APÉ 5 (IVRS) + AUTO-APP 2 Flashcards Preview

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Flashcards in APÉ 5 (IVRS) + AUTO-APP 2 Deck (270)
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1
Q

quels sont les principaux pathogènes impliqués dans les pharyngites virales ?

A

coronavirus
rhinovirus
adénovirus
entérovirus
influenza et para-influenza
cmv
ebv

2
Q

quels sont les principaux pathogènes impliqués dans les pharyngites bactériennes ?

A

strep pyogenes (groupe a)
strep groupe c et g
anaérobies
N ghonorrhée
F necrophorum

3
Q

quels sont les principaux pathogènes impliqués dans les otites moyennes ?

A

virus
strep pneumoniae
strep pyogenes (groupe a)
haemophilus influenzae
moraxella catarrhalis

4
Q

quels sont les principaux pathogènes impliqués dans les rhinosinusite ?

A

virus (majorité)
strep pneumoniae
haemophilus influenzae
moraxella catarrhalis

5
Q

vrai ou faux ?
les sinus sont toujours stériles.

A

vrai

en temps normal, les cils respiratoires qui tapissent les sinus évacuent le mucus vers la cavité nasale

6
Q

nomme 3 mécanismes qui altérent la stérilité sinusale

A
  • perturbation du mouvement des cils
  • blocage des ostimus sinusaux
  • augmentation de la viscosité du mucus
7
Q

quelles sont les conséquences de l’accumulation de mucus dans les sinus ?

A
  • augmentation de la pression dans la cavité sinusale bloquée = douleur
  • oedème de la peau sus-jacent
  • milieu propice à la surinfection
8
Q

comment distinguer les rhinosinusites virale et bactérienne ?

A

virale : pic au 3e jour et est auto-résolutive en 10 jours
bactérienne : se prolonge après 10 jours ou biphasique

9
Q

symptômes de la rhinosinusite

A
  1. rhinorrhée mucopurulente antérieure ou postérieur
  2. congestion nasale
  3. douleur faciale (causée par une augmentation de pression dans les sinus)
  4. non amélioration des sx par les décongestionnants
10
Q

symptômes mineurs de la rhinosinusite

A

toux
fatigue
halitose
céphalée

11
Q

quelle est l’utilité de la radiographie dans le diagnostic de la rhinosinusite?

A

inutile pour les rhinosinusite non compliquée

ne permet pas de distinguer une infection virale d’une infection bactérienne

12
Q

vrai ou faux
l’épaississement de la
muqueuse nasale seule est une critère de rhinosinusite aigue.

A

faux

13
Q

quelles sont les complications possibles d’une rhinosinusite ?

A

orbitaires : abcès orbitaire et sous-périosté +- cellulite
intra-crâniennes : méningites, abcès épidural/cérébral, thrombose du sinus caverneux et ostéomyélite de l’os frontal

14
Q

durée du rhinosinusite aigue

A

< 4 semaines

15
Q

durée du rhinosinusite sub-aigue

A

4-12 semaines

16
Q

durée du rhinosinusite chronique

A

> 12 semaines

17
Q

durée du rhinosinusite récidivante

A

> 4 épisodes/an chaque épisode durant >7 jours avec des périodes asymptomatiques entre les épisodes

18
Q

considérations importantes par rapport aux rhinosinusites chez l’enfant

A

● La majorité des rhinosinusites sont d’origine virale et guérissent spontanément.
● Contractent ≈ 6 IVRS/an qui dure ≈ 7 à 10 jours (ad 14 jours possible)
● 5 % des IVRS se compliquent d’une rhinosinusite aiguë bactérienne

19
Q

quels sont les facteurs de risque de résistance du S pneumoniae ?

A

< 2 ans
fréquentation de la garderie
traitement antibiotique récent
hospitalisation récente

20
Q

comment se fait le dx de la rhinosinusite ?

A
  • Sx persistants (10-14 jours) sans amélioration : rhinorrhée purulente ou toux diurne qui augmente la nuit
  • Aggravation des sx après 5-7 jours suivant une amélioration initiale (infection biphasique) :
  • Rhinorrhée purulente OU toux persistante diurne OU Tº ≥ 38 °C
  • Sx graves depuis 3 jours consécutifs : Tº ≥ 39ºC ET rhinorrhée purulente
21
Q

traitement de soutien de la rhinosinusite aigue chez l’enfant

A

antipyrétique et analgésique
irrigation nasale > 2x/jour
décongestionnant topique à faible dose

22
Q

dans le cadre de la rhinosinusite aigue, les CSIN sont utiles chez quel type de patients ?

A

asthmatique
ou
allergique

23
Q

tx antibiotique de la rhinosinusite chez l’enfant ?

A

amox haute dose x10-14 jours incluant un minimum de 5 jours après la disparition des sx

si use d’ATB dans les derniers 30 jours ou en cas d’échec après 48h : amoxi-clav

24
Q

Vrai ou faux ?
Généralement, l’antibiothérapie n’est pas nécessaire pour traiter la rhinosinusite chez l’adulte.

A

Vrai, elle se résorbe d’elle même en 10 à 14 jours

25
Q

L’augmentation de la résistance aux antibiotiques est directement associée à quel paramètre ?

A

à la quantité d’antibiotiques prescrits

26
Q

comment se fait le diagnostic de la rhinosinusite bactérienne aigue chez l’adulte ?

A

présence de sx pour > 10-14 jours sans amélioration
ou
infection biphasique

27
Q

quels sont les sx principaux d’une rhinosinusite ?

A

douleur faciale ou dentaire unilatérale
rhinorrhée colorée antérieure ou postérieure
congestion ou obstruction nasale

28
Q

quels sont les symptômes mineurs pouvant aider au diagnostic de rhinosinusite ?

A

céphalée, hyposmie, anosmie et toux

29
Q

quelle est la conduite thérapeutique à suivre en cas de rhinosinusite légère ?

A

traitement de soutien

30
Q

quelle est la conduite thérapeutique à suivre en cas de rhinosinusite modérée ?

A

traitement de soutien
option d’observation

31
Q

quelle est la conduite thérapeutique à suivre en cas de rhinosinusite importante ?

A

prescription d’antibiotiques

32
Q

quels sont les signaux d’alarme de la rhinosinusite ?
que faire dans ce cas ?

A

céphalée importante : risque de sinusite frontale ou sphénoidale et atteinte du SNC
fièvre persistante > 38
atteinte importante de l’état général
érythème ou oedème péri-orbitaire

consultation urgente en milieu hospitalier

33
Q

quelles sont les indications pour référer un patient ayant une rhinosinusite vers un spécialiste ORL ?

