Cours 1 : Béhaviorisme et approche du traitement d'information Flashcards

1
Q

Un débat a été occasionné par rapport à la provenance des connaissances dans l’esprit humain.
1. Quels sont ces courants de pensée ?
2. Quelle est leur position respectives ?
3. Quelle est la vision moderne vis à vis ce débat ?

A
  1. Nativisme et empirisme

Nativisme (aka « nature »):
- Le savoir est inné .Par conséquent, on n’apprend jamais, on ne fait que récupérer en mémoire des connaissances qui sont déjà stockées dans le cerveau.

Empirisme (aka « environnement »)
- Toute connaissance est créée graduellement par apprentissage (tabula rasa) par l’expérience, que ce soit par les perceptions sensorielles du monde extérieur ou des évènements mentaux internes. Il n’y a aucun contenu inné.

  1. On ne possède pas tout le savoir quand on naît, mais certains comportements qu’on a est inné dû à la génétique et de notre constitution physiologique.
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2
Q

Dans un débat de la personnalité criminelle, est est l’influence d’avoir une vision nativiste vs empiriste ?

A

Si l’humain née bon et que c’est la société qui le commande (vision empiriste), la personne ayant une personnalité criminelle bénéficierait d’institutions spécialisées pour diminuer ces comportements. Si c’est une personnalité 100% hérité (vision nativiste), ça ne servirait à rien d’investir dans ce genre d’institution.

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3
Q
  1. Comment l’empirisme britannique est apparu ?
  2. Qu’est-ce que ce courant a amené dans le domaine de la psychologie ?
A
  1. Il a été rendu compte que l’empirisme ne nous en dit pas assez sur l’esprit humain. L’idée est qu’au lieu de voir la psychologie comme une philosophie mentale, on va vouloir faire de cette discipline une science expérimentale (comme la chimie). Pour ce faire, on utilise ce qui est déjà établi : la méthode scientifique, qui collecte les données par l’observation et l’expérience.
  2. Cela a permis à des constructions de théories générant des hypothèses qu’on peut tester, valider et rejeter.
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4
Q

En quoi l’empirisme britanique est différent de l’empirisme?

A
  • L’empirisme est l’approche philosophique selon laquelle toute connaissance est dérivée de l’expérience.
  • L’empirisme britannique est un mouvement visant à s’inspirer de cette approche pour étudier l’esprit humain de façon scientifique, strictement à l’aide de la connaissance observable.

(Le qualificatif « britannique » indique simplement que ce sont des britanniques (John Locke et David Hume) qui ont proposé d’utiliser le concept d’empirisme pour étudier l’esprit humain)

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5
Q
  1. Comment forme-t-on une nouvelles connaissances selon l’associationisme ?
  2. Comment l’esprit humain doit être étudié selon ce courant de pensée ?
A
  1. Par la combinaison d’éléments de base de la pensée (sensations et réflexions).
  2. En adoptant la chimie mentale
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5
Q
  1. C’est quoi le principe Spencer-Bain ?
  2. Ce principe a inspiré quel paradigme ?
A
  1. Deux choses peuvent être associées, mais pas nécessairement apparaître en même temps. Par exemple, il peut y avoir une association entre un comportement et une conséquence qui vient après ce dernier (association comportement-conséquence).
  2. Le béhaviorisme (Skinner)
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6
Q
  1. Selon le structuralisme à quoi correspond l’esprit humain ?
  2. Comment on étudie l’esprit humain
  3. Quel méthode est utilisée ?
A
  1. L’esprit humain correspond aux « molécules » d’expériences conscientes.
  2. On décompose les processus mentaux conscients en composantes de base simple. Le but est de créer un tableau périodique de l’esprit, mais pour les sensations (expériences conscientes) qui sont les éléments de base de la perception.
  3. L’instrospection analytique
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7
Q
  1. Décrit ce qu’est l’introspection analytique.
  2. Quelles sont les limites de cette méthode ? (2)
A
  1. C’est l’étude des processus mentaux conscients par l’observation interne. Pour ce faire, une des méthodes utilisées est la tâche d’association libre.
  2. L’expérimentation et les mesures d’auto-évaluation ne sont pas fiables. De plus, on n’a pas accès de manière consciente à tous les processus interne (impénétrabilité cognitive).
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8
Q

À quoi correspond cette tâche ? On demande aux gens de fermer les yeux. On leur dit un mot et doivent dire le premier mot qui leur vient à l’esprit. Ils doivent aussi spécifier quand est-ce que ce lien s’est formé entre ces deux mots dans leur tête (ex: 2 secondes).

