Cours 4 - Évaluation de la force Flashcards Preview

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Flashcards in Cours 4 - Évaluation de la force Deck (54):
1

Pour quoi la mesure de la force maximale est-elle nécessaire ?

Pour déterminer les paramètres à utiliser lors de l'entraînement de la force (on travaille à différentes pourcentage pour cibler des qualités musculaires particulières, soient la force, la puissance et l'endurance).

2

Que faut-il pour obtenir une mesure de la force maximale proche de sa valeur réelle ?

Il faut que l'outil de mesure oppose une force de niveau au moins identique (ou supérieure) et opposée à celle produite par le patient (équilibre mécanique entre les deux forces).

3

Par quoi la résistance lors de la mesure de la force maximale peut-elle être fournie ?

Par une charge (technique de la 1RM), par la résistance du physiothérapeute ou par la résistance d'une structure externe (dynamométrie manuelle ou dynamomètre dans la technique de mesure isocinétique).

4

Qu'est-ce que représente la 1RM ?

La force maximale développée à un angle spécifique de l'amplitude de mouvement (spécifique à chaque mouvement ou exercice).

5

Que représente l'angle spécifique où la force maximale est développée lors de l'évaluation de la 1RM ?

Cet angle spécifique est celui où l'équilibre mécanique entre la force maximale du sujet et la résistance offerte par la charge utilisée est atteint, puisque la répétition s'arrête à cet angle (considéré comme un niveau de difficulté physiologique égal ou supérieur à 100%).

6

Qu'est-ce que représente la difficulté physiologique ?

Le pourcentage de sa force maximale qu'une personne utilise lors d'un mouvement (rapport entre la difficulté mécanique d'un exercice, soit la résistance rencontrée, et le moment maximal, soient les capacités maximales de la musculature impliquée.

7

À quel moment la difficulté est-elle maximale (100%) ?

Lorsque la force produite est égale à la résistance contre laquelle le mouvement est réalisé état d'équilibre).

8

Que se passe-t-il lorsque l'état d'équilibre est atteint ?

Le mouvement évalué ne peut continuer plus loin (la contraction devient isométrique), car si le muscle se raccourcit davantage, sa force sera moins grande (relation force longueur).

9

Que faudrait-il en théorie pour assurer un suivi fiable de la force maximale du sujet ?

Il faudrait un moyen fiable pour mesurer pour mesurer l'angle d'arrêt du mouvement.

10

Que prend-on en compte pratiquement lors de l'évaluation de la force maximale d'un sujet à un angle spécifique de l'articulation ?

Le nombre de répétitions réalisées dans l'amplitude testée, pour déterminer l'atteinte de la 1RM.

11

Pourquoi la personne ne devrait pas pouvoir atteindre cet angle contre la même charge (1RM) lors d'une seconde répétition du mouvement tentée immédiatement après le premier essai (sans période de repos) ?

En raison de la fatigue musculaire due au mouvement.

12

De quoi la difficulté physiologique dépend-elle ?

La difficulté physiologique ne dépend pas seulement de la charge, mais également de la position du corps et de l'articulation testée lors de la mesure.

13

Pour quoi la mesure de la force maximale par la 1RM est-elle intéressante ?

Pour les évaluations de force maximale pour des mouvements impliquant plusieurs articulations (squats, développés-couchés ou tout autre mouvement linéaire) plutôt qu'en rotation comme lors d'un mouvement autour d'une seule articulation.

14

En fonction de quoi la position générale du sujet (debout, assis ou décubitus)est-elle choisie ?

En fonction des possibilités de stabilisation du corps et pour son confort.

15

Quelle position fondamentale est généralement favorisée et pourquoi ?

La position assise ou décubitus, parce qu'elle simplifie la stabilisation du tronc pour l'évaluation des groupes musculaires des membres.

16

De quoi la force externe développée par la contraction musculaire dépend-elle ?

De la longueur du muscle et de l'angle articulaire.

17

Pourquoi évite-t-on les mesures de la force maximale par dynamométrie manuelle dans l'amplitude interne ?

En raison d'un risque plus élevé de crampe et de possibles limitations d'amplitude dues à une insuffisance passive des muscles antagonistes.

18

Quelle amplitude est-il préférable de choisir lors de la mesure de la force maximale par dynamométrie manuelle ?

Il est préférable de choisir une amplitude où le muscle est dans sa zone de fonction (dans les angles correspondants aux activités fonctionnelles) ou à une amplitude où il peut produire un moment élevé (L'ÉVALUATION DE LA FORCE MAXIMALE N'EST PAS OBLIGATOIREMENT FAITE À L'ANGLE OÙ ON S'ATTEND À AVOIR LE PIC DE MOMENT MAXIMAL).

19

Que faut-il se souvenir concernant la mesure des forces externes produites ?

