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Flashcards in Notions Deck (59)
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1

ABSOLU
def + applications + pb

désigne une réalité portée à son plus haut degré, achevée, indépendante et ne comportant aucune restriction.
→ le pouvoir absolu est celui qui peut s'exercer partout sans rencontrer jamais d'entrave ni de résistance
la justice absolue serait une justice pure, sans compromission aucune
→ le problème de l'absolu est de savoir s'il est une construction de la raison, un idéal, ou s'il pourra un jour trouver une réalisation concrète.

2

ABSOLUTISME
def + pb

chez Hobbes, le pouvoir est absolu en raison de la nature même du pacte qui place le souverain au dessus des lois. On pourrait penser qu'il s'agit d'un règne du plus fort, si l'absolu lui-même ne garantissait pas une forme de légitimité et de stabilité : le pouvoir s'exerce au nom des sujets, avec leur consentement
→ pose la question du degré d'obéissance qu'un pouvoir peut légitimement demander de ses sujets sans outrepasser son droit + le degré de liberté que des hommes vivant en communauté civile peuvent exiger sans menacer la paix civile.

3

ANE DE BURIDAN
def

Âne imaginaire dont le philosophe Buridan (XIVè) se sert pour théoriser la liberté d'indifférence : l'âne meurt de faim et de soif et, quand on lui donne un seau d'eau et une botte de foin, ne sait lequel choisir et donc meurt. La liberté d'indifférence est donc le fait de pouvoir agir mais de ne pas le faire parce que les avantages/désavantages de deux situations sont équivalents.

4

AUTORITE
def

capacité d'exercer un pouvoir et de le faire respecter par autrui.
Différent de la domination qui implique la violence, on ne peut parler d'autorité qu'en cas de consentement libre, souvent obtenu au travers d'une forme de respect.

5

CAPITALISME
def

Marx: la bourgeoisie exploite l'ouvrier salarié -lui même devenu marchandise- afin de produire ; celui-ci est donc dépossédé de son travail

6

CITE
def + applications (2)

dans son sens ordinaire = la ville, considérée comme entité morale et politique.
Aristote voit dans la cité une entité naturelle (parce que l'homme est un animal politique) et artificielle (parce que organisation sociale) mais surtout parfaite car elle réalise l'homme en le mettant en situation d'auto-suffisance, ce qui lui est impossible dans la nature. Elle est donc la condition d'une vie pleinement humaine.
→ L’État-nation constitue la forme moderne de la communauté politique (cité) même si sa taille et sa complexité rendent le rapport du citoyen à l'intérêt commun plus abstrait. C'est pourquoi dans ce contexte la citoyenneté n'est plus inhérente et doit être construite, notamment grâce à l'éducation.

7

CITOYEN
def + pb

membre de la communauté politique qui se définit à la fois par le libre exercice de ses droits civiques et politiques et par sa participation aux décisions de l’État et par l'égalité devant la loi.
→ Une citoyenneté pleinement réalisée supposerait une politique cosmopolite, soit des citoyens du monde

8

CLASSE (lutte des)
def

Concept essentiel du marxisme, d'abord économique, mais se traduit en politique par l'existence d'institutions comme l’État dont le but est de maintenir la domination de la classe dominante. + il permet de théoriser les affrontements au sein de la société politique

9

COMMUNAUTE
def

groupe d'individus vivant ensemble, ayant des intérêts communs et partageant un certain nombre de valeurs et de traditions.
Concernant la communauté politique, on trouve une opposition entre les classiques qui la considèrent naturelle, et les modernes (à partir de Hobbes grosso modo) pour qui elle est un fait de culture

10

CONTRAINTE
def + pb

lien ou règle qui limite, entrave ou empêche l'action / norme sociale.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la contrainte ne s'oppose par forcément à la liberté, elle peut même en être la condition puisque les lois et autres règlements conçus dans l'intérêt général contraignent légitimement. C'est pourquoi la raison nous conduit à accepter cette contrainte, et même à l'intérioriser.

11

CONTRAT
def + application

accord conclu par écrit entre plusieurs personnes, impliquant des engagement réciproques.
→ Contrat social : théorie de l'origine humaine de la politique pour répondre au problème : qu'est-ce qui nous pousse à obéir à la loi ? (comprendre : parce que c'est nous qu'on l'a faite). Elle combat ainsi trois théories politique : le pouvoir arbitraire, la communauté politique naturelle, le droit divin.