A

en cas de complications intracrâniennes ou orbitaires
rhinosinusite récurrente (>3/an)
rhinosinusite chronique (>8sem)

34
Q

quel est l’antibiotique de première intention à donner à un adulte souffrant de rhinosinusite importante ?

A

amoxicilline

35
Q

dans quels cas donne-t-on l’antibiotique de 2e intention à un adulte souffrant de rhinosinusite importante ?

A

échec du traitement de 1ere intention après 72h
effets secondaires importants
risque de résistance
patient immunosupprimé
sinusite frontale ou sphénoidale

atb de 2e intention : amoxi-clav, lévoflo, moxiflo

36
Q

les (virus/bactéries) sont responsables de la majorité des pharyngites et amygdalites.

A

virus

37
Q

quelle bactérie est la plus souvent en cause de pharyngite ou amygdalite ?

A

Streptocoque β-hémolytique du groupe A (Streptococcus pyogenes)

38
Q

Les pharyngites à Streptococcus pyogenes est plus fréquente chez les enfants ou les adultes ?

A

chez les enfants (20-30%) vs adultes (5-15%)

39
Q

vrai ou faux ?
les pharyngites-amygdalites sont causées seulement par des agents pathogènes.

A

faux
n’importe quel produit irritant peut provoquer une pharyngite aiguë, subaiguë ou chronique selon le degré et la durée d’exposition

(ex. : fumée, ammoniaque, RGO)

40
Q

lors d’une infection à rhinovirus, quels sont les facteurs causant la douleur ?

A

libération de pg et bradykinines stimule les nerfs sensitifs

41
Q

vrai ou faux ?
le streptocoque A peut faire partie de la flore buccale naturelle.

A

vrai

42
Q

quels sont les facteurs de virulence du streptocoque A ?

A

exotoxines
médiateurs inflammatoires
adhésion aux cellules épithéliales
propagation dans les cellules de l’hôte
évitement du système immunitaire

43
Q

pourquoi faut-il rapidement traiter une pharyngite à strep A ?

A

risque de RAA et de glomérulonéphrite

44
Q

jusqu’à combien de jours après l’apparition des symptômes, l’antibiothérapie peut-elle être amorcée pour diminuer les risques de RAA ?

A

jusqu’au 9e jour après l’apparition des symptômes

45
Q

quels sont les indices suggestifs d’une pharyngite à SGA ?

A

fièvre, nausées et vomissements
exsudats et inflammation des amygdales
adénopathies cervicales
douleur à la déglutition
pétéchies palatines
rash scarlatiniforme
âge 3-15 ans
début abrupt
saison hiver-printemps

46
Q

quels sont les indices suggestifs d’une pharyngite virale ?

A

toux
enrouement de la voix
rhinorrhée
conjonctivite
absence de fièvre

47
Q

quelle est l’utilité du score de centor ?

A

déterminer la probabilité d’une pharyngite d’origine bactérienne et la nécessité de faire un test diagnostic

48
Q

quels sont les critères du score de centor ?

A

+1 point :
adénopathies cervicales
inflammation des amygdales
fièvre
3-14 ans
absence de toux

0 point : âge entre 15-44 ans

-1 point : > 44 ans

49
Q

quel score de centor est non suggestif d’une pharyngite à SGA ?

A

0 à 2

50
Q

quel score de centor est suggestif d’une pharyngite à SGA ?
quelle est la démarche à suivre dans ce cas ?

A

3 et +
démarche : faire un test de dépistage antigènique ou une culture de gorge

sauf si le patient a des sx clairs d’infection virale, des sx clairs d’infection bactérienne, atteint de scarlatine,

51
Q

quel est le traitement d’une pharyngite virale ?

A

traitement de soutien

52
Q

la pharyngite virale se résorbe en combien de jours ?

A

3 à 5 jours

53
Q

quel est le traitement de pharyngite bactérienne ?

A

penicilline v ou amox pour 10 jours

54
Q

que permet l’antibiothérapie dans les cas de pharyngite bactérienne ?

A

réduit la durée des sx MODESTE (1 jour)
réduit les risques de transmission
réduit les risques de RAA

55
Q

avant de commencer l’antibiothérapie pour la pharyngite bactérienne, faut-il attendre les résultats du test rapide ou de la culture ?

A

oui
sauf si le patient a un abcès amygdalien, une adénite bactérienne, des antécédants de RAA, la scarlatine ou des sx sévères

56
Q

dans quels cas le recours à l’amygdalectomie est-elle indiqué dans les cas de pharyngites ?

A

pharyngites récurrentes
apnée du sommeil
immunosuppression

57
Q

contenu de l’oreille externe

A

pavillon
méat auditif externe

58
Q

contenu de l’oreille moyenne

A

osselets (marteau, enclume, étrier)
muscles stapédien et tenseur du tympan
corde du tympan
plexus nerveux

59
Q

quelle est la fonction des muscles stapédien et tenseur du tympan ?

A

prévenir des lésions de l’oreille secondaires à des sons trop intenses

60
Q

qu’est-ce que la corde du tympan ?

A

branche du NC VII

61
Q

que contient l’oreille interne ?

A

labyrinthe osseux : cochlée, vestibule et canaux semi circulaires
labyrinthe membraneux : conduits membraneux dans le labyrinthe osseux

62
Q

fonction de la cochlée

A

transmission de sons sous forme d’influx nerveux via le nerf cochléaire

63
Q

fonction du vestibule

A

orientation spatiale et
accélération linéaire

64
Q

fonction des canaux semi-circulaires

A

rotation de la tête
vitesse de rotation (accélération angulaire)

65
Q

dans quelle structure voyage le nerf vestibulo-cochléaire ?

A

dans le méat acoustique interne dans la partie pétreuse de l’os temporal

66
Q

expliquer la physiologie de la transmission des sons dans les voies auditives

A
  1. ondes sonores font vibrer la membrane tympanique
  2. osselets vibrent
  3. le stapès crée des ondes de pression qui poussent sur la fenêtre vestibulaire
  4. déplacement de liquide dans la rampe vestibulaire
  5. les sons passent dans le conduit cochléaire
  6. font vibrer la lame basilaire
  7. font fléchir les stéréocils des cellules sensorielles ciliées internes
67
Q

qu’est-ce que l’organe de corti ?

