hospitalisation afin de prévenir des conséquences dommageables pour le sujet ou pour autrui, ou bien il existe des caractéristiques psychotiques.

D. L’épisode n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance (p. ex. substance donnant lieu à abus, médicament ou autre traitement) ou à une autre affection médicale.

N.B. Un épisode maniaque complet qui apparaît au cours d’un traitement antidépresseur (p. ex. médicament, sismothérapie) mais qui persiste et remplit les critères complets d’un épisode au-delà du simple effet physiologique de ce traitement doit être considéré comme un épisode maniaque et conduire, par conséquent, à un diagnostic de trouble bipolaire I.

N.B. : Les critères A à D définissent un épisode maniaque. Au moins un épisode maniaque au cours de la vie est nécessaire pour un diagnostic de trouble bipolaire I.

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3
Q

Quels sont les critères diagnostiques d’un épisode hypomaniaque?

A

A. Une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée, expansive ou irritable de façon anormale et persistante, avec une augmentation anormale et persistante de l’activité ou du niveau d’énergie, persistant la plupart du temps, presque tous les jours, pendant au moins 4 jours consécutifs.

B. Au cours de cette période de perturbation de l’humeur et d’augmentation de l’énergie ou de l’activité, au moins 3 des symptômes suivants (4 si l’humeur est seulement irritable) sont présents avec une intensité significative et représentent un changement notable par rapport au comportement habituel :

  1. Augmentation de l’estime de soi ou idées de grandeur.
  2. Réduction du besoin de sommeil (p. ex. le sujet se sent reposé après seulement 3 heures de sommeil).
  3. Plus grande communicabilité que d’habitude ou désir constant de parler.
  4. Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent.
  5. Distractibilité (p. ex. l’attention est trop facilement attirée par des stimuli extérieurs sans importance ou non pertinents) rapportée ou observée.
  6. Augmentation de l’activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice.
  7. Engagement excessif dans des activités à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex. la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables).

C. L’épisode s’accompagne de modifications indiscutables du fonctionnement, qui diffère de celui du sujet hors période symptomatique.

D. La perturbation de l’humeur et la modification du fonctionnement sont manifestes pour les autres.

E. La sévérité de l’épisode n’est pas suffisante pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou social, ou pour nécessiter une hospitalisation. S’il existe des caractéristiques psychotiques, l’épisode est, par définition, maniaque.

F. L’épisode n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance (p. ex. substance donnant lieu à abus, médicament ou autre traitement).

N.B. : Un épisode hypomaniaque complet qui apparaît au cours d’un traitement antidépresseur (p. ex. médicament, sismothérapie) mais qui persiste et remplit les critères complets d’un épisode au delà du simple effet physiologique de ce traitement doit être diagnostiqué comme un épisode hypomaniaque. Toutefois, la prudence s’impose car un ou deux symptômes (en particulier une augmentation de l’irritabilité, de la nervosité ou de l’agitation après la prise d’un antidépresseur) ne sont pas suffisants pour un diagnostic d’épisode hypomaniaque, et ne sont pas obligatoirement indicatifs d’une diathèse bipolaire.

N.B. : Les critères A à F définissent un épisode hypomaniaque. Les épisodes hypomaniaques sont fréquents dans le trouble bipolaire I mais ne sont pas nécessaires pour poser ce diagnostic.

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4
Q

Quels sont les critères diagnostiques d’un épisode dépressif caractérisé?

A

A. Au moins cinq des symptômes suivants sont présents pendant une même période d’une durée de 2 semaines et représentent un changement par rapport au fonctionnement antérieur ; au moins un des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, soit (2) une perte d’intérêt ou de plaisir.

N.B. : Ne pas inclure des symptômes qui sont manifestement imputables à une autre affection médicale.

  1. Humeur dépressive présente quasiment toute la journée, presque tous les jours, signalée par la personne (p. ex. se sent triste, vide ou sans espoir) ou observée par les autres (p. ex. pleure). (N.B. : Éventuellement irritabilité chez l’enfant et l’adolescent.)
  2. Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités quasiment toute la journée, presque tous les jours (signalée par la personne ou observée par les autres).
  3. Perte ou gain de poids significatif en l’absence de régime (p. ex. modification du poids corporel excédant 5 % en un mois), ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours. (N.B. : Chez l’enfant, prendre en compte l’absence de prise de poids attendue.)
  4. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
  5. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).
  6. Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.
  7. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se reprocher ou se sentir coupable d’être malade).
  8. Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
  9. Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis, tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

B. Les symptômes induisent une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

C. L’épisode n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance ou d’une autre affection médicale

N.B. : Les critères A à C définissent un épisode dépressif caractérisé. Les épisodes dépressifs caractérisés sont fréquents au cours du trouble bipolaire I mais leur présence n’est pas requise pour son diagnostic.

N.B. : Les réponses à une perte significative (p. ex. deuil, ruine, pertes au cours d’une catastrophe naturelle, maladie grave ou handicap) peuvent comprendre des sentiments de tristesse intense, des ruminations à propos de la perte, une insomnie, un manque d’appétit et une perte de poids, symptômes inclus dans le critère A et évoquant un épisode dépressif.

Bien que ces symptômes puissent être compréhensibles ou jugés appropriés compte tenu de la perte, la présence d’un épisode dépressif caractérisé, en plus de la réponse normale à une perte importante, doit être considérée attentivement. Cette décision fait appel au jugement clinique qui tiendra compte des antécédents de la personne et des normes culturelles de l’expression de la souffrance dans un contexte de perte.

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5
Q

Comment peut-on distinguer un épisode maniaque d”un épisode hypomaniaque en clinique?

A

Les symptômes reliés à ces épisodes sont les mêmes. Par contre, ils diffèrent selon la sévérité de ceux-ci. Effectivement, un épisode maniaque amène une hospitalisation ou une altération marquée du fonctionnement, tandis qu’un épisode hypomaniaque s’accompagne de modifications du fonctionnement (ne fait pas d’actions amenant des conséquences graves par exemple).

De plus, il ne peut pas y avoir des symptômes psychotiques en hypomanie, contrairement aux épisodes de manies.

*** Il est cliniquement difficile de faire la différence entre les 2, puisque les patients ont généralement une faible autocritique lors de leurs épisodes maniaques. Les patients décrivent d’ailleurs souvent leurs épisodes comme moins intenses qu’ils le sont réellement, d’où l’avantage d’un avis externe. ***

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6
Q

Décrire la présentation clinique d’un patient en épisode dépressif en ce qui a trait à :

  • Son état général
  • Son affect et son humeur
  • Son discours
  • Ses distorsions perceptuelles
  • Sa pensée
  • Ses fonctions cognitives
  • Son contrôle pulsionnel
  • son jugement
  • sa fiabilité
A

Son état général

Le patient sera fatigué, les patients souffrant presque toujours d’insomnie. Il pourra avoir maigrit ou pris du poids et consulter pour des plaintes somatiques (la dépression s’accompagne souvent de plaintes somatiques).

Ses affects et son humeur

Le patient peut se présenter avec une humeur irritable voire colérique. L’intérêt pour ses activités quotidiennes s’amenuise, le désir d’agir aussi, les sources habituelles de plaisir le laissent sans joie ; c’est l’anhédonie. Ses affects peuvent être mobilisable si l’épisode dépressif n’est pas majeur, mais seront davantage limités et moins mobilisables lorsque l’épisode sera sévère.

Son discours

En général, on observe une diminution de la vitesse de traitement de l’information, des difficultés attentionnelles et de concentration ainsi que des troubles de la mémoire de rappel. Ceci peut influencer le discours ; celui-ci peut se dérouler plus lentement.

Ses distorsions perceptuelles (ø informations …)

Sa pensée

Les pensées du patient deviennent moroses ; le patient déprimé se dit que rien de ses accomplissements ou de ses projets n’a de valeur, il s’autodéprécie. Il se sent coupable et peut se reprocher sans cesse ses échecs et ses malheurs passés. Il envisage le futur tout aussi négativement, son rétablissement lui paraît improbable et le désespoir peut s’installer. Le patient souffrant en vient souvent à penser à la mort et à la souhaiter.

Ses fonctions cognitives

L’activité psychomotrice du patient dépressif est souvent altérée. On distingue une forme ralentie (la plus commune) et une forme plus anxieuse ou agitée :

  • Ralenti : Le patient parle peu, bouge et pense lentement, peine à se sortir du lit. Plus rarement, il s’enferme dans le mutisme et l’immobilité totale de la catatonie.
  • Anxieux/agité : Le patient peut parler plus vite, s’inquiéter de tout tandis que des pensées anxieuses et pessimistes se bousculent dans sa tête. Préoccupations et comportements phobiques, attaques de panique ou ruminations obsessives sont chose commune.

Son contrôle pulsionnel - Son jugement - Sa fiabilité (ø informations …)

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7
Q

Décrire la présentation clinique d’un patient en épisode maniaque en ce qui a trait à :

  • Son état général
  • Son affect et son humeur
  • Son discours
  • Ses distorsions perceptuelles
  • Sa pensée
  • Ses fonctions cognitives
  • Son contrôle pulsionnel
  • son jugement
  • sa fiabilité
A

Son état général

Augmentation du niveau d’énergie, une expansivité et une accélération au niveau psychomoteur.

Ses affects et son humeur

L’épisode maniaque associe généralement une expansivité et une élévation de l’humeur. L’humeur d’un patient est typiquement labile, avec une alternance rapide et souvent sans raison apparente de l’euphorie à la colère, de la bonhommie à l’impatience, etc.

Son discours

Le débit verbal est augmenté, avec une pression du discours pouvant aller jusqu’à la logorrhée. Le discours est marqué d’une mimique très expressive et d’une agitation qui peut parfois nécessiter des mesures de restriction d’urgence.

Ses distorsions perceptuelles

Les symptômes psychotiques sont fréquents au cours des états maniaques. Il peut s’agir d’hallucinations auditives ou plus rarement visuelles. Les idées délirantes sont plus fréquentes que les hallucinations, et elles sont présentes chez plus de la moitié des patients. Celles-ci sont généralement peu élaborées comparées à un schizophrène.

Sa pensée

L’accélération psychique rend la pensée du patient souvent difficile à suivre avec classiquement une « fuite des idées ». Le patient commente toutes les stimulations qu’il perçoit autour de lui et en lui.

Ses fonctions cognitives

Les fonctions psychomotrices sont augmentées en termes de rapidité. Le patient est hypervigilant; il ne peut se concentrer efficacement. l’hyperpsychisme avec distractibilité, hypermnésie et troubles du jugement sont aussi habituels.