12

COSMOPOLITISME
def (2)

dans son sens ordinaire, disposition à vivre dans toutes les communautés de celui qui se dit « citoyen de l'univers »;
en philosophie politique, doctrine ou idéologie selon laquelle l'homme doit être considéré avant tout comme un représentant du genre humain dans son ensemble, et non pas comme membre de sa simple cité. Il ne s'agit pas de nier l'appartenance nationale mais de la dépasser (Cf le projet cosmopolite de Kant, qui n'abolit par les frontières et ne fait pas fusionner les cultures)

13

DEMOCRATIE
def

type d'organisation politique dans laquelle c'est le peuple (c'est à dire l'ensemble des citoyens, sans distinctions aucune) qui détient ou contrôle le pouvoir politique.
La démocratie suppose la loi de la majorité, la liberté des individus et l'égalité des citoyens

14

DESPOTISME
def

état ou la volonté d'un seul vaut comme loi et où règne par conséquent l'arbitraire. Puisqu'il n'est pas fondé sur le droit mais sur la crainte il est le degré le plus bas de la société politique

15

DEVOIR
def

Souvent associé à la contrainte et donc à la privation de liberté, il ne faut pas croire que le devoir est l'équivalent de la nécessité qui ne laisse aucune autre alternative. Il est plus proche de l'obligation qui elle implique la volonté et donc la liberté de son sujet. Le véritable devoir ne rapporte rien et n'est pas relatif à une situation particulière (cf impératif catégorique de Kant). A noter cependant qu'il y a une version plus concrètement politique du devoir (cf faire sa JAPD)

16

DROIT (5)

Le droit est né de la nécessité de rectifier les relations entre les hommes, qui livrés à eux-même vivraient dans la passion qui engendrerait conflits et insécurité. Il faut donc instituer un arbitrage impartial qui s'applique équitablement à tous.
Le droit est nécessairement institué, il ne découle pas du fait puisque dans les faits l'homme fait n'importe quoi et on risque donc de réduire le droit à la violence (cf Calliclès dans le Gorgias pour qui le droit est contre-nature parce qu'il empêche les hommes de se comporter comme ils le font dans la nature) . Cependant, si le droit n'est pas fondé sur les faits, les faits imposent le droit puisque sinon c'est le bordel
Ceci tourne en concept du droit naturel : d'accord le droit n'est pas issu de la nature, mais c'est la nature qui a en quelque sorte forcé l'homme à instituer le droit. Ainsi on peut s'opposer aux différents droits positifs, voire le rectifier en vertu de ce droit naturel (si le droit positif n'empêche pas Jérémy de se faire taper, il faut le changer en vertu du droit naturel que Jérémy a d'être en sécurité)
S'interroger sur ce qui fonde le droit, c'est se demander à quelles conditions une loi est juste (problème légitimité/légalité). La théorie du contrat, malgré tous ses aspects discutables, montre bien que la logique interne du droit, c'est la réciprocité. S'il s'y conforme, le droit peut user de la force punitive (droit pénal) comme instrument de respect des lois = le droit est nécessairement contraignant (parce que l'homme est naturellement con).
Le problème étant que, né de l'imperfection de l'homme, le droit sera probablement aussi toujours imparfait (Cf Kant « Dans un bois aussi courbe que celui dont est fait l'homme, on ne peut rien tailler de tout à fait droit. (même pas une planche à pain lol xd lololol) La nature ne nous impose que de nous rapprocher de cette idée. » -Idée d'une histoire universelle…)

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EGALITE
def + applications (2) + pb

principe selon lequel les individus, au sein d'une communauté politique doivent être traités de la même façon. Une société peut admettre plusieurs types d'égalité :
L'égalité des droits (égalité civique et politique) soit l'égalité devant la loi, soit l'absence de privilèges. Elle se fonde généralement sur l'idée d'une égalité naturelle de tous les hommes, une égalité de dignité.
L'égalité des conditions (égalité sociale) On s'oriente alors vers un égalitarisme soit une recherche de l'égalisation des moyens et des conditions d'existence. On a souvent reproché à cette forme d'égalité de confondre égalité et identité : ok il y a égale dignité, mais tous les hommes ne sont pas identiques en tous points ; il ne faut pas rendre égalité et différence antithétiques.
Égalité et justice sont donc également distincts : l'inégalité sociale n'est injuste que lorsqu'elle empêche un individu de jouir de ses droits (cf un illettré)

18

EQUITE
def

justice qui a égard à l'esprit plutôt qu'à la lettre de la loi (+ du côté du ressenti). Selon Aristote, l'équitable est parfait, contrairement au juste, car celui-ci comporte des lacunes en vertu de son caractère général ; l'équité est donc l'esprit de justice en tant que principe non écrit, antérieur et supérieur aux lois.