A

cellules ciliées de la cochlée

68
Q

les sons de (haute/basse) fréquence activent les cellules** près **de la fenêtre ovale (base de la cochlée)

A

haute

69
Q

quelles structures sont reliées par la trompe d’eustache ?

A

l’oreille moyenne
et
le rhinopharynx

70
Q

rôles de la trompe d’eustache

A

ventilation et = pression dans l’oreille moyenne
draine les sécrétions de l’oreille moyenne vers le rhinopharynx
protège l’oreille moyenne du contenu rhinopharyngé

71
Q

qu’est-ce que le dysfonctionnement tubaire ?

A

dysfonctionnement de l’ouverture de la trompe d’Eustache (elle reste fermée)
→ ventilation et drainage de l’oreille moyenne deviennent problématiques
→ P. négative dans l’OM
→ rétraction médiale du tympan et ses parois deviennent collées

causes : inflammation de la muqueuse nasopharyngé par IVRS, allergies ou hypertrophie amygalienne

72
Q

quels sont les symptômes du dysfonctionnement tubaire ?

A

otalgie
hypoacousie
acouphènes secondaires
sensation d’oreille bouchée
otites aigues à répétition ou otite séreuse chronique

73
Q

quels sont les signes de dysfonctionnement tubaires à l’otoscopie ?

A

rétraction tympanique
atélectasie
otite séreuse

74
Q

vrai ou faux ?
à la tympanométrie, une mesure isolée de pression négative mène à un diagnostic de dysfonctionnement tubaire.

A

faux
une mesure isolée de P négative ne mène pas forcément à un diagnostic de dysfonctionnement tubaire.

mais l’incapacité du patient à normaliser la pression après des efforts pour ouvrir la trompe est plus évocatrice du diagnostic.

75
Q

pourquoi les enfants sont-ils plus à risque d’otite ?

A

leurs trompes auditives sont courtes et plus horizontales donc l’écoulement du mucus vers le pharynx est moins efficace.

76
Q

expliquer la physiopathologie de l’otite moyenne aigue

A

inflammation au niveau du nasopharynx bloque l’ouverture de la trompe auditive dans le nasopharynx → empêche l’élimination du mucus → stase de mucus → favorise la prolifération bactérienne dans l’oreille moyenne

77
Q

qu’est-ce qu’une otite purulente ?

A

lorsque les virus et bactéries qui colonisent les voies respiratoires atteignent l’oreille moyenne à la suite de phénomènes d’aspiration ou de reflux → croissance microbienne dans l’oreille moyenne → accumulation de fluides + manifestations inflammatoires locales et systémiques.

78
Q

Pathogènes les plus souvent rencontrés dans l’otite moyenne aigue

A

● Streptococcus pneumoniae
● Haemophilus influenzae non typable
● Moraxella catarrhalis
● Streptococcus pyogenes

79
Q

comment se fait le dx de l’otite moyenne aigue ?

A
  1. épanchement mucopurulent manifesté par
    - bombement de la membrane tympanique
    - perte de mobilité de la membrane tympanique
    - membrane tympanique opaque et colorée
    - othorrhée non due à une otite externe
  2. inflammation dans l’oreille moyenne manifestée par
    - érythème de la membrane tympanique
    - otalgie
80
Q

quelles sont les complications possibles d’une otite moyenne aigue ?

A
  • otite moyenne séreuse
  • perforation de la membrane tympanoqie
  • labyrinthite
  • mastoidite & abcès sous périosté
  • complications intra-crâniennes
  • parésie du nerf facial
81
Q

principes de traitement de l’otite moyenne aigue

A

Traitement de soutien visant à soulager les symptômes

La majorité de otites moyennes aigues guérissent sans antibiothérapie.

82
Q

l’option d’observation en cas d’OMA est inappropriée chez quel groupe de personnes?

A

patient immunodéficient
maladie chronique cardiaque ou pulmonaire
anomalie tête et cou (ex implant cochléaire)
perforation tympanique
trisomie 21
< 6 mois
otalgie > 48 heures
temp à 39

83
Q

antibiotique à prescrire pour le tx d’OMA

A

amox

84
Q

si la perforation tympanique ne se résout pas après (xyz temps), on doit réferer le patient vers un spécialiste.

A

6 mois

85
Q

une otite séreuse est normalement auto-résolutive en combien de temps ?

A

2 à 4 semaines

86
Q

quelle proportion d’enfants développeront une otite moyenne séreuse suite à une OMA ?

A

40%

87
Q

quelle proportion d’enfants développeront une otite moyenne séreuse chronique ?

A

10%

88
Q

l’otite séreuse survient-elle toujours secondairement à une OMA ?

A

non elle peut être spontanée

89
Q

quelles sont les différences entre l’otite moyenne aigue et l’otite moyenne séreuse ?

A

OMS : accumulation de liquide dans l’oreille moyenne caractérisée par une sensation d’oreille bouchée, une diminution de l’audition de type conduction, une sensation de pression, mais généralement peu ou pas de douleur.

OMA : infection de l’oreille moyenne qui provoque de la douleur à l’oreille, fièvre, sensation de plénitude de l’oreille, écoulements purulents de l’oreille et parfois une diminution de l’audition.

OMS : pas d’otalgie pas de fièvre

90
Q

vrai ou faux ?
l’OMS et l’OMA sont toujours symptomatiques

A

faux
l’OMS peut être asymptomatique

91
Q

quel est le signe caractéristique de l’OMS à l’otoscopie ?

A

Épanchement clair derrière la membrane tympanique : peut être clair, jaunâtre ou grisâtre + présence de bulles

92
Q

quels sont les principes de traitement de l’OMS

A

l’otite ne nécessite pas d’antibiothérapie
observation
myringotomie avec insertion de tube de tympanotomie si
- OMS chronique avec atteinte bilatérale de l’audition
- OMA à répétition

93
Q

on considère qu’une OMS est chronique si elle dure plus de xyz temps

A

3 mois

94
Q

que permet la procédure de myringotomie avec insertion de tube de tympanotomie ?

A

drainage du liquide accumulé dans l’oreille moyenne et amélioration temporairement l’obstruction
égalisation des pression de part et d’autre de la membrane tympanique

95
Q

quel est le but primaire de la myringotomie avec insertion de tube de tympanotomie ?

A

prévenir un retard d’acquisition du langage secondaire à une atteinte prolongée de l’audition chez le jeune enfant.

96
Q

les agresseurs pulmonaires sont divisés en 3 catégories. lesquelles ?