Son contrôle pulsionnel (ø informations …)

Son jugement

Son jugement, du fait de sa faible autocritique est altéré. Il y a d’ailleurs fréquemment un engagement excessif dans des activités à potentiel élevé de conséquences dommageables.

Sa fiabilité

Règle générale, l’autocritique est faible chez les patients et ils tendent à sous-estimer les comportements et conséquences de l’épisode maniaque. Avoir une histoire collatérale peut être bien pertinente afin d’avoir une bonne histoire fiable.

*** Chez les enfants, les caractéristiques classiques de la MAB sont moins présentes. Les épisodes affectifs sont moins évidents et le fonctionnement est compromis entre les épisodes. Ils peuvent démontrer des signes d’instabilité émotionnelle, une dysrégulation comportementale et des troubles cognitifs.

Chez les personnes âgées, la phase de manie est d’intensité moindre que chez les adultes habituellement. Elle est surtout caractérisée par de l’irritabilité. La réponse au traitement est souvent moindre. ***

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8
Q

Donner des exemples de plaintes somatiques en dépression

A

Certaines manifestations neurovégétatives sont quasi universelles en dépression :

  • Insomnie,
  • ↓ appétit,
  • amaigrissement
  • ↓ libido,
  • dysfonction sexuelle secondaire
  • Constipations préoccupantes / Malaises digestifs
  • Céphalées / nausée
  • Palpitations
  • Dlrs musculosquelettiques et abdo
  • Paresthésies
  • Préoccupation hypocondriaque
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9
Q

Décrire les déficits cognitifs des troubles de l’humeur

A

Les déficits cognitifs s’observent même durant la phase euthymique chez les patients en rémission et touchent 3 domaines :

  • Attention et vitesse de traitement de l’information
  • Mémoire épisodique, surtout verbale
  • Fonctions exécutives.

Il est à noter que les déficits sont généralement moindres que chez les schizophrènes. Ils peuvent exister dès le début de la maladie et être associés à des facteurs génétiques.

Par ailleurs, les psychotropes utilisés dans le traitement des MAB peuvent aggraver les troubles cognitifs (stabilisateur de l’humeur : lithium et acide valproïque).

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10
Q

Quelle est la différence entre le trouble affectif et l’épisode affectif ?

A

les troubles se diagnostiquent en déterminant quels sont les épisodes affectifs qu’un patient a eu dans sa vie jusqu’à maintenant.

Un trouble affectif est une maladie qui se diagnostique en considérant l’évolution de celle- ci. Un épisode est une période circonscrite dans le temps et non un diagnostic. C’est en identifiant quels sont les épisodes vécus et comment ceux-ci évoluent que l’on peut faire un diagnostic

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11
Q

Quels sont les types d’épisodes possibles pour les troubles suivants :

  1. Trouble bipolaire I
  2. Trouble bipolaire II
  3. Trouble dépressif caractérisé
A

1. Trouble bipolaire I

  • Épisode maniaque (nécessaire)
  • Épisode hypomaniaque
  • Épisode dépressif caractérisé

2. Trouble bipolaire II

  • Épisode hypomaniaque (nécessaire)
  • Épisode dépressif caractérisé (nécessaire)

3. Trouble dépressif caractérisé

  • Épisode dépressif caractérisé (nécessaire)
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12
Q

Quelle est la prévalence de la MAB? Le sexe le plus touché? L’âge d’apparition?

A

MAB type 1 : environ 1%

MAB type II : environ 1,1%

MAB non spécifiée : 2,4%

Prévalence totale : 4,5%

F=H

Apparition habituellement < 25 ans

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13
Q

Quelles sont les étiologies biologiques de la MAB?

A

Facteurs génétiques

  • Les études sur les jumeaux suggèrent une forte composante génétique avec une cause épigénétique (influencés ou non par l’environnement). On note d’ailleurs un risque X 10 si un membre de la famille du 1er degré est atteint.
  • 50 – 80 (chiffre accepté de 63) % de concordance jumeaux monozygotes
  • 10 – 30 % de concordance chez les jumeaux hétérozygotes

Facteurs neurobiologiques

On remarque des anomalies sur les systèmes des monoamines biogènes (DA, A, NA et 5HT) + plusieurs neuropeptides chez les patients.

Neuroanatomie et imagerie cérébrale

Anomalies structurelles non spécifiques, mais anomalies en neuro-imagerie fonctionnelle au niveau du cortex antérieur, des circuits sous-corticaux, thalamo-corticaux et des noyaux gris qui corrèle avec l’état clinique de la maladie.

Sommeil et rythmes circadiens

***Alors que les gènes confèrent une vulnérabilité pour favoriser l’apparition de la maladie (génétique), les facteurs environnement permettent ou non son expression (épigénétique). ***

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14
Q

Qu’est-ce que le kindling?

A

embrasement ou sensibilisation en français.

Il s’agit d’un mécanisme proposé pour expliquer le déclenchement des épisodes d’une MAB

Il est fréquent qu’un premier épisode dépressif ou maniaque soit provoqué par un stresseur identifiable dans l’environnement (perte d’emploi, deuil, séparation, etc.). La MAB évolue ensuite de façon autonome, sans cause ou évènement déclenchant pour les épisodes subséquents.

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15
Q

Quels sont les critères diagnostiques du trouble cyclothymique?

A

A. Existence pendant au moins 2 ans (au moins 1 an chez les enfants et les adolescents) de nombreuses périodes pendant lesquelles des symptômes hypomaniaques sont présents sans que soient réunis les critères d’un épisode hypomaniaque et de nombreuses périodes pendant lesquelles des symptômes dépressifs sont présents sans que soient réunis les critères d’un épisode dépressif majeur.

B. Durant la période de 2 ans décrite ci-dessus (1 an chez les enfants et les adolescents), les périodes hypomaniaques et dépressives ont été présentes pendant au moins la moitié du temps et la personne n’a pas connu de période de plus de 2 mois consécutifs sans les symptômes

C. Les critères pour un épisode dépressif caractérisé, maniaque ou hypomaniaque n’ont jamais été réunis.

D. Les symptômes du critère A ne sont pas mieux expliqués par un trouble schizoaffectif, une schizophrénie, un trouble schizophréniforme, un trouble délirant ou par un trouble spécifié ou non spécifié du spectre de la schizophrénie ou un autre trouble psychotique.

E. Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques d’une substance (p. ex., une substance donnant lieu à abus, médicament) ou à une autre affection médicale (p. ex., hyperthyroïdie).

F. Les symptômes entraînent une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

*** Trouble bipolaire sans épisode d’hypomanie franche. Peut être vu comme un trait qui met à risque d’évoluer vers une MAB ***

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16
Q

Quelle est la différence entre la dépression bipolaire et unipolaire?

A

On parle de dépression bipolaire quand il y a alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes maniaques (TB type I) ou hypomaniaques (TB type II).

On parle de dépression unipolaire quand il n’y a que des épisodes dépressifs.

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17
Q

Y a-t-il une différence entre épisodes dépressifs et le trouble dépressif caractérisé?

A

Les critères DSM-5 de l’épisode dépressif unipolaire sont les mêmes que ceux du trouble dépressif caractérisé (majeur).

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18
Q

Quels sont les 12 spécificateurs de la MAB type 1

A

Épisode actuel

• avec détresse anxieuse ;

• avec caractéristiques mixtes ;

  • avec caractéristiques mélancoliques ;
  • avec caractéristiques atypiques ;
  • avec caractéristiques psychotiques, congruentes à l’humeur ;
  • avec caractéristiques psychotiques, non congruentes à l’humeur ;
  • avec caractéristiques catatoniques ;

Évolution :

• avec début lors du péripartum ;

• avec cycles rapides ;

• avec caractère saisonnier.

Spécifier l’évolution (rémission partielle / complète après 2 mois)

Spécifier la sévérité des symptômes si les critères complets d’un épisode thymique ne sont pas réunis (léger / moyen / grave)

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19
Q

Quels sont les 11 spécificateurs de la MAB type II?

A
  • Spécifier l’épisode (hypomaniaque vs dépressif)
  • Avec détresse anxieuse
  • Avec caractéristiques mixtes
  • Avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur
  • Avec caractéristiques psychotiques non congruentes à l’humeur
  • Avec catatonie
  • Avec début lors du péripartum
  • Avec caractère saisonnier (seulement pour l’épisode dépressif caractérisé)
  • Avec cycles rapides
  • Spécifier l’évolution (rémission partielle / complète après 2 mois)
  • Spécifier la sévérité des symptômes si les critères complets d’un épisode thymique ne sont pas réunis (léger / moyen / grave)
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20
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec détresse anxieuse » de la MAB?

A

Présence d’au moins deux des symptômes suivants pendant la plupart des jours au cours de l’épisode maniaque, hypomaniaque ou dépressif actuel ou le plus récent

  1. Sentiment d’énervement ou de tension.
  2. Sentiment d’agitation inhabituel.
  3. Difficultés de concentration dues à des soucis.
  4. Peur que quelque chose d’horrible ne survienne.
  5. Sentiment d’une possible perte de contrôle de soi.

Spécifier la sévérité actuelle

Léger : Présence de 2 symptômes.

Moyen : Présence de 3 symptômes.

Moyennement grave : Présence de 4-5 symptômes.

Grave : Présence de 4-5 symptômes avec agitation motrice.

N.B. : La détresse anxieuse a été reconnue comme un symptôme important dans le trouble bipolaire et le trouble dépressif caractérisé, en médecine générale et dans les services spécialisés de santé mentale. Des niveaux élevés d’anxiété ont été associés à un risque suicidaire plus élevé, une durée de la maladie plus longue et une plus forte probabilité de non-réponse au traitement. Il en résulte qu’il est cliniquement utile de spécifier avec soin la présence et le niveau de sévérité de la détresse anxieuse pour la planification du traitement et la surveillance de la réponse thérapeutique.

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21
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques mixtes » de l’épisode maniaque ou hypomaniaque de la MAB?

A

A Les critères complets sont réunis pour un épisode maniaque ou hypomaniaque et au moins trois des symptômes suivants sont présents pendant la plupart des jours au cours de l’épisode maniaque ou hypomaniaque actuel ou le plus récent

  1. Dysphorie ou humeur dépressive au premier plan, signalée par la personne (p. ex. se sent triste ou vide) ou observée par les autres (p. ex. pleure).
  2. Diminution de l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités (signalée par la personne ou observée par les autres).
  3. Ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de ralentissement intérieur).
  4. Fatigue ou perte d’énergie.
  5. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (pas seulement se reprocher ou se sentir coupable d’être malade).
  6. Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis, tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

B. Les symptômes mixtes sont manifestes pour les autres et représentent un changement par rapport au comportement habituel de la personne.

