APP7 - Troubles à symptomatologie somatique et apparentés Flashcards

1
Q

Compléter p/r à l’épidémiologie du trouble à symptomatologie somatique (TSS).

Prévalence : …-…% (femme … fréquent qu’homme)

A

5-6%

plus

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2
Q

Nommer des facteurs de risque du TSS.

A

Sexe féminin

Faible scolarisation

Mauvaise situation socio-économique

Appartenance à minorités ethniques

Santé fragile durant l’enfance

ATCD de maltraitance, abus physique ou sexuels

Proches qui ont souffert de problèmes de santé importants et chroniques au cours du développement de l’enfant

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3
Q

Nommer des facteurs prédisposants du TSS

A

Génétique

Facteurs développementaux : peuvent entraîner carences affectives précoces, impact sur le style d’attachement qui devient de type anxieux et rigide, comportement persistant de recherche de soins : apprentissage intrafamilial des conduites de maladie, ATCD médicaux, maltraitance et traumatismes

Schémas cognitifs erronés

Culture et classe sociale : influence la dichotomie possible entre corps et esprit

Personnalité

Peu de tolérance à l’inconfort

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4
Q

Nommer des facteurs précipitants au TSS

A

Évènement de vie : trauma physique, conflits familiaux, incidents mineurs de santé, difficulté au travail

Stress

Régulation émotionnelle :alexithymie, style d’adaptation répressif, mode d’attachement insécure, patient inhibé, contrôlant OU névrotique, hypersensible, anxieux, histrionique

Trouble dépressif/anxieux

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5
Q

Nommer 4 catégories de facteurs perpétuants du TSS

A

Cognitifs

Psychosociaux

Facteurs liés au rôle de malade

Facteurs liés à l’âge

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6
Q

Quels sont les facteurs cognitifs perpétuants du TSS?

A
  • Croyances erronées par rapport à la santé
  • Amplification somatosensorielle : tendance à surestimer le danger face à des variantes crporelle banales
    • Demande de l’éduction en thérapie
    • Est encouragé par d’autres phéomènes sous-adjacents (hypervigilance somatique, biais d’attribution, conduites d’évitement)
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7
Q

Quels sont les facteurs psychosociaux perpétuants du TSS?

A
  • Trouble du sommeil
  • Trouble dépressif et anxieux
  • Hyperalgésie
  • Déconditionnement musculaire
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8
Q

Quels sont les facteurs liés au rôle de malade perpétuants du TSS?

A

Renforcement du rôle de malade par les proches et famille. Il s’agit d’un rôle dans lequel le somatisant se plaît, étant donné les privilèges auxquels il a droit (gains secondaires) :

  • Évitement de tâches désagréables
  • Soutien et sympathie des autres
  • Maintien d’un partenaire dans une relation de couple
  • Évitement d’une punition
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9
Q

Quels sont les facteurs liés à l’âge perpétuants du TSS?

A

Chez l’enfant et la PA

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10
Q

Critères diagnostiques du TSS

A

A. Un ou plusieurs symptômes somatiques causent détresse ou altération significative de la vie quotidienne

B. Pensées, sentiments ou comportements excessifs liés aux sx somatiques ou à des préoccupations sur la santé sucscitée par ces symptômes, se manifestant par au moins 1 des éléments suivants :

  1. Pensées persistantes et excessives concernant la gravité des sx
  2. Persistance d’un niveau élevé d’anxiété concernant la santé ou sx
  3. Temps et énergie excessifs dévolus à ces sx ou aux préoccupations concernant la santé

C. Bien qu’un sx somatique donné puisse ne pas être continuellement présent, l’état symptomatique est durable (typiquement plus de 6 mois)

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11
Q

Que faut-il spécifier lors du diagnostic du TSS?

A
  • Spécifier si :*
  • Avec douleur prédominente
  • Spécifier si :*
  • Chronique : caractérisé par sx sévères, un handicap marqué et durée prolongée (>6 mois)
  • Spécifier la sévérité actuelle :*
  • Léger : seulement 1 des sx du critère B
  • Moyen : 2 ou plus des sx du critère B
  • Sévère : 2 ou plus des sx du critère B sont présents et associés à des plaintes somatiques multiples
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12
Q

Comment différencier TSS du mécanisme de défense de la somatisation?

