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Flashcards in Exam 1 Deck (34):
1

De quelle manière la colonisation de l’Abitibi s’est-elle passée ? Qui étaient les colons ? Comment et de quoi vivaient-ils ?

Depuis les années 30, Promesse d'un royaume. Les colons étaient pauvres/chômeurs.

2

Quelles sont les transformations qui marquent l’Abitibi dans les années
1970 au moment du tournage du film?
De quelle manière le développement de la Baie James est-il présenté ?

Essor hydro-électricité, développement du nord

3

Le territoire rural québécois est caractérisé par des découpages particuliers des 
terres, quelles sont‐ils ? Quelles sont leurs caractéristiques ?

Seigneurie
- Longues terres liées à un cour d'eau divisé par de rangs
- division française
- culture
Canton
- territoires carrés
-division anglaise
-élevage

4

Pour quelles raisons les villages se développent peu avant 1815 au Québec ?

Abondance de nouvelles terres et accroissement du commerce du blé sur le marché impérial. Sans démographie importante.

5

Quels sont les facteurs qui expliquent la croissance rapide du nombre de villages après 1815 ?

Après 1815 : un peu moins de nouvelles terres 
disponibles dans les seigneuries = libération de main 
d’œuvre agricole 
- croissance importante des villages
- Début de l’émigration vers la ville et les États‐Unis
- Un peu d’émigration vers les cantons de la 
population francophone

Augmentation de la population
- Augmentation de la demande en biens et services
- Augmentation des activités de production : essor 
- des industries rurales  = principaux facteurs de croissance du nombre de villages

6

Certaines régions du Québec n’ont été colonisées qu’au 20e siècle, qu’est ce qui a 
poussé ce dernier mouvement de colonisation ?

La crise économique à notamment causé un mouvement vers le Temiscouatta et l'Abitibi

7

Entre 1900 et 1950, l’espace rural québécois se restructure. Quels sont les trois 
phénomènes qui marquent cette restructuration ?

-Expansion du milieu bâti et croissance démographique autour des 
principales villes

‐ Rétractation de l’espace rural et diminution des populations dans les 
régions les plus éloignées des grandes villes

‐ Colonisation de l’Abitibi, et nouvelles paroisses au Témiscamingue, 
Gaspésie, Bas‐Saint‐Laurent, Saguenay‐Lac‐Saint‐Jean, Laurentides, 
Appalaches : ajout de 600 nouvelles localités entre 1900 et 1950

8

Entre 1900 et 1950, la société rurale se transforme, expliquez deux changements 
majeurs observables à cette époque dans la société.

Révolution des transports
• Chemin de fer : 1836 pour le premier, 1850 pour les 
villes, 1890 pour les réseaux régionaux
• Communications : sémaphore puis télégraphe en 1840 
puis téléphone en 1880
• Canaux et dragage du fleuve
• Port de Montréal, Québec, Trois‐Rivières et Sorel
• Vapeur (début 1800)

Place accrue de la ville  : 
• Emploi (stabilité des revenus)
• Représentation : modernité avec les services urbains 
(éclairage, aqueducs, macadam dans les rues, grands 
magasins, loisirs urbains, confort

Importance grandissante de l’industrie : électricité, 
manufacture, forêt, etc.

Électrification rurale : 1930, dans la plupart des villes et des 
villages

9

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les agricultures des pays 
industrialisés sont marquées par des mutations spectaculaires. Comment se 
nomme cette phase de mutation ?

Modernisation agricole : une phase où les politiques agricoles ont 
visé une augmentation importante de la quantité d’aliments produits. Ce 
système fut fortement subventionné par les gouvernements.

