3eme partie: l'organisation des secours sur intervention Flashcards Preview

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Flashcards in 3eme partie: l'organisation des secours sur intervention Deck (53)
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1

Quelle est le grand principe que régit l’anticipation dans l’action des secours ?

- En amont, par la prévention et la prévision opérationnelle, lors de l’élaboration des plans de secours et de la répertoriassions des établissements les plus dangereux
- Au moment de la demande de secours, lorsque le nombre ou la gravité des appels incitent à compléter préventivement le volume d’engins dépêchés sur les lieux.

2

Qu’exigent de la part des personnels les interventions de la Brigade ?

- Les interventions de la Brigade exigent de la part des personnels, à tous les niveaux, une connaissance parfaite du métier, tant au plan pratique que théorique.

3

Que requiert de la part de l’exécutant la discipline ?

- La stricte observation des ordres reçus
- La recherche, à son niveau, du résultat escompté et l’exécution parfaite de tous les actes y concourant

4

Qu’impose en particulier la discipline au feu ?

- de se protéger physiquement avec les équipements de protection individuelle (EPI) et les moyens adaptés (gants, ARI, etc.)
- de conserver son sang-froid et sa sérénité
- d’opérer en silence en toute circonstance
- de rester constamment en contact avec un voisin ou un supérieur hiérarchique
- de rendre compte sans délai des actions menées, ainsi que de tout fait nouveau
ou de toute initiative.

5

Définition de zone d’exclusion (rouge) ?

Il s’agit de la zone où les intervenants sont directement exposés aux effets du danger principal (par exemple, exposition au feu et aux fumées dans le cas d’un incendie). L’accès y est strictement réglementé et n’est autorisé qu’aux intervenants équipés de tenues de protection adaptées aux risques.

6

Définition de zone contrôlée (Orange) ?

Il s’agit d’une zone tampon d’où est coordonné l’engagement des intervenants en zone d’exclusion. Ne doit s’y trouver que du personnel ayant le même niveau de protection vestimentaire qu’en zone d’exclusion (équipes de sécurité, PCA, réserve d’approche du matériel).

7

Définition de zone soutien (verte) ?

Cette zone est la plus excentrée ; comme les autres elle est Interdite au public de manière à ne pas entraver l’action des secours, il s’agit cependant d’une zone qui ne nécessite pas de protection particulière pour les personnes qui s’y trouvent. Les structures de soutien nécessaires au bon déroulement de l’intervention doivent être localisées dans cette zone (ZDI, PMA, PCP, zones de remise en condition, etc.).

8

Qui est le COS ?

Le commandant des opérations de secours (COS) est l’officier, le sous-officier ou le gradé qui, sur une intervention, commande l’action des moyens engagés. Il se retrouve souvent à la tête d’un ensemble de moyens ; il coordonne alors leurs actions. Le COS appartient obligatoirement à la chaîne de commandement opérationnel. Lorsque l’autorité décide de prendre l’intervention à son compte, elle transmet le message : « Je prends le commandement des opérations de secours ».

9

Que fait le chef d’agrès avant de partir sur intervention ?

Recueillir les renseignements connus sur le sinistre:
- L'adresse et le nombre d'appels;
- Le premier chef de garde et les engins dont il dispose, y compris les renforts éventuellement demandés;
- L'établissement concerné et ses risques connus;
- les ressources en eau du secteur (seulement en cas de difficulté a prévoir);
- tout autre élément jugé utile

10

Que fait le chef d’agrès s’il découvre un autre évènement sur le trajet ?

Si en cours de trajet aller il découvre un autre évènement nécessitant l’intervention des secours ou qu’il en est prévenu, il poursuit l’exécution de sa mission initiale tout en prenant les premières mesures pour faire face au second évènement (demander les secours, laisser du personnel sur place, etc.). Dans tous les cas, il en rend immédiatement compte au CSO territorialement compétent.

11

Que fait le chef d’agrès s’il découvre un autre évènement sur le trajet retour ?

Sur le trajet retour et dans les mêmes circonstances, il se rend sur les lieux où sa présence est nécessaire et en rend compte au CSO.

12

Quels sont les délais dans lesquels le chef d'agrès doit demander la police s'il estime que la situation l'exige?

Apres 15min d'attente puis une nouvelle fois après 20min si non, il passe le message

« police demandée à telle heure non présentée … ».

et peut alors se désengager.

13

Quels sont les éléments a transmettre au PC TAC?

- Jeton de présence
- Les renseignement suivants:
- Nom du chef d'agrès, effectif, mission, emplacement, moyen mis en œuvre
- orifices de refoulement encore disponible sur l'engin
- Risques particuliers rencontrés
- Besoins éventuels

14

Où se tiennent les gradés et sapeurs disponibles ?

