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Flashcards in EA2 nrbc Deck (23):
1

qu'est ce qu'une matière radioactive?

Une matière radioactive émet des «rayonnements » qui peuvent provoquer des lésions y compris dans le corps humain.
Donc, sans autre renseignement la présence de radioactivité dans l’environnement de l’intervention signifie un danger pour la population et les intervenants.
Il s’agit d’un phénomène imperceptible par les sens humains, capable d’agir jusqu’à de très longues distances. Le phénomène radioactif est cependant détectable, mesurable voire identifiable au moyen d’appareils spécifiques.

2

quand peut-on parler de "nucléaire"?

Le terme ‘nucléaire’ présente une définition restrictive et exclusive. Il ne concerne que les matières entrant en jeu dans une réaction de fission ou de fusion nucléaire.

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qu'est ce que la fission nucléaire?

La fission nucléaire est la réaction par laquelle un atome initial se divise en plusieurs autres atomes en libérant une forte énergie. C’est cette réaction qui est à l’oeuvre dans les centres nucléaires de production d’électricité (CNPE)1 et dans les premières générations d’armement nucléaire (« bombe A »). La matière première utilisée pour alimenter cette réaction en chaîne est dite fissile.

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qu'est ce que la fusion nucléaire?

La fusion nucléaire est la réaction dans laquelle plusieurs atomes se fondent pour en former un autre tout en libérant une énorme quantité d’énergie (« bombe H pour hydrogène »).

5

qu'est ce que la dose et le débit de dose?

Deux autres notions sont utiles à la compréhension de la radioactivité : la dose et le débit de dose. - la dose absorbée (Sv), c’est-à-dire la quantité de rayonnements reçue ; - le débit de dose (Sv/h), c’est-à-dire la quantité de rayonnements reçue par unité de temps.

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quels sont les origines de la radioactivité?

Les sources radioactives peuvent être d’origine naturelle ou artificielle.

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les sources radioactives se présentent sous 3 formes:

Elles se présentent sous 3 formes :
- Source scellée sous forme spéciale : la matière radioactive ne peut pas s’échapper de l’objet
(sauf si la source a été coupée ou fondue)
o Elle est « encapsulée » dans une matrice résistant à des nombreuses épreuves
normalisées.
o Sur feu ou accident, il existe généralement un fort risque d’irradiation et normalement pas de risque de contamination.
- Source scellée : la matière radioactive ne peut pas s’échapper de l’objet dans les conditions normales d’utilisation et de transport.
o Elle est emprisonnée dans ou à la surface d’une matrice plus ou moins résistante.
o sur feu ou accident il existe un risque de contamination. Le risque d’irradiation varie
en fonction du type de source.
- Source non scellée : la matière radioactive a vocation à être extraite de son contenant pour être utilisée (produit de contraste en imagerie médicale).
o Elle se présente sous forme de poudre, de liquide ou de gaz stockés dans un emballage
adapté plus ou moins facile à ouvrir (par exemple : liquide dans une fiole en verre).
o Elle peut s’échapper de son emballage : fiole en verre cassée.
- En cas d’accident le risque de contamination est important.

8

Pour l’homme, les dangers de la radioactivité se présentent sous deux formes :

irradiation : la source radioactive est à distance et on reçoit les rayonnements qu’elle émet (on peut faire un parallèle avec le rayonnement thermique d’un incendie ou le rayonnement solaire). - contamination : la source radioactive est sur nos vêtements, notre peau voire à l’intérieur de notre organisme (on peut faire un parallèle avec de la poussière dispersée dans une pièce que l’on traverse : la poussière nous recouvre et l’on risque d’en inhaler ou d’en ingérer).

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il existe 2 types de contamination:

o contamination externe : la matière radioactive est sur les vêtements et/ou la peau.
o contamination interne : la matière radioactive a pénétré à l’intérieur de l’organisme.

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Pour se protéger de la radioactivité Il existe des techniques, simples et efficaces :

Pour se protéger de la radioactivité Il existe des techniques, simples et efficaces :
- contre l’irradiation :
o le Temps d’exposition aux rayonnements qui doit être contrôlé et aussi réduit que raisonnablement possible ; o des Ecrans en se plaçant derrière des murs épais par exemple ; o la Distance en restant le plus loin possible de la source (la quantité de rayonnement diminue avec le carré de la distance).
- contre la contamination : porter des équipements de protection individuelle et éviter autant que faire se peut d’entrer en contact avec le(s) support(s) contaminé(s).
o protéger la peau : tenue adaptée (tenue de feu, éventuellement TLD) ; o protéger les voies respiratoires : appareil respiratoire isolant (ARI).