C. Pour les personnes dont les symptômes répondent simultanément aux critères d’un épisode maniaque et dépressif, le diagnostic est celui d’épisode maniaque avec caractéristiques mixtes, compte tenu de l’impact sur le fonctionnement et de la sévérité clinique d’un épisode maniaque.

D. Les symptômes mixtes ne sont pas imputables aux effets physiologiques d’une substance (p. ex. substance donnant lieu à abus, médicament ou autre traitement).

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22
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques mixtes » de l’épisode dépressif de la MAB?

A

A. Les critères complets sont réunis pour un épisode dépressif caractérisé et au moins trois des symptômes maniaques/hypomaniaques suivants sont présents la plupart des jours au cours de l’épisode dépressif actuel ou le plus récent

  1. Humeur élevée ou expansive.
  2. Augmentation de l’estime de soi ou idées de grandeur.
  3. Plus grande communicabilité que d’habitude ou désir constant de parler.
  4. Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent.
  5. Augmentation de l’énergie ou de l’activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel).
  6. Engagement augmenté ou excessif dans des activités à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex. la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables).
  7. Réduction du besoin de sommeil (p. ex. le sujet se sent reposé en dépit d’une réduction du temps de sommeil par rapport à la durée habituelle ; à distinguer d’une insomnie).

B. Les symptômes mixtes sont manifestes pour les autres et représentent un changement par rapport au comportement habituel de la personne.

C. Pour les personnes dont les symptômes répondent simultanément aux critères d’un épisode maniaque et dépressif, le diagnostic est celui d’un épisode maniaque avec caractéristiques mixtes.

D. Les symptômes mixtes ne sont pas imputables aux effets physiologiques d’une substance (p. ex. substance donnant lieu à abus, médicament ou autre traitement).

N.B. : On a pu montrer que les caractéristiques mixtes associées à un épisode dépressif caractérisé constituent un facteur de risque important pour le développement d’un trouble bipolaire I ou II. Pour cette raison, il est cliniquement utile de noter la présence de cette spécification pour la planification du traitement et la surveillance de la réponse thérapeutique.

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23
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec cycles rapides » de la MAB?

A

Au cours des 12 derniers mois au moins quatre épisodes thymiques répondaient aux critères d’épisode dépressif caractérisé, maniaque ou hypomaniaque.

N.B. : Les épisodes sont délimités par la survenue d’une rémission complète ou partielle d’au moins 2 mois ou par le virage à un épisode de polarité opposée (p. ex. épisode dépressif caractérisé vers épisode maniaque).

N.B. : La caractéristique essentielle d’un trouble bipolaire avec cycles rapides est la survenue d’au moins quatre épisodes thymiques au cours des 12 derniers mois. Tous les ordres de survenue, toutes les combinaisons sont possibles. Les épisodes doivent réunir à la fois les critères de durée et de nombre de symptômes d’un épisode dépressif, maniaque ou hypomaniaque et être délimités par la survenue d’une rémission complète ou partielle d’au moins 2 mois ou par le virage à un épisode de polarité opposée. Manie et hypomanie sont considérées comme relevant du même pôle.

À l’exception du fait qu’ils surviennent plus fréquemment, les épisodes survenant au cours de l’évolution d’un trouble à cycles rapides ne sont pas différents de ceux survenant au cours d’un trouble sans cycles rapides.

Les épisodes thymiques comptant pour la définition d’un trouble à cycles rapides ne prennent pas en compte les épisodes directement causés par une substance (p. ex. cocaïne, corticoïdes) ou par une autre affection médicale.

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24
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques mélancoliques » de la MAB type I?

A

A. L’un des éléments suivants a été présent au cours de la période la plus grave de l’épisode actuel :

  1. Perte du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités.
  2. Absence de réactivité aux stimuli habituellement agréables (ne se sent pas beaucoup mieux, même temporairement, lorsqu’un événement agréable survient).

B. Trois éléments (ou plus) parmi les suivants :

  1. Qualité particulière de l’humeur dépressive caractérisée par un abattement profond, un sentiment de désespoir et/ou une morosité ou ce que l’on appelle habituellement une anesthésie affective.
  2. Dépression régulièrement plus marquée le matin.
  3. Réveil matinal précoce (au moins 2 heures avant l’heure habituelle du réveil).
  4. Agitation ou ralentissement psychomoteur marqué.
  5. Anorexie ou perte de poids significative.
  6. Culpabilité excessive ou inappropriée.

N.B. : La spécification « avec caractéristiques mélancoliques » est appliquée quand ces caractéristiques sont présentes au nadir de l’épisode. Il existe une absence quasiment complète – et pas seulement une diminution – de la capacité de prendre du plaisir.

Pour évaluer l’absence de réactivité de l’humeur, on peut se fonder sur le fait que même des activités fortement désirées ne sont pas associées à une amélioration nette de l’humeur. Soit l’humeur ne s’améliore pas du tout, soit elle ne s’améliore que partiellement (p. ex. l’humeur atteint 20 à 40 % de la normale pendant quelques minutes consécutives seulement).

La qualité particulière de l’humeur qui caractérise la spécification « avec caractéristiques mélancoliques » est perçue par la personne comme qualitativement différente de la tristesse éprouvée au cours d’un épisode dépressif non mélancolique. Une humeur dépressive décrite comme un peu plus sévère, plus durable ou présente sans raison particulière n’est pas considérée comme qualitativement différente. Les modifications psychomotrices sont quasiment toujours présentes et observables par d’autres.

Les caractéristiques mélancoliques ne montrent qu’une tendance faible à réapparaître au cours des épisodes ultérieurs chez une même personne. Elles sont plus fréquentes chez les malades hospitalisés que chez les malades ambulatoires ; elles sont moins probables au cours des épisodes dépressifs caractérisés légers qu’au cours des épisodes dépressifs caractérisés graves et elles surviennent plus volontiers au cours des épisodes avec caractéristiques psychotiques.

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25
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques atypiques » de la MAB type I?

A

Cette spécification peut s’appliquer quand ces caractéristiques prédominent pendant la plupart des jours au cours de l’épisode dépressif caractérisé actuel ou le plus récent.

A. Réactivité de l’humeur (c.-à-d. que les événements positifs réels ou potentiels améliorent l’humeur). Il s’agit de la capacité à se sentir mieux lorsque quelque chose d’agréable se produit (p. ex. une visite des enfants, des compliments). L’humeur peut redevenir euthymique (non triste) même pendant des périodes prolongées si les circonstances extérieures restent favorables.

B. Deux (ou plus) des caractéristiques suivantes :

1. Prise de poids ou augmentation de l’appétit significative.

  1. Hypersomnie. Cela peut comprendre soit une augmentation de la durée du sommeil nocturne, soit des siestes en journée conduisant à au moins 10 heures de sommeil par nycthémère (ou au moins 2 heures de plus qu’avant la dépression).
  2. Membres « en plomb » (c.-à-d. sensation de lourdeur, « de plomb » dans les bras et les jambes). Cette sensation est habituellement présente pendant au moins une heure par jour mais elle persiste souvent sans interruption pendant de nombreuses heures.
  3. La sensibilité au rejet dans les relations est un trait durable (non limitée aux épisodes de trouble thymique) qui induit une altération significative du fonctionnement social ou professionnel.

C. Ne répond pas aux critères « avec caractéristiques mélancoliques » ou « avec caractéristiques catatoniques » au cours du même épisode.

N.B. : Le terme « dépression atypique » possède un sens historique (c.-à-d. atypique en comparaison avec les présentations agitées, « endogènes » plus classiques de la dépression, qui étaient la norme quand la dépression était rarement diagnostiquée chez les patients ambulatoires et quasiment jamais chez les adolescents ou les adultes jeunes) et aujourd’hui ne connote pas une présentation clinique rare ou inhabituelle comme il pourrait le laisser supposer.

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26
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques psychotiques » de la MAB?

A

Des idées délirantes ou des hallucinations ont été présentes à un moment de l’évolution de l’épisode. Si des caractéristiques psychotiques sont présentes, spécifier si elles sont congruentes ou non congruentes à l’humeur

Avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur :

Au cours des épisodes maniaques, le contenu des idées délirantes et des hallucinations concorde entièrement avec les thèmes typiquement maniaques de grandeur, d’invulnérabilité, etc. mais peut également inclure des thèmes de méfiance et de persécution, en particulier par rapport aux doutes des autres concernant les capacités du sujet, ses accomplissements, et ainsi de suite.

Avec caractéristiques psychotiques non congruentes à l’humeur :

Le contenu des idées délirantes ou des hallucinations ne concorde pas avec les thèmes typiques de la polarité de l’épisode en cours comme décrit ci-dessus, ou bien le contenu est un mélange de thèmes non congruents et congruents à l’humeur.

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27
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec début lors du péripartum» de la MAB?

A

Cette spécification peut s’appliquer à l’épisode actuel ou, si les critères ne sont pas actuellement réunis pour un épisode thymique, à l’épisode maniaque, hypomaniaque ou dépressif caractérisé le plus récent d’un trouble bipolaire I ou d’un trouble bipolaire II, si le début des symptômes thymiques survient pendant la grossesse ou dans les 4 semaines suivant l’accouchement.

N.B. : Les épisodes thymiques peuvent débuter soit pendant la grossesse soit pendant le post-partum.

Bien que les estimations diffèrent en fonction de la période de suivi après un accouchement, 3 à 6 % des femmes vont connaître le début d’un épisode dépressif caractérisé au cours de la grossesse ou dans les semaines ou mois qui suivent l’accouchement. 50% des épisodes dépressifs caractérisés du « postpartum » débutent en fait avant l’accouchement. Ainsi, ces épisodes sont rattachés collectivement à des épisodes du péripartum.

Les femmes ayant des épisodes du péripartum présentent souvent une anxiété grave et même des attaques de panique. Des études prospectives ont montré que la présence de symptômes anxieux et thymiques pendant la grossesse, ainsi que le « baby blues », augmentent le risque de survenue d’un épisode dépressif caractérisé du post-partum.