10

Trois transformations marquent la modernisation agricole, quelles sont‐elles ?

concentration :
concentration de la production 
agricole au sein de fermes de moins 
en moins nombreuses mais de plus en 
plus grandes
Un phénomène similaire de 
concentration dans le domaine de la 
distribution alimentaire

Spécification : fermes dans un nombre restreint voire unique de 
production

Intensification :  des pratiques agricoles où l’utilisation croissante 
d’engrais et de pesticides et l’amélioration des techniques culturales 
ont permis une augmentation importante des rendements

11

En analysant le graphique suivant, expliquez un changement majeur qui a  marqué les transformations de l’agriculture québécoise depuis les années 1950.

- Baisse culture fourragere
- montée du mais grais
- baisse de l'avoine
-baisse orge depuis 2001

-mais grain : hybride qui pousse au québec, Draineage des sols, évacuation d'eau

-baissse fromage = baisse de fermes laitière, plus de grosse

-baisse avoine = moins de cheveaux

12

Nommez et expliquez le phénomène caractéristique de la modernisation agricole 
dont témoigne les évolutions présentées dans le graphique suivant.  (ferme descend, taille moy. monte)

Concentration, premier impact de la modernisation agricole

13

Nommez et expliquez le phénomène caractéristique de la modernisation agricole 
dont témoigne les évolutions présentées dans les cartes suivantes.   (baisse de la densité du nombre de ferme)

Concentration ?

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La forêt québécoise est caractérisée par deux réalités différentes. Quelles sont‐elles et qu’est‐ce qui les caractérise ?

PUBLIC
92%
% de production plus grand
PRIVÉ
8%
-terres exploitées avec un manque de controle qui a du être normalisé
-pression d'explotation

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Qu’est ce qui va stimuler l’essor de l’industrie forestière au 19e s. ?

Sous le régime britannique : exportations vers l’Angleterre 
suite au blocus napoléonien (bloque les exportations baltiques vers l’Angleterre) 
-le Bas‐Canada devient le principal 
fournisseur, période de mise en place des assises de la grande 
exploitation forestière

1824 : premier droit de coupe sur le bois 
extrait des forêts publiques, mise en place 
d’un régime d’affermage (droits de coupe) 
qui va favoriser la concentration de 
l’exploitation forestière par de grands 
concessionnaires

Commerce du bois équarri 
(Tiré de Bouthillier, 2011)

-Outaouais est alors la première région 
forestière avec 75 % des droits de 
coupe, alors que la Mauricie et le 
Saguenay représentent seulement 
10 % des droits de coupe

1840 : ouverture des marchés vers les É‐U , exportation de bois d’œuvre (bois 
scié) pour la construction (car urbanisation rapide aux ÉU) et début du bois de 
pâte pour le papier journal

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Quel est le principal moteur de développement de l’industrie forestière au début du 20e s. ? Que va faire le gouvernement pour supporter l’industrie ?

1900 : marché américain est le principal lieu de destination 
des produits forestiers

1910 : mesures gouvernementales pour interdire 
l’exportation de bois de pâtes et favoriser la création des 
usines de transformations sur son territoire
- Fabrication du papier journal prend le dessus sur le 
commerce du bois de d’œuvre

Fin 1930 : 
50 % coupe forestière bois de pâtes
30 % coupe forestière bois de chauffage
20 % coupe forestière bois de sciage

Début des années 1930 : industrie de la pâte et papier est en effervescence ‐‐‐
Qualité de la fibre, Épinette noire
– Demande des investissement considérables 
--compagnies exigent des garanties
– Gouvernement instaure un système de Concessions forestières : État 
accorde à la même compagnie un renouvellement du permis 
d’exploitation tant et aussi longtemps que les conditions sont respectées

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Comment se nomme la loi qui encadre aujourd’hui la gestion de la forêt publique
au Québec ? Dans quel contexte a‐t‐elle été développée

Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier


Développé dans un contexte de la crise du début des années 2000
On coupe trop! 
On coupe mal! 
Personne n’est responsable! 
Fermeture d'usine
Commission coulombe 2004

Deux avancées majeures :

1. Introduit la notion d’aménagement écosystémique des forêts

Objectif : assurer le maintien de la biodiversité et la viabilité des écosystèmes en
diminuant les écarts entre la forêt aménagée et la forêt naturelle.