Les gradés et sapeurs disponibles se tiennent obligatoirement dans les engins auxquels ils sont affectés, à la disposition de leur chef d’agrès.

15

Que doit faire tout militaire de la Brigade, qui est témoin ou a connaissance d’un sinistre ou d’un accident ?

Tout militaire de la Brigade, qui est témoin ou a connaissance d’un sinistre ou d’un accident proche, s’y rend immédiatement et donne les premiers secours, tout en faisant le nécessaire pour alerter les secours. A l’arrivée du détachement, il se présente au premier chef d’agrès, lui rend compte (ou l’informe) de la situation et des premières mesures prises. Il se met à sa disposition.
A l’issue de l’intervention, il rend compte à son chef dès sa reprise de service.

16

Quelle est la devise de la brigade ?

Sauver ou périr

17

Quel doit être le comportement général du sapeur-pompier de Paris ?

Le sapeur-pompier de Paris doit toujours se présenter et faire état de sa qualification. Sa tenue et son hygiène doivent être impeccables.
Il doit faire preuve en permanence :
 - d’altruisme, disposition de caractère qui pousse à s’intéresser aux autres, à se montrer généreux et désintéressé ;
 - d’efficience, capacité de rendement de performance ;
 - de discrétion, attitude de quelqu’un qui ne veut pas s’imposer.

Pleinement conscient de ses devoirs, il veille à entretenir sa forme physique et ses connaissances professionnelles afin de remplir au mieux sa mission.

18

Dans quels cas le secret professionnel peut-il être rompu ?

- obligation pour les agents publics de dénoncer les crimes et délits dont ils ont connaissance à l’occasion de l’exercice de leur activité ;
 - lorsque l’agent doit révéler une information à caractère confidentiel pour prouver son innocence dans une affaire pour laquelle il est mis en cause.

19

Quelles sont les attentions particulières que doit porter le SPP au contact d’une victime ?

 - à ses paroles et au ton de sa voix. Ils doivent être adaptés à la situation. Parler distinctement sur un ton calme peut apaiser, un ton ferme peut aider à fixer les limites lorsque cela paraît nécessaire ;
 - à son regard. Il doit être direct et doit témoigner de l'intérêt porté à la victime, sauf s’il peut être perçu comme agressif ou intrusif ;
 - à sa posture physique, être debout, assis ou accroupi n'est pas neutre en fonction des situations. Le sapeur-pompier adoptera une posture au niveau de la victime afin de favoriser le contact avec celle-ci.

20

Quels sont les différents types de message

Existe huit types de messages :
 Message de départ ;
 Message de présentation ;
 Message de demande de moyens ;
 Message d'ambiance ;
 Message de renseignements ;
 Message de déplacement ;
 Message de disponibilité ;
 Message de rentrée.

21

Quels doivent être les éléments qui compose un message de demande de moyen?

 l’adresse est mentionnée à la première demande de moyens. Elle peut l’être également dans la demande
de moyens suivante s’il est nécessaire de définir une autre adresse d’accès des secours ou une zone de
déploiement initial
 le groupe horaire : pour les demandes de dispositif de relève, de surveillance ou de déblai (délai d’une
heure minimum)
 le motif : uniquement pour les services publics et lors des demandes d’engins et/ou matériels spéciaux
autres que pour feu
 les moyens médicalisés et les moyens de transport non médicalisés type AASC, VSAV.. prennent

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Dans quels cas passe t'on un message d'ambiance?

 lorsqu’il s’agit d’alerter ou de rassurer rapidement le commandement sur une situation, de préférence
dans les 10 minutes après s’être présenté.
 en cas de situation ou d’événement exceptionnel :
 sur-accident ;
 agression violente des secours ;
 impossibilité de passer un message classique dans les délais normaux ;
 nécessité d’informer rapidement le commandement et les autorités de tutelle d’un nouvel élément
pouvant par exemple avoir des répercussions médiatiques.

23

Dans quels cas un message de renseignement est il transmis obligatoirement par phonie?

Il est obligatoirement transmis en phonie dans les cas suivants :
 lorsque le motif de départ ou l’intervention concerne un feu, une explosion, une fuite de gaz ou présente
un caractère NRBC
 lorsqu’un plan spécial est déclenché
 lorsque des moyens de renforcement ont été demandés (à l’exclusion des moyens de prompt secours), y
compris des moyens médicalisés
 s’il y a présence d’une personnalité ou d’une haute autorité sur les lieux de l’intervention, qu’elle soit
impliquée ou non
 lorsqu’il y a découverte d’une victime dont le décès est certain, y compris en présence de la police
 à partir de 2 victimes sur l’intervention

24

A combien de temps doit être transmis un message de renseignement?

