Cours 2: Déviance et délinquance: définitions, théories et explications Flashcards Preview

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Flashcards in Cours 2: Déviance et délinquance: définitions, théories et explications Deck (10)
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1
Q

La définition de la délinquance semble un problème actuel, pourquoi?

A

La définition présente dans le Code criminel est celle dont la LSJPA s’inspire pour appliquer sa loi. Mais est-ce que le C.c est la seule façon de décrire la délinquance? Il est dur d’établir une définition fixe de de terme car depuis plusieurs décennies il y a eu plusieurs courants de pensée pour définir la délinquance. Présentement, celle proposée par Le Blanc fait ressortir certains constats importants. Selon lui, la délinquance est qu’une partie de la déviance qui est beaucoup plus large.

2
Q

Quelle est la conception de déviance selon Leblanc?

A

C’est le terme retenu pour dire l’ensemble des comportements prohibés commis par les jeunes. La déviance se divise en deux branches : Les troubles comportementaux et la délinquance. La première branche se divise ensuite en deux parties: Imprudence et conflit d’autorité.
La deuxième branche se divise aussi en deux: Clandestine et manifeste. (Tableau à la page 5)

3
Q

Dans le tableau de Leblanc, que signifie imprudence dans les troubles comportementaux?

A

recherche de sensation forte, ex: conduire sans permis, conduite dangereuse, activité sexuelle problématique, ou la consommation de pornographique, usage de drogues qui est tel que ça devient problématique, désordre publique (occupée un espace publique etc.)

4
Q

Dans le tableau de Leblanc, que signifie conflit avec l’autorité dans les troubles comportementaux?

A

exemple absentéisme scolaire, insubordination familiale, ou la désobéissance aux parents, ou même la fugue. Ce sont donc des activités qui ne font pas partie de domaine criminel mais qui démontrent un comportement de déviance.

5
Q

Dans le tableau de Leblanc, que signifie la délinquance clandestine?

A

Dans la délinquance clandestine il y a une préparation, une volonté d’échapper à la détection. Exemple: la fraude, le vol. De l’autre côté dans la délinquance manifeste il y a des éléments de compulsif ex: vandalisme, agression sexuelle. Tandis que l’autre catégorie se rapporte à manifeste. Gestes délinquants visant à démontrer l’acte tel qu’il est, assumés complètement.

6
Q

Quels sont les deux observations de du tableau de Leblanc sur la déviance?

A
  • La délinquance est une sous-catégorie spécifique de la déviance et non la déviance en elle-même.
  • Les catégories de déviance ne sont pas mutuellement exclusives: les troubles comportementaux peuvent aussi être présents chez les comportements délinquants (va-et-vient).
7
Q

Énumérez les trois perspectives des causes de la délinquance?

A

1) Les sources individuelles
2) Les forces sociales
3) Les approches développementales

8
Q

Expliquer la perspective des sources individuelles?

A

A) Modèle traditionnel: délinquance repose sur caractéristiques ou particularités de certains individus. Plusieurs théories s’y retrouvent. N’ont pas pour premier objectif d’expliquer la délinquance juvénile.
1ère interprétation: École classique et le choix rationnel.

B) L’apport biologique: 1) École positiviste italienne fondée par Lombroso. Observation sommaires = différences biologiques entre délinquants (sous race) et non délinquants.
2) Chute de l’approche précédente, naissance approche biologique sur hérédité et avancées génétiques = Études de jumeaux MZ et DZ. Elle révèle une concordance génétique et une influence du contexte social, car ce n’est pas 100% des jumeaux qui sont violents. Les gènes sont donc des facteurs de vulnérabilités.

C) Facteurs psychologiques:
- Personnalité : études centrées sur conduites et cognitions stables, qui distinguent individus (et délinquants?)
Gluecks et Gluecks (1950): traits de personnalité associés à délinquance = défiance, extroversion, narcissisme, hostilité… Mais seulement pour 50%
Millar et Lynam (2001): pas de personnalité propre aux jeunes délinquants, mais traits associés: impulsivité, opposition

= difficile de parler d’une personnalité délinquante.

  • Application de la personnalité antisociale/concept de psychopathologie aux jeunes = controverse. : Psychopathologie est un portrait très sombre qui est en débat. Les recherches disent qu’il y a correspondance, mais le profil n’est pas aussi claire que chez l’adulte. Les jeunes précurseurs seraient très différents des autres délinquants.
    Porteurs de ces traits se démarquent:
  • Premier délit plus tôt, récidive plus fréquente/violente
  • Comorbidité fréquente: abus substance, TED
9
Q

Expliquer la perspective des forces sociales?

A

La délinquance apparaît plus comme un sx des troubles sociaux.

A) Apprentissage social: TOUS LES COMPORTEMENTS SONT APPRIS avec l’interaction à d’autres délinquants. Prise de position en ceci que les comportements ne proviennent pas de l’hérédité.

  • Théorie universaliste de Sutherland: Cause de la délinquance est une interaction (apprentissage) au sein de certains groupes sociaux, ce différencient en fonction de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique.
  • Association différentielle repose sur la transmission des motivations et méthodes pour commettre le délit, d’un ensemble d’interprétation favorable /défavorable au respect de la loi. + Akers ajoute notion de renforcement= répétition des délits.

B) Théories de la tension sociale
Société exerce pressions / crée opportunités qui encouragent conduites délinquantes
- Comportement délinquant = façon de
compenser/diminuer la pression
- Nature des tensions varie selon théories
► Merton (1938, 1957): théorie de l’anomie (est à la base, et devenu dominante)
- Tension spécifique à société américaine: recherche
du succès individuel vs. capacités d’y parvenir
- Écart = tension, notamment chez jeunes dans communautés où écart élevé

  • Agnew veut dépasser Merton= théorie générale. Tensions vécues au niveau individuel. Conditions qui en réponse aux tensions favorisent l’émergence de comportement délinquant.
    1. Tensions perçues comme injustes
    2. Tensions de forte magnitude
    3. Faible niveau de contrôle social
    4. Tensions incitent une solution délinquante
  • On y ajoute des composantes émotive essentielle, car favorise l’action et les jeunes y sont susceptibles.
10
Q

Expliquer la perspective des approches développementales?

A

Constats tirés des études longitudinales (cohortes): 1. Délinquance rare avant 10 ans

  1. Normalité de la délinquance, mais minorité de jeunes très actifs
  2. Délinquance surtout au début de l’adolescence, culmine vers 16-17 ans, puis chute… sauf pour minorité de jeunes

A) La théorie générale du crime

  • Pas spécifique aux jeunes, universelle.
  • Faible contrôle de soi = élément au centre de la théorie. Traits communs au criminels.

► Lacunes développée dans l’enfance: environnement (familial) exerçant un faible contrôle
► Importance des opportunités délinquantes: avant 10 ans, pratiquement nulles, se multiplient à l’adolescence

B) Théorie de Moffit (1993)
- Th. la plus dominante en dev. humain. Veut aller au delà des constats des études longitudinales.
Raisonnement= il y a deux phénoménes distincts de la délinquance (chemins).
1) Actif persistant à l’âge adulte.
2)Limité à l’adolescence.