A

petites particules
gaz toxiques
micro-organismes provenant de l’air inspiré ou des sécrétions de la bouche et du pharynx aspirées

97
Q

nommez les 4 mécanismes naturels de défense des poumons

A

1) Facteurs anatomiques et physiologiques
2) Peptides antimicrobiens
3) Cellules inflammatoires et phagocytaires
4) Réponse immunitaire acquise (adaptative)

98
Q

expliquer le mécanisme de défense des facteurs anatomiques et physiologiques (réponse immunitaire innée)

A

À chaque intersection entre 2 branches de l’arbre pulmonaire, le flot laminaire aérien devient plus turbulent ce qui augmente le dépôt des particules sur la muqueuse. Plus on descend dans l’arbre pulmonaire, plus le filtrage anatomique est important.

99
Q

nommez un déterminant important de la déposition des particules sur la muqueuse respiratoire

A

la taille des particules

100
Q

site de dépôt des particules de >10 μm de diamètre

A

voies aériennes supérieures (nez, pharynx, larynx)

101
Q

site de dépôt des particules de >5 μm de diamètre

A

trachée et des grosses bronches

102
Q

site de dépôt des particules de 0.5-5 μm de diamètre

A

possibilité d’atteindre les alvéoles

plusieurs bactéries ont cette taille → ce mécanisme de défense n’est pas utile pour éliminer les bactéries

103
Q

vrai ou faux ?
le filtrage anatomique est efficace pour les bactéries.

A

faux
il est efficace pour les particules de poussière ou substance > 5 μm. plusieurs bactéries ont une taille de < 5 μm

104
Q

quand les particules se sont déposées dans la trachée ou les bronches, comment sont elles retirées des voies respiratoires supérieures ?

A

toux
transport muco-cilié

105
Q

comment la toux est elle déclenchée ?

A

par la stimulation des récepteurs irritants

106
Q

les récepteurs irritants responsables de déclencher la toux sont plus proéminents à quel niveau de l’arbre respiratoire ?

A

au niveau des voies proximales

107
Q

structure des cils sur la couche superficielle des cellules épithéliales de la trachée aux bronchioles respiratoires

A

2 microtubules centraux entourés de 9 paires de microtubules périphériques chacune possédant des projections ‘’dynéines’

108
Q

fonction des dynéines

A

fonction contractile des microtubules permettant le mouvement de la couche muqueuse supérieure en direction céphalique vers le pharynx.

109
Q

quelles sont les 2 couches de mucus présentes dans l’épithélium respiratoire ?

A

▪ Le sol layer
▪ Le gel layer

110
Q

les cils sont localisés dans quelle couche de la muqueuse ?

A

sol layer

111
Q

les molécules en solution impliquées dans le système immunitaire inné sont localisés dans quelle couche de la muqueuse ?

A

sol layer

112
Q

que contient la couche gel layer de la muqueuse ?

A

mucus visqueux synthétisé par les glandes sous-muqueuses et les goblet cells

113
Q

quels sont les peptides antimicrobiens contenus dans le gel layer de la muqueuse respiratoire ?

A

lysosymes
lactoferrines
défensines
collectines (protéines de surfactant A et D)
IgA

114
Q

qu’est-ce que les opsonines ?

A

protéines qui se lient au matériel extracellulaire et les rend + adhérents

115
Q

vrai ou faux ?
les opsonines font partie de l’immunité inné.

A

vrai mais!
les opsonines peuvent être spécifiques aussi (anticorps, dont les IgG) ou non spécifiques

116
Q

nommez des opsonines non spécifiques

A

IgA
complément
fibronectine

117
Q

les α-Défensine sont synthétisées par ?

A

les neutrophiles pulmonaires

118
Q

les β-Défensine sont synthétisés par ?

A

cellules épithéliales respiratoires

119
Q

quel type de peptides antimicrobiens est inactivé dans la fibrose kystique ?
pourquoi ?

A

les défensines
car leur action est dépendante de la [sel] et sont inactivés quand la [sel] est trop élevée.

120
Q

quelles sont les cellules inflammatoires et phagocytaires impliquées dans la défense immunitaire innée de l’arbe respiratoire ?

A

MACROPHAGES PULMONAIRES ALVÉOLAIRES
CELLULES DENDRITIQUES
LEUCOCYTES POLYMORPHONUCLÉAIRES
CELLULES TUEUSES NATURELLES

121
Q

quel mécanisme de défense permettent d’éliminer les particules et micro organismes qui ont échappés à la filtration anatomique ?

A

les macrophages pulmonaires alvéolaires

122
Q

comment les macrophages alvéolaires préservent-ils la fonction de la membrane alvéolo capillaire ?

A

en supprimant l’inflammation dans les poumons

123
Q

vrai ou faux ?
normalement, il y a peu de PMN dans les bronchioles et alvéoles

A

vrai

quand les bactéries submergent les mécanismes de défenses initiaux, PMN se répliquent dans les espaces alvéolaires = pneumonie bactérienne

124
Q

comment les cellules NK reconnaissent-elles les cellules infectées et néoplasiques ?

A

via l’absence de certains marqueurs normalement exprimés sur la membrane

125
Q

les poumons et le sang contiennent normalement plus de lymphocytes T ou lymphocytes B ?

A

LT

126
Q

où sont situés les principaux noeuds lympathiques qui reçoivent le drainage lymphatoqie des voies aériennes ?

A

autour de la trachée
les carènes (intersections bronchiques)
hile de chaque poumon

127
Q

ou se situe principalement le tissu lymphoide ?

A

dans le nasopharynx
le long des bronches larges et moyennes

128
Q

à quels sites sont sécrétés les IgA ?

A

nasopharynx et conduits aériens supérieurs

129
Q

actions des IgA

A
  • se lient aux micro-organismes et préviennent leur attachement aux cellules épithéliales
  • agglutinant les micro-organismes → plus facilement rejetés via transport muco-ciliaire
  • neutralisent des virus et quelques bactéries
130
Q

à quels sites se situent principalement les IgG ?

A

voies respiratoires inférieures

contrairement aux IgA

131
Q

fonctions des IgG

A

▪ Agglutiner les particules
▪ Activer le complément
▪ Neutraliser les virus et les toxines bactériennes
▪ Opsonine pour la phagocytose de bactéries
▪ Lyser les bactéries G– via complément

132
Q

le système immunitaire cellulaire est important pour la protection contre quel type de pathogène ?

A

les bactéries qui ont un modèle de croissance intracellulaire, comme M. tuberculosis.

agit aussi contre les virus, les fungi et les protozoaires

133
Q

quels sont les 2 types de lymphocytes T CD4+?