Les épisodes avec début lors du post-partum peuvent se présenter avec ou sans caractéristiques psychotiques. L’infanticide est le plus souvent associé à un épisode psychotique du post-partum caractérisé par des hallucinations donnant l’ordre de tuer l’enfant ou par des idées délirantes selon lesquelles l’enfant est possédé mais les symptômes psychotiques peuvent aussi survenir lors d’épisodes thymiques graves du post-partum ne comportant pas de telles idées délirantes ou hallucinations spécifiques. Les épisodes thymiques (dépressif caractérisé ou maniaque) du post-partum avec caractéristiques psychotiques semblent survenir au cours d’un accouchement sur 500 à 1 sur 1 000 et sont peut-être plus fréquents chez les femmes primipares. La probabilité de présenter un épisode avec caractéristiques psychotiques lors du post-partum est particulièrement augmentée chez les femmes ayant des antécédents d’épisodes dépressifs lors du post-partum mais aussi chez celles présentant des antécédents de trouble dépressif ou bipolaire (notamment le trouble bipolaire I) et celles avec des antécédents familiaux de trouble bipolaire. Quand une femme a présenté un épisode avec caractéristiques psychotiques lors du postpartum, le risque de récurrence pour chaque accouchement ultérieur est de 30 à 50 %.

Les épisodes lors du post-partum doivent être distingués d’un état confusionnel survenant lors du post-partum, lequel se caractérise par une fluctuation du niveau de vigilance ou de l’attention. La période du post-partum est une période à part en raison de l’importance des altérations neuroendocriniennes et des adaptations psychosociales, de l’influence potentielle de l’allaitement sur la prescription des traitements, et des conséquences à long terme d’un antécédent de trouble de l’humeur du post-partum sur les projets de grossesse ultérieurs.

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28
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractère saisonnier » de la MAB?

A

Cette spécification s’applique aux modalités évolutives des épisodes thymiques au cours de la vie. La caractéristique essentielle est une modalité évolutive saisonnière régulière pour au moins un type d’épisode (c.-à-d. maniaque, hypomaniaque ou dépressif). Les autres types d’épisode peuvent ne pas suivre cette modalité évolutive. Par exemple, un sujet peut avoir des manies saisonnières, alors que ses dépressions ne surviennent pas régulièrement à une période spécifique de l’année.

A. Il existe une relation temporelle régulière entre la survenue des épisodes maniaques, hypomaniaques ou dépressifs caractérisés du trouble bipolaire I ou II et une période particulière de l’année (p. ex. automne ou hiver) dans un trouble bipolaire I ou II.

N.B. : Ne pas inclure les cas où il y a une relation évidente entre la saison et un stress psychosocial (p. ex. chômage régulier chaque hiver).

B. Les rémissions complètes (ou la transformation d’une dépression en une manie ou une hypomanie ou vice versa) surviennent aussi au cours d’une période particulière de l’année (p. ex. disparition de la dépression au printemps).

C. Au cours des 2 dernières années, la survenue des épisodes maniaques, hypomaniaques ou dépressifs caractérisés a confirmé la présence d’une relation temporelle saisonnière selon la définition ci-dessus et aucun épisode non saisonnier de la polarité en cause n’est survenu au cours de cette période de 2 ans.

D. Au cours de la vie entière du sujet, les épisodes maniaques, hypomaniaques ou dépressifs caractérisés à caractère saisonnier (comme décrits ci-dessus) sont nettement plus nombreux que les épisodes maniaques, hypomaniaques ou dépressifs caractérisés à caractère non saisonnier.

N.B. Cette spécification peut s’appliquer aux modalités évolutives des épisodes dépressifs caractérisés du trouble bipolaire I, du trouble bipolaire II ou du trouble dépressif caractérisé récurrent. La caractéristique essentielle est la survenue et la rémission des épisodes dépressifs caractérisés à des périodes particulières dans l’année. Dans la plupart des cas, les épisodes débutent à l’automne ou en hiver et passent en rémission au printemps. Plus rarement on peut observer des épisodes estivaux récurrents.

Les épisodes dépressifs caractérisés qui comportent un caractère saisonnier sont souvent marqués par une perte d’énergie, une hypersomnie, une hyperphagie, un gain de poids et une recherche de glucides au premier plan.

On ne sait pas si le caractère saisonnier est plus fréquent en cas de trouble dépressif caractérisé récurrent, ou de trouble bipolaire. Dans le trouble bipolaire, le caractère saisonnier semble toutefois plus fréquent dans le trouble bipolaire II que dans le trouble bipolaire I. Chez certains sujets, le début des épisodes maniaques ou hypomaniaques peut aussi être lié à une saison particulière. La prévalence du caractère saisonnier de type hivernal varie avec la latitude, l’âge et le sexe. La prévalence croît avec les latitudes élevées. L’âge est aussi un facteur prédictif important du caractère saisonnier, les sujets jeunes présentant un risque plus élevé pour les épisodes dépressifs hivernaux.

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29
Q

Savoir spécifier la sévérité de la MAB (3)

A

Léger : Peu, ou pas, de symptômes supplémentaires par rapport au nombre nécessaire pour répondre au diagnostic ; la gravité des symptômes est à l’origine d’un sentiment de détresse mais qui reste gérable, et les symptômes sont à l’origine d’une altération mineure du fonctionnement social ou professionnel.

Moyen : Le nombre et la gravité des symptômes et/ou de l’altération du fonctionnement sont compris entre « léger » et « grave ».

Grave : Le nombre de symptômes est en excès par rapport au nombre requis pour faire le diagnostic ; la gravité des symptômes est à l’origine d’une souffrance importante et ingérable et les symptômes perturbent nettement le fonctionnement social ou professionnel.

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30
Q

Qu’est-ce que le spectre bipolaire?

A

Le spectre bipolaire réfère à des troubles de l’humeur qui ne répondent pas aux critères de TB type 1 et 2, mais qui semble en partager plusieurs caractéristiques.

Puisqu’il est souvent difficile de délimiter la frontière entre les troubles dépressifs majeurs récurrents et les troubles bipolaires, certains proposent la notion de spectre plutôt qu’une dichotomie entre ces troubles « unipolaire » et « bipolaire ».

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31
Q

Quelles sont les 2 comorbidités les plus fréquemment associées aux troubles bipolaires?

A
  • Abus et dépendance aux substance.

8x plus de chance de développer une dépendance lors d’une MAB. L’alcool est la substance la plus fréquemment utilisée, suivie du cannabis, des stimulants et de la cocaïne

  • Troubles anxieux (Environ 30 % des patients souffrant d’une MAB présentent de façon concomitante un trouble anxieux au moment de leur évaluation, et jusqu’à 60 % des patients bipolaires ont souffert d’un trouble anxieux au cours de leur vie)

*** La comorbidité constitue la règle plutôt que l’exception en MAB. On note d’ailleurs l’abus de substances, les trouble anxieux, les TP (particulièrement TPL) ainsi que plusieurs problèmes de santé physiques, tels les maladies CV, l’obésité, le diabète, les atteintes tyroïdiennes et les migraines. ***

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32
Q

Comment fait on le diagnostic différentiel d’une MAB et d’une schizophrénie?

A

Les troubles affectifs bipolaires sont essentiellement un trouble de l’humeur auquel peut s’ajouter un trouble de la pensée, alors que les troubles schizophréniques sont essentiellement un trouble de la pensée auquel peut s’ajouter un trouble de l’humeur

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33
Q

Comment fait on le diagnostic différentiel d’une MAB et d’un trouble schizoaffectif?

A

Le diagnostic de trouble schizoaffectif implique la persistance des éléments psychotiques au-delà de l’épisode thymique.

Toutefois, la netteté et la fréquence des épisodes dépressifs et maniaques ne doivent pas écarter un diagnostic de trouble schizoaffectif : le DSM-5 souligne que des épisodes thymiques d’intensité syndromique doivent être observés durant une proportion notable de l’évolution du trouble

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34
Q

Comment fait-on le diagnostic différentiel de la MAB et d’un troubl;e psychotique bref?

A

C’est souvent l’évolution qui permet d’établir le diagnostic différentiel entre le TB et la psychose brève.

Des difficultés diagnostiques surviennent lorsque les symptômes psychotiques sont au premier plan, car l’accélération psychomotrice, la fuite des idées, une énergie accrue et la diminution du besoin de sommeil sont des symptômes évocateurs de manie.

À l’inverse, un comportement très désorganisé mais non accéléré avec une perturbation importante du fonctionnement cognitif, des idées délirantes bizarres, l’absenced’accélération psychomotrice oriente plus vers une psychose brève.

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35
Q

Comment fait-on le diagnostic différentiel de la MAB et d’un trouble dépressif caractérisé?

A

Beaucoup de patients bipolaires présentent initialement un épisode dépressif. Il est donc logique, chez tout patient déprimé, de se demander si cette dépression est la manifestation d’un trouble bipolaire non encore diagnostiqué.

L’absence d’antécédents de manie ou d’hypomanie interdit de poser un diagnostic de trouble bipolaire chez un patient déprimé, mais il reste important de rechercher les éléments qui peuvent aider à prédire la survenue de tels épisodes

*** Important de les différencier, car influence le choix de traitement ***

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36
Q

Comment fait-on le diagnostic différentiel entre la MAB et le trouble de la personnalité limite?

A
  • l’affect dépressif de la dépression bipolaire est habituellement plus stable dans le temps, moins réactif à l’environnement, et il est plus facile de déterminer le début et la fin de l’épisode ;
  • des manifestations neurovégétatives (perturbations du sommeil et de l’appétit) sont aussi présentes ;
  • l’affect dépressif associé au TPL est beaucoup plus fluctuant au cours d’une même journée et aussi plus réactif à l’environnement (événements, stresseurs). Les élévations de l’humeur dans le TPL ne satisfont pas, la plupart du temps, aux critères de durée de l’épisode maniaque ou hypomaniaque du DSM et elles sont moins souvent associées à une diminution du besoin de sommeil, à une accélération des pensées et à des antécédents familiaux de trouble bipolaire.
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37
Q

Comment fait-on le diagnostic différentiel entre la MAB et le TDA/H?

A

Sx caractéristiques de la MAB chez l’enfant :

  • Irritabilité ;
  • Opposition ;
  • Changements de l’humeur dans une même journée ;
  • Manifestations comportementales intermittentes et intenses.

Sx caractéristiques de la MAB chez l’adolescent :

  • idées ou gestes suicidaires ;
  • agressions violentes ;
  • manifestations psychotiques ;
  • fuite des idées ;
  • grandiosité ;
  • exaltation de l’humeur ;
  • diminution du besoin de sommeil (insomnie sans fatigue) ;
  • hypersexualité.
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38
Q

Quel est le traitement de la MAB?

A

1 ) Le traitement pharmacologique est la pierre angulaire du traitement.

2) Une TCC ou psychothérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux en combiné peut aider.

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39
Q

Quel est le traitement pharmacologique des épisodes maniaques de la MAB?