A

La somatisation n’est pas chronique et il n’y a pas toute la préoccupation entourant la maladie qu’on retrouve dans le TSS

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13
Q

Nommer des indices indiquant que nous sommes en présence d’un TSS.

A
  • Sx vagues, diffus,, fluctuants, difficiles à circonstrice, chroniques
  • Consultations médicales multiples
  • ATCD chirurgicaux non spécifiques
  • Histoire de sévices physiques ou sexuels ou carence affective ou somatisation chez les proches
  • Facteurs liés à l’apprentissage familial
  • Dysfonctionnement relationnel, social et professionnel de longue date
  • Valeurs culturelles ou sociales qui dévaluent ou stigmatisent la détresse psychologique
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14
Q

Quels sont des symptômes rapportés dans le TSS?

A
  • Sx douloureux : céphalées, lombalgies, dlrs diffuses, dlrs aux articulations, dlrs aux extrémités
  • Sx GI : No, Vo, dlr abdominale, gaz, ballonnement, diarrhées
  • Sx cardiopulmonaires : dlr thoracique, étourdissement, souffle court, palpitations
  • Sx neuro : perte de conscience, faiblesse musculaire, vision embrouillée, difficulté à la marche, amnésie, pseudocrises épileptiques
  • Sx gynéco et urinaires : dyspareunie, dysménorrhée, coïtalgie
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15
Q

Entre le TSS et la crainte excessive d’avoir une maladie, dans quel trouble les patients sont-ils convaincus et sont plus difficilement rassurable?

A

TSS

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16
Q

Caractéristiques cognitives du TSS

A

Attention focalisée sur les sx somatiques

Attribution de sensations corporelles normales à une maladie physique

Soucis concernant la maladie, peur que toute activité physique puisse nuire à la santé

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17
Q

Caractéristiques comportementales du TSS

A

Recherche répétée d’anomalies corporelles

Évitement de l’activité physique

Recherche répétée d’aide et de rassurement médical

N’importe quel rassurement par les médecins suggérant que les sx ne sont pas liés à une maladie physique tend à être transitoire et/ou interprété par le patient comme le fait que ses sx ne sont pas considérés comme sérieux

Focalisation sur les sx somatiques : individus se présentent surtout en services de santé médicaux plutôt que mental et une suggestion d’une consult en santé mentale peut être mal reçue

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18
Q

Comment se présente le TSS à l’enfance?

A

Sx les plus fréquents : dlrs abdominales, fatigue, nausée, céphalées récurrentes

Même s’ils peuvent présenter des plaintes somatiques, ils s’inquiètent rarement sur la “maladie” en soi

La réponse des parents aux sx est importante car elle peut déterminer le niveau de détresse et l’évolution

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19
Q

Quelle est l’approche générale globale du TSS, qui est également applicables aux autres troubles?

A
  • Bonne relation médecin-malade
  • Méthode de la double évaluation : constitue à déterminer la présence ou non d’une pathologie physique ET acquérir une meilleure connaissance du malade, de ses perceptions et préoccupations à l’égard de la maladie
  • Planification d’objectifs réalistes, axés sur l’adaptation optimale du malade à sa condition plutôt que sur la disparition des sx
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20
Q

Nommer des principes régissant habituellement le type de thérapie utilisée pour la somatisation

A
  • Favoriser alliance thérapeutique
  • Favoriser la continuité des soins en planifiant des rdv réguliers plutôt qu’au besoin
  • Identifier trouble ou traits de personnalité
  • Prendre en considération les facteurs sytémiques
  • Traiter les troubles dépressifs et anxieux associés
  • Éviter ou limiter la polypharmacie
  • Offrir des thérapies spécifiques lorsque c’est indiqué
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21
Q

Qu’est-ce que le modèle de la réattribution?