Concept : en maintenant les forêts aménagées dans un état proche de celui des 
forêts naturelles, on peut assurer la survie de la plupart des espèces, car ces 
dernières y trouveront des conditions auxquelles elles sont adaptées.
L’aménagement écosystémique comporte des activités de récolte et de production
de bois. Il ne vise donc pas à reproduire intégralement la forêt naturelle, mais 
plutôt à s’en rapprocher. Par conséquent, les stratégies d’aménagement et les 
traitements sylvicoles doivent créer des paysages forestiers qui renferment la 
diversité et l’irrégularité des forêts naturelles. 

- remplace les séries de règlements existants par de nouvelles normes 
regroupées dans le  «Règlement sur l’aménagement durable des forêts du 
domaine de l’État» (entrée en vigueur en avril 2018)

2. Donne la gestion de la forêt au ministère

Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier


met un terme aux contrats d’approvisionnement et d’aménagement 
forestier (CAAF) et les remplace par un système de garantie 
d’approvisionnement (comportant une portion mise aux enchères sur le 
marché libre). Ce système transfère la responsabilité de la planification 
de l’aménagement forestier des entreprises au ministère des 
Ressources naturelles. Un nouvel organisme relevant du ministère des 
Ressources naturelles et de la Faune, le Bureau de mise en marché des 
bois, est désormais responsable de l’évaluation de la valeur marchande 
et de la vente sur le marché libre du bois récolté sur les terres 
publiques.3

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Qu’est‐ce qui caractérise une communauté dépendante de la forêt ?

Traditionnellement, dépendance à la forêt quand la plupart des travailleurs dans une
communauté sont à l’emploi de l’industrie forestière ou des entreprises de services 
qui la soutiennent (Humphrey, 1990).

- Des communautés fragiles car souvent à industrie unique : avenir des résidants 
repose sur la performance de cette industrie, soumis à l’évolution des marchés et
aux répercussions des avancées technologiques nécessaires pour conserver les 
parts de marché

Mais idée de communautés s’est enrichie, c’est plus qu’une unité sociale de 
production économique :
Elle intègre aujourd’hui 3 autres concepts 
• Adaptabilité : habileté des communautés à s’adapter rapidement aux 
changements inhérents au fonctionnement de leur milieu et aux différentes 
pressions externes (Beckley 1995) Ætaux de dépendance économique à la forêt, 
leadership, cohésion communautaire, localisation géographique, etc.
• Bien‐être : intégration des besoins sociaux, culturels et psychologiques des 
individus dans l’évaluation des communautés forestières (Beckley et Sprenger
1995)
• Capacité relationnelle pour la communauté : capacité à réagir au stress internes 
et externes ;pour les individus, aptitude à saisir les occasions qui se présentent ou 
à en créer de nouvelles

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Quelles sont les principales difficultés auxquelles les communautés dépendantes
de la forêt font face ?

1. Sous‐scolarisation et exode des jeunes
Manque d’emploi disponible dans le domaine de spécialisation choisi par les jeunes 
Ædépart de la région
Une des caractéristiques des communautés forestières : une économie peu diversifiée 
(travail en forêt et en scierie)

2. Modernisation, rationalisation de l’industrie forestière et perte d’emplois
Grande phase de modernisation suite aux avancées technologiques et rationalisation 
des effectifs pour augmenter la rentabilité Æaugmentation de l’exode
Diversification économique encore trop récente pour combler les pertes d’emplois

3. Rapport villes‐petites communautés et organisation des services publics
Déclin démographique n’est pas seulement due à l’exode des jeunes mais aussi à la 
concentration de la population dans les villes‐pôles les plus à proximité des petites 
communautés car meilleure qualité des services publics et commerciaux
Cercle vicieux dans les petites communautés : perte de population, perte de services 
publics et commerciaux

4. Cohésion sociale
Communautés forestières souvent petites et homogène au plan social : fort degrés 
d’interconnaissance Æeffets positifs sur le bénévolat et l’entraide, mais fermeture des 
mentalités et tendance au repli

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Expliquez une des pistes que les communautés dépendantes de la forêt tentent
de développer pour faire face à leurs défis et assurer leur développement ?