Il faut toujours se souvenir que les forces externes produites provoquent des contraintes mécaniques internes très élevées.

20

Que doit-on également prendre en compte sur la force mesurée ?

On doit également prendre en compte l'effet de la gravité sur la force mesurée .

21

Comment est-il préférable de placer l'articulation par rapport à l'effet de la gravité ?

Il est préférable de placer l'articulation de sorte que le mouvement testé soit réalisé dans un plan horizontal pour réduire l'effet du poids du segment sur la mesure (sauf pour les méthodes avec charges directes, telles que les haltères).

22

Que faut-il également contrôler en considérant que la longueur du muscle fait varier la force qu'il peut produire ?

Il faut également contrôler la position des articulations adjacentes en raison de la présence de muscles bi-articulaires (ex. extenseurs de la hanche plus forts lorsque le genou est en extension que lorsqu'il est en flexion - ischio-jambiers en position plus longue lorsque le genou est en extension et insuffisance passive du quadriceps qui pourrait augmenter la résistance contre laquelle l'extension de la hanche est produite lorsque le genou est fléchi).

23

Pourquoi faut-il également faire attention au maintien d'une vitesse similaire lors d'évaluations sur différentes journées ?

Parce que la force produite dépend de la vitesse du mouvement (relation force-vitesse).

24

De quoi la stabilisation à appliquer dépend-elle ?

Elle dépend du groupe musculaire évalué et même de l'angle choisi pour le test.

25

Quels sont les deux objectifs visés par la stabilisation au moyen d'éléments externes ?

Le transfert total de la force au segment évalué (distal) et contrôle des mouvements associés et des compensations.

26

Pourquoi faut-il assurer le transfert total de la force vers le segment évalué ?

Pour s'assurer que toute la force produite par le patient soit mesurée par le dynamomètre.

27

Que faut-il empêcher pour assurer le transfert total de la force vers le segment évalué ?

Il faut empêcher les effets de translation et de rotation produits par la force de réaction du dynamomètre sur les segments proximaux non évalués.

28

Que peut-on dire de la stabilisation des effets de translation ?

On s'intéresse aux effets de translation en premier. Des appuis sont fixés le plus près possible de l'axe de rotation de l'articulation évaluée, mais aussi au tronc la plupart du temps. La force produite par ces appuis doit être de sens opposé à celle de la réaction mécanique produite par le dynamomètre.

29

Pourquoi les effets de rotation de la réaction du dynamomètre sont-ils plus difficile à comprendre ?

Parce qu'ils agissent de concert avec les autres forces externes dans le système.

30

Comment peut-on résoudre la détermination des effets de rotation de la réaction du dynamomètre ?

En imaginant le moment interne développé sur le segment proximal par le groupe musculaire testé (moment interne opposé au moment interne produit sur le segment distal).

31

Que doit permettre la stabilisation en dynamométrie dynamique (isocinétique) ?

Le maintien de l'axe articulaire aligné avec l'axe de rotation du dynamomètre, afin que le dynamomètre mobilise l'articulation le plus près possible du mouvement physiologique évalué.

32

Pourquoi la stabilisation est-elle nécessaire en considérant les mouvements associés et les compensations ?

La stabilisation est nécessaire pour éviter que les mouvements associés ne changent la position générale du sujet au cours du test et les conditions d'évaluation (longueur musculaire, mode de contraction).

33

Comment la stabilisation peut-elle se faire ?

Au moyen de sangles et de consignes au patient.

34

Dans quels cas les mouvements associés peuvent-ils apparaître ?

Ils peuvent être causés par les fonctions musculaires autres que celles évaluées, et ils sont présents parce qu'ils sont une composante de l'effort global du sujet.

35

Que se passe-t-il lors d'un effort intense ?

Il y a augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, qui résultent des réactions cardio-vasculaires normalement associées à l'effort volontaire et de l'effet de la manoeuvre de Valsalva (phénomène involontaire lors d'un effort statique important).

36

En quoi la manoeuvre de Valsalva consiste-t-elle ?

Elle consiste à bloquer la respiration et à contracter les muscles de l'abdomen.

37

Que se passe-t-il lors de la manoeuvre de Valsalva ?

Les pressions intra-thoraciques et intra-abdominales augmentent, ce qui ralentit le retour veineux (le volume de sang reçu par le cœur diminue). Comme il y a moins de sang dans les vaisseaux, la pression diminue. Pour contrer cette baisse et maintenir le débit, il y a vasoconstriction des vaisseaux et augmentation de la pression artérielle.

38

À quel moment le problème apparaît-il lors de la manoeuvre de Valsalva ?

Lorsque l'effort cesse. Le retour sanguin veineux revient, mais la vasoconstriction est encore présente, ce qui cause une augmentation importante de la pression artérielle. La pression dans les espaces cérébraux est aussi augmentée ce qui peut causer des étourdissements.