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Où sont les risques biologiques ?

Il est possible de localiser les risques biologiques dans des sites et installations où les agents biologiques sont présents, étudiés, travaillés, entreposés :
- hôpitaux, cliniques, établissement de soins, - laboratoires médicaux, d’analyses médicales,
- école, cabinet vétérinaires, zoos, animaleries,
- centres de recherches (instituts publics ou privés).

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Quels types de risque biologique ?

Cette question consiste à distinguer les différents types d’agents biologiques (vivants) pathogènes. Les principaux agents biologiques sont :
- Les bactéries : o Micro-organismes capables de se reproduire seuls, ils peuvent survivre relativement longtemps à l’extérieur d’un organisme vivant (les spores d’anthrax peuvent survivre de nombreuses années, voire 100 ans, dans la terre par exemple). o Les bactéries sont, en général, sensibles aux antibiotiques.
- Les virus : o Beaucoup plus petits que les bactéries, ils ne peuvent se reproduire seuls. A l’extérieur d’un hôte, ils « meurent » relativement vite. o Les virus sont insensibles aux antibiotiques. - Les champignons : o Connus également sous le nom de ‘mycètes’, ils provoquent des ‘mycoses’. o Ceux qui nous intéressent sont microscopiques.
- Les toxines : o Substance chimique toxique naturelle fabriquée par un animal ou un végétal :  Ex. : le venin secrété par un serpent est une toxine  Ex. : la ricine, poison mortel, est une toxine produite par une plante, la ricine. o Bien que beaucoup plus toxiques que les produits chimiques artificiels, les toxines sont cependant beaucoup plus fragiles.

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La principale difficulté demeure bien de déterminer la présence d’un risque biologique.
Cette difficulté s’explique par plusieurs facteurs :

Cette difficulté s’explique par plusieurs facteurs : - à l’instar des rayonnements liés à la radioactivité, la présence et les risques des agents biologiques ne sont pas perceptibles par les sens humain ;
- il n’existe pas d’appareil capable de discriminer les agents biologiques ‘ennemis’ des ‘amis’ dans l’environnement (atmosphère, surfaces, etc.) ;
- l’environnement humain est chargé d’agents biologiques, dont certains sont nécessaires voire indispensables à la bonne santé des êtres humains ;
- rien ne ressemble plus à un agent biologique qu’un agent biologique, pathogène ou non.

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Domaine chimique

Quels sont les risques ?

Les principaux risques chimiques sont : - l’explosibilité,
- l’inflammabilité,
- la toxicité,
- la nocivité, considérée comme une sous-catégorie de la toxicité,
- la corrosivité.
Ces risques peuvent apparaître de manière unique ou bien se présenter simultanément.

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Tous les éléments et produits ayant des propriétés chimiques, nous ne nous intéressons qu’à ceux considérés comme dangereux. Ces dangers peuvent se présenter sous les formes suivantes :

- Les produits explosifs par natures : o TNT, TATP6, pentrite, poudre noire, etc. ; o Si certains sont très instables, tous peuvent engendrer des dégâts considérables.
- Les produits engendrant un risque d’asphyxie : o azote, hélium, CO2, gaz de ville, etc. ; o ce phénomène est amplifié par le caractère « gaz lourd » (au sens de « plus lourd que l’air ambiant ») du produit en cause et par le degré de confinement du local.
- Les produits inflammables : o essence, gaz de ville, butane, etc. ; o outre des risques d’incendie ils présentent des risques d’explosion.
- Les solides inflammables : o soufre, phosphore, sodium ; o ils peuvent s’enflammer : au contact d’une flamme, au contact de l’air, au contact de l’eau, ou dégager des gaz inflammables au contact de l’air ou de l’eau.
- Les comburants : o oxygène, peroxydes organiques, etc. ; o ils favorisent l’incendie mais ce ne sont pas des produits inflammables (Cf. triangle du feu : combustible + comburant + énergie d’activation).
- Les produits toxiques : o chlore, cyanure, toxiques de guerre (organophosphorés, vésicants), etc. ; o les produits sont considérés comme toxiques lorsque de très faibles doses suffisent pour tuer ou rendre malade.
- Les produits corrosifs : o acide chlorhydrique, sulfurique, soude7, ammoniaque, etc. ; o par abus de langage, on dit qu’ils provoquent des « brûlures chimiques » par contact cutané c’est-à-dire qu’ils agressent la peau et le corps avec des effets qui s’apparentent à ceux des brûlures thermiques. Les vapeurs émises par des solutions concentrées sont également dangereuses.

