Facteurs génétiques, héréditaires et biologiques Flashcards

1
Q

En quoi consiste la transmission intergénérationnelle ?

A
  1. Il faut comprendre l’ampleur de cette transmission. C’est un rapport de causalité entre les antécédents de conduite des parents et la conduite de leurs propres enfants.

2.

a) La conduite antisociale
b) Le comportement violent
c) Les antécédents judiciaires

  1. Les études les plus documentées sont au sujet des antécédents judiciaires. Elles mettent beaucoup l’emphase sur la transmission père-fils.
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2
Q

Que montrent les études sur la transmission père-fils ?

A
  1. Étude longitudinale de Cambridge, Angleterre par Farrington. Évaluation psychologique, sociale fait de manière récurrente. À partir d’environ leur 30 ans, on a commencé à prendre des mesures sur leur propre enfants.
  2. Environ 1 garçon sur 4 a un père avec un casier judiciaire
    Un père avec un casier judiciaire constitue l’un des facteurs de risque le plus important de la conduite délinquante de l’âge de 10 ans jusqu’à 50 ans. 63% des garçons dont le père a un casier judiciaire sont condamnés à au moins une reprise vs 35 % des autres garçons.

3.La transmission n’est pas exclusivement père-garçon. (Étude longitudinale de Pittsburg). Le casier judicaire de la mère, du père, de la mère, des frères/sœurs, des oncles, des tantes, des grands-mères sont tous statistiquement associés à des risques plus élevés de délinquance chez l’enfance. Bref, si un membre de la famille a un casier judiciaire, il y a de fortes chance que les autres membres aussi.

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3
Q

Qu’est-ce que la concentration de la transmission intergénérationnelle ?

A
  1. Résultats obtenus à partir d’Étude longitudinale de plusieurs centaines de familles.
  2. On regarde les dossiers criminels de tous les membres de la familles. On constate que 6-8% des familles sont responsables de 40-50% de toutes les arrestations et condamnations. Cela montre une concentration de la criminalité au sein d’un petit groupe de familles.
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4
Q

Farrington découvre que la transmission intergénérationnelle est imparfaite. Sur quoi se base-t-il ?

A
  1. Farrington examine la transmission intergénérationnelle en fonction de la présence/absence de différents facteurs de risques.
  2. Avoir un père/une mère avec un antécédent judiciaire augmente les risques de condamnation
  3. Les risques demeurent, mais dimininuent significativement si :
    a) les familles ne proviennent pas d’un milieu défavorisé
    b) environnement familial positif
    c) L’enfant ne présente pas de symptômes cliniques particuliers (hyperactivité, impulsivité, faible concentration)
  4. Plusieurs explications possibles : Apprentissage social, processus d’étiquetage, Hypothèse génétique
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5
Q

Comment la génétique est-elle liée au crime ?

A
  1. Aucun généticien ne prétend qu’il y a un gène du crime
  2. Le crime est construit socialement alors que le bagage génétique non.
  3. Les gènes peuvent faciliter et non CAUSER nos comportements. Une certaine influence quant à la tendance à répondre aux stimulis de l’environnement d’une certaine façon. Ce n’est pas déterministe, mais probabiliste. Elle évalue les facteurs de risque.
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6
Q

Qu’est-ce qu’un facteur de risque ?

A

Caractéristiques statistiquement associés à une incidence amplifiée d’un phénomène criminologique en présence d’un facteur de risque.

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7
Q

Qu’est-ce qu’un facteur de protection ?

A

Caractéristique statistiquement associée à une incidence diminuée d’un phénomène criminologique en présence d’un facteur de risque.

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8
Q

Que disent les études de jumeaux sur la génétique et la conduite anti-sociale ?

A
  1. Plus de 50 études réalisées auprès de jumeaux monozigote et dizygote.
    On évalue l’apport du bagage génétique selon une échelle de 0 à 1. On évalue l’apport génétique à la conduite antisociale entre 0.4 et 0.5. C’est une moyenne que l’on retrouve à travers de nombreuses études.
  2. Il y a des différences importantes lorsque l’on distingue l’enfance, l’adolescence et la période adulte. La délinquance juvénile est un phénomène plus normatif. La contribution génétique légèrement plus élevée chez les adultes. Il n’y a pas ou peu de différences entre les filles et les garçons.
  3. Comparativement, pour l’intelligence, on parle de 70% de l’intelligence assimilable au bagage génétique.
  4. Ce qui n’est pas expliqué par la génétique est expliqué par l’environnement. (50-60%) Pauvreté, maltraitance, habiletés parentales déficientes, attachement absent.
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9
Q

Qu’elle est l’équation de l’impact du bagage génétique et de l’environnement sur les facteurs de risque/protection ?