A

▪ TH1 : réponse immunitaire cellulaire
▪ TH2 : réaction inflammatoire allergique

134
Q

quels sont les LT CD8+ ?

A

LT cytotoxiques et suppresseurs

135
Q

vrai ou faux ?
il est pas nécessaire d’avoir une déficience majeure des mécanismes de défenses pour qu’une pneumonie se mette en place.

A

faux
si l’organisme est virulent, il n’est pas nécessaire d’avoir une déficience majeure des mécanismes de défenses. La pneumonie peut donc arriver chez les patients en santé.

136
Q

quels sont les facteurs causant assez de déficience dans les mécanismes de défenses pour contribuer au développement de la pneumonie ?

circonstances avantageuses

A

infection virale du tractus respiratoire supérieur
MPOC ; cigarette
abus ROH
l’hospitalisation
l’insuffisance cardiaque

137
Q

quelles sont les causes de déficience plus sévères des mécanismes de défense pulmonaires ?

A

maladies immunosuppressives
cancers (+ leucémie et lymphome)
l’utilisation de corticostéroïde
médicaments cytotoxiques

138
Q

nommez les 3 mécanismes d’invasion microbienne

A

inhalation
aspiration
dissémination hématogène (plus rarement)

139
Q

expliquer le mécanisme d’invasion microbienne par aspiration

A

les sécrétions de l’oropharynx passent par le larynx et atteignent la trachée

140
Q

quels individus sont plus à risque d’aspirer des sécrétions oropharyngées ?

A

tout le monde est sujet à aspirer des petites quantités de sécrétions oropharyngées MAIS, les individus incapables de tousser ou de fermer leur épiglotte sont plus à risque.

141
Q

le mécanisme d’invasion microbienne par dissémination hématogène implique quelle circonstance particulière ?

A

une bactériémie

142
Q

quelle bactérie est plus susceptible d’atteindre le parenchyme pulmonaire par le sang ?

A

staphylococcus

143
Q

quels sont les facteurs nécessaires pour générer une toux efficace ?

A

1) Inspiration profonde
2) P. intrathoracique augmentée contre une glotte fermée due à une contraction des muscles intercostaux internes et abdominaux
3) « blast » expiratoire coordonné durant lequel la glotte s’ouvre

144
Q

comment le larynx produit-il des sons ?

A

en expulsant de l’air à travers les cordes vocales partiellement fermées pour créer une vibration des cordes

145
Q

fonction des muscles intrinsèques du larynx

A

contrôler la tension dans les cordes vocales

146
Q

fonction des muscles extrinsèques du larynx

A

élèvent et abaissent le larynx dans le cou

147
Q

quels nerfs innervent les muscles extrinsèques du larynx

A

les nerfs récurrents laryngés

148
Q

quels sont les organes de la parole ?

A

lèvres, langue, palais mous

149
Q

quelle est la cause la plus commune de dysphonie ?

A

laryngite aigüe

150
Q

quelle est la principale cause de laryngite aigue ?
autres causes ?

A

souvent causée par IVRS

autres :
- causes inflammatoires
- lésions physiques
- lésions néoplasiques
- lésions neurologiques
- lésions psychiatriques

151
Q

on considère qu’une laryngite devient chronique si elle persiste pendant plus de combien de temps ?

A

1 mois

152
Q

nommez des causes inflammatoires de dysphonie

A

IVRS
allergies, irritants (ROH et tabac)
RGO
médicaments
trop parler

153
Q

exemples de lésions physiques bénignes pouvant causer de la dysphonie

A

kyste, polypes, nodules, œdème de Reinke

154
Q

exemples de lésions physiques malignes pouvant causer de la dysphonie

A

carcinomes des cellules squameuses
dysplasie, leucoplasie et papillomatose laryngée

155
Q

exemples de causes neurologiques et psychiatriques pouvant causer la dysphonie

A

âge
avc
multiple sclerosis
myasthénie grave
lésion au nerf récurrent laryngé
parkinson
psychogénique

156
Q

quel est le facteur prédisposant le plus commun pour la pneumonie anaérobique ?

A

l’aspiration de sécrétions de l’oropharynx vers l’arbre trachéobronchique

157
Q

la pneumonie anaérobique survient plus souvent chez quels types de patients ?

A

avec altération de l’état de conscience
avec une dysphagie (AVC)
avec une mauvaise hygiène buccale

158
Q

la pneumonie à Pseudomonas aeruginosa survient plus souvent chez quels patients ?

A

chez les hospitalisés traités par ATB récemment
les patients ayant de la fibrose kystique
les patients avec bronchiectasie

159
Q

quelle est la conséquence majeure de la pneumonie par rapport aux espaces aériens distaux ?

A

↓ de la ventilation dans les zones touchées. L’exsudat dans les alvéoles diminue la diffusion des gaz (paroi épaisse) = mismatch V/Q = hypoxémie

160
Q

en cas de pneumonie, la perfusion alvéolaire est-elle bien maintenue ?
si oui pourquoi ?
si non pourquoi ?

A

La perfusion est bien maintenue, surtout à cause des effets vasodilatateurs des médiateurs inflammatoires.

161
Q

quand les alvéoles sont complètement remplies d’exsudat, qu’arrive-t-il aux niveaux des alvéoles ?

A

ventilation = 0 dans ces régions → effet shunt

162
Q

nommez les symptômes de la pneumonie

A

→ Douleur référée à l’épaule et douleur thoracique pleurétique
→ Fièvre et atteinte de l’état général
→ Toux sèche si infection virale/mycoplasme ou toux grasse si infection bactérienne
→ Dyspnée

163
Q

nommez les SIGNES de la pneumonie

A

tachycardie
tachypnée
tirage
fièvre +/- sudations et frissons
désaturation

164
Q

qu’entend-t-on à l’auscultation pulmonaire d’un individu atteint de pneumonie ?

A

o Diminution du murmure vésiculaire
o Râles crépitants localisés et ronchis
o Geignement expiratoire (grunting)
o Transmission des vibrations vocales augmentée dans la zone de consolidation
o Égophonie
o Souffle tubaire

165
Q

qu’est-ce que le souffle tubaire ?