1. Diversification économique
Plusieurs exemples montrent l’intérêt du récréotourisme et des entreprises reliées à la
deuxième ou à la troisième transformation du bois comme solution de remplacement
Plusieurs exemples de réussite mais le Québec tarde encore à prendre la mesure de 
l’instauration d’une économie post‐industrielle

2. Le renouveau institutionnel
Des exemples qui montrent le renouveau institutionnel : institutions de formation et 
de recherche, écoles de foresteries modernes, etc. Æpermet une alliance avec les 
industries pour relever les nouveaux défis technologiques, environnementaux, etc.
Nouveau programme de soutien au développement économique local et nouveaux 
acteurs : rôle important pour le défi de la diversification

3. Un leadership ouvert basé sur la concertation et le partenariat
Des communautés de plus en plus marquées par l’émergence d’un leadership local 
proactif au plan politique, communautaire, économique
Importance de la concertation et du partenariat pour trois problématiques : 
• Des rapports équilibrés entre les communautés d’un même territoire 
d’appartenance (MRC)
• Un maillage interculturel avec les communautés autochtones
• Un nouveau rapport entre les grande entreprise et la société locale

21

Vrai ou faux
1. Dans les milieux ruraux, les agriculteurs sont aujourd’hui minoritaires

2. Les campagnes québécoises se vident au profit de la métropole de Montréal

3. Toutes les zones rurales du Québec connaissent des décroissances démographiques

4. Aujourd’hui, l’évolution démographique des zones rurales est intimement liée aux dynamiques agricoles

1. V
2. F (surtout couronne de mntl et qc, périurbain)
3. F (croissant= tourisme, naturel protégé, lacs)
4. F (ce n'est plus le cas depuis début 20e siecle)

22

Aujourd’hui, plusieurs zones rurales attirent des populations urbaines, comment se nomme ce phénomène ?

Contre-urbanisation

23

Quels éléments démographiques expliquent le plus les croissances et les décroissances de populations rurales au Québec ?

Migration interne
Contre-urbanisation

24

Au Québec, on distingue souvent quatre types de zones rurales, quels sont‐ils ?

rural périmetropolitain
rural voisinage de ville moyenne
essentiellement rureau région centrale
essentiellement rurea region éloignée

25

Qu’est‐ce que la recomposition socio‐économique des milieux ruraux ?

Passage d'une économie agricole vers diversifiée

26

Quels sont les principaux changements qui ont marqué les secteurs d’emploi dans les zones rurales au cours des dernières décennies ?

Baisse du commerce gros et détail
Baisse exploitation primaire
Monté des emplois service

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Les conditions socio‐économiques des ruraux et des urbains sont de plus en plus similaires, citez trois éléments qui le montrent.

1. taux d'emploi
2. REvenus
3. Scolarisation

28

Vrai ou faux
1. Les ruraux ont un niveau d’éducation similaire aux urbains
2. Les ruraux possèdent des revenus similaires aux urbains
3. Dans les milieux ruraux périmétropolitains, les revenus moyens des ménages sont supérieurs à ceux de la moyenne québécoise
4. Dans les communautés rurales dépendantes des activités d’exploitations des ressources (pêche, forêt, mine), les emplois liés à ces secteurs sont en diminution marquée
5. Le rural participe peu au PIB du Québec

1. F. perte des jeuns éducqués, perte capital d’innovation
2. F (disparité, donc certains faux donc vrai)
3. V
4. V
5. F

29

Quelle est le principal changement qui traverse le monde rural à partir des années 1970 et qui va relancer les débats sur le rural ?

