Semaine 12 Flashcards Preview

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Flashcards in Semaine 12 Deck (16):
1

En quelques mots, qu'est-ce que le virage actuariel?

Montée de la logique actuarielle et multiplication des outils d'évaluation du risque

2

Donner 3 changements en lien avec le passage de la pénologie traditionnelle à la nouvelle pénologie quand on parle de la logique actuarielle.

Transformations au niveau du mandat ou de la mission attribuée aux institutions pénales (protéger le public par des mesures de contrôle, de surveillance, de neutralisation).

Transformations au niveau des technologies qui seront mobilisées (programmes et outils d’évaluation).

Processus d’agrégation des individus.


3

Comment Castel définit-il le virage actuariel?

La crise de la clinique

4

Que cause la hausse des outils actuariel entre les intervenants et les justiciables?

Mise à distance entre l’intervenant et le justiciable ; multiplication des outils qui vont former écran entre le praticien et le bénéficiaire.

5

Comment, vu d'une perspective constructiviste, on voit le virage actuariel?

Donner l'exemple du suicide

On dira que le virage actuariel ne peut s’expliquer par une augmentation objective des risques, mais plutôt par l’utilisation du risque comme une nouvelle catégorie qui permet d’exercer avec plus efficacité un contrôle sur les justiciables.


Ex suicide : On fait allusion au facteur du risque au lieu de la santé mentale et on intervient sur des plus grands groupes et on touche plus de gens. C’est d’autant plus économique.

6

Comment définit-on, maintenant, la gestion des risques?

Une nouvelle forme de régulation des conduites, des individus et des populations.

7

Question sur le texte de Quirion (2015) :
Qu’est que l’auteur veut dire lorsqu’il évoque la portée structurante des instruments d’évaluation du risque ?

A partir du moment qu’on utilise un outil pour évaluer une dimension de la personne, cette dimension est retenue lors de la prise en charge. Ex : Si les seuls qui utilisent les outils sont des délinquants, on vient à conclure que tous les délinquants pourraient être dangereux. Donc ça rétrécie comment cette clientèle se défini, et où elle se situe dans le système. Ça amplifie le fait qu’on pense que ces personnes sont à risque ou non.


Ex 2 : Si un ami me présente quelqu’un. On demande si elle est belle, oui, alors attentes. On demande si elle est laide, moins laide que les autres. Donc on a des attentes, mais différentes que si on avait confirmé que cette personne est belle.

8

Le virage actuariel se traduit essentiellement par un virage...

Sécuritaire.

9

Quels sont les enjeux du recours à la logique actuarielle pour réguler le problème de la criminalité ? (3 stratégies)

1.  Contrôle du risque : Contrôle le risque à l’externe pour éviter qu’il se produise.

2.  Gestion du risque : Mécanisme ou stratégie qui permet de réagir rapidement dans l’éventualité que quelque chose arrive.

3.  Réduction du risque : On va répondre à une cible du risque, on veut changer les choses.

10

La diversité des stratégies démontre quoi?

Que la technologie du risque peut être mobilisée pour atteindre différents objectifs.

11

Pourquoi certaines stratégies semblent plus problématique que d'autres et qu'elles s'inscrivent dans le registre de l'exclusion?

Puisque certaines soulèvent des enjeux éthiques. Certaines sont:

Intrusives: Pas de respect pour la vie privée
Afflictives: Qui génère une souffrance
Stigmatisante: Étiquette que quelqu'un porte.

12

Quel est l'impact du virage actuariel?

Donner un exemple


L’insécurité grandissante aurait pour effet de stimuler le réflexe sécuritaire (guidé par la peur), et qui se traduirait souvent par l’adoption de mesures qui ont pour effet de miner les droits fondamentaux (présomption d’innocence, garanties juridiques, etc ).

Exemple : Lutte au terrorisme. Menace qui est de plus en plus grande et les médias en parlent beaucoup. On prend des réflexes sécuritaires qui sont parfois trop intense. Ex : Certificat judiciaire ? Qui nous permet d’enfermer des personnes qu’on croit qui sont apte au terrorisme.

13

Dans la criminologie critique, quelle est la différence entre la posture critique POLITIQUE et la posture critique ÉPISTÉMOLOGIQUE?


1. Posture critique politique : Prendre position au niveau politique en lien avec personnes vulnérables et stigmatisés. Minorité par rapport à la société. Parti prix est une personne qui est dans le système pénal. Ça ne veut pas dire qu’on endosse ce que les gens ont fait. Aussi bon pour la protection de la victime.