A

1) Lithium et acide valproïque
2) On ajoute souvent la rispéridone, l’olanzapine ou la quétiapine (Antipsychotiques atypiques)

*** En situation d’urgence (et en clinique), on utilise fréquemment les antipsychotiques atypiques (début rapide, facilité d’utilisation et effet sédatif notable). En premier épisode de manie, on utilise peu le lithium, l’acide valproïque et la carbamazépine (effet sédatif insuffisant). ***

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40
Q

Quel est le traitement pharmacologique des épisodes dépressifs de la MAB?

A

MAB type 1 : lithium, lamotrigine (anticonvulsivant), quétiapine en 1ère intention.

*** Lorsque l’on envisage une antidépresseur, attention pour ne pas amener un virage en manie → on le couple souvent avec le lithium, l’acide valproïque ou à un antipsychotique atypique. Les ISRS et le bupropion entraîne un moins grand risque de virage.

MAB type 2 : seule la quétiapine (antipsychotique) en monothérapie a été jugée efficace. Les stabilisateurs de l’humeur tels la lamotrigine, le lithium et l’acide valproïque peuvent aussi être utilisés. Comme en TB type 1, l’utilisation d’un stabilisateur de l’humeur couplé ou non avec un antidépresseur est préconisé

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41
Q

Quels sont les traitements non pharmacologiques des épisodes dépressifs de la MAB?

A

Chez les patients sensibles aux saisons → ajouter luminothérapie

Chez les patients en état dépressif majeur non répondants aux traitements pharmacologiques, rapidement envisager l’utilisation de l’électroconvulsivothérapie

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42
Q

Quelles sont les interventions sociales utilisées dans le traitment de la MAB?

A

Les séances formelles de psychoéducation en groupe sont reconnues comme étant efficaces. Elles permettent une meilleure observance au traitement, une diminution des rechutes et une augmentation des délais de récurrences. Les séances de groupe permettent un partage des expériences et une discussion des renseignements fournis. Elles favorisent une meilleure intégration des informations.

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43
Q

Comment peut-on prévenir les rechutes dans la MAB?

A

La recommandation actuelle est de traiter au long cours, puisque l’on considère que les rechutes sont fréquentes (ex : risque de 60-90% pour un épisode maniaque). Le lithium, l’acide valproïque, la carbamazépine, plusieurs antipsychotiques atypiques et la lamotrigine (Lamictal, un aticonvulsivant) sont les psychotropes considérés efficace dans le traitement à long terme des troubles bipolaires.

Bien qu’une monothérapie soit privilégiée, elle est souvent inefficace pour prévenir efficacement les risques de rechute. Les associations médicamenteuses souvent utilisées sont :

  • lithium + acide valproïque / lamotrigine
  • antipsychotique atypique + lithium / acide valproïque.

N.B. : Lamotrigine + efficace pour prévenir les rechutes dépressives.

Les antipsychotiques atypiques semblent utiles pour la prévention de rechutes maniaques, quoique certains sont bons aussi pour les états dépressifs (quétiapine, olanzapine). Le lamotrigine (Lamictal), topiramate (Topamax) et gabapentin (Neurontin) sont inefficace pour limiter les rechutes maniaques.

N.B. : Chez les patients bipolaires, l’utilisation d’un antidépresseur au long cours est à priori à éviter. Il est aussi à noter qu’un rythme circadien et une bonne hygiène de sommeil est primordial pour limiter les épisodes thymiques.

44
Q

Quels sont les suivis à faire lors d’un traitement pharmacologique au long cours d’une MAB

A

Plusieurs médicaments nécessitent des bilans biologiques fréquent au début puis aux 6 mois (ex : TSH, urée/créat pour lithium, dosages sanguins (lithium / acide valproïque / carbamazépine), intox et associations médicamenteuses, bilan lipidique, glycémie, syndrome métabolique (antipsychotiques atypiques).

45
Q

Décrire l’évolution du trouble bipolaire dans le temps selon le premier épisode thymique

A

On retrouve un lien entre un premier épisode de type dépressif et :

  • un début de la maladie plus précoce ;
  • une fréquence plus élevée d’épisodes dépressifs au cours de

l’évolution du trouble bipolaire ;

  • un risque suicidaire plus élevé ;
  • une fréquence accrue de cycles rapides.

Chez les patients dont le premier épisode est maniaque, l’évolution du trouble bipolaire s’accompagnerait d’un plus grand nombre d’épisodes avec symptômes psychotiques.

46
Q

Quelle est la prévalence de la dépression&

A
  • 4.1 – 4.8 % par an au Canada (2002) chez l’adulte
  • 4 – 9 % par an chez l’adolescent

prévalence à vie de 15 %

47
Q

Qui est le plus touché par la dépression?

A

1.5 H à 3 F : 1 H (sauf chez les enfants d’âge préscolaire ou le ratio est pratiquement neutre)

Les jeunes sont plus à risque. arrive Âge médian du premier épisode dépressif à 27 ans. Plus de 40 % des patients souffrant de dépression présentent un premier épisode avant 21 ans.

48
Q

Quel est le modèle étiologique de la dépression?

A
49
Q

Quelles sont les étiologies biologiques de la dépression? (2) Comparer avec la MAB

A

Génétique

Chez les jumeaux homozygotes, on a une corrélation de 35 – 40 %, ce qui permet de déduire une part d’héritabilité de 35 %, malgré une transmission non mendélienne classique. Le risque est de 2 – 4 X plus élevé chez un patient du 1er degré. Par contre, plus la personne est âgée lors de son 1er épisode, moins la part génétique est grande.

Neurophysiopathologie

La contribution du stress se fait probablement par l’intermédiaire d’une activation de l’amygdale (structure cérébrale intervenant dans l’évaluation émotionnelle des événements), activation qui stimule à son tour les voies classiques de l’axe hypothalamohypophyso- surrénalien (HHS).

50
Q

Nommer 4 étiologies génétiques possibles de la dépression

A
  • le gène du transporteur de la sérotonine, un neurotransmetteur qui interviendrait dans la cascade neurobiologique de la dépression ;
  • les gènes contrôlant la production du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (brain-derived neurotrophic factor, ou BDNF), une protéine importante dans la croissance neuronale et le développement des synapses tout au cours de la vie ;
  • des gènes codant pour des enzymes participant à la dégradation des neurotransmetteurs (p. ex., les monoamine oxydases) ;
  • d’autres gènes intervenant dans la cascade hormonale du stress (axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien)
51
Q

Quels sont les 3 neurotransmetteurs les plus souvent évoqués dans la physiopathologie de la dépression?

A
  • Noradrénaline (relié à l’anxiété et l’hypervigilance)
  • Sérotonine (inappétence et troubles du sommeil)
  • Dopamine (ahnédonie et manque de motivation)

*** Rôles des NT incertains ***

52
Q

Quels facteurs biologiques sont associés au développement d’un épisode dépressif chez la personne âgée?

A

Certains facteurs de risque sont plus propres aux personnes âgées, notamment les maladies cardiovasculaires et les anomalies métaboliques.

Il est à noter que l’apparition d’un trouble lors d’un âge plus avancé signifie une composante génétique moins importante.

53
Q

Quel est l’axe hormonal impliqué dans la pathogénèse de la dépression?

A

L’Axe hypophyso-surrénalien (HHS)

Axe hypophyso-surrénalien (HHS) qui serait hyperactif, entraînant des taux anormalement élevés de cortisol qui seraient neurotoxique sur certaines structures cérébrales, dont l’hippocampe, et qui inhiberait la production de BDNF.

54
Q

Quelles sont les étiologies psycho-sociales de la dépression?

A

Plusieurs auteurs ont tenté d’expliquer la dépression avec des hypothèses psychodynamiques puisque la vie psychique et la réaction des individus au stress joue un rôle important dans les réactions face aux stresseurs.

Effectivement, plusieurs pensent que les événements susceptibles d’induire un état dépressif sont ceux qui nous empêchent d’atteindre les buts et idéaux essentiels au maintien de notre estime personnelle. Cette façon d’expliquer la dépression est critiquée puisque plusieurs pensent que ces pensées négatives sont souvent en fait une conséquence et non une cause de l’état dépressif. Cette explication est quand même utile afin de bien comprendre le modèle multi-étiologique de la dépression. Voici les théories principales avancées :

  • Freud et Abrahan : la perte d’un être cher peut provoquer des émotions négatives et le retournement de ces émotions contre soi sous forme de culpabilité contribue à la formation de la dépression
  • Bibring : la notion de l’estime de soi est au centre de la vie psychique, selon lequel les évènements qui empêchent d’atteindre les idéaux essentiels au maintien de notre estime personnel seraient en cause.
  • Seligman : élabore le concept d’impuissance acquise, dans lequel la répétition d’évènements négatifs peut mener la personne dans un état de passivité où il a la convication qu’il ne sert à rien d’améliorer son sort.
55
Q

Quels sont les 3 tendances d’un individu le prédisposant à la dépression (triade de Beck)

A
  • Vision négative de soi-même (worthlessness)
  • Vision négative des événements (helplessness)
  • Aproche pessimiste de l’avenir (hopelessness).
56
Q

Quels sont les critères diagnostiques du trouble dépressif caractérisé?

A

A. Au moins cinq des symptômes suivants sont présents pendant une même période d’une durée de 2 semaines et représentent un changement par rapport au fonctionnement antérieur ; au moins un des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, soit (2) une perte d’intérêt ou de plaisir.

N.B. : Ne pas inclure les symptômes qui sont clairement imputables à une autre affection médicale.

  1. Humeur dépressive présente quasiment toute la journée, presque tous les jours, signalée par la personne (p. ex. se sent triste, vide, sans espoir) ou observée par les autres (p. ex. pleure).

N.B. : Éventuellement irritabilité chez l’enfant et l’adolescent.

  1. Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités quasiment toute la journée, presque tous les jours (signalée par la personne ou observée par les autres).
  2. Perte ou gain de poids significatif en l’absence de régime (p. ex. modification du poids corporel excédant 5 % en un mois) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.

N.B. : Chez l’enfant, prendre en compte l’absence de prise de poids attendue.

  1. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
  2. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement).
  3. Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.
  4. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se reprocher ou se sentir coupable d’être malade).
  5. Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision, presque tous les jours (signalée par la personne ou observée par les autres).
  6. Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis, tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

B. Les symptômes induisent une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

C. L’épisode n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance ou à une autre affection médicale.

D. La survenue de l’épisode dépressif caractérisé n’est pas mieux expliquée par un trouble schizoaffectif, une schizophrénie, un trouble schizophréniforme, un trouble délirant ou d’autres troubles spécifiés ou non spécifiés du spectre de la schizophrénie, ou d’autres troubles psychotiques.

E. Il n’y a jamais eu auparavant d’épisode maniaque ou hypomaniaque.

N.B. : Cette exclusion ne s’applique pas si tous les épisodes de type maniaque ou hypomaniaque sont imputables à des substances ou aux effets physiologiques d’une autre pathologie médicale.