Stabilisation de la population rurale

30

Entre les tenants de la fin du rural et ceux de la renaissance rural, les débats ont pendant longtemps été vifs, néanmoins un consensus s’est établi sur quelques grandes caractéristiques du rural. Quels sont les deux éléments qui caractérisent ce consensus ?

1. Ruralité en transition (base démographique variant de 22 à 43% au Canada)
2. Ruralité n’est plus un simple espace de production, milieu en recomposition (« recomposition des structures occupationnelles »)

31

Il est possible de définir et d’aborder le rural selon différentes approches, citez trois de ces approches.

1 Les approches descriptives traditionnelles
Caractéristiques :
Basées sur l’hypothèse qu’il existe une distinction géographique claire entre les zones rurales et urbaines , donc que l’on peut les distinguer sur la base de leurs caractéristiques socio‐spatiales (ex.: indicateurs statistiques)
Approches utilisées dans la plupart des définitions officielles des gouvernements (ex. : Statistiques Canada)
Exemples :
Nombre d’habitants
Densité de population
Critiques :
1. À quel seuil de populations décide‐t‐on que nous sommes en zone rurale ou urbaine ?
2. Le problème des limites géographiques sur lesquelles les statistiques sont compilées
3. Des seuils de population pas toujours adaptés au contexte régional (ex. : une ville de 1 000 hab. au Nebraska pourrait être définie comme un centre urbain alors que la même ville de 1 000 hab. au Massachussetts pourra être perçue comme rural dans son contexte régional) (EXEMPLE' CARLETON POUR LA BDC)
4. Les distinctions basées sur un seuil de population sont arbitraires et artificielles ( ex. : un territoire de 2005 hab. en France est considéré comme urbain mais un de 1 995 hab. est rural)
5. Une approche dichotomique, pas d’entre‐deux, des zones rurales qui semblent homogènes
6. Des définitions qui ne nous disent pas ce qui se passe au sein des territoires
7. Beaucoup de définitions définissent les zones rurales par la négation : tout ce qui n’est pas urbain (ex.: diapo suivante)
Les nouvelles approches officielles, insertion d’autres indicateurs :
densité de population (Ex.: Canada)
utilisation du sol (ex. : GB, 20 ha continue d’occupation urbaine = urbain)
proximité d’un centre urbain (ex. : relation économique et sociale avec un centre urbain = urbain)
 Portrait statistique global et quantitatif du rural mais mêmes critiques que précédemment

2. Les nouvelles approches descriptives par « indices de la ruralité »
Caractéristiques :
Tentent de reconnaître différents degrés de ruralité, voir différents types de ruralité
Dans chacun des pays, il est possible de définir, pour différents critères, des niveaux quantitatifs (densité de population et de services, poids des agriculteurs, pourcentage de couverture végétale) qui permettent de délimiter un espace que l’on considèrera comme rural et que l’on étudiera comme tel, à condition de ne pas le regarder comme un isolat, mais en fonction de sa situation dans un « système spatial » global qui contribue à le structurer, à le faire fonctionner et à le changer.
Utilisent de nombreux indicateurs statistiques
Exemples en Grande‐Bretagne (Cloke et Edwards, 1986)
Indice démographique : densité de population, taux d’accroissement naturel, migration interne, âge
Indices de confort des ménages
Indices de structures d’occupation : pourcentage d’emploi en agriculture
Indices de navettage
Distance à un centre urbain
 5 catégories : rural extrême, rural intermédiaire, non‐rural, non‐rural extrême, urbain