A

La tâche d’association libre

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9
Q

On n’a pas accès à la sensation quand la lumière touche notre rétine.
Pourquoi ?

A

L’impénétrabilité cognitive
=> Nous avons seulement accès de manière consciente aux processus mentaux de haut niveau (ex: étapes de calculs dans un problème de mathématique).

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10
Q
  1. Pour réagir aux problèmes rencontrés par le courant du structuralisme, quelle courant de pensée a été créé ?
  2. Selon ce courant, comment l’esprit humain devrait-il être étudié ?
A
  1. Le fonctionnalisme
  2. Il faudrait plus se concentrer sur l’étude du fonctionnement et de la fonction adaptative (survie) de l’esprit humain et non de sa composition.
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11
Q

À quoi s’intéresse le fonctionnalisme ?

A

L’esprit humain (conscience) + comportement en mettant l’accent sur les différences individuelles

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12
Q

Face aux limites de l’introspection analytique (non-fiable + impénétrabilité cognitive), quelle courant de pensée a été créé ?

A

Positivisme logique

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13
Q

Selon le positivisme logique comment l’esprit humain est étudié ?

A

Étude de ce qui est OBSERVABLE en appliquant de manière stricte l’empirisme et l’associationnisme. L’idée est qu’une théorie est inutile s’il n’y a pas d’observation pour la con/infirmer.

En d’autres mots, si quelque chose ne peut pas être observé de manière indirecte, alors elle n’existe pas.
=> Le construit (l’instrument) est la mesure.

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14
Q

Ça veut dire quoi «le construit est la mesure» ?

A

Construit = ce qu’on veut mesurer (ex : température). Mesure = l’instrument qu’on utilise pour mesurer le construit (ex: thermomètre)

Donc, selon le positivisme logique, la température c’est le thermomètre.

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15
Q
  1. Décrit la théorie de l’évolution de Darwin.
  2. Quel aspect de cette théorie a influencé les béhavioristes ? Comment ?
A
  1. Il y a eu un premier organisme vivant, et par sélection naturelle et par des mutations, d’autres espèces se sont créées (concept de descendance commune). Avec le temps, plusieurs espèces se créent qui deviennent de plus en plus différentes.
  2. Le concept de descendance commune. Étant donné que dans l’arbre de la vie le rat et l’humain sont proches, les béhavioristes ont eu l’idée d’étudier le comportement des rats (et d’autres animaux) au lieu des humains.
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16
Q

Deux études rigoureus ont été fait sur les animaux pour étudier le comportement.
1. Quelles sont-elles ?
2. Définit les.

A
  1. Le conditionnement classique (Pavlov) : Tous les apprentissages procèdent par association.
  2. Le conditionnement opérant (Skinner) : Les conséquences (renforcement/punition) des actions exercent une influence sur la probabilité d’occurrence et la forme du comportement.
17
Q

Décrit le conditionnement classique (Pavlov) - avant, pendant et après le conditionnement.

A

[Avant conditionnement] : Un SI (viande) produit une RI (salivation)

[Conditionnement] : Le SN (cloche) est présenté de manière simultanée (ou avec délai) au SI, ce qui produit une RI.
- Avec la présence répétée de ce SN avec le SI, une association par pairage se fait jusqu’à que le SN devienne un SC

[Après le conditionnement] : Le SC (cloche) produit une RC (salivation)
_

  • SI = Stimulus inconditionnel
  • RI = Réponse inconditionnelle
  • SN = Stimulus neutre
  • SC = Stimulus conditionné
  • RC = Réponse conditionnée
18
Q

Décrit le conditionnement opérant (renforcement/punition positive vs négative)

A
  • Renforcement positif : Comportement + Ajout stimulus favorable augmente fréquence du comportement
  • Renforcement négatif: Comportement + Retrait stimulus aversif augmente fréquence du comportement
  • Punition positive : Comportement + Ajout stimulus aversif diminue fréquence du comportement
  • Punition négative : Comportement + Retrait stimulus agréable diminue fréquence comportement
19
Q

C’est quoi la différence entre le conditionnement classique et opérant ?