39

Que faut-il demander au patient pour atténuer les effets de la manoeuvre de Valsalva (augmentation de pression importante) ?

Il faut demander au patient de respirer normalement ou d'expirer au cours de l'effort (il faut également demander au patient un effort de durée minimum, mais suffisante pour que la force atteigne son maximum, et de relâcher lentement).

40

Qu'est-ce qui est important pour le retour de la pression artérielle normale ?

Des périodes de repos enter les essais.

41

À quel endroit faut-il appuyer le dynamomètre lors de l'évaluation de la force par dynamométrie manuelle ?

Sur le segment évalué (il faut éviter de croiser une articulation intermédiaire).

42

Qu'est-ce qu'empêche l'appui du dynamomètre sur le segment évalué ?

Cela empêche le stress sur les articulations intermédiaires sans compter qu'il est possible que les muscles des articulations croisées soient plus faibles que ceux qui sont évalués (les muscles de l'articulation intermédiaire pourraient réduire la force maximale mesurée car ils ne peuvent maintenir l'articulation suffisamment stable lors de la contraction du groupe musculaire évalué).

43

Qu'est-ce qu'assure un appui du dynamomètre perpendiculaire au segment ?

Une stabilité de l'appui qui n'a pas tendance à monter ou à descendre sur le segment. De plus le moment mécanique de la force se calcule plus facilement (bras de levier de l'application du dynamomètre manuel facile à mesurer).

44

Que se passe-t-il si l'appui du dynamomètre n'est pas dans le plan du mouvement ?

La stabilisation du dynamomètre sur le patient est plus difficile en raison des composantes latérales et la force mesurée est ne correspond ainsi pas directement à la force du groupe musculaire évalué.

45

Qu'est-ce qui est un facteur limitant de la nécessité des conditions statiques au cours du test de la force avec la dynamométrie manuelle ?

La force du physiothérapeute (une structure extérieure est alors nécessaire pour assurer la stabilisation du dynamomètre).

46

Que peut-on dire par rapport à l'importance de l'appui situé le plus distalement sur le segment évalué ?

La force produite par le dynamomètre est d'autant plus faible que l'appui est plus distal sur le segment évalué (longueur plus importante du bars de levier our un même moment). Si la force est moins élevée, la stabilisation du dynamomètre/physiothérapeuteest alors plus facile à effectuer.

47

En ce qui concerne les particularités de la dynamométrie isocinétique, comment fait-on pour éliminer le temps de croissance de force qui existe au début du mouvement (du fait de la vitesse de croissance de la force) ?

Il faut demander un pré-chargement statique (environ 65% de la force maximale) avant le départ du mouvement en demandant au patient de commencer à faire le mouvement évalué contre le dynamomètre alors que celui-ci est encore bloqué dans la position de départ en condition isométrique.

48

Dans quels cas le pré-chargement est-il particulièrement important ?

Pour les tests réalisés à haute vélocité ou pour les articulations qui ont une excursion articulaire petite (cheville).

49

Pourquoi est-il préférable de faire des tests unidirectionnels avec un effort maximal poursuivi jusqu'à l'amplitude maximale lors de l'évaluation de la force en dynamométrie cinétique ?

Parce qu'au cours d'une évaluation de deux groupes musculaires dans un effort continu du sujet, celui-ci pourrait commencer à désactiver ses muscles agonistes (et activer ses muscles antagonistes) bien avant la fin de l'amplitude, ce qui entraînerait l'obtention de mesures de force invalides pour les fins d'amplitude.

50

Dans quel cas les mouvements bidirectionnels peuvent-ils être utilisés ?

Dans le cadre du réentraînement afin de solliciter la coordination entre les muscles antagonistes.

51

Que doit-on prendre en compte pour avoir une valeur réelle de la force développée par les groupes musculaires testés ?

Il faut prendre en compte l'effet de la gravité sur la mesure (le poids des segments peut changer les valeurs de force mesurées dans un plan vertical et la pesanteur des segments peut alors représenter une proportion importante de la force du patient).

52

À quoi la force réelle du patient correspond-elle ?

Lorsque le mouvement ne peut être effectué sans l'influence de la pesanteur, elle correspond à la force produite par le groupe musculaire contre le dynamomètre et à la pesanteur du segment.

53

Pourquoi le suivi des changements de force avec l'entraînement ne nécessite-t-il pas la correction des mesures fournies par l'appareil ?

Parce que l'influence du poids du segment testé est similaire au cours du temps.

54

En quoi consiste l'échauffement dans l'entraînement sportif et à quoi sert-il ?

Il consiste en des exercices aérobiques de basse intensité, des étirements musculaires et des exercices spécifiques à l'activité préparée et son but est d'assouplir les muscles et les tendons, d'augmenter l'apport sanguin périphérique et la température des muscles et de faciliter la coordination des mouvements.