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Flashcards in Cours 1 Deck (19):
1

Exemples de fausses croyances qui perdurent relativement au rôle de certains facteurs biologiques dans l’agression sexuelle.

• Anomalies chromosomiques
• Surplus de testostérone («meilleur traitement» = castration chimique)
• Dysfonctionnement du cerveau

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ASPECTS GÉNÉTIQUES : exemple d’influence

Exemple : Syndrome XXY (klinfelter)
• Caractéristiques secondaires peu développées /virilisation incomplète
• Musculature peu développée
• Répartition féminine des graisses et de la pilosité
• Gynécomastie souvent observée (dévt excessif des seins)
• Petits testicules
• Stérilité
• Tendance à l’obésité
• QI inférieur à 80 chez 20% : Retard mental si inf. à 70 (DSM-5)
• Présence de troubles du langage et de la lecture
• Développement neuromoteur peut survenir plus tardivement

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ANOMALIES CHROMOSOMIQUES
Les stratégies d’intervention possibles :

• Un diagnostic précoce
• Une éducation spécialisée
• Le traitement hormonal (XXY – Klinefelter)
• Un soutien psychologique
• L’entraînement aux habiletés sociales
• Le counseling parental

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DIAGRAMME influences possibles d'une anomalie chromosomique sur le compt

atteintes intellectuels, tb acquisition language, lecture, tb neuromoteurs, anomalie physique ----» tb de l'image corpo + identité sexuelle -----» estime de soi faible ajustement social difficile, isolement ---» COMPORTEMENT «----- environnement familial

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À RETENIR - tb génétiques

• Certaines caractéristiques découlant de troubles génétiques peuvent contribuer à l’apparition et au maintien d’une problématique de DS, sans toutefois la provoquer.
• Aucune cause à effet.

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ASPECTS ENDOCRINIENS
RÔLE DE LA TESTOSTÉRONE

Certaines études font état de taux de testostérone
• Plus élevés chez les violeurs agressifs
• Plus élevés chez les DS ayant commis des AS intrusives
• Moins élevés chez pédophiles
(Bradford & Bourget, 1987; Gaffney & Berlin, 1984; Studer et al., 2005)
Certains faits viennent démentir l’importance de la testostérone dans l’agression sexuelle … (trouve aucune différence)

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Mais dans les faits… LA TESTO

Le taux de testostérone est plus élevé en … MATIN
X Alors que les AS ont davantage lieu en … SOIRÉE
Les viols ont davantage lieu … L’ÉTÉ
X Alors que la testostérone … HIVER
Les individus présentant un faible taux de testostérone (ex: syndrome de Klinefelter, castration chimique ou physique) …
X Peuvent tout de même … être transgressif et avoir des problèmes au niveau de la sexualité

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À retenir : testostérone :

: Pas de lien vraiment direct. Données contraires. Mais c’est sûr que si on diminue la testo, le désir sexuel est diminué. Aidé à contrôlé pendant le temps de la thérapie (mais il faut quand même avoir un traitement psycho pendant). Defaire les mythes, mais ya pas de lien. Faut savoir qu’il y a rien de prouver.

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1.3. ASPECTS NEUROLOGIQUES - Histoire

Époque victorienne : Krafft-Ebing (1886/1965)
• Suspecte que des facteurs neurologiques jouent un rôle important dans les déviances sexuelles.
Actuellement
• Nombre très limité d’études en neuropsychologie sur les déviances sexuelles.
• Augmentation depuis quelques années.
• Aucun signe neuropsychologique n’est identifié, encore moins démontré

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RÔLE DES NEUROTRANSMETTEURS

Lorsque la quantité de sérotonine est insuffisante, elle est associée
• Cmpts impulsifs / compulsifs / répétitifs
• TOC
• Idéations suicidaires
• Compulsion
• Contrôle pathologiques

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Traitement : - tb neurologique, neuro transmetteurs

« Augmenter » le taux de sérotonine par l’administration d’ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine)
Augmentation : inhibition désir sexuel
Diminution : augmentation du désir sexuel ... jusqu’à la compulsion.