3. Les définitions socio‐culturelles
Caractéristiques :
Tentent d’identifier les sociétés rurales
Ce ne sont plus des indicateurs statistiques que l’on prend en compte pour définir le rural et l’urbain mais :
les valeurs et les comportements des individus
Les caractéristiques sociales et culturelles des communautés
Exemple : Wirth (1938)
Vie urbaine: dynamique, instable et impersonnelle
Vie rurale : stable, intégrée et stratifiée
Exemple 2 : Proposition de Bruno Jean (sociologue), le rural se définit par :
tradition de solidarité, d’accueil et d’entraide
grande sensibilité au patrimoine (humain et écologique)
une relation étroite avec l’espace et l’environnement naturel
fort sentiment identitaire

4. Le rural comme une localité
Caractéristiques :
Des approches qui mettent l’accent sur les processus qui pourraient générer des localités rurales différentes
Des approches qui ont beaucoup animé les débats en géographie à la fin des années 1980 : comment les structures locales peuvent agir sur les processus économiques et sociaux ?
Défi : identifier les caractéristiques structurelles
Si les localités rurales doivent être reconnues et étudier comme des catégories en soi, il faut définir ce qui font leur caractère « rural » :
Association forte avec la production primaire (agriculture, forêt) ou un secteur compétitif
Faible densité de population crée des liens différents entre le rural et la consommation de masse
Les localités rurales sont des territoires de consommation (tourisme, achat de résidences par les néoruraux)
Critiques :
tous ces caractères peuvent être urbain, ils ne sont pas intrinsèquement rural
Résultats qui soulignent que les mêmes processus façonnent les milieux urbains et ruraux

5. Le rural comme une représentation sociale
Plutôt que d’essayer d’identifier des caractéristiques sociales et des structures économiques propres à l’espace rural, il faut plutôt se demander quels sont les signes, les symboles, et les images que les individus se font quand ils pensent aux milieux ruraux.
Il faut reconnaître qu’il n’y a plus un unique espace rural, mais qu’il existe de nombreux espaces sociaux qui se superposent sur un même territoire (Mormont 1990).
Caractéristiques :
Met l’accent sur les différents regards portés sur les milieux ruraux
Suggèrent qu’un espace ne devient pas rural à cause de son économie ou de sa densité de population mais parce que les gens qui y vivent le perçoivent comme un espace rural  le rural comme un état de pensée, une construction sociale
Individus ont des idées préconçues de ce que doit être le rural (influence des médias, de leur expérience personnelle, de leur culture, etc.)
 On va chercher à identifier les différents discours de la ruralité, soit les manières dont chacun comprend et perçoit le monde qui l’entoure :
Discours académiques
Discours politiques : ex. : politique agricole vs politique de la ruralité
Discours profanes (populations rurales)
Discours populaires (ceux reproduits et disséminés par les médias, l’art, la littérature) : ex.: Idylle rurale
Ces approches constituent aujourd’hui les approches dominantes de la ruralité
Les géographes ne cherchent plus à donner des limites précises aux espaces ruraux.
Les sociologues ne cherchent plus à identifier les caractéristiques essentielles des sociétés rurales
On s’intéresse à comment un lieu, un objet, une tradition, des pratiques sont aujourd’hui définis comme rural par différents segments des populations.

32

Statistique Canada utilise une approche dite descriptive du rural. Ainsi, selon cet organisme la population rurale désigne « la population des régions à habitat dispersé, situées en dehors des régions urbaines (c’est‐à‐dire à l’extérieur des localités ayant une concentration de 1 000 habitants ou plus et comptant 400 personnes ou plus au kilomètre carré) ». De telles approches ont toutefois été vivement critiquées.
1. Énoncez deux des critiques sur les limites d’une telle approche
2. Identifiez le principal avantage de cette approche
3. Proposez et justifiez un moyen de l’améliorer (voir nouvelles méthodes descriptives)