A
  • Classique : C’est l’expérimentateur qui décide de l’association entre SI et SN.
  • Opérant : Cette association n’est pas arbitraire, le comportement est volontaire
20
Q

Premier paradigme : Béhaviorisme
* Quels sont ses postulats (3) ?
* C’est quoi l’ironie de ce paradigme ?

A
  • Postulats :
    1. Tabula rasa (aucune disposition innée)
    2. Tout apprentissage émane de la formation d’association (ou de conditionnement)
    3. Les processus mentaux sont inutiles
  • Les processus mentaux sont inutiles, ce qui fait qu’on étudie l’esprit sans l’esprit (rappel : psychologie = étude de l’esprit)
21
Q

Garcia et collaborateurs se sont rendu compte qu’avec une exposition à des radiations, cela cause des vomissements chez les rats. Dans la première phase de son étude, qui a duré 1 semaine, un conditionnement a été effectué chez deux groupes de rats :

Groupe A : Eau goûteuse (eau + sucre)
Groupe B: Eau brillante-bruyante (eau + clic + lumière) 

Un pré-test a été effectuée afin de mesurer la quantité d’eau bue chez chaque groupe de rats.

Ensuite, dans une deuxième phase de l’étude, le groupe A et B one été redivisés et deux conditions. Au post-test, la quantité d’eau bue chez chaque groupe de rats a de nouveau été mesuré.

Un rayon X a été administré, car il donne la nausée automatiquement aux rats (donc eau associé avec nausée).

Groupe A1 : Eau goûteuse + Rayons X 
Groupe A2 : Eau goûteuse + Choc électrique
 
Groupe B1 : Eau brillante-bruyante + Rayons X
Groupe B2 : Eau brillante-bruyante + Choc électrique 
  1. Quel type de conditionnement a été fait dans la première phase ? Pourquoi ?
  2. Quel type de conditionnement a été fait dans la deuxième phase ? Pourquoi ?
  3. Cette étude a été faite pour réfuter quel postulat du béhaviorisme ?
  4. Si ce postulat est vrai, on s’attendrait à quel résultats ?
  5. Quelles sont les résultats de cette étude
A
  1. Conditionnement classique
  2. Conditionnement opérant (par punition positive), car un stimulus aversif, rayon X et choc électrique, a été AJOUTÉ.
  3. Tabula rasa (aucune disposition innée)
  4. Étant donné que les rats ont subi une punition positive on s’attendrait à une diminution de consommation d’eau dans toutes les conditions.
  5. Pour les groupes A1 et B2, une diminution significative de la consommation d’eau a été observée. Pour les groupes A2 et B1, pas de différence sigificative n’a été observé.
22
Q

Garcia et collaborateurs se sont rendu compte qu’avec une exposition à des radiations, cela cause des vomissements chez les rats. Dans la première phase de son étude, qui a duré 1 semaine, un conditionnement classique a été effectué chez deux groupes de rats :

Groupe A : Eau goûteuse (eau + sucre) 
Groupe B : Eau brillante-bruyante (eau + clic +  lumière)

Un pré-test a été effectuée afin de mesurer la quantité d’eau bue chez chaque groupe de rats.

Ensuite, dans une deuxième phase de l’étude, le groupe A et B one été redivisés et deux conditions. Dans le post-test, la quantité d’eau bue chez chaque groupe de rats a de nouveau été mesuré.

Groupe A1 : Eau goûteuse + Rayons X 
Groupe A2 : Eau goûteuse + Choc électrique
 
Groupe B1 : Eau brillante-bruyante + Rayons X
Groupe B2 : Eau brillante-bruyante + Choc électrique
  1. Pourquoi les résultats de cette étude sont inatendues ?
  2. Que peut-on conclure de cette étude ?
A
  1. Étant donné que les rats ont subi une punition positive on s’attendrait à une diminution de consommation d’eau dans toutes les conditions. Cependant, on remarque que les rayons X affectent le stimulus « goût », mais pas audio-visuel ET que les chocs électriques affectent les stimulus audio-visuels, mais pas le « goût ».
  2. On aurait des prédispositions à former certaines associations, mais pas d’autres.
    * Stimulus goût→ Malaise interne
    ❖ Associer goût/odeur avec inconfort interne
    * Stimulus audiovisuel → Malaises externes
    ❖ Stimulus externe associé avec douleur périphérique

Par conséquent, une partie de la connaissance n’est pas dérivée de l’expérience. Nous avons des dispositions innées qui sont nécessaires pour notre survie.