A

Identification d’un bagage génétique (G pour génotype) particulier qui, lorsque stimulé par un environnement particulier (E) occasionne (G x E) un comportement particulier (phénotype).
Pourquoi certains individus sont-ils plus susceptibles de présenter des comportements antisociaux ? Pourquoi certains individus qui sont exposés à des facteurs de risque n’ont pas de comportements antisociaux ?

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10
Q

Que montre l’étude de Caspi sur le gène MAO-A des rats ?

A

Il s’intéresse à un gène : 1. Monoamine oxidase A (MAO-A) dit gène du guerrier. C’est un gène important dans la métabolisation de neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine) importants dans l’activité cérébrale de plusieurs autres zones du cerveau associées à la régulation de l’humeur et particulièrement de la violence.

  1. L’activité anormalement faible du gène MAO-A associé aux comportements des rats en laboratoire (fiers mice gene).
    Les rats présentent aussi ce gène. On observe les rats qui ont un gène MAO-A qui fonctionne moins bien . Ils sont : Agressifs, Territorial (avec la nourriture), ont un faible instinct maternel.
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11
Q

Que montre l’étude de Caspi sur le MAO-A dans le contexte de la maltraitance vécue durant l’enfance ?

A
  1. Maltraitance entre l’âge de 3 et 11 ans : abus sexuel, physique, hostile, négligence, indifférence maternelle…
  2. La maltraitance peut avoir des effets à long terme sur le système nerveux et l’agressivité. Ce ne sont toutefois pas tous les enfants maltraités qui sont violents ou anti-sociaux.
  3. Absence de lien direct entre le niveau d’activité (G) ou l’expression du gène MAO-A et plusieurs mesures de la conduite anti-sociale
  4. On confirme le lien important entre la maltraitance € et la conduite antisociale
  5. On identifie (NOUVEAU) un effet d’interaction entre (G x E) important
  6. Les enfants maltraités qui ont un faible niveau d’activité (12%) du gène sont significativement plus à risque :
    - a)D’un trouble de la conduite entre 10 et 18 ans. (80% vs 25%)
    b) D’être condamné pour un crime violent (30% vs 11%)
    c) Ces enfants sont responsable de 44% de toutes les condamnations de violence de l’échantillon.
  7. Facteur de protection important : un niveau d’activité de MAO-A élevé
    80% de ceux dont l’activité du gène est faible développent un trouble de la conduite comparativement à 40% pour ceux donc l’activité est élevée.
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12
Q

En quoi consiste l’étude de Kim-Cohen ?

A
  1. Il passe en revue les cinq premières études empiriques sur l’effet G x E du MAO-A et de la maltraitance et confirme son importance sur la conduite antisociale
  2. On observe un effet similaire sur la présence d’un trouble de l’attention-hyperactivité
  3. Observation empiriques réalisées auprès des garçons
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13
Q

Qu’on montré les études sur le MAO-A, la maltraitance et la délinquance féminine ?

A
  1. Ce sont des études réalisées auprès de larges échantillons de filles
  2. L’effet G x E n’est pas observé en ce qui concerne la conduite antisociale
    L’étude préliminaire montre plutôt un lien avec la toxicomanie et l’acoolisme
  3. Processus spécifique aux garçons ? Manifestations différentes du processus ?
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14
Q

Qu’est-ce que l’effet tératogène ?

A

S’intéresse surtout à l’exposition du fœtus à des substances chimiques, physiques et biologiques pouvant causer des malformations fœtales.

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15
Q

Quelle est la situation canadienne de consommation de cigarette chez les femmes et son effet tératogène ?