1. Critiques :
1. À quel seuil de populations décide‐t‐on que nous sommes en zone rurale ou urbaine ?
2. Le problème des limites géographiques sur lesquelles les statistiques sont compilées
3. Des seuils de population pas toujours adaptés au contexte régional (ex. : une ville de 1 000 hab. au Nebraska pourrait être définie comme un centre urbain alors que la même ville de 1 000 hab. au Massachussetts pourra être perçue comme rural dans son contexte régional) (EXEMPLE' CARLETON POUR LA BDC)
4. Les distinctions basées sur un seuil de population sont arbitraires et artificielles ( ex. : un territoire de 2005 hab. en France est considéré comme urbain mais un de 1 995 hab. est rural)
5. Une approche dichotomique, pas d’entre‐deux, des zones rurales qui semblent homogènes
6. Des définitions qui ne nous disent pas ce qui se passe au sein des territoires
7. Beaucoup de définitions définissent les zones rurales par la négation : tout ce qui n’est pas urbain (ex.: diapo suivante)

2. Portrait global et quantifié

3. approches descriptives par « indices de la ruralité »
Caractéristiques :
Tentent de reconnaître différents degrés de ruralité, voir différents types de ruralité
Dans chacun des pays, il est possible de définir, pour différents critères, des niveaux quantitatifs (densité de population et de services, poids des agriculteurs, pourcentage de couverture végétale) qui permettent de délimiter un espace que l’on considèrera comme rural et que l’on étudiera comme tel, à condition de ne pas le regarder comme un isolat, mais en fonction de sa situation dans un « système spatial » global qui contribue à le structurer, à le faire fonctionner et à le changer.
Utilisent de nombreux indicateurs statistiques
Exemples en Grande‐Bretagne (Cloke et Edwards, 1986)
Indice démographique : densité de population, taux d’accroissement naturel, migration interne, âge
Indices de confort des ménages
Indices de structures d’occupation : pourcentage d’emploi en agriculture
Indices de navettage
Distance à un centre urbain
 5 catégories : rural extrême, rural intermédiaire, non‐rural, non‐rural extrême, urbain

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u’est ce qui distingue les approches socio‐culturelles du rural des approches du rural comme localité ?

SOCIO CULTUREL
Tentent d’identifier les sociétés rurales
Ce ne sont plus des indicateurs statistiques que l’on prend en compte pour définir le rural et l’urbain mais :
les valeurs et les comportements des individus
Les caractéristiques sociales et culturelles des communautés
Exemple : Proposition de Bruno Jean (sociologue), le rural se définit par :
tradition de solidarité, d’accueil et d’entraide
grande sensibilité au patrimoine (humain et écologique)
une relation étroite avec l’espace et l’environnement naturel
fort sentiment identitaire
Première critique : des approches toujours dichotomiques…
Réponse : Il faut concevoir un continuum de l’urbain au rural



LOCALITÉ
Caractéristiques :
Des approches qui mettent l’accent sur les processus qui pourraient générer des localités rurales différentes
Des approches qui ont beaucoup animé les débats en géographie à la fin des années 1980 : comment les structures locales peuvent agir sur les processus économiques et sociaux ?
Défi : identifier les caractéristiques structurelles
Si les localités rurales doivent être reconnues et étudier comme des catégories en soi, il faut définir ce qui font leur caractère « rural » :
Association forte avec la production primaire (agriculture, forêt) ou un secteur compétitif
Faible densité de population crée des liens différents entre le rural et la consommation de masse
Les localités rurales sont des territoires de consommation (tourisme, achat de résidences par les néoruraux)
Critiques :
tous ces caractères peuvent être urbain, ils ne sont pas intrinsèquement rural
Résultats qui soulignent que les mêmes processus façonnent les milieux urbains et ruraux

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Pour les approches qui considère que le rural est une représentation sociale, qu’est‐ce qui définit le rural ?

Met l’accent sur les différents regards portés sur les milieux ruraux
Suggèrent qu’un espace ne devient pas rural à cause de son économie ou de sa densité de population mais parce que les gens qui y vivent le perçoivent comme un espace rural  le rural comme un état de pensée, une construction sociale