De plus, dans les groupes A2 et B1 la différence de consommation d’eau n’était pas significative entre la phase pré et post-test. Il y aurait donc des influences biologiques qui pourraient limiter le conditionnement.

23
Q

Tolman a conduit une expérience où il regardait combien d’essai ça allait prendre aux différents groupes de rats pour se rendre à la fin du labyrinthe (où ils recevaient de la nourriture) sans se tromper. Le nombre d’erreurs ont été comptées et une moyenne des erreurs a été calculée pour chaque groupe (seulement le type de récompense change).

Groupe 1 : Nourriture débute au jour 1 
Groupe 2: Nourriture débute au jour 3 
Groupe 3: Nourriture débute au jour 6
  1. Quel postulat du béhaviorisme cette étude tente de réfuter ?
  2. Si ce paradigme est vrai, quelles devraient être les résultats attendues de cette étude ?
  3. Quelles sont les résultats de cette étude ?
A
  1. Tout apprentissage émane de la formation d’association (ou de conditionnement)
  2. On ne devrait pas observer d’amélioration dans tous les groupes avant aux jours avant qu’ils reçoivent une récompense (groupe 2, pas d’amélioration avant jour 3 et groupe 3, pas d’amélioration avant jours 6).
  3. Une baisse marquée des erreurs a été mesurée après le début du renforcement (jour 3 pour gr2 et jour 6 pour gr3). Par contre, il y a quand même un apprentissage avant le renforcement, car le nombre d’erreurs diminuait à tous les jours pour tous les groupes.
24
Q

Tolman a conduit une expérience où il regardait combien d’essai ça allait prendre aux différents groupes de rats pour se rendre à la fin du labyrinthe (où ils recevaient de la nourriture) sans se tromper. Le nombre d’erreurs ont été comptées et une moyenne des erreurs a été calculée pour chaque groupe (seulement le type de récompense change).

Groupe 1 : Nourriture débute au jour 1 
Groupe 2: Nourriture débute au jour 3 
Groupe 3: Nourriture débute au jour 6 
  • Que peut-on conclure de cette étude ?
A

En faisant l’exercice souvent, les rats se créent un savoir « en attente d’utilisation », c’est-à-dire, ils construisent une représentation du labyrinthe en l’explorant même s’il n’y a pas de conséquence associée.

Donc, un apprentissage peut être fait sans formation d’association (ou de conditionnement)

25
Q

Selon le paradigme du béhaviorisme, voici comment on acquière le langage :
❖ Bébé produisent des sons
❖ Mots (vs. non-mots) renforcés par l’environnement
❖ Mots associés pour créer des phrases.
❖ Phrases correctes renforcées…
❖ Étiquettes associées avec objets pour créer du sens

Selon le béhaviorisme, quel type de conditionnement est utilisé pour expliquer l’acquisition du langage ?

A

Le conditionnement opérant par renforcement positif : Comportement → Encouragement → augmentation fréquence de comportement

26
Q

Voici deux phénomènes langagiers observés chez les enfants :

  1. Il y a des exceptions dans le langage (ex: on ne dit pas «I hitted the ball»), pourtant cette erreur est commune chez les enfants en apprentissage.
  2. Dans les sons qu’entendent les bébés, ils arrivent à distinguer les sons qui sont du langage et les autres qui ne le sont pas.
  • Ces phénomènes permettent de réfuter quel postulat du béhaviorisme ? Pourquoi ?
A

Les processus mentaux sont inutiles pour expliquer le comportement.

  1. Étant donné que c’est une erreur de langage, elle ne serait pas renforcé. Donc si ce postulat est vrai, des erreurs dans le langage ne devraient pas apparaître.
  2. Cette distinction des sons vs langage est un problème difficile à résoudre sans contraintes innées. S’il n’y avait pas une structure pour déterminer ce qui est du langage ou non, il serait impossible d’apprendre une langue aussi rapidement
27
Q
  1. Comment Chomsky explique l’acquisition du langage ?
  2. Il se base sur quel paradigme pour fournir cette explication ?
  3. Quelle est la contrainte de son explication ?
  4. Comment il réplique à cette limite ?
A
  1. Il postule la présence de dispositions innées, qui sont basées sur la production et l’utilisation de règles. Il y aurait une structure dans le cerveau avec des règles de syntaxe générale qui fait en sorte qu’on connaît de manière innée les règles du langage.
  2. Paradigme du traitement de l’information.
  3. Toutes les langues ont leur propre règles et on ne choisi pas la langue qu’on apprend.
  4. Chomsky postule l’existance d’une grammaire universelle : règles de syntaxe générales qui permettent de connaître les règles du langage pour TOUTES les langues.
28
Q

Sachant que le béhaviorisme était inadéquat pour étudier l’esprit humain, l’approche cognitive a été énoncée.