2. Posture critique épistémologique (type de connaissance qu’on essaie de produire) : Produire du savoir en évitant d’utiliser les catégories que le système pénal lui suggère. Être indépendant au système. Ex : Notion de crime est construit, n’existe pas en soit, mais institution de ce terme par ceux qui sont au pouvoir, mais en fait, c’est de la transgression de la norme ou situation problématique. Donc, le RISQUE est défini par les institutions elles-mêmes.

14

Quel est le principe du contrat social? (3 éléments + exemple)

- Part du principe que l’être humain est un être fondamentalement libre, mais qui est aussi constamment menacé par les dangers qui l’entourent.

- Pour se protéger contre ces dangers, l’être humain a choisi de se regrouper en communauté et de se doter de mécanismes collectifs pour assurer sa sécurité (État, police, armée).


- Mais ce regroupement en communauté implique aussi une limitation de la liberté de l’individu. Tout est donnant-donnant.

Ex : Le droit pénal est là pour nous protéger où il y a transgression. Mais pour y arriver, il doit suspendre des libertés de personnes qui n’auront pas respecté le contrat. Donc prive les libertés fondamentales de l’être humain. Pour qu’il soit maintenu, il faut s’assurer d’un équilibre en la LIBERTÉ ET LA SÉCURITÉ. Société fonctionne bien si l’équilibre est maintenu.

15

Selon Hudson, que se passe-t-il avec la contrat social avec la société du risque?

Il y a un déséquilibre, il y a davantage de sécurité que de liberté.

- En acceptant le contrat social, l’être humain a donc accepté de sacrifier une partie de sa liberté au profit d’une plus grande sécurité.


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Quelles sont les 5 grandes alternatives à la gestion des risques ???

- Prioriser les stratégies de réduction des risques (plutôt que stratégies de contrôle et de gestion des risques), car c’est davantage positif, et se détache au côté de sécurité totale, d’exclusion.

- Notion de risque peut être utilisée à des fins de prévention (exemple de la réduction des méfaits). Intervenir avant qu’une situation ou une personne devienne à risque ou problématique. Ex : Stratégie de la réduction des méfaits avec la drogue. On a instauré la prohibition, puis on la renverse en instaurant des moyens pour contrer les conséquences de mauvais usages de drogue, comme les seringues, et la prescription d’opiacés. On en parle en 1980, où il y a un virage actuariel. On veut promouvoir la santé des usagers, donc logique de gestion du risque, mais d’un point de vue plus positif.

- Technologies du risque pour identifier en priorité les individus à faible risque (alternatives à la détention et au droit pénal).
On s’en sert pour aller évaluer quelqu’un en fonction d’une population déjà connue. La solution : Mettre en place des programmes pour les détenus qui sont en prison et qui sont à très faible risque pour enlever un poids sur les épaules de ceux-ci. Cependant, le système pénal ne tourne pas seulement qu’autour du risque. Peut être difficile dans une situation comme Guy Turcotte, par exemple. Est-ce que Turcotte est à risque de récidiver ? Non, il est presque à 0. Donc, il faudrait mettre ce genre de cas en perspective et oublier des valeurs ou enjeux moraux qu’on défend… ? Difficile de prendre position et de laisser impuni des personnes qui ont commis des crimes graves, comme enlever la vie à des enfants.

- Mesures de justice restauratrice (Cercles de support et de responsabilité) Favoriser une plus grande réinsertion sociale. Ex : Dans un contexte où il y a un DS qui revient en société, on prend des ressources dans la société, pas en logique de surveillance, mais comment bien recevoir ces personnes en société pour qu’ils se réinsèrent plus facilement dans la société. Côté professionnel, psychologique, physique, etc. Optique de partager la responsabilité, comme délinquant d’assumer son geste, mais la société aussi d’accepter et de l’accueillir en société.

- Plutôt de d’appliquer les notions de risque et de danger à des individus (ou groupes d’individus), les appliquer à des pratiques et à des mesures pénales qui représentent un préjudice. On doit abolir le droit pénal. On ne doit plus chercher les risques et les dangers dans les individus, mais plus dans les institutions comme le droit pénal. Ex : Études qui démontrent que le passage dans le système carcéral augmente le risque d’avoir des maladies infectieuses comme le Sida. Le véritable danger est donc que la prison n’offre pas de sécurité, donc elle est plus dangereuse que la prise de risque.