A
  1. Environ 18-19% des québecoises (25 ans +) fument (moyenne CAN 15%). Environ 7% fument durant la grossesse (18-24 ans = 18%)
  2. Consommation quotidienne de nicotine diminue la quatité d’oxygène qui se rend au fœtus et augmente significativement les facteurs de risque suivants :
    - Décollement placentaire
    - Naissance très prématurée
    - Hypotrophie du nouveau-né (5lbs et moins)
    - Habiletés cognitives de l’enfant limitées(développement du langage, mémoire et lecture)
  3. La consommation quotidienne est également associée à plusieurs facteurs de rsique durant l’enfance :
    - Trouble de la conduite
    - Trouble de l’attention
    - Agressivité chronique
    - Trouble de l’humeur
  4. Le lien causal n’est pas prouvé, mais plus de 75 études montrent une association significative.
    - Petite enfance (agressivité)
    - Enfance (Trouble de la conduite)
    - Adolescence (Délinquance)
    - Âge adulte (comportement criminel)
  5. Le lien exposition nicotine et conduite antisociale est indépendant de plusieurs facteurs externes.
    - Statut soco-économiques
    - Scolarité de la mère
    - Age de la mère
    - Habiletés parentales
    - Etc.
  6. Cette relation entre la nicotine et la conduite antisociale est significative, mais faible. Elle est plus importante lorsque d’autres facteurs de risque sont présents.
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16
Q

Qui sont les mères vulnérables à fumer durant la grossesse ?

A
  • Adolescente, jeune adulte
  • Lorsqu’il y a début de consommation précoce
  • Monoparentale
  • Faible revenu
  • Moins scolarisée
  • Antisociale, antécédents judiciaires
  • Consommation d’autres substances

Il y a des études en service social qui montre que les mères ont peur que le stress associé au fait d’arrêter de fumer soit plus dommageable que la nicotine elle-même, ont un manque de motivation et dépendance à la nicotine, il y a présence de fumeurs dans la maison(conjoint), etc.

17
Q

Quel sont les symptomes physiques, cognitifs et sociaux associés à l’exposition intra-utérin à l’alcool ?

A

Physiques : petite circonférence de la tête, petite lèvre supérieure, problème visuels/auditifs, petit nez court, pont nasal plat, ouverture étroite pour les yeux, croissance anormalement lente.

Cognitifs : Difficulté au niveau de la mémoire, concentration résolution de problèmes, hyperactivité

Psychosociaux : difficultés d’apprentissage, relations difficiles et conflictuelles avec pairs, impulsivité, difficultés d’adaptation lors d’un nouvel environnement.

18
Q

Quel sont les symptomes physiques, cognitifs et sociaux associés à l’exposition intra-utérin et durant l’enfance au plomb ?

A
  1. Plomb dans l’eau(vieux tuyaux), jouets, sols contaminés, peinture, certaines céramiques/conserves, ordinateurs, certains matériaux d’artistes, essence avec plomb encore, présent dans certains pays d’Afrique.
  2. Étude génétique (MAO-A) et facteurs de risque pré- et périnataux suggèrent au moins deux causalités possibles.
    - Réactivité accrue : face à des situations de frustration, colère par exemple.
    - Mécanismes d’inhibitions diminués
    Cela n’est pas en lien avec la motivation pour le crime.
  3. On le voit dès un très jeune âge. Les chercheurs regarde en premier lieu le comportement violent/aggressif. Cette caractéristique est traditionnellement associée à l’adolescence. La courbe des crimes violents laissait croire aux chercheurs que l’on devait chercher les causes de la délinquance dans l’adolescence. Il y a eu plusieurs causes soulévée : télévisions, pairs, musique du diable…
19
Q

Les chercheurs croient qu’il faut chercher les causes de la délinquance dans l’adolescence. Qu’en est-il vraiment ?

A
  1. Phénotype de la petite enfance :
    -Comportement normatif
    -Manifestation réactive généralement accompagnée de colère
    -Frustration contexte de jeux
    L’apparition de ces manifestations survient très tôt dans le développement. Dès que l’enfant est capable physiquement de le faire.
  2. Avant même l’âge de 2 ans, environ 90% des garçons et 70% des filles auront été agressifs au moins une fois. Le comportement agressif s’active spontanément très tôt dans le développement et se manifeste dès les premières interactions sociales AVANT MÊME l’effet de la culture.
  3. Il est le rôle des parents de leur montrer comment agir et ne pas agir avec les pairs. Mais on constate qu’il y a un sous-groupe qui sont plus réfractaire aux interventions.
    - Environ 15% des enfants
    - Surtout les garçons
    - Persiste après le début de l’école primaire
  4. Généralement, les enfants vont développer les mécanismes d’inhibition avant le début de l’école primaire.
    On constate qu’il est plus difficile pour les enfants ayant été exposés à des substances (nicotine, alcool, drogues) de mettre en place ces mécanismes.