A

bruit bronchique de forte tonalité + manifeste à l’expiration témoignant une consolidation

166
Q

répercussion à la percussion du thorax chez un patient atteint de pneumonie

A

matité dans la zone de consolidation

167
Q

manifestations cliniques de la pneumonie due aux pneumocoques

A

o Début abrupte et développement soudain de frissons et de haute fièvre
o Toux très productive (expectorations colorées ou teinté de sang)
o Peut être précédée d’infection virale des voies respiratoires

168
Q

manifestations cliniques de la pneumonie due aux staphylocoque ou bacilles gram négatives

A

o Patients ont des problèmes médicaux sous-jacents
o Plusieurs ont déjà reçu des ATB ou sont traités à l’hôpital
o Peut être une complication de l’influenza ou un résultat d’une dissémination hématogène

169
Q

manifestations cliniques de la pneumonie due aux bactéries anaérobies

A

o Chez les patients avec une conscience altérée ou difficulté à avaler
o Les patients ont souvent une gingivite ou des abcès
o Expectorations nauséabondes
o + risques de complications

170
Q

manifestations cliniques de la pneumonie due aux virus

A

o Toux généralement sèche

171
Q

sur quoi repose le diagnostic d’une pneumonie ?

A

les signes et les symptômes

172
Q
A
173
Q

chez les enfants, quel peut être un signe classique de pneumonie ?

A

douleur abdominale

les sx peuvent être non spécifiques, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants

174
Q

une radiographie pulmonaire est-elle recommandée pour confirmer le dx de pneumonie ?

A

oui, mais n’est pas essentielle si le dx est évident

175
Q

la radiographie pulmonaire pour confirmer le dx de pneumonie est peu utile dans quelles circonstances ?

A

chez les enfants qui ont des sibilances et une présentation de bronchiolite ou d’asthme

car la pneumonie bactérienne est alors très peu probable.

176
Q

la culture des expectorations est-elle recommendée dans le cadre du diagnostic de pneumonie ?

A

La culture n’est généralement pas nécessaire

177
Q

que note-t-on à la radiographie pulmonaire d’un patient atteint de pneumonie ?

A

infiltrat pulmonaire
signe de la silhouette
fluide pleural

178
Q

quel est le signe de la silhouette à la radiographie pulmonaire d’un patient atteint de pneumonie ?

A

l’absence pathologique d’air dans les alvéoles entraine une perte du contraste aérien habituel entre une structure solide et le poumon avoisinant

179
Q

vrai ou faux ?
la présence de fluide pleural à la radiographie pulmonaire est un très bon indicateur de pneumonie.

A

faux,
le fluide pleural peut être présent dans l’emphysème (liquide purulent)

180
Q

que note-t-on à la TDM pulmonaire d’un patient atteint de pneumonie ?

qu’indique ce signe ?

A

bronchogramme aérien
indique la perméabilité de l’arbre bronchique (rempli d’air) au sein d’un infiltrat du parenchyme pulmonaire

181
Q

pour quels patients est-il nécessaire de procédéer à l’évaluation microscopique des expectorations ?

A

pour les patients hospitalisés

on donne quand même un traitement empirique mais on utilise l’évaluation microscopique pour raffiner la thérapie et donc réduire les échecs thérapeutiques & les complications

182
Q

quels pathogènes les plus fréquemment rencontrés au cours des 2 premières années de vie ?

A

les virus

183
Q

la majorité des pneumonies sont causées par quel type de pathogène ?

A

des bactéries
majorité : strep pneumonie et influenza + bactéries atypiques
autres : staph aureus, bacilles gram -

184
Q

quelles sont les deux autres causes majeures de pneumonies ?

A

virus et Mycoplasma

le risque d’infection virale est accru pendant la saison de la grippe

185
Q

*En Amérique du Nord, X % des pneumonies prouvées sont causées par des agents pathogènes atypiques.
*
quels sont ils ?

A

20%
Mycoplasma pneumoniae
Chlamydophila pneumonia
Legionella pneumonia

186
Q

présentation clinique classique d’une pneunomie à mycoplasma pneumoniae

A

toux importante non productive
pas de fièvre
frissons
manifestations extra-pulmonaires
→ pharyngite, otite, myringite hémorragique, hémolyse auto-immune & manifestations cutanées

187
Q

présentation clinique classique d’une pneunomie à Chlamydophila pneumoniae

A

pharyngite
voix rauque
sinusite
expectorations non purulentes
manifestations extra pulmonaire → arthrite réactive, méningo-encéphalite ou Guillain Barré, athérosclérose, SEP et Alzheimer’s

188
Q

présentation clinique classique d’une pneunomie à Legionella pneumoniae

A

symptômes GI
mauvais état général
fièvre élevée
manifestations extrapulmonaire → cardiaques

si infection grave : atteinte multisystémique (CIVD, glomérulonéphrite, rhabdomyolyse, enzymes hépatiques, hyponatrémie)

189
Q

quel pathogène devrait-on soupçonner chez les enfants d’âge scolaire qui présentent des sx d’asthme de novo ?

A

mycoplasma pneumoniae

190
Q

outil diagnostic pour pneumonie à mycoplasma pneumoniae

A

PCR sur sécrétions nasopharyngées
2e choix : sérologie

191
Q

traitement d’une pneumonie à mycoplasma pneumoniae

A

macrolide

192
Q

quel pathogène peut entrainer une pneumonie d’évolution lente pouvant se chroniciser surtout chez les patients BPCO ?

A

chlamydophilia pneumoniae

193
Q

outil diagnostic pour pneumonie à chlamydophilia pneumoniae

A

aucune méthode fiable

194
Q

traitement d’une pneumonie à chlamydophilia pneumoniae

A

doxycycline

195
Q

traitement d’une pneumonie à legionella pneumoniae

A

macrolides
fluoroquinolones (- d’effets indésirables)

196
Q

outil diagnostic d’une pneumonie à legionella

A

test de détection de l’antigène urinaire (sérotype 1)
ou
culture des expectorations, PCR et sérologie

197
Q

vrai ou faux ?
l’étiologie de la pneumonie peut être déterminée uniquement sur la présentation clinique.

A

faux

198
Q

vrai ou faux ?
les tests microbiologiques est nécessaire au traitement de la pneumonie chez un patient hospitalisé.

A

vrai

(pas nécessaire chez les patients soignés à domicile)

199
Q

quel traitement est supérieur en cas de pneumonie?
- tx empirique
ou
- tx spécifique dirigé contre un pathogène spécifique

A

aucun

200
Q

quelles sont les raisons pour tenter un diagnostic étiologique de la pneumonie ?