57
Q

Quelles sont les manifestations de la dépression chez l’enfant et l’adolescent?

A
58
Q

Quelles sont les manifestations de la dépression chez la personne âgée?

A
59
Q

Distinguer le deuil et le trouble de l’adaptation de la dépression

A

Toute crise de vie, dont la perte d’un être cher, peut induire un état transitoire de détresse, avec tristesse, pleurs, perte de l’appétit, insomnie et fatigue. En général, ces états ont une qualité plus intermittente que les francs états dépressifs : les journées de détresse alternent avec des périodes de relative accalmie. Le contenu de la pensée est dominé par des préoccupations au sujet de l’événement stressant (dans le cas d’un deuil, des réminiscences du décédé) et non par des thèmes tels que la culpabilité, une faible estime de soi, le désespoir ou des idées de mort, qui sont typiques de la personne déprimée. Dans le cas d’un deuil ou d’un autre stress important, les manifestations plus aiguës s’atténuent habituellement après un ou deux mois.

60
Q

Quel est le spécificateur possible du trouble cyclothymique?

A

Avec détresse anxieuse

61
Q

Quels sont les 9 spécificateurs du trouble dépressif caractérisé

A
  • Avec détresse anxieuse
  • Avec caractéristiques mixtes
  • Avec caractéristiques mélancoliques
  • Avec caractéristiques atypiques
  • Avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur
  • Avec caractéristiques psychotiques non congruentes à l’humeur
  • Avec catatonie
  • Avec début lors du péripartum
  • Avec caractère saisonnier
62
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec détresse anxieuse » du trouble dépressif caractérisé?

A

Présence d’au moins deux des symptômes suivants pendant la plupart des jours au cours d’un épisode dépressif caractérisé ou d’un trouble dépressif persistant (dysthymie) :

  1. Sentiment d’énervement ou de tension.
  2. Sentiment d’agitation inhabituel.
  3. Difficultés de concentration dues à des soucis.
  4. Peur que quelque chose d’horrible ne survienne.
  5. Sentiment d’une possible perte de contrôle de soi

Spécifier la sévérité actuelle :

Léger : Présence de 2 symptômes.

Moyen : Présence de 3 symptômes.

Moyennement grave : Présence de 4-5 symptômes.

Grave : Présence de 4-5 symptômes avec agitation motrice.

N.B. : La détresse anxieuse a été reconnue comme un symptôme important dans le trouble bipolaire et le trouble dépressif caractérisé, en médecine générale et dans les services spécialisés de santé mentale

Des niveaux élevés d’anxiété ont été associés à un risque suicidaire plus élevé, une durée de la maladie plus longue et une plus forte probabilité de non-réponse au traitement. Il en résulte qu’il est cliniquement utile de spécifier avec soin la présence et le niveau de sévérité de la détresse anxieuse pour la planification du traitement et la surveillance de la réponse thérapeutique.

63
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques mixtes » du trouble dépressif caractérisé?

A

A. Au moins trois des symptômes maniaques/hypomaniaques suivants sont présents la plupart des jours au cours d’un épisode dépressif caractérisé :

  1. Humeur élevée ou expansive.
  2. Augmentation de l’estime de soi ou idées de grandeur.
  3. Plus grande communicabilité que d’habitude ou désir de parler constamment.
  4. Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent.
  5. Augmentation de l’énergie ou de l’activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel).
  6. Engagement augmenté ou excessif dans des activités à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex. la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables).
  7. Réduction du besoin de sommeil (p. ex. le sujet se sent reposé en dépit d’une réduction du temps de sommeil par rapport à la durée habituelle, à distinguer d’une insomnie).

B. Les symptômes mixtes sont manifestes pour les autres et représentent un changement par rapport au comportement habituel de la personne.

C. Pour les personnes dont les symptômes répondent simultanément aux critères d’un épisode maniaque ou hypomaniaque, le diagnostic est celui de trouble bipolaire I ou II.

D. Les symptômes mixtes ne sont pas imputables aux effets physiologiques d’une substance (p. ex. substance donnant lieu à abus, médicament ou autre traitement).

N.B. : On a pu montrer que les caractéristiques mixtes associées à un épisode dépressif caractérisé constituent un facteur de risque important pour le développement d’un trouble bipolaire I ou II. Pour cette raison, il est cliniquement utile de noter la présence de cette spécification pour la planification du traitement et la surveillance de la réponse thérapeutique.

64
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques mélancoliques » du trouble dépressif caractérisé?

A

A. L’un des éléments suivants a été présent au cours de la période la plus grave de l’épisode actuel :

  1. Perte du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités.
  2. Absence de réactivité aux stimuli habituellement agréables (ne se sent pas beaucoup mieux, même temporairement, lorsqu’un événement agréable survient).

B. Trois éléments (ou plus) parmi les suivants :

  1. Qualité particulière de l’humeur dépressive caractérisée par un abattement profond, un sentiment de désespoir et/ou une morosité ou ce que l’on appelle habituellement une anesthésie affective.
  2. Dépression régulièrement plus marquée le matin.
  3. Réveil matinal précoce (au moins 2 heures avant l’heure habituelle du réveil).
  4. Agitation ou ralentissement psychomoteur marqué.
  5. Anorexie ou perte de poids significative.
  6. Culpabilité excessive ou inappropriée.

N.B. Les caractéristiques mélancoliques ne montrent qu’une tendance faible à réapparaître au cours des épisodes ultérieurs chez une même personne. Elles sont plus fréquentes chez les malades hospitalisés que chez les malades ambulatoires ; elles sont moins probables au cours des épisodes dépressifs caractérisés légers qu’au cours des épisodes dépressifs caractérisés graves et elles surviennent plus volontiers au cours des épisodes avec caractéristiques psychotiques.

65
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques atypiques » du trouble dépressif caractérisé?

A

Cette spécification peut s’appliquer quand ces caractéristiques prédominent pendant la plupart des jours au cours de l’épisode actuel ou le plus récent d’un trouble dépressif caractérisé ou d’un trouble dépressif persistant.

A. Réactivité de l’humeur (c.-à-d. que les événements positifs réels ou potentiels améliorent l’humeur).

B. Deux (ou plus) des caractéristiques suivantes :

  1. Prise de poids ou augmentation de l’appétit significative.
  2. Hypersomnie.
  3. Membres « en plomb » (c.-à-d. sensation de lourdeur, « de plomb », dans les bras et les jambes).
  4. La sensibilité au rejet dans les relations est un trait durable (c.-à-d. qu’elle n’est pas limitée aux épisodes de trouble thymique) qui induit une altération significative du fonctionnement social ou professionnel.

C. Ne répond pas aux critères « avec caractéristiques mélancoliques » ou « avec caractéristiques catatoniques » au cours du même épisode.

66
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractéristiques psychotiques » du trouble dépressif caractérisé?

A

Des idées délirantes ou des hallucinations sont présentes.

Avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur

Le contenu des idées délirantes et des hallucinations concorde avec les thèmes dépressifs typiques d’inadéquation personnelle, de culpabilité, de maladie, de mort, de nihilisme ou de punition méritée.

Avec caractéristiques psychotiques non congruentes à l’humeur :

Le contenu des idées délirantes ou des hallucinations n’implique pas les thèmes dépressifs typiques d’inadéquation personnelle, de culpabilité, de maladie, de mort, de nihilisme ou de punition méritée, ou bien le contenu est un mélange de thèmes incongruents et congruents à l’humeur.

67
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec début lors du péripartum » du trouble dépressif caractérisé?

A

Cette spécification peut s’appliquer à l’épisode actuel ou, si les critères ne sont pas actuellement réunis pour un épisode dépressif caractérisé, à l’épisode dépressif caractérisé le plus récent d’un trouble dépressif caractérisé si le début des symptômes thymiques survient pendant la grossesse ou dans les 4 semaines suivant l’accouchement

68
Q

Quels sont les critères de la spécification « avec caractère saisonnier » du trouble dépressif caractérisé?

A

Cette spécification s’applique à un trouble dépressif caractérisé récidivant.

A. Il existe une relation temporelle régulière entre la survenue des épisodes dépressifs caractérisés d’un trouble dépressif caractérisé et une période particulière de l’année (p. ex. l’automne ou l’hiver).

N.B. : Ne pas inclure les cas où il existe une relation évidente entre la saison et un stress psychosocial (p. ex. chômage régulier chaque hiver).

B. Les rémissions complètes (ou la transformation d’une dépression en une manie ou une hypomanie) surviennent aussi au cours d’une période particulière de l’année (p. ex. disparition de la dépression au printemps).

C. Au cours des 2 dernières années, la survenue de deux épisodes dépressifs caractérisés a confirmé la présence d’une relation temporelle saisonnière selon la définition cidessus et aucun épisode non saisonnier de la polarité en cause n’est survenu au cours de cette période de 2 ans.

D. Au cours de la vie entière du sujet, les épisodes dépressifs caractérisés à caractère saisonnier (comme décrits ci dessus) sont nettement plus nombreux que les épisodes dépressifs caractérisés à caractère non saisonnier.

69
Q

Spécifier la sévérité et l’évolution du trouble dépressif caractérisé

A

En rémission partielle :

Certains des symptômes du dernier épisode dépressif caractérisé sont présents mais les critères complets ne sont pas remplis, ou il existe une période d’une durée inférieure à 2 mois sans aucun symptôme significatif d’un épisode dépressif caractérisé persistant après la fin de l’épisode.

En rémission complète

Il n’existe aucun signe ou symptôme significatif de l’affection depuis 2 mois.

L’évaluation de la sévérité repose sur le nombre de critères, la sévérité des symptômes et le degré de l’altération du fonctionnement.

Léger :

Peu, ou pas de symptômes supplémentaires par rapport au nombre nécessaire pour répondre au diagnostic ; la gravité des symptômes est à l’origine d’un sentiment de détresse mais qui reste gérable, et les symptômes sont à l’origine d’une altération mineure du fonctionnement social ou professionnel.

Moyen :

Le nombre et la gravité des symptômes et/ou de l’altération du fonctionnement sont compris entre « léger » et « grave ».

Grave :

Le nombre de symptômes est en excès par rapport au nombre nécessaire pour faire le diagnostic ; la gravité des symptômes est à l’origine d’une souffrance importante et ingérable et les symptômes perturbent nettement le fonctionnement social ou professionnel

70
Q

Quels sont les critères diagnostiques du trouble dépressif persistant (dysthymie)?