19

ETAT
def + application + pb

L’État est l'ensemble des institutions (politiques, juridiques, militaires, administratives, économiques) qui organisent une société sur un territoire donné. La notion d’État suppose la permanence du pouvoir, son institutionnalisation cad qu'il ne soit plus inséparable de la personne d'un chef (CF les deux corps du roi). Par cette institutionnalisation, l'existence d'un État affirme l'existence d'un domaine publique dont il régit les affaires. L’État est censé incarner l'intérêt général, servir des fins voulues par tous.
Avec l'institutionnalisation du pouvoir se pose le problème de sa légitimité : religion, contrat, manipulation ?
→ État de droit : surtout théorisé par Locke, l’État de droit est une conception qui limite le pouvoir de l’État, en affirmant qu'il ne doit pas dépasser la sphère publique (pas question donc d'intervenir sur la religion ou la propriété privée)

20

FANATISME
def

attitude de celui qui croit de façon aveugle à un dogme, un homme, une idée, un parti etc et qui agit en conséquence. L'individu fanatique ne peut juger par lui-même et est incapable d'envisager ou de tolérer toute opinion qui diffère de la sienne

21

GOUVERNEMENT
def

ensemble des organismes et des personnes exerçant le pouvoir politique, soit simplement exécutif soit exécutif et législatif. Le fait que les hommes sont naturellement désordonnés les mènent à avoir besoin d'établir un gouvernement, dont l'étymologie (gubernare : diriger un navire) suggère un guide qui pousserait (gentiment) les forces présentes chez les hommes dans la bonne direction et non une force extérieure qui leur serait imposée.

22

GUERRE
def

au sens large une guerre est toute espèce de combat, de lutte ou même de résistance (déclarer la guerre à l'injustice). La guerre pose le problème de son éventuelle inhérence à l'homme, d'où la possibilité évoquée de mettre la guerre « hors la loi »;mais il faudrait alors des moyens à échelle mondiale.

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IDEOLOGIE
def (2)

système d'idées, représentation générale du monde OU croyance dogmatique, fondée sur des principes rigides peu conformes au réel.

24

INDIVIDU
def

Individu désigne d'abord un homme dans le sens anatomique (étymologiquement = celui qui ne peut être divisé) mais peut aussi être pris dans le sens de être humain membre d'une société où il devient alors un être humain indépendant et autonome ayant des intérêts et des droits qui peuvent lui être propres. En parlant d'individu on met en effet l'accent sur ses particularités, le fait qu'il est distinct des autres membres de l'humanité

25

INDIVIDUALISME
def + application

conception selon laquelle l'individu constitue une réalité première, essentielle et fondatrice de toute valeur, ce qui appliqué en politique donne une doctrine selon laquelle la société est formée par et pour des individus. L'individualisme n'a pu se développer qu'avec les Modernes puisque dans l'Antiquité l'homme n'est que membre d'un tout, la polis. Si la société est fondée par des individus, l’État est donc au service de tous les individus. Mais l'individualisme peut (comme l'a montré Tocqueville) engendrer moult nuisances telles que l'anomie (absence de normes collectives), l'isolement, le morcellement social et l'égoïsme.
≠ holisme qui considère le tout et non les parties

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INSTITUTION
def

Il n'y a pas de société sans institution, c'est à dire sans organisation et stabilisation des activités humaines dans des structures qui constituent en même temps des normes. Toute institution se présente comme un système de règles contraignantes assorties d'interdits mais elle a aussi un versant positif quand elle protège la liberté en régulant la vie des hommes (cf État de droit)

27

JUGEMENT
def

Dans son sens le plus courant, le jugement désigne un acte et dans un second temps la faculté de juger ; or le premier découle du second comme faculté de connaître

28

JUSTICE
applications (2), pb (3)

La question de la justice peut avoir tendance à se confondre avec celle du bien commun en tant que respect mutuel des personnes, équilibre des libertés et solidarité sociale.
Elle pose également le problème de sa nature : la justice est-elle une vertu ou une organisation sociale ? D'après Platon elle est les deux et en tant que vertu organise justement la société.
Elle repose le plus souvent sur le double principe d'égalité et d'équité. Attention cependant, la justice tolère les inégalités lorsqu'elles ne sont pas définitives (CF Rawls)
→ Justice distributive : lorsque la justice s'efforce de déterminer ce qui est dû à chacun en fonction de ses mérites
→ justice commutative : lorsque ce qui est dû à chacun est interchangeable

29

LAICITE
def (2)

principe selon lequel l’État n'exerce aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique ; de manière plus générale mais aussi plus philosophique c'est également l'attitude qui consiste à respecter pleinement la liberté de penser de chacun et à s'interdire toute forme d'intolérance en matière de religion. = sens institutionnel et sens lié aux idées

30

LEGALITE
def + pb

conformité aux lois établies, au droit positif. S'en tenir à la stricte légalité dans une société est une attitude dite légaliste et potentiellement dangereuse car la loi ne tenant pas compte des situations particulières, sa stricte application peut être injuste (tension justice/légalité)