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LA PHARMACOTHÉRAPIE - c'est quoi

Vise diminution de l’intensité et de la fréquence des fantasmes sexuels, des masturbations et des cmpts déviants (obsession-compulsions) :
• À action hormonale («castration chimique»)
• Depo-provera® (diminution des récidives) ça aide, mais on ne le donne plus de façon obligatoire
• Androcur®
• À action sérotoninergique (ISRS) – antidépresseurs qui ont le plus d’effet secondaire sur le désir
• Zoloft®
• Prozac®
• Paxil®
À noter : Devrait en tout temps être associé à une autre modalité thérapeutique.

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ATTEINTES CÉRÉBRALES- lobe frontal

FRONTAL**** Pourrait contribuer, mais dans pleins de troubles psychiatriques le lobe frontal.
• Dysfonctionnement des lobes fronto-temporels semble jouer un rôle déterminant dans certaines affections psychiatriques :
• Schizophrénie
• Troubles des conduites
• Troubles obsessifs-compulsifs
• Dépression (Joyal et al., 2014)
Divers états pathologiques peuvent occasionner ces atteintes
• Origine traumatique (ex : Accident d’automobile) – livre qui dit que plusieurs tueurs en série ont vécu un traumatisme cranien
• Vasculaire (ex : AVC)
• Tumorale (ex : Cancer)
• Dégénérative (ex : Parkinson, alzheimer)
Présence de changements marqués entre le fonctionnement d’avant et d’après
• Fonction exécutive : Inhibition, attention divisée, planification, mémoire « mise à jour»…
• Quotidien : Difficulté à planifier/à prévoir les conséquences de ses actes, indifférence par rapport au futur, perte d’abstraction, manque de retenue sociale; tendance à la plaisanterie/sollicitions sexuelles ouvertes,

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ATTEINTES CÉRÉBRALES : RÉSULTATS AUPRÈS D’AS
****Conclusion****

• AS : pas de cause bio unique
• Si une anomalie : pas nécessairement la principale cause même pas nécessairement une cause, mais peut aidé à comprendre (les facteurs peuvent aidé à expliquer certains cas)
• Majorité des AS : pas anomalie bio
• Aucun paramètre bio spécifique n’a encore été identifié comme étant commun chez tous les AS
• Aucun paramètre bio ne peut prédire qu’un individu deviendra AS.
• Rôle contributif (non étiologique)

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PRINCIPES DE BASE - TCC

Les problématiques d’agression sexuelle sont attribuables à :
• Des comportements/pensées/émotions mésadaptés qui doivent être diminués
• Ex : fantasmes sexuels déviants, masturbation compulsive, colère, consommation de substances psychoactives, distorsions cognitives.
Exemples des déficits auxquels il faut pallier :
• Ex. connaissances sexuelles; habiletés sociales, habilités de résolution de conflits, de gestion du stress et de la colère.

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Les modèles d’apprentissage - TCC


Les modèles d’apprentissage suivants peuvent être utilisés dans la modification des dispositions mésadaptées/déficits :
1. Conditionnement classique
2. Conditionnement opérant
3. Apprentissage social

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2.1. CONDITIONNEMENT CLASSIQUE*** EXAM

SN + SI = RI

SC = RC

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2.2. CONDITIONNEMENT OPÉRANT
PRINCIPES DE BASE

Un comportement sexuel est suivi de conséquences qui influencent sa probabilité d’apparition future.
Renforcement positif, négatif, punition positive négative

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.3. APPRENTISSAGE SOCIAL - principes de bases

1. Modelage
• Apprentissage d’un cmpt en observant et en imitant celui d’une autre personne.
• Ex : AS subi qui se répète
Bobo Doll Experiment (Bandura, 1961)

2. Apprentissage vicariant – pas besoin de l’essayer pour faire l’apprentissage\ pas faire partie de l’expérience
• Cmpts et ses conséquences sont appris sans en faire l’expérience directe, mais en observant autrui. Le type de conséquence associé au cmpt augmentera/diminuera la fréquence d’apparition du cmpt appris.
• Ex : Reproduction de ce qui est vu dans les films pornographique.

3. Modelage symbolique
• Cmpt et ses conséquences sont développées et élaborées en pensées et en images mentales.
• Ce type d’apprentissage est important dans le développement des fantaisies sexuelles déviantes et le maintien de la problématique sexuelle.
• Ex. : L’élaboration d’un scénario délictuel où l’AS perpètre une agression sexuelle sans se faire prendre.