A

A. Humeur dépressive présente quasiment toute la journée, plus d’un jour sur deux, signalée par la personne ou observée par les autres, pendant au moins 2 ans.

N.B. : Chez les enfants et les adolescents, l’humeur peut être irritable et la durée doit être d’au moins 1 an.

B. Quand le sujet est déprimé, il présente au moins deux des symptômes suivants :

  1. Perte d’appétit ou hyperphagie.
  2. Insomnie ou hypersomnie.
  3. Baisse d’énergie ou fatigue.
  4. Faible estime de soi.
  5. Difficultés de concentration ou difficultés à prendre des décisions.
  6. Sentiments de perte d’espoir.

C. Au cours de la période de 2 ans (1 an pour les enfants et adolescents) de perturbation thymique, la personne n’a jamais eu de période de plus de 2 mois consécutifs sans présenter les symptômes des critères A et B.

D. Les critères de trouble dépressif caractérisé peuvent être présents d’une manière continue pendant 2 ans.

E. Il n’y a jamais eu d’épisode maniaque ou hypomaniaque, et les critères du trouble cyclothymique n’ont jamais été réunis.

F. Le trouble n’est pas mieux expliqué par un trouble schizoaffectif persistant, une schizophrénie, un trouble délirant, un autre trouble spécifié ou non spécifié du spectre de la schizophrénie, ou un autre trouble psychotique.

G. Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques directs d’une substance (p. ex. une drogue donnant lieu à abus, un médicament) ou d’une autre affection médicale (p. ex. hypothyroïdie).

H. Les symptômes entraînent une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

N.B. : Puisque les critères d’épisode dépressif caractérisé comportent quatre symptômes qui sont absents de la liste des symptômes du trouble dépressif persistant (dysthymie), seul un nombre très limité de sujets aura des symptômes dépressifs persistant plus de 2 ans mais ne répondant pas aux critères de trouble dépressif persistant. Si tous les critères d’épisode dépressif caractérisé sont remplis à certains moments de l’évolution de l’épisode actuel de la maladie, ils doivent conduire à un diagnostic de trouble dépressif caractérisé. Dans les autres cas, on doit faire un diagnostic d’un autre trouble dépressif spécifié ou non spécifié

71
Q

Qu’est-ce qui distingue le trouble dépressif persistant du trouble dépressif caractérisé?

A

La dépression majeure et le trouble dépressif persistant sont vraisemblablement sur un continuum clinique : un même patient peut présenter des symptômes dépressifs chroniques dont l’intensité varie dans le temps, satisfaisant parfois aux pleins critères de dépression majeur, parfois non. Pour être catégorisé comme trouble dépressif persistant, l’humeur dépressive doit être présente et observée pendant une période minimale de 2 ans chez l’adulte et 1 an chez les enfants et adolescents, et ce quasiment toute la journée, au moins 1 jour sur 2.

72
Q

Quels sont les 13 spécificateurs de la dysthymie?

A
  • Avec caractéristiques mixtes
  • Avec caractéristiques mélancoliques
  • Avec caractéristiques atypiques
  • Avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur
  • Avec caractéristiques psychotiques non congruentes à l’humeur
  • Avec début lors du péripartum
  • Spécifier la sévérité des symptômes actuels
  • Spécifier l’évolution (rémission partielle / complète)
  • Avec syndrome dysthymique pur

Les critères d’épisode dépressif caractérisé n’ont pas été entièrement remplis pendant au moins les 2 années précédentes.

  • Avec épisode dépressif caractérisé persistant

Les critères d’épisode dépressif caractérisé ont été entièrement remplis tout au long des 2 années précédentes.

  • Avec épisodes dépressifs caractérisés intermittents, y compris l’épisode actuel

Les critères d’épisode dépressif caractérisé sont actuellement remplis mais il y a eu des périodes d’au moins 8 semaines au cours des 2 dernières années avec des symptômes sous le seuil pour un épisode dépressif caractérisé.

  • Avec épisodes dépressifs caractérisés intermittents, mais pas au cours de l’épisode actuel

Les critères d’épisode dépressif caractérisé ne sont pas actuellement remplis mais il y a eu un ou plusieurs épisodes dépressifs caractérisés au cours des 2 dernières années.

  • Spécifier le début d’apparition

Début précoce : Si début du trouble avant l’âge de 21 ans.

Début tardif : Si début du trouble à l’âge de 21 ans ou après.

73
Q

Quel est le traitement pharmacologique (ou autre traitement médical) du trouble dépressif caractérisé?

A

1) Les antidépresseurs en première intention.
2) L’électroconvulsivothérapie (ECT) et neuromodulation utilisés dans les dépressions sévères ou lorsque les médicaments ne fonctionnent pas
3) La luminothérapie est un traitement de 1ère intention pour la dépression saisonnière.

74
Q

Décrire la pharmacothérapie des états dépressifs (traitement initial, échec thérapeutique, traitement de continuation, traitement de maintien et arrêt d’un antidépresseur)

A
75
Q

En combien de temps les antidépresseurs font-ils effet?

A

Le 1er agent essayé a généralement une efficacité chez 50 % des patients, et celle-ci arrive en 2 – 4 semaines.

C’est pour cela que l’on doit essayer les médicaments 6 semaines pour un essai thérapeutique valide.

76
Q

Nomme 8 éléments à considérer dans le choix d’un antidépresseur

A
77
Q

Quels sont les traitements non pharmacologiques du trouble dépressif caractérisé?

A
  • Psychothérapies
  • Traitements naturels
  • Interventions sociales

Une intervention sociale notamment via la psychoéducation des proches sur la dépression est très utile. De plus, il est important de chercher à identifier des sources de stress sociales, telles qu’un climat familial discordant. Si l’emploi de la personne contribue à la genèse de la dépression ou encore si la personne dépressive est incapable de l’effectuer correctement, un arrêt temporaire du travail peut être indiqué. Il est toutefois recommandé de ne pas le prolonger plus que quelques mois, puisque l’inactivité entrave le retour au fonctionnement plus tard. Un retour graduel le plus précoce possible est à privilégier.

78
Q

Quelles sont les psychothérapies utilisées dans le traitement du trouble dépressif caractérisé?

A

Un stresseur ou des difficultés psychologiques sont souvent l’élément déclenchant de la dépression, et il en revient de s’attarder à ce problème.

Elle est souvent mieux acceptée des patients que la médication et permet une meilleure observance.

On dit que pour les états dépressifs légers-modérés, les psychothérapies sont aussi efficaces que la médication. Toutefois, pour les cas graves, la combinaison psychothérapie avec médication est plus efficace que la psychothérapie seule.

Les psychothérapies utilisées sont les TCC, la thérapie interpersonnelle ainsi que la thérapie basée sur la pleine conscience.

79
Q

Nommer 4 traitements naturels utilisés dans le traitement du trouble dépressif caractérisé

A
  • Extrait de millepertuis : action comparable aux antidépresseurs et moins d’effets indésirables. Toutefois les données au long terme manquent. C’est à envisager pour les dépressions légères à modérées. **Attention aux nombreuses interactions médicamenteuses.
  • Acides gras de type oméga-3 : non recommandés en monothérapie, mais des études y ont trouvé un bénéfice thérapeutique si utilisé en combinaison à d’autres traitements.
  • Traitement hormonale de remplacement de la testostérone : chez les hommes en andropose.
  • Exercice physique peut être adjuvant aux autres traitements également!
80
Q

Quels sont les 2 principaux diagnostics différentiels à éliminer lors d’un trouble de l’humeur?

A
  • Les troubles dépressifs ou bipolaires liés à une condition médicale
  • Les troubles dépressifs ou bipolaires liés à l’usage d’une substance
81
Q

Quels sont les critères diagnostiques des troubles de l’humeur secondaires à une substance ou un médicament?

A
82
Q

Nommer 6 affections médicales pouvant causer des symptômes thymiques

A
  • Signes d’anémie
  • Signes d’hypothyroïdie (surtout chez les 50 ans et plus)
  • Endocrinopathies (hyperthyroïdie, maladie de Cushing, insuffisance surrénalienne, hyperparathyroïdie)
  • Maladies inflammatoires (LED, etc.)
  • Néoplasie (surtout si fatigue et perte de poids)
  • Parkinson, Alzheimer ou d’origine vasculaire (surtout chez la personne âgée avec asthénie, ralentissement moteur)
83
Q

Nommer des médicaments pouvant causer des symptômes thymiques

A
84
Q

Quels sont les critères diagnostiques des troubles de l’humeur secondaires à une affection médicale?

A
85
Q

Comparer l’épidémiologie des idées suicidaires et du suicide selon la géographie, l’âge et le sexe

A
86
Q

Quelle est la prévalence du suicide selon le groupe d’âge et le sexe au Québec ?

A
87
Q

Dans quelle population le taux de suicide s’est-il accru de 1999 à 2005? Pourquoi est-ce surprenant?

A

Le taux de suicide aux États-Unis s’est accru de 3 % par année dans la population blanche âgée de 40-64 ans.

Ceci est surprenant, puisque depuis le début des années 1990, le taux de suicide a diminué dans la majorité des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique. On a d’ailleurs vu une diminution du taux de suicide marquée chez les adolescents et les jeunes hommes.

88
Q

Quels sont les 4 facteurs influençant l’arrivée du suicide? (protecteur ou risque)

A
  • génétiques
  • environnementaux
  • liés aux habitudes de vie (p. ex., consommation d’alcool et de drogues)
  • liés aux services disponibles
89
Q

Quels sont les facteurs génétiques influençant le geste suicidaire

A
  • Certains tempéraments et traits de caractère (par exemple un comportement impulsif / agressif) sont davantage associés aux comportements suicidaires.
  • De plus, des anomalies du système de la sérotonine sont aussi reliées au suicide et à la dépression. Des études sur l’épigénétique et le système polyaminergique sont actuellement en cours afin de vérifier leur possible rôle.
90
Q

Quels sont les facteurs développementaux influençant le geste suicidaire

A

Certaines trajectoires de vie mènent à un plus haut risque de suicide.

Cette approche de trajectoire permet de tracer, selon une perspective développementale, le cumul de fardeaux d’adversité (et donc la baisse des facteurs de protection) survenus au cours du développement.

La trajectoire de vie de type I :

  • indique la présence très précoce de difficultés du développement, qui peuvent s’expliquer par la présence d’abus, de négligences ou de violences physiques et sexuelles.
  • Elles surviennent très tôt dans la vie, puis jalonnent un parcours dont le fardeau d’adversité est important.
  • C’est dans ce sous-groupe qu’on peut retrouver des conduites suicidaires précoces, incluant des pensées et des tentatives suicidaires en bas âge.