A

Approche thérapeutique la plus pertinente dans els cas de somatisation. Elle vise à changer l’attribution des sx à une cause organique par un modèle qui prend en compte l’ensemble des facteurs. 3 étapes :

  1. Créer un sentiment de compréhension afin de rassurer le patient : se fait au cours de l’anamnèse, examen physique et paraclinique
  2. Prendre en considération la susceptibilité du patient : ne faut pas lui dire qu’il n’y a aucure physique à son problème, car le met sur la défensive
  3. Faire le lien : offrir une explication afin de donner un sens aux malaises du patient. Doit être simple, concrète, non stigmatisante
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22
Q

Quel est le traitement pharmacologiqu pour les TSS?

A

Aucun

Par contre, s’il y a un autre trouble psychiatrique sous-jacent (ex dépression), on doit recourir au traitement recommandé pour cette pathologie, en y allant avec prudence

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23
Q

L’exercice physique est-il une bonne option pour le TSS?

A

Oui! Souvent les patients somatisants ont arrêté toute activation physique de crainte d’aggraver leurs sx physiques.

Ce déconditionnement physique peut lui-même causer des sx somatiques.

Il faut donc les encourager à se remettre à bouger et tranquillement, on peut proposer un plan d’entraînement

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24
Q

Quelle est l’approche préconisée de psychothérapie pour le TSS?

A

Approche cognitivo-comportementale affective (mix de TCC et exploration des émotions)

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25
Q

Compléter p/r à l’épidémiologie de la crainte excessive d’avoir une maladie.

Prévalence : entre … et …%

H … F

A

3 et 8%

H = F

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26
Q

Quelle est l’étiologie de la crainte excessive d’avoir une maladie?

A

Même que TSS

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27
Q

Critères diagnostiques de la crainte excessive d’avoir une maladie

A

A. Préoccupation concernant le fait d’avoir ou de développer une maladie grave.

B. Les sx somatiques sont absents ou s’ils sont présents, ils sont d’intensité mineure. Si un autre problème médical est présent ou en cas de risque notable de développement d’une affection médicale, la préoccupation est clairement excessive ou disproportionnée

C. Il existe un degré important d’anxiété concernant la santé et la personne s’inquiète facilement de son état de santé personnel

D. La personne présente des comportements excessifs par rapport à sa santé ou présente un évitement inadapté

E. Les préoccupations sont présentes depuis au moins 6 mois mais la nature de la maladie qui est spécifiquement anticipée peut avoir changé durant cette période de temps

F. La préoccupation n’est pas mieux expliquée par un autre trouble mental (ex TSS, TP, TAG, obsession d’une dysmorphie corporelle, TOC ou trouble délirant à type somatique)

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28
Q

Que doit-on spécifier pour le diagnostic de la crainte excessive d’avoir une maladie?

A

Spécifier le type :

  • À type de demande de soins
  • À type évitant les soins
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29
Q

Quelle est la présentation physique de la crainte excessive d’avoir une maladie?

A
  • SX SOMATIQUES SONT ABSENTS OU MINIMES
  • Anxiété est circonscrite à la santé
  • Ressemble à une phobie liée à la maladie ou la mort
  • Possibilité de comportements obessionnels : vérification, consultations à répétition, demandes d’examens
  • Difficile à assurer
  • Hypervigilance quant aux signes corporels
  • Certains sont tlm anxieux et craintifs du verdict médicale qu’ils adoptent un comportement d’évitement de toute consultation ou investigation
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30
Q

Quels sont les traitement de la crainte excessive d’avoir une maladie?

A

Même que pour TSS

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31
Q

Quelle est l’épidémiologie du trouble de conversion?

A

Peut arriver à tous les âges (+ fréquent à adolescence et début vingtaine)

Incidence annuelle : environ 0,3%

1 à 3% des cas en clinique ambulatoire

2 à 5 fois plus fréquente chez femmes

Plus fréquente dans milieux ruraux,, pays en voie de développement et milieux défavorisés et peu scolarisés

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32
Q

Quelle est l’étiologie du trouble de conversion?

A

Même que TSS

33
Q

Critères diagnostiques du trouble de conversion

A

A. Un ou plusieurs sx d’altération de la motricité volontaire ou des fonctions sensorielles

B. Les données cliniques démontrent l’incompatbibilité entre les sx et affection neurologique ou médicale reconnue

C. Les sx ou handicaps ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental

D. Le sx ou handicap entraîne une détresse ou altération significative

34
Q

Que doit-on spécifier pour le diagnostic du trouble de conversion?