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Les produits chimiques sont fabriqués, utilisés et ou transformés dans :

- les sites industriels de fabrication des matières premières chimiques,
- les usines de fabrication de médicaments et produits pharmaceutiques,
- les dépôts pétroliers et d’hydrocarbures, - les usines de traitement de métaux,
- les sites de traitement et de retraitement8 de l’eau, parmi lesquels les piscines,
- les sites de traitement des ordures et résidus ménagers.

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Dans tous les cas d’interventions, cette évaluation est l’addition de plusieurs éléments :

Dans tous les cas d’interventions, cette évaluation est l’addition de plusieurs éléments :
- les éléments factuels, si possibles vérifiés, fournis par un requérant (s’il y en a) et ou par des documents et faisant état de produits chimiques, radiologiques ou biologiques ;
- l’analyse de la zone de l’intervention, même sommaire (lieu, contexte, observation d’éléments, de comportements humains, etc.),
- la synthèse des symptômes présentés par la ou les victime(s), même sommaire, même imparfaite, mais si possible corroborée par un avis médical,
- la détection de substances dangereuses par les appareils en dotation dans l’engin (chef d’agrès) ou les engins du détachement (chef de garde et officier de garde compagnie).

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RAD 1 & RCH 1 :
- RAD 2 & RCH 2 :
- RAD 3 & RCH 3 :
- RAD 4 & RCH 4 :

RAD 1 & RCH 1 : militaire du rang équipier des VIRB & VRCH ; - RAD 2 & RCH 2 : militaire du rang équipier, sous-officier chef d’agrès des VIRB & VRCH ; - RAD 3 & RCH 3 : chef de groupe NRBC ; - RAD 4 & RCH 4 : Officier NRBC opératif (astreinte), conseiller technique NRBC du COS ;

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La garde opérationnelle NRBC est composée de :

La garde opérationnelle NRBC est composée de :
- 1 officier NRBC opératif (engin : VLR NRBC EM) ;
- 2 chefs de groupe NRBC des GIS, (engin : VLR NRBC GIS),
- 1 chef de groupe NRBC du GAS (engin : VLR NRBC GAS),
- 5 sous-officiers chefs d’agrès des VRCH & VIRB (un par engin),
- 15 militaires du rang équipiers des VRCH & VIRB (3 par engin),
- 9 militaires du rang équipiers des berces unité mobile de décontamination (3 par BUMD),
- 2 militaires du rang équipiers d’une des 2 berces d’appui logistique NRBC (BAN),
- 1 sous-officier & 1 militaire du rang armant le véhicule détection identification prélèvement (VDIP)
Soit 37 sapeurs-pompiers de Paris spécialisés à l’intervention face aux risques technologiques.
Si l’on ajoute le personnel des 6 EP soit 36 hommes, ce ne sont pas moins de 73 sapeurs-pompiers de Paris qu’il est possible de déployer pour une intervention à caractère NRBC majeure.

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Groupe d'intervention générique:
Composition du GIC

un chef de groupe NRBC (RAD 3 + RCH 3, VLR NRBC GAS ou d’un GIS si celui du GAS est déjà engagé), - un VRCH (sous-officier, chef d’agrès, RAD 2 + RCH 2), - un VRCH ou VIRB (sous-officier, chef d’agrès, RAD 2 + RCH 2).

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GIRB

forment l’élément d’intervention :
o un VRCH
o un : VIRB VLR NRBC GAS (sur tout premier départ)
L’élément d’évaluation et d’expertise (3E), alerté systématiquement peut se rendre sur intervention :
o officier NRBC opératif (VLR NRBC EM)
o directeur des secours médicaux (VLR DSM) o vétérinaire de garde (VLR VETO).

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Un groupe chaîne de décontamination (GCD) est un détachement14 composé de 16 personnels :

une berce unité mobile de décontamination (BUMD), à 3 personnels,
- 2 EP,
- Un chef de groupe NRBC.
Ce détachement peut être demandé pour décontaminer plusieurs victimes ou plusieurs personnels du corps, en dehors de la demande du Plan Jaune.

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Où sont répartis les moyens NRBC BSPP?

G1 Livry Gargan : 1 VRCH - 1 BUMD - 1 BEC - 1 VDIP 1 VSAV
G2: RUNG: 1 VIRB - 1 VRCH - 1 BUMD - 1 BAN - 1 BAP
G3: Clichy la Garenne: 1 VLR NRBC GAS - 2 VRCH - 1 BUMD - 1BAP - 1 BUMD - 1 BAN - 1 BAP - 1 VSAV NRBC - 1 VSAV CMO appui GAS.

1 VLRNRBC EM
2 VLRNRBC groupenent/ jour.
1 VRCH GFIS