La trajectoire de vie de type II

  • s’explique par des difficultés d’adaptation (coping) et un processus d’effritement graduel.
  • Dans ce cas, la vie commence plutôt bien, mais se dégrade progressivement sans que la personne s’en rende véritablement compte. Cet effritement survient en raison de l’utilisation de stratégies d’adaptation inefficaces
  • Les personnes qui ont la trajectoire de type II vivent souvent en couple, ont une famille, un travail au moment du décès. Leur adaptabilité n’est que superficielle et, souvent, le suicide affecte de manière dramatique les proches désemparés par un acte qu’ils n’ont même pas imaginé.
91
Q

Expliquer le concept de « seui de tolérance »

A

Le suicide survient au moment où le niveau de douleur psychique dépasse le seuil de tolérance de l’individu.

Le processus d’évaluation clinique revient donc à évaluer jusqu’où la souffrance ressentie se rapproche de ce seuil de tolérance. La souffrance et le seuil peuvent varier en fonction de différents facteurs : fatigue, insomnie, intoxication, etc. et est propre à chaque individu.

92
Q

Quels sont les facteurs psychiatriques qui influent l’apparition d’un geste suicidaire?

A

De loins le facteur le plus important. On considère que 90 % des patients qui font une tentative de suicide ont un trouble mental.

On retrouve particulièrement celles-ci :

  • Schizophrénie
  • Paranoïa
  • Dépression majeure
  • Toxicomanies ou alcoolisme

Les troubles mentaux représentent d’ailleurs de 47 à 74 % du risque attribuable au suicide dans la population. Également, 35% à 40% de tous les suicidés présentent une maladie organique (épilepsie, cancer, problèmes gastro-intestinaux ou problèmes locomoteurs comme des arthrites et la lombalgie).

Il est à noter que l’alcoolisme et la toxicomanie sont des facteurs de risque majeurs, puisque l’ingestion de médicament, d’alcool ou de drogue qui induisent un état d’inhibition favorise le passage à l’acte par manque de jugement, sans nécessairement présence d’intention létale.

93
Q

Quels sont les facteurs liés aux services offerts influençant le geste suicidaire?

A

Dans la moitié des cas, des décits sont constatés dans le dépistage, la référence et le traitement des troubles mentaux, des toxicomanies et des risques suicidaires par les services de 1re ligne médicale et psychosociale. Des patients présentant des troubles mentaux et des situations de crise courants, mais plus complexes que prévus, auraient pu répondre aux traitements et à la gestion thérapeutique connus en 1re ligne avec un soutien des services spécialisés.

Dans plus du tiers des cas, il s’agit de patients bien connus des services spécialisés en santé mentale et en toxicomanies, des urgences ou des services policiers. Mais ce sont des malades difficiles à engager dans le traitement, présentant des comorbidités (troubles de la personnalité, dépression, toxicomanies). Le risque suicidaire élevé et le besoin d’une concertation et d’un suivi serré, coordonnés entre les services spécialisés, peuvent alors ne pas être assez pris en compte.

94
Q

Quel est le risque suicidaire après le départ d’une hospitalisation psychiatrique

A

Dans plus du 2/3 des cas de suicide, il s’agit de patients bien connus des services spécialisés en santé mentale et en toxicomanies. Ces malades sont difficiles à engager dans le traitement, présentant des comorbidités (TP, dépression, toxicomanies). Le risque suicidaire élevé et le besoin d’une concertation et d’un suivi serré, coordonnés entre les services spécialisés, peuvent alors ne pas être assez pris en compte, ce qui explique le risque suicidaire élevé après le départ d’une hospitalisation psychiatrique.

95
Q

Nommer de stratégies populationnelles potentielles de prévention du suicide

A

*** IMPORTANT ***

96
Q

Savoir différencier les termes suivant liés à l’évaluation du risque suicidaire

A
97
Q

Nommer des indices d’idées suicidaires chez une patient

A

La lettre d’adieu, l’achat récent de matériel, la mise à jour du testament ou une nouvelle demande de contrat d’assurance vie sont tous des indices parfois laissés par les patients avant de passer à l’acte.

Ils suggèrent la possibilité d’un plan suicidaire en cours. On estime que 70 – 80 % des patients laissent des signes avant de poser leur tentative.

98
Q

Quelle est la différence entre le risque suicidaire médical et le risque suicidaire psychologique?

A
  • Risque suicidaire médical : Relié à la létalité du moyen (par exemple, utiliser une arme à feu vs des contraceptifs oraux)
  • Risque suicidaire psychologique : Réfère au potentiel de létalité que le patient attribue au plan suicidaire., sans qu’il y ait vraiment de corrélation avec le risque médical réel (par exemple, le patient peut être convaincu que 5 g de Tylenol va le tuer, on a donc un risque suicidaire psychologique élevé, mais médical faible).

*** Lorsqu’on évalue un patient, il est important de lui demander quelles étaient ses intentions lors de poser la tentative.

99
Q

Nommer des facteurs prédisposants, prédictifs, précipitants et protecteurs du suicide au niveau du dx psychiatrique, des facteurs biologiques, des facteurs psychologiques et des facteurs sociaux.

A

Rajoutons aux moyens de protection les éléments suivants :

  • accès facilité aux services de santé mentale et physique
  • accès facilité aux services de toxicomanie
  • accès limité aux moyens létaux (médicaments, armes à feux),
  • habiletés dans la gestion de problème et la résolution des conflits sans violence
  • liens familiaux et communautaires rapprochés
  • engament social (peu importe la nature),
  • croyances religieuses/culturelles qui découragent le suicide.
100
Q

Différencier l’appel à l’aide du risque suicidaire important selon les facteurs de risque suivant

A
101
Q

Qu’est-ce que le dilemme suicidaire?

A

De manière générale, il faut nuancer les mots gestes suicidaires, d’intention suicidaire et de dépression. Un geste n’implique pas nécessairement une intention et n’est pas nécessairement synonyme de dépression.

C’est lorsqu’il y a une interaction entre ces 3 facteurs que le risque suicidaire augmente.

Parmi tous les suicidés, les personnes souffrant de dépression majeure sont en minorité.

Par contre, la majorité des patients avec idées suicidaires présentent une variété de psychopathologies incluant la psychose, un trouble d’adaptation, un trouble de la personnalité ou un abus de substance.

102
Q

Quelles sont les 2 désirs de changement pouvant être visés par l’idée suicidaire?

A
  • Autoplastique : lorsqu’une modification (la mort) est visée. La recherche autoplastique se centre sur le désir du patient et le sens qu’il donne à une situation. L’idée suicidaire est donc un moyen pour le patient de communiquer que quelque chose doit changer, que la situation est intolérable et qu’il pense à disparaître pour laisser place à un nouvel équilibre.
  • Alloplastique : lorsqu’une modification du milieu environnant est souhaitée. Les idéations à dessein alloplastique cherchent plus clairement à envoyer un message à une personne de l’entourage.

*** Un patient peut se déplacer dans le temps entre ces deux modes de desseins. ***

103
Q

Classer les facteurs de risque d’un passage à l’acte de faible, moyen ou élever.

A
104
Q

Une fois que les desseins suicidaires sont abordés, quels sont les 2 principaux objectifs du clinicien?

A
  • Évaluation de l’état mental et du potentiel de dangerosité que le patient présente pour lui-même et les autres membres de sa famille (estimation du risque suicidaire).
  • Analyser la situation de crise afin de la clarifier aux yeux même du patient et de l’aider à trouver d’autres options à ses difficultés.
105
Q

En quoi consiste une intervention en cas de crise suicidaire

A

Le risque suicidaire exige une intervention urgente qui tient compte des facteurs de risques et de protection propres à chaque patient. Les mesures d’intervention portent sur plusieurs aspects :

  • Traitement spécifique de la maladie psychiatrique
  • Restriction des moyens envisagés pour le suicide (prescrire des médicaments une semaine à la fois, retirer l’accès à l’arme à feu, etc.).
  • La mise en place d’un filet de sécurité, habituellement avec la collaboration des proches (surveillance)
  • Identification des services d’urgence et des centres de crise à consulter au besoin.
  • Des psychothérapies spécifiques, telle la TCC de type dialectique est particulièrement efficace en cas de trouble de la personnalité limite, mais aussi avec des adolescents présentant des traits limites émergents, des TC, de l’impulsivité et des composantes dépressives et toxicomanies associées.
106
Q

Nommer 9 indications d’hospitalisation dans le cas d’idées suicidaires

A
107
Q

Comment le clinicien peut-il évaluer le risque suicidaire d’un patient?

A

1) Aborder le sujet : contrairement aux idées populaires, aborder directement le suicide ne provoque pas le patient à passer à l’acte. Au contraire, le patient se sent soulagé de pouvoir en parler et d’exprimer sa souffrance à quelqu’un d’empathique. Omettre cette investigation peut avoir des répercussions médicolégales graves.

Le médecin doit également considérer les éléments cliniques suivant :

  • Scénario suicidaire (isolé ou souhaite accéder à de l’aide)
  • Létalité médicale du moyen envisagé par rapport à l’intention (léthalité psychologique). Témoigne du degré de conviction du patient.
  • Gradation de l’intention en fonction de la progression suivante (moins grave → plus grave):

  • Affrontement de dangers potentiellement mortels
  • Prise de risque, le fait de laisser le hasard décider (ex : traverser une rue sans regarder)
  • Idée de mort passive
  • Idées fugaces, velléités de la mort
  • Idées récurrentes, envahissantes
  • Idées suicidaires accompagnées de l’élaboration d’un plan
  • Hallucinations impérieuses, délire de persécution, délire d’indignité
  • Suicide altruiste (amener les proches avec soi dans la mort pour les sortir de la misère), pacte de suicide.
  • D’identifier et d’amplifier les instincts de survie. Question directement ce qui retient le patient, avec empathie.
  • Détecter les instincts de mort (ex : fantaisie de réunion avec le conjoint défunt).
  • Évaluer le tonus psychologique, l’énergie pour poser le geste.
  • Demander au patient de décrire les évènements de la journée, en passant du réveil pour arriver au moment où l’idée de mort est arrivée ou l’idée de suicide. Permet de recréer le contexte de l’idée ou du geste.

  • Permet de comprendre l’affect du patient au moment de l’idée ou du geste
  • Permet de mettre en lumière les enjeux personnels et relationnels qui répondent aux questions du pourquoi maintenant, comment, quand, où?
  • Permet de soulager le patient qui peut raconter son tourment en toute confiance

*** Globalement, les patients collaborent à l’entretien. Il n’y a rien de magique, il faut savoir écouter avec empathie, s’enquérir de ses préoccupations récentes et actuelles ce qui soulage le patient.***