Le premier message est transmis au plus vite par le COS, idéalement dans les 15 mn après la présentation
du premier engin sur les lieux de l’intervention. Ce délai peut être porté à 30 mn si un message
d’ambiance est transmis entre temps.
Pendant les phases actives, le délai entre 2 messages ne doit en principe pas dépasser 45 mn. Cependant,
après les phases actives, le délai peut être porté à 90 mn.
Pour les interventions de longues durées, les messages seront passés lors de tout changement d’équipe de
surveillance, de déblai ou au moment des rondes.

25

Qu'elle est la contexture générale d'un message de renseignement

 nature et importance (feu ou violent feu2 de tel contenant, de tel contenu, de poubelle, de véhicule, de
forêt, « consécutif à » le cas échéant…)
 adresse exacte (y compris l’étage)
 destination et nombre d’étages du bâtiment (pour feu)
 mesures prises ou en cours par les SP (actions sur le public avec degré de panique dans les ERP3,
sauvetages, mises en sécurité ou évacuations, lances en manoeuvre ou en attente, périmètre de sécurité,
arrêt de la circulation, activation SINUS, etc.)
 bilan provisoire (en présence de victime(s))
 services publics et spécialisés et autorités (« sur les lieux », « présenté à telle heure » ou « se présente »)
 incidence prévisible de l’événement (le cas échéant)
 appréciation du COS sur l’évolution prévisible de la situation (cette appréciation est systématique lors
des incendies, ainsi que lors des interventions particulières ou importantes de tout type où des
reconnaissances sont nécessaires pour délimiter un risque ou rechercher des victimes) :
 si la situation présente un risque prévisible d’extension du sinistre et/ou de danger pour les
personnes, il termine son message par l’appréciation : « poursuivons reconnaissances »
 sinon, il transmet l’appréciation « reconnaissances en cours » qui correspond également à une phase
incontournable de la MGO

26

Qu'elles sont les rubriques a minima que doit comporter un message de rentré dans le cas d'un rapport principal?

1,6 ET 7

27

Qu elles sont les rubriques a renseigner pour un message de rentré lors d'un rapport secondaire?

1,2 et 4 les victimes ne peuvent être que des membres de l'équipage.

28

Donnez la contexture du message de rentré ?

1. utilisation des moyens et actions menées par les sapeurs-pompiers.

2. victimes : - pour les victimes civiles, précisé : nom, prénom, âge, sexe, nationalité (pour les étrangers) et catégorisation ;

- pour les victimes militaires, préciser : grade, nom, prénom, n° d’incorporation
ou matricule, unité de rattachement et catégorisation ;

S’il y a plusieurs victimes évacuées vers des hôpitaux différents, préciser leur destination pour chacune d’entre elles.

Nota : Lorsque SINUS a été activé, cette rubrique fait uniquement référence au dossier SINUS.

3.  Moyens de secours privés utilisés (RIA, extincteur, seau d’eau, colonne sèche ou humide, hydrant), en précisant s’ils ont été mis en œuvre avant ou après l’arrivée des secours de la Brigade.

4. Matériels laissés sur place.

5.  Relèves et première ronde prévues (liste non exhaustive qui peut être complétée par la suite, jusqu’à la clôture de l’opération).

6.  Cause supposée.

7. description des dégâts provoqués par les SP.

8. Difficultés particulières rencontrées. Ex : « le stationnement sauvage de tels véhicules a interdit la mise en station de telle échelle » ; « retard dans la présentation des secours
due à une circulation dense, etc. » ; « refus de signature de l’IAO sur la fiche bilan ».

9. Signalements auprès du bureau prévention et/ou des services publics.

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La ceinture de sécurité est-elle obligatoire ?

Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire dès lors que le véhicule en est équipé, quels que soient le
motif et les conditions du déplacement. Toutefois, en intervention d’urgence et en fonction des circonstances
(port de l’ARI, soins à la victime pendant le déplacement, etc.), le port de la ceinture de sécurité n’est plus
obligatoire (Art. R412-1 du code de la route).
Le chef d’agrès est responsable de l’application de cette consigne par l’ensemble des personnes présentes à
bord de son véhicule. Cette mesure, parfois perçue comme contraignante, préserve l’intégrité physique du
personnel de l’engin en cas d’accident survenant au cours du trajet.

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Quelles sont les dispositions pour bénéficier de la priorité lorsqu’un engin se rend sur intervention ?

Pour bénéficier de cette disposition, les véhicules d’intérêt général prioritaires doivent faire usage des
avertisseurs spéciaux sonores et lumineux qui leur sont propres.