  • Quelles sont ses propriétés principales (4) ?
  • Dans ces énoncés, le(s)quel(s) sont directement à l’encontre du béhaviorisme ? Quel(s) énoncé(s) sont gardé(s) du béhaviorisme ?
A
  1. On s’intéresse à la boîte noire , soit les évènements mentaux qui se déroulent entre l’évènement et la réponse
  2. Accent sur les structures mentales et l’organisation de la connaissance
  3. L’individu n’est pas une victime de son environnement
  4. Utilisation de mesures temporelles et d’exctitude
  • Énoncés à l’encontre du béhaviorisme : 1,2,3
  • Énoncé gardé du béhaviorisme : 4
29
Q

Voici les 4 propriétés principales de l’approche cognitive :
1. On s’intéresse à la boîte noire , soit les évènements mentaux qui se déroulent entre l’évènement et la réponse

  1. Accent sur les structures mentales et l’organisation de la connaissance
  2. L’individu n’est pas une victime de son environnement
  3. Utilisation de mesures temporelles et d’exctitude
  • Que veulent-elles dire ? Pour les énoncés à l’encontre du béhaviorisme, pourquoi elles le sont ?
A
  1. On peut inférer des évènements mentaux (béhaviorisme : la boîte noire n’a pas d’importance)
  2. Le savoir n’est pas juste une accumulation de faits, il permet aussi de modifier notre interprétation des évènements (béhaviorisme : connaissance = accumulation de faits)
  3. L’individu est actif (acquière et utilise le savoir volontairement), constructif (décide où porter son attention/quoi mémoriser), organisé : analyse plans/stratégies cognitives (béhaviorisme : individu dépend de son environnement pour devenir qui il est, rien est inné)
  4. Permet de tester les hypothèses sur les processus mentaux + permet de proposer des modèles cognitifs
30
Q

Pour qu’une étude soit considérée scientifique, il faut qu’elle respecte quels critères (3) ?

A

1) Empirisme systématique
- Ensemble organisé de méthodes, de techniques et de théories
- Structuré pour : révéler la nature du monde réel et soutenir/rejeter des théories

2) Connaissance publiquement vérifiables

3) Il faut être capable de résoudre le problème empiriquement, par l’opérationnalisation

31
Q

Pourquoi il est important que les connaissances scientifiques soient publiquement vérifiables ?

A
  • Pour s’assurer que ce n’est pas n’importe quoi qui est publié (comité de lecture)
  • Permet de voir si d’autres études ont abouti au même résultat (vérification de la réplicabilité)
  • Détection de la fraude
32
Q

Avec le paradigme du traitement de l’information, comment l’esprit humain est comparé à un ordinateur ? C’est quoi le but du chercheur qui adhère à ce paradigme ?

A

L’esprit humain, comme un ordinateur, est un programme de traitement de l’information basé sur des règles : Il y a une entrée (aka stimulus) -> Programme (aka esprit) -> Sortie (aka réponse).

Le but du chercheur est de comprendre ce programme, c’est-à-dire c’est quoi l’ensemble des processus mentaux qui se déroulent pour donner des réponses à la suite du traitement d’information. Par conséquent, on ne se concentre plus sur le matériel (le cerveau).

33
Q
  • Décrit le paradigme du traitement de l’information
  • Quels sont ses postulats (5)?
A
  • L’apprentissage est basé sur des règles, ainsi que l’étude des représentations mentales. Le but est de proposer des modèles de la cognition humaine
  • Postulats :
    1. Entre le stimulus et la réponse, il y a une série d’étapes de traitement
    2. Ces étapes de traitements requièrent un temps déterminé
    3. Lorsque les entrées sont traitées, leur forme et leur contenu est transformé
    4. Certaines étapes de traitement présentent une capacité limitée
    5. Le traitement est sériel : pour qu’une tâche débute, celle d’avant doit être terminée
34
Q

High-Speed Scanning in Human Memory Sternberg (1966)

Méthode :
- Ensemble mémoire (chiffres de 0 à 9) présenté aux participants pendant 1.2 s
- Cible montée (chiffre-test)
- Participant doit dire si, oui ou non, la cible faisait partie de l’ensemble mémoire