A
  • Pour les patients hospitalisés : diminuer le risque de résistance
  • Des pathogènes ayant des implications pour la sécurité publique comme Mycobacterium tuberculosis et le virus de la grippe
  • Évaluer les tendances de la résistance
201
Q

à la coloration de gram, comment peut-on différencier une pneumonie bactérienne d’une pneumonie virale ?

A

bactériennes : PMN en très grande quantité
virales ou mycoplasmales : moins de PMN et + de cellules inflammatoires mononucléaires

202
Q

pour l’identification de quelle bactérie, la coloration de gram est-elle inutile ?

A

chlamydophila pneumoniae

203
Q

quelle bactérie nécessite une coloration de gram spéciale ?

A

legionella pneumoniae

204
Q

les bactéries peuvent-elles être visualisées à la microscopie optique ?

A

oui

205
Q

les virus peuvent-ils être visualisés à la microscopie optique ?

A

non

seulement la réponse inflammatoire

206
Q

quel est le plus grand avantage de la coloration et de la culture des sécrétions ?

A

d’alerter le médecin des pathogènes insoupçonnés et / ou résistants.

207
Q

l’hémoculture est-il un bon test pour déterminer l’agent étiologique d’une pneumonie ?

A

non,
son rendement même si les échantillons sont prélevés avant l’antibiothérapie est décevant.

208
Q

le test d’antigène urinaire pour la détection d’agent étiologique d’une pneumonie est utile pour quel(s) pathogènes ?

A

legionella
pneumocoques

pour legionella : sensibilité = 90% et spécificité = 99%
pour pneumocoques : sensibilité = 50-80% et spécificité = >90%

209
Q

le PCR pour la détection d’agent étiologique d’une pneumonie est utile pour quel(s) pathogènes ?

A

legionella
mycoplasma
chlamydophila
virus respiratoires

210
Q

quel est le désavantage du test sérologique quant à la détection d’agent étiologique d’une pneumonie ?

A

évaluation rétrospective (ne permet pas d’identifier l’agent causal au moment de la maladie)

211
Q

quelle est l’utilité des biomarqueurs dans la détermination de l’agent étiologique d’une pneumonie ?

A

distinguer la pneumonie virale vs bactérienne

212
Q

quels sont les biomarqueurs permettant de distinguer une pneumonie virale d’une pneumonie bactérienne ?

A

CRP
PCT (procalcitonine)

213
Q

En mesurant la concentration de PCT dans le sang d’un patient, les médecins peuvent obtenir un indice sur la nature de l’infection. Pourquoi ?

A

PCT augmenté : pointe vers une infection bactérienne
PCT bas : pointe vers une infection virale

214
Q

la mesure du (CRP/CPT) est plus sensible pour la distinction entre une pneumonie virale et une pneumonie bactérienne.

A

CPT

CRP permet plus l’identification d’une aggravation de l’infection

215
Q

la radiographie peut-elle donner des indices sur la nature de l’agent étiologique ?

A

oui

216
Q

quels agents étiologiques donnent plus souvent une pneumonie lobaire ?

A

S. pneumoniae
K. pneumoniae

217
Q

quels agents étiologiques donnent plus souvent une pneumonie localisée ou extensive suivant une distribution inégale ?

A

staphylocoque
bactéries gram -

218
Q

quel agent étiologique donne une pneumonie impressionnante à la radiographie par rapport à ce que les manifestations cliniques suggèrent ?

A

mycoplasme

219
Q

les pneumonies anaérobiques impliquent l’atteinte de quels lobes pulmonaires ?

A

chez le patient debout : lobe inférieur
chez le patient en position supine :
le segment postérieur du lobe supérieur
ou
segment supérieur du lobe inférieur

220
Q

quel agent étiologique donne un infiltrat unilobulaire consolidé ou ‘’ patchy ‘’ ?

A

legionella

221
Q

les suggestions thérapeutiques concernant le traitement de la pneumonie dépendent de quels facteurs ?

A
  • la probabilité d’un germe selon le contexte épidémiologique (ambulatoire ou hospitalisé)
  • la présence de comorbidités
  • la gravité de la pneumonie
222
Q

quelle classe d’antibiotiques ne couvrent pas les agents responsables de pneumonie atypique (M. pneumoniae, C, pneumoniae, Legionnella) ?

A

pénicelline (amox)

223
Q

antibiotiques à prescrire pour le traitement d’une pneumonie

A
  • macrolides (érythromycine, azythromycine)
  • quinolones (levofloxacine)
224
Q

quelles sont les indications de traitement d’une pneumonie avec des quinolones ?

A

si le patient est porteur d’une souche résistante de S. pneumoniae (en cas d’échec de tx après 72h)

225
Q

quels sont les outils qui évaluent le risque de complications d’une pneumonie ?

A

CRB65
Cotation de Fine

226
Q

quels sont les critères de CRB65

A

âge > 65 ans
TA (<90/60)
FR > 30
confusion

227
Q

score CRB65 = 0, quelles sont les indications ?

A

traiter à la maison

228
Q

score CRB65 = 1 ou +, quelles sont les indications ?

A

traiter à l’hopital (sauf si le point est du à l’âge)

229
Q

quelle est l’évolution clinique normale d’un patient après l’initiation du traitement contre la pneumonie ?

A

3 jours : plus de fièvre
1 semaine : diminution de la douleur pleurétique et d’expectorations
1 mois : plus de toux plus de dyspnée
3 mois : fatigue résiduelle
6 mois : retour à la normale

230
Q

quelle est l’utilité de la cotation de Fine ?

A

prédire la morbidité et la mortalité chez les patients souffrant de pneumonie acquise en communauté

déterminer si un patient doit être hospitalisé ou non

231
Q

quels sont les critères de la cotation de Fine ?

A

→ Facteurs démographiques
→ Comorbidités
→ Signes à l’examen physique
→ Test de laboratoires
→ Trouvailles radiologiques

I et II → maison
III → admis dans une unité d’observation
IV et V → hospitalisés

232
Q

durée d’incubation de la covid

A

2-14 jours

233
Q

catégories de patients prioritaires à la vaccination covid

A

dialysés
greffés
immunosupprimés
personnes âgées
travailleurs de la santé à haut risque
personnes vivant dans une RPA
Premières Nations, Inuits ou Métis

234
Q

le vaccin contre la grippe est indiqué et gratuit chez qui ?

A

> 75 ans
travailleurs de la santé
groupes à risque (incluant femmes enceintes)
entourage des groupes à risques et des enfants de < 6 mois

235
Q

le vaccin contre le pneumocoque indiqué et gratuit chez qui ?

