Cours 4- La bipolarité Flashcards Preview

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Flashcards in Cours 4- La bipolarité Deck (30):
1

Quels sont les impacts cognitifs de l'humeur positive (manie) ?

Réponses rapides, mais augmentation des erreurs (compromis vitesse-précision).DIMINUTION DE L'INHIBITION (impact sur le comportement et les émotions), diminution de l’auto-critique et amnésie partielle (il est fréquent que les souvenirs des épisodes de manie intense soient imprécis ou manquants).

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Quels sont les impacts émotionnels de l'humeur positive (manie) ?

affect généralement positif, désinhibition des réponses émotionnelles (peu de contrôle et changements rapides), irritabilité et colère (notamment si contrarié ou confronté). *Plein d'énergie*

3

Quels sont les impacts biologiques de l'humeur positive (manie) ?

changements métaboliques importants, surtout au plan du sommeil, de l’énergie et de l’alimentation. Dérégulation importante des cycles naturels (veille-sommeil).

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Pourquoi il est difficile de détecter les troubles de l'humeur positive ?

- La consultation volontaire est rare en phase action (souvent référer par un proche ou dans un contexte de contrainte, urgence psychiatrique).
- Dans les stades initiaux du trouble et dans l’hypomanie, il est parfois difficile de distinguer un fonctionnement normal optimal d’un fonctionnement accéléré pathologique
-On va retrouver chez la personne de la négation, manque d’auto-critique et irritabilité: une recette pour des conflits interpersonnels
- Ils sont nettement moins bien connus par le public que les troubles de l’humeur négative (diminution de l’identification et de la sympathie face au trouble).

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Dans l'épisode maniaque, en quoi consiste le critère A ?

Une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée (ou irritable) de façon anormale et persistante, PENDANT AU MOINS UNE SEMAINE.

6

Dans l'épisode maniaque, en quoi consiste le critère B ?

Au cours de cette période, il y a AU MOINS 3 des symptômes suivants (4 si l’humeur seulement irritable):
(1) ↑ estime de soi ou idée de grandeur
(2) ↓ du besoin de sommeil (p. ex. se sentir reposé après 3 heures de sommeil)
(3) Plus grande communicabilité ou désir de parler constant
(4) Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent (5) Distractibilité
(6) ↑ de l’activité orientée vers un but ou agitation psychomotrice
(7) Engagement excessif dans des activités agréables qui ont un fort potentiel d’avoir des conséquences négatives (p. ex. achats compulsifs, investissements risqués, comportements sexuels à risque) +Psychosociale

7

Dans l'épisode maniaque, en quoi consiste le critère C ?

La perturbation crée une altération du fonctionnement et elle cause des détériorations marquées dans le fonctionnement social et occupationnel ou NÉCESSITE UNE HOSPITALISATION.

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Dans l'épisode maniaque, en quoi consiste le critère D ?

Les symptômes NE SONT PAS DUS aux effets physiologiques d’une SUBSTANCE.
*Notez cependant que l’épisode maniaque peut parfois ÊTRE DÉCLENCHER par une substance (p. ex. suite au traitement pharmacologique d’un épisode dépressif majeur chez un patient atteint de trouble bipolaire).

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Dans l'épisode hypomaniaque, en quoi consiste le critère A ?

Une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée (ou irritable) de façon persistante et clairement différente de l’état normal, et ce, pendant une portion importante de la journée, PENDANT AU MOINS 4 JOURS.

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Dans l'épisode hypomaniaque, en quoi consiste le critère B ?

Même physiologie que l'épisode maniaque.

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Dans l'épisode hypomaniaque, en quoi consiste le critère C ?

L’épisode s’accompagne de MODIFICATIONS INDISCUTABLES du fonctionnement (i.e. diverge du fonctionnement normal) moins de conséquence directe.

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Dans l'épisode hypomaniaque, en quoi consiste le critère D ?

La perturbation de l’humeur et la modification du fonctionnement sont manifestes pour autrui (jugement d'une personne proche).

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Dans l'épisode hypomaniaque, en quoi consiste le critère E ?

La sévérité de l’épisode N'EST PAS SUFFISANTE pour voir une altération marquée du fonctionnement ou la nécessité d’