Étapes de traitement entre stimulus et réponse :
1. Encoder cible
2. Recherche et comparaison avec items de l’ensemble mémoire
3. Décision binaire (oui ou non)
4. Exécution de la réponse motrice

  • Pour chaque étapes de traitement, indique pour chaque étape si le temps pour le faire est constant ou variable
  • Quelles sont les hypothèses énoncées pour la manière dont l’information symbolique est récupérée en mémoire ?
  • Comment on va faire pour savoir quelle hypothèse est la bonne ?
A
  • Temps variable ou constant ?
    1. Encoder cible [temps constant]
    2. Recherche et comparaison avec items de l’ensemble mémoire [temps variable]
    3. Décision binaire (oui ou non) [temps constant]
    4. Exécution de la réponse motrice [temps constant]
  • Hypothèses :
    1. Recherche sérielle auto-déterminante
    2. Recherche sérielle exhaustive
    3. Recherche parallèle
  • Comment on va faire pour savoir quelle hypothèse est la bonne ?
    C’est le temps de réponse qui permet de déterminer le processus par lequel l’information est récupérée.
35
Q

[Étapes de traitement pour 3 items après l’encodage de la cible]
1) Récupérer item 1 en mémoire
2) Comparer item 1 avec cible
3) Déterminer si item 1 correspond avec la cible
- oui : Réponse motrice (décision oui)
- non : Dernier item ? (non, donc retour à l’étape 2)

4) Récupérer item 2 en mémoire
5) Comparer item 2 avec cible
6) Déterminer si item 2 correspond avec la cible
- oui : Réponse motrice (décision oui)
- non : Dernier item ? (non, donc retour à l’étape 2)

7) Récupérer item 3 en mémoire
8) Comparer item 3 avec cible
9) Déterminer si item 3 correspond avec la cible
- oui : Réponse motrice (décision oui)
- non : Dernier item ? (oui, donc décision non)

Il s’agit de quelle hypothèse de traitement ? Qu’est-ce qui influence le temps de réponse ?

A

Recherche sérielle auto-déterminante
- Cible comparée avec un item de l’ensemble mémoire à la fois. Si un match est trouvé, on arrête.

Ce qui influence le temps de réponse :
- Taille de l’ensemble mémoire
- Présence ou non de la cible

36
Q

[Étapes de traitement pour 3 items après l’encodage de la cible]
1) Récupérer item 1 en mémoire
2) Comparer item 1 avec cible
- Dernier item ? non, donc recommence

3) Récupérer item 2 en mémoire
4) Comparer item 2 avec cible
- Dernier item ? non, donc recommence

5) Récupérer item 3 en mémoire
6) Comparer item 3 avec cible
- Dernier item ? oui, donc décision

7) Déterminer si item 1,2,3 correspond avec la cible
- oui : Réponse motrice (décision oui)
- non : Réponse motrice (décision non)

Il s’agit de quelle hypothèse de traitement ? Qu’est-ce qui influence le temps de réponse ?

A

Recherche sérielle exhaustive
* Cible est comparée avec tous les items de gauche à droite. La décision est prise à la fin.

  • Si la cible ne se trouve pas dans l’ensemble mémoire, vu qu’on fait toutes les comparaisons, c’est exactement la même chose que la recherche sérielle auto-déterminante (donc prend le même temps si l’item se trouve dans l’ensemble mémoire)

Ce qui influence le temps de réponse :
* Taille de l’ensemble mémoire

37
Q

[Étapes de traitement pour 3 items après l’encodage de la cible]
1) Comparer tous les items en mémoire avec la cible simultanément
2) Cible identique à UN des items en mémoire ?
- non : réponse motrice (décision non)
- oui : réponse motrice (décision oui)

Il s’agit de quelle hypothèse de traitement ? Qu’est-ce qui influence le temps de réponse ?

A

Recherche parallèle
- Toutes les comparaisons sont faites en même temps
- Si toutes les comparaisons sont faites en même temps, peu importe la taille de l’ensemble mémoire ou si oui ou non la cible s’y trouve, il n’y a pas de différence dans le temps de réponse.