A

Spécifier le type de sx :

  • Avec faiblesse ou paralysie
  • Avec mouvements anormaux
  • Avoir sx de déglutition
  • Avec troubles de l’élocution
  • Avec attaques ou crises épileptiformes
  • Avec anesthésie ou perte sensorielle
  • Avec sx sensoriel spécifique
  • Avec sx associés

Spécifier si :

  • Épisode aigu : sx présents depuis <6 mois
  • Persistant : sx présents >6 mois

Spécifier si :

  • Avec facteur de stress psychologique
  • Sans facteur de stress psychologique
35
Q

Quelle est la présentation cliniques du trouble de conversion?

A
  • Encore plus dans le préconscient que le TSS. Les patients sont enfermés dans leur anxiété
  • Sx très variés
  • Le dx nécesite que les sx ne soient pas explicables par une maladie neurologique :
    • Le début souvent soudan et massif dans situations de stress aigu
    • La symptomatologie varie dans le temps et manque de consistance
    • Présentation aigue : facteurs psychosociaux plus facilement identificables
36
Q

Nommer des symptômes possibles du trouble de conversion.

A
  • Moteurs : parésie ou paralysie, spasmes, tremblements, dystonie, ataxie, myoclonies, évanouissement
  • Pseudoconvulsions : certains épisodes de tremblements généralisés anormaux avec ou sans altération/perte de conscience peuvent ressembler à des crises d’épilepsies
  • Sensoriels : paresthésies, anesthésie, étourdissement, déficits visuels, olfactifs ou auditifs
  • Épisodes d’incontinence : ressemblant à des syncopes ou au coma peuvent être présents
  • Sx cognitifs : déficits, amnésie (recherche de sx dissociatifs primordiale!!!)
37
Q

Quel est le traitement du trouble de conversion?

A

Le clinicien doit reconnaît la nature involontaire et inconsciente du sx et la détresse psychologique sous-jacente tout en respectant la vulnérabilité narcissique du malade. La suggestion est l’élément central de la thérapie. Le thérapeute doit encourager activement le patient à reprendre graduellement son fonctionnement.

Plusieurs approches sont possibles, ex : appropches corporelles, hypnose, thérapie individuelle ou familiale

38
Q

Vrai ou faux?

Une condition médicale doit toujours être présente lors du diagnostic des facteurs psychologiques influançant d’autres affections médicales.

A

Vrai

39
Q

Les critères diagnostiques pour « facteurs psychologiques affectant d’autres conditions médicales » excluent quoi?

A
  1. Les troubles mentaux classiques qui ont des sx physiques dans le cadre du trouble
  2. Trouble de somatisation, dans lequel les sx physiques ne sont basés sur une pathologie organique
  3. L’hypochondrie, dans laquelle les patients ont un problème exagéré avec leur santé
  4. Des plaintes physiques fréquemment associées à des troubles mentaux
  5. Les plaintes physiques associées à des troubles liés à la substance
40
Q

Quelle est l’étiologie des facteurs psychologiques influençant d’autres affections médicales?

A

La théorie du stress : la configuration de l’étiologie psychique en tant que contribution aux maladies physiques passe par la réponse au stress, cette réponse est modulée :

  • Par la nature du stress interne
  • Par la nature du stress externe, de type interpersonnel et social
  • Par la façon de métaboliserr psychiquement ce stress
  • Par l’effet psychophysiologique du stress

Le lien entre la stress interne et externe est le premier axe de médiation du stress. ensuite, le stress psychique interne résultant affectera la personne selon 2 axes :

  1. De façon indirecte : par des altérations du comportement
  2. De façon directe : par des effets psychophysiologiques qui induiront des réponses immunitaires, métaboliques ou pathologique
41
Q

Critères diagnostiques des facteurs psychologiques influençant d’autres affections médicales

A

A. Présence d’1 sx ou d’une affection médicale (autre qu’un trouble mental)

B. Des facteurs psychologiques ou comportementaux influencent négativement l’affection médicale d’une des façons suivantes :

  1. Ces facteurs ont influencé l’évolution de l’affection médicale comme le démontre une relation temporelle étroite entre les facteurs psychologiques et le développement, exacerbation ou retard à la guérison de l’affection médicale
  2. Ces facteurs interfèrent avec le traitement
  3. Ces facteurs constituent des facteurs de risque additionnels bien démontrés pour la santé de l’individu
  4. Ces facteurs influencent les processus physiopathologiques sous-jacents, précipitent ou exacerbent les sx ou nécessitent une prise en charge médicale

C. Les facteurs psychologiques et comportementaux du critère B ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental.