A

2 à 59 mois
> 65 ans
immunosupprimés ou asplenique

236
Q

durée d’une IVRS d’origine virale

A

7-14 jours

237
Q

durée d’une grippe d’origine virale

A

7-14 jours

238
Q

durée d’une sinusite d’origine virale

A

7-14 jours

239
Q

durée d’une pharyngite d’origine virale

A

3 à 10 jours

240
Q

durée d’une bronchite aigue d’origine virale

A

2-3 semaines, mais la toux peut durer jusqu’à 6 semaines

241
Q

la plupart des bronchites sont d’origine virale ou bactérienne ?

A

90% d’origine virale

242
Q

les expectorations sont-elles un bon indicateur pour distinguer les bronchites aigues d’origine virale vs bactérienne.

A

non

243
Q

bruits pulmonaires entendus chez un patient atteint de bronchite aigue

A

ronchis
sibilances

244
Q

la bronchite aigue donne-t-elle de la toux ?

A

oui

245
Q

la bronchite aigue donne-t-elle de la fièvre ?

A

non

246
Q

vrai ou faux ?
l’espace alvéolaire est normalement acellulaire .

A

vrai

sauf de rares macrophages qui jouent un rôle de nettoyage et immunité

247
Q

pourquoi les alvéoles deviennent-elles inutiles pour les échanges gazeux en cas de pneumonie ?

A

les espaces alvéolaires se remplissent de cellules inflammatoires

248
Q

quelles caractéristiques rendent les alvéoles susceptible à la dissémination de bactéries dans la circulation sanguine (sepsis) ?

A

riche en capillaires
très courte distance entre les globules rouges et les gaz intra-alvéolaires

249
Q

choisir avec soin

**Pas traiter la toux chez une adulte avec des antibiotiques même si elle dure >1 semaine, à moins de soupçonner une pneumonie bactérienne **
Pourquoi ?

A

Chez la majorité des adultes qui ont une toux consécutive à une IVRS, l’infection est virale et non bactérienne. La durée moyenne d’une toux d’origine virale est de 18 jours.

250
Q

choisir avec soin

**Ne demandez pas d’emblée une radiographie pour l’évaluation d’une fracture du nez.
**
pourquoi ?

A

La décision de procéder à une chirurgie repose sur la gêne respiratoire et la déformation du nez, qui ne sont pas évaluées efficacement avec la radiographie. L’examen physique suffit.

251
Q

choisir avec soin

Ne demandez pas d’imagerie pour distinguer une sinusite bactérienne aiguë d’une IVRS

donner 2 raisons

A
  1. Le diagnostic de sinusite bactérie aigue repose sur des critères cliniques et est peu prévalent.
  2. un résultat anormal à la radiographie ne permet pas de confirmer le dx de SBA puisque l’imagerie des sinus suite à une IVRS pourrait montrer du liquide aussi.
252
Q

quelles sont les indications de procéder à une imagerie en cas d’IVRS?

A

patient immunosupprimé
complications orbitaires
complications touchant le SNC

253
Q

critères de diagnostic d’une sinusite bactérienne aigue

A

1) toux et/ou écoulement nasal persistant > 10 jours sans amélioration
ou
2) aggravation de toux, écoulement nasal ou fièvre
ou
3) fièvre ≥ 39 ℃ + écoulement nasal purulent x3 jours consécutifs

254
Q

choisir avec soin

**Ne posez pas de tubes de myringotomie chez des enfants ayant eu 1 épisode d’otite moyenne séreuse d’une durée < 3 mois **
pourquoi ?

pour quels groupes de personnes cette règle ne s’applique pas ?

A

Le décours naturel de l’OMS est favorable et la majorité des cas rentre spontanément dans l’ordre en 3 mois.

ne s’applique pas aux enfants qui ont : des troubles du développement (T21, TSA, cécité et perte auditive permanente)

255
Q

choisir avec soin

Ne prescrivez pas de routine des corticostéroïdes intranasaux/systémiques, des antihistaminiques ou des décongestionnants à des enfants présentant une otite moyenne séreuse non compliquée.
pourquoi ?

A

Ces traitements ont peu d’effet sur l’issue à long terme de l’otite moyenne séreuse

256
Q

choisir avec soin

Ne recommandez pas les remèdes contre la toux et le rhume en vente libre aux

A

enfants de < 6 ans

257
Q

on dit que le Rinné est positif (normal) lorsque

A

la conduction aérienne est mieux perçue que la conduction osseuse

258
Q

on dit que le Rinné est négatif (anormal) lorsque

A

la conduction osseuse est mieux perçue que la conduction aérienne

259
Q

Lors d’une perte auditive de conduction, le Rinné est négatif de quel côté ?

A

du côté de la perte auditive

260
Q

Vrai ou faux ?
Lors d’une perte auditive neurosensorielle, le Rinné reste positif du côté de l’oreille affectée.

A

Vrai

261
Q

L’otite externe aiguë est principalement causée par quels agents pathogènes ?

A

par des infections bactériennes, en particulier Pseudomonas aeruginosa et S. aureus.

262
Q

6 facteurs de prédisposition à l’otite externe aiguë

A
  • l’humidité et températures élevées
  • traumatismes
  • conduit auditif externe étroit favorisant l’accumulation de cérumen
  • production excessive ou insuffisante de cérumen
263
Q

quels sont les facteurs spécifiques à l’otomycose ?

A

diabète et immunosuppression

264
Q

fonctions du cérumen

A
  • régulation du pH du conduit auditif externe
  • protection physique à la peau (propriétés antibactériennes)
265
Q

manifestations cliniques de l’otite externe aigue

A
  • otalgie
  • otorrhée
  • prurit
  • sensation de plénitude de l’oreille
  • perte auditive de conduction
266
Q

comment peut-on différencier l’otite externe aiguë d’origine bactérienne de l’otomycose ?

A

le prurit est le symptôme prédominant dans l’otomycose

267
Q

traitement de l’otite externe

A

soulagement de la douleur et
traitements antibiotiques topiques avec corticostéroïdes

l’antibiothérapie PO n’est pas nécessaire pour une otite externe simple

268
Q

le stridor est un bruit (expiratoire/inspiratoire).

A

inspiratoire

269
Q

peut-on débuter un tx empirique contre la pharyngite à SGA en attendant les résultats de la culture ?

A

non, sauf si complications

270
Q

après l’initiation d’un traitement antibiotique ambulaire pour une pneumonie, est-il pertinent de faire un suivi ?

A

oui après 1 semaine