Ce qui influence le temps de réponse :
- Le temps reste constant (ni la taille de l’ensemble mémoire, ni si oui ou non la cible s’y trouve)

38
Q

High-Speed Scanning in Human Memory Sternberg (1966)

Méthode :
- Ensemble mémoire (chiffres de 0 à 9) présenté aux participants pendant 1.2 s
- Cible montée (chiffre-test)
- Participant doit dire si, oui ou non, la cible faisait partie de l’ensemble mémoire

  • Quels sont les résultats de l’étude ?
  • Comment l’information symbolique est récupérée de la mémoire à court-terme ?
  • Qu’est-ce que cette étude permet de conclure ?
A

Résultats:
* Le temps de réponse varie selon le nombre d’item présent dans l’ensemble mémoire (397ms+38 ms/item).
* Ça démontre qu’on fait de la recherche sérielle exhaustive dans ce genre de tâche.

Conclusion
* La recherche en mémoire à court-terme est possible
* Valide postulat du paradigme de l’approche du traitement de l’information :
1. Processus cognitifs peuvent être divisés en étape
2. Ces étapes prennent un certain temps
3. Les entrée sont transformées à chaque étape

  • Bref : On peut étudier l’esprit à l’aide d’hypothèses et de mesures observables ET il ne faut jamais se fier au « gros bon sens
39
Q

L’expérience de Donders : Ça prend combien de temps pour prendre une décision ?

Étudie le temps de réaction en utilisant deux mesures :
1. Temps de réaction simple (TR pour 1 stimuli):
Demande aux participants de peser sur le bouton le plus rapidement possible quand ils voyaient la lumière s’allumer
* Présentation stimulus (lumière) => réponse mentale (percevoir la lumière) => réponse comportementale (peser le bouton)

2.« Temps de réaction sur un choix » (TR pour répondre à un des 2 stimuli) :
En utilisant deux lumières, demande aux participants de peser le bouton gauche quand ils voient la lumière à gauche (même chose à droite)
* Présentation stimulus (lumière) => réponse mentale (percevoir la lumière) => Décision (lumière gauche ou droite allumée ?) => réponse comportementale (peser le bouton)

a. Dans cette étude, quelle est la stratégie pour déterminer le temps que ça prend pour prendre une décision ?

b. Quel est le résultat de cette étude ?

c. Comment cette étude a pu contribuer à la recherche en psychologie cognitive ?

A

a. On fait la différence entre les temps de réaction des deux conditions
* TR sur un choix – TR simple = Temps pour prendre une décision

b. Résultat : TR sur un choix – TR simple = 1/10 secondes, donc c’est ça le temps requis pour le processus de temps de décision.

c. Contribution : Prouve que les réponses mentales ne peuvent pas être mesurées directement, mais peuvent être inférées par le comportement

40
Q

L’expérience d’Ebbinghaus sur la mémoire : Ça prend combien de temps pour oublier ? (1885)

Méthode
Voulait savoir spécifiquement à quelle vitesse une information apprise est perdue avec le temps. Pour ce faire, il faisait répéter avec un rythme constant une liste de 13 syllabes n’ayant aucun sens (ex : DAX, QEH) pour que la mémoire ne soit pas influencée par le sens d’un mot en particulier.

  • Temps pour apprendre la liste la 1e fois => Délai => Temps pour apprendre la liste une 2e fois

a. Comment l’oubli a été mesuré ?
b. Quelles sont les résultats de l’étude

A

a. L’oubli se déroule dans le délai, donc erreurs dans la remémoration de la liste. Mais vu qu’il a retenu quelque chose de l’apprentissage original, il a réappris la liste plus rapidement qu’il l’avait appris la première fois.

Ebbinghaus utilisait une mesure appelée « économie » = Temps d’apprentissage 1 – Temps d’apprentissage 2.

Il a refait l’expérience avec plusieurs délais pour en faire une courbe d’économie. Plus l’économie est grande, plus il a oublié.

b. Après l’apprentissage principal, la mémoire chute rapidement les deux premiers jours.

41
Q

L’expérience de Watson : Le petit Albert (1920)

Méthode
Chaque fois que le rat s’approchait d’Albert, en bébé de 9 mois, un son très fort était émis (Albert aimait ce rat).

a. Quel est le résultat de cette étude ?
b. Quel paradigme a été utilisé pour faire cette étude ?
c. Quelle est la contribution de cette étude ?

A

a. Un pairage entre le son et le rat a été fait, ce qui fait que chaque fois que le petit Albert voyait le rat, il s’en sauvait le plus rapidement possible.
b. Béhaviorisme
c. A inspiré le conditionnement classique.