42
Q

Que doit-on spécifier pour le diagnostic des facteurs psychologiques influençant d’autres affections médicales?

A

Spécifier la sévérité actuelle :

  • Léger : augmente le risque médical
  • Moyen : aggrave une affection médicale sous-jacente
  • Grave : entraîne hospitalisation médicale ou visite aux urgences
  • Extrême : entraîne un risque grave menaçant la vie
43
Q

Via quels mécanismes est-ce que le stress comporte un risque accru d’ulcère peptique?

A
  • Altération des comportements provoquant une diminution des défenses de la muqueuse
  • Altération pathophysiologique telles que l’hypersécrétion gastrique, la diminution des défenses immunitaires et la colonisation subséquente par Helicobacter Pylori
44
Q

Nommer 3 maladies du système GI pouvant être influencée par des facteurs psychologiques.

A

Colite ulcéreuse : maladie inflammatoire de l’intestin affectant surtout le colon, se présente par diarrhée avec du sang

Maladie de Crohn : maladie inflammatoire de l’intestin affectant surtout petit intestin, se présente par dlr abdominales, perte de poids et diarrhée

Syndrome du côlon irritable : pathologie très reliée aux sx psychiques (le stress induit des altérations dans la motilité et sensibilité du tractus GI), changement dans les selles très fréquents

45
Q

À quoi faut-il faire attention avec le traitement pharamcologique des troubles GI avec facteurs psychologiques qui influence le trouble?

A

Le traitement est compliqué en raison des perturbations de la motilité et absorption gastrique, et le métabolisme est lié au trouble GI sous-jacent : faire attention à la toxicité et favoriser des médicaments métabolisés par les reins

46
Q

Nommer 3 maladies du système CV avec une légère description pouvant être influencée par le stress.

A

Hypertension artérielle

  • Tension psychique causée par l’incapacité d’exprimer des pulsions agressives → activation du SNA → vasoconstriction périphérique + libération de catécholamine → HTA
  • Nature de la détresse : colère/hostilité ET anxiété et dépression
  • Lié à personnalité de type A

Maladie coronarienne

  • Lié au stress aigu externe et au stress chronique relié à la personnalité (surtout type A)
  • Effet indirect : sur les habitudes de vie
  • Effet direct : sur le cycle du cortisol, fonction plaquettaire et endothéliale, hyperactivité du sympathique + vasoconstriction dans anxiété, hyperactivité du parasympathique dans dépression

Arythmie cardiaque

  • La modultion cardiaque autonome est profondément sensible au stress émotionnel aigu, comme la colère intense, la peur ou la tristesse
47
Q

Compléter.

Le stress cause une … qui pourrait être à l’origine des problèmes respiratoires. Toutefois, l’activation … devrait soulage cela.

A

bronchoconstriction

sympathique

48
Q

Nommer des facteurs prédisposant, précipitant et aggravants de l’asthme pouvant être influencée par le stress

A

Prédisposant : anxiété de l’enfant et de la mère

Précipitant : peur de la dyspnée peut déclencher directement des crises d’asthme et des niveaux élevés d’anxiété sont associés à une augmentation des taux d’hospitalisation et à la mortalité associée à l’asthme

Aggravants : certains traits de personnalité chez des patients sont associés à une utilisation accrue des corticostéroïdes et bronchodilatateurs et à des hospitalisations plus longues. Ces traits incluent la peur intense, la capacité émotionnelle, la sensibilité au rejet et le manque de persistance dans des situations difficiles

49
Q

Nommer 3 maladies du système endocrinien avec une légère description pouvant être influencée par des facteurs psychologiques.

A

Diabète

  • Si les patients sont déprimés et rejetés, ils mangent trop/pas assez = diabète se retrouve hors de contrôle

Hyperthyroïdisme

  • Se présente par : augmentation du pouls, arythmie, hypertension, sueur, perte de poids, fatigue…
  • La réponse des glucocorticoïdes au stress est diminuée/altérée

Hypothyroïdisme

  • Dépressif, apathie, mémoire diminue
  • La réponse des glucocorticoïdes au stress est diminuée/altérée
50
Q

Nommer 3 maladies de la peau pouvant être influencée par des facteurs psychologiques.

A

Eczéma et urticaire

  • La présence d’anxiété et sx dépressifs souvent présents
  • Exacerbent la dermatite atypique en provoquant un comportement de fractures
  • Les sx dépressifs semblent amplifier la perception des démangeaisons

Excoriation psychogénique

  • Le comportement dans l’excoriation psychogénique ressemble parfois au TOC en ce sens qu’il est répétitif, rituel, réduit la tension ET les patients tentent de résister à l’excoriation
51
Q

Nommer 2 maladies du système musculosquelettique pouvant être influencée par des facteurs psychologiques.

A

Arthrite rhumatoïde et lupus érythémateux : le stress peut être un facteur en diminuant la réponse auto-immune

52
Q

Par rapport au système immunitaire, le stress affecte quoi?

A

Susceptibilité aux infections

Réponse à la vaccination

Guérison des plaies

Comportement

53
Q

Quel est le traitement des facteurs psychologiques influençant d’autres affections médicales?

A

Un changement de comportement est nécessaire afin de régler le problème. Il peut être général dans le mode de vie ou plus spécifique.

Gestion du stress et thérapie de relaxation

  • Aider les individus à prendre conscience de leurs propres évaluations cognitives des évènements stressants
  • Éduquer les individus sur la façon dont leurs évaluations des évènements stressants peuvent influer sur les facteurs émotionnels et comportementaux négatifs
  • Enseigner aux individus comment développer et maintenir l’utilisation d’une variété de compétences cognitives et comportementales efficaces pour le stress
54
Q

Nommer 5 compétences à développer pour la gestion du stress.

A

Autoobservation

Restructuration cognitive

Exercices de relaxation

Gestion du temps

Résolution de problème

55
Q

Quelle est la prévalence en milieu hospitalier du trouble factice?

A

1%

Plus de femmes que d’hommes et la plupart sont instruits

56
Q

Nommer des facteurs étiologiques biologiques du trouble factice.

A

Pas de transmission génétique, pas d’étiologie organique reconnues

Neuroimagerie : mentir délibérément est associé à un nvieau d’activité accru dans le cortex préfrontal et cingulaire antérieur

57
Q

Nommer des facteurs étiologiques psychologiques du trouble factice.

A

2 facteurs généraux principaux : attirance pour le monde médicale et pauvres capacités d’adaptation

Le sx est un moyen privilégié d’établir une relation positive et d’obtenir de l’attention. Il sert à apaiser une crainte profonde d’abandon ou à encadrer une identité fragile. Il préserve un équilibre narcissique fragile en contrôlant l’expression d’une dépendance

58
Q

Nommer des facteurs étiologiques sociaux du trouble factice.

A

Carence affective et abus divers subis dans la famille

Traitements médicaux et hospitalisation durant l’enfance

Expériences marquantes vécues personnellement ou par procuration par le biais d’un parent

Plusieurs patients ont des proches travaillant dans le milieu de la santé

Écoute des séries télévisées qui gravite autour du milieu hospitalier constitue souvent un loisir de prédilection

Accès facile à de l’information permet maintenant de simuler des conditions avec beaucoup de réalisme

La médiatisation de maladies valorise le rôle de malade : sollicitude générale, réduction des attentes de performance, dégagement de certaines responsabilités

59
Q

Quels sont les 2 types de trouble factice?

A

Auto-induit et imposé à autrui

60
Q

Critères diagnostiques du trouble factice auto-induit

A

A. Falsification de s/sx physiques ou psychologiques, ou induction de blessures ou maladies, associée à une tromperie identifiée

B. L’individu se présente aux autres comme malade, invalide ou blessé

C. Le comportement de tromperie est évident, même en l’absence de bénéfices externes objectivables

D. Le comportement n’est pas mieux expliqué par un autre trouble mental

61
Q

Que doit-on spécifier pour le diagnostic du trouble factice auto-induit?

A

Spécifier si :

  • Épisode unique
  • Épisodes répétés
62
Q

Critères diagnostiques du trouble factice imposé à autrui

A

A. Falsification de s/sx physiques ou psychologiques, ou induction de blessures ou maladies chez autrui, associée à une tromperie identifiée

B. L’individu fait passer une autre personne présente (la victime) pour malade, invalide ou blessé

C. Le comportement de tromperie est évident, même en l’absence de bénéfices externes objectivables

D. Le comportement n’est pas mieux expliqué par un autre trouble mental

NB : le dx s’applique au coupable et non à la victime

63
Q

4 grades de falsification de la maladie lors du trouble factice

A
  1. Simulation d’un ou plusieurs sx
  2. Falsification d’un ou plusieurs signes
  3. Prolongation d’une affectation originellement authentique
  4. Création d’une maladie réelle
64
Q

Nommer des indices d’un possible trouble factice.

A

Tableau clinique : évolution atypique des s/sx, discordance dans résultats des explorations médicales, épisodes de soins répétitifs pour la même histoire atypique, apparition d’une nouvelle maladie en relève de la précédente

Comportement du patient : dissimulation d’info, impossibilité récurrente à compléter la démarche diagnostique, capacité à prédire son évolution inhabituelle, refus de traitements intempestifs en dissonance avec la plainte initiale dramatique

Pour les sx spécifiques de trouble factice psychologique : fluctue rapidement, varie selon contexte/environnement plutôt que selon traitement, inhabituel et peu crédible, nombreux et appartenant à plusieurs entités diagnostiques, racontés candidement, faciles à suggérer

65
Q

Nommer des indices d’un possible trouble factice imposé à autrui.

A

Évolution clinique :

  • Discordance entre sx et signes observés
  • Sx qui n’ont pas de sens du point de vue clinique
  • Ddx constitué de troubles moins fréquents que le trouble factice imposé
  • Hospitalisations répétées et explorations médicales extensives sans dx définitif
  • Échecs répétés et inexpliqués des tx

Attitude du parent :

  • Présence constante au chevet de l’enfant
  • Disparition des sx en absence du parent
  • Inquiétude du parent moins élevée que celle des soignants
  • Éloge excessif du personnel
  • Lien exagéré du personnel
  • Participation active aux soins donnés aux autres patients
  • Acceptation inconditionnelle de toutes les explorations douloureuses pour son enfant
66
Q

Quels sont les traitements du trouble factice?

A
  • Traitement axé sur la gestion plutôt que sur la guérison
    • 3 objectifs : réduire le risque de morbidité et mortalité, réponse aux besoins émotionnels sous-jacents, être conscient des enjeux juridiques et éthiques
  • Les médecinss doivent reconnaître le trouble précocément
  • Réactions personnelles des médecins et membres du personnel sont très importantes dans le traitement et l’établissement d’une alliance de travail avec ces patients
  • Confrontaton : controversée, mais les patients doivent faire face à la réalité
  • Éviter hospitalisation et favoriser le tx en clinique ambulatoire
67
Q

Qu’est-ce que la fibromyalgie?

A

Pas un dx psychiatrique

Déséquilibre neurochimique du SNC provoquant une amplification de la perception douloureuse

Provoque une hypersensibilité à la pression, une augmentation de la sensibilité et une douleur diffuse = atteinte fonctionnelle importante

68
Q

À quoi ressemble la douleur de la fibromyalgie?

A

Douleur diffuse d’origine neuropathique, présente dans les 2 hémicorps, au-dessous et au-dessus de la taille, avec une dimension axiale (colonne vertébrale)

La douleur peut être associée avec des sx d’anxiété, fatigue et incapacité à dormir à cause de la douleur

69
Q

Compléter p/r à la fibromyalgie.

Le diagnostic est effectué après l’exclusion de la … ou de …

Les … sont plus à risque

A

maladie rhumatismale

hypothyroidie

femmes

70
Q

Nommer des comorbidités de la fibromyalgie

A

Dépression, troubles panique et anxieux, trouble post-traumatique, syndrome de fatigue chronique

71
Q

Qu’est-ce que le syndrome de fatigue chronique? Qui est plus touché?

A

Pas dans le DS : pas considéré comme une pathologie psychiatrique, mais peut entrer dans le diagnostic différentiel des troubles somatoformes

6 mois ou plus de fatigue sévère et débilitante, souvent accompagnée de myalgies, maux de tête, pharyngite, fièvre basse, de troubles cognitifs, sx GI, ganglions tendres

Surtout 20 à 40 ans

Femmes plus à risque

Coexiste souvent avec d’autres maladies

72
Q

Par quoi peut être causé le syndrome de fatigue chronique?

A

Infection virale

Immunisaiton

Anesthésie

Traumatismes

Exposition à des substances polluantes

73
Q

Qu’est-ce que la simulation (“malingering”)?

A

Contrairement aux autres maladies, la simulation fait partie des “situations pouvant faire l’objet d’un examen clinique”, donc pas strictement un dx psychiatrique

Principale caractéristique : la simulation de la maladie ou de sx comporte des nets gains extérieurs

  • Dans le trouble factive : le but est d’être considéré comme un malade VS dans la simulation : le but est d’obtenir un gain (ex compensation financière)
74
Q

Critères diagnostiques de la simulation

A

Production intentionnelle de sx physiques ou psycholoiques inauthentiques ou grossièrement exagérés, motivés par des incitations extérieures telles que :

  • Éviter les obligations militaires
  • Éviter de travailler
  • Obtenir des compensations financières
  • Éviter des poursuites judicières
  • Obtenir des drogues
  • Représenter un comportement adapté

Une simulation doit être fortement suspectée en présence d’une ou plusieurs des manifestations suivantes :

  1. Existence d’un contexte médico-légal
  2. Discordance importante entre la souffrance ou l’indapacité rapportée par le sujet et les résultats objectifs de l’examen
  3. Manque de coopération au cours de l’évaluation diagnostique et manque d’observance du traitement médial prescrit
  4. Existence d’une personnalité antisociale
75
Q

Quelle est la différence entre opiacés et opioïdes?

A

Opiacés = dérivés naturels (ex : opium, morphine, codéine)

Opioïdes = dérivés synthétiques et semi-synthétiques (ex : héroïne, hydromorphone, oxycodone)

76
Q

La prise d’opiacés de façon chronique est-elle une activité de recherche de plaisir?

A

Non, pas nécessairement. C’est plutôt une stratégie visant à éviter les sensations désagréables du sevrage et de l’abstinence

77
Q

Critères diagnostiques de l’intoxication d’opiacé

A

A. Utilisation récente d’un opiacé

B. Troubles du comportement ou modifications psychologiques problématiques, cliniquement significatifs qui se sont développés pendant ou peu après l’utilisation d’un opiacé

C. Constriction pupillaire et au moins 1 des signes suivants, se développant pendant ou peu après l’utilisation d’opiacés :

  1. Somnolence ou coma
  2. Altération de l’attention/mémoire
  3. Discours bredouillant

D. Les sx ne sont pas dus à une autre affection médicale ou autre trouble mental

78
Q

Critères diagnostiques du sevrage d’opiacés

A

A. L’une ou l’autre des circonstances suivantes:

  1. Arrêt (ou réduction) d’une utilisation d’opiacés qui a été massive et prolongée (au moins plusieurs sem.)
  2. Administration d’un antagoniste opiacé après une période d’utilisation d’opiacés

B. Au moins 3 des manifestations suivantes se développant de qq min à qq jours après critère A :

  1. Humeur dysphorique
  2. No ou Vo
  3. Dlrs musculaires
  4. Larmoiement ou rhinorrhée
  5. Dilatation pupillaire, piloérection ou transpiration
  6. Diarrhée
  7. Bâillement
  8. Fièvre
  9. Insomnie

C. Cause souffrance ou altération du fonctionnement

D. Pas dus à autre affection médicale ou trouble mental

79
Q

Les symptômes de sevrage des opiacés sont-ils dangereux ou létaux?

A

Non, mais ils sont très difficilement tolérables, avec une phase aigue de 7-14 ours après l’arrêt des consommations et des cravings qui peuvent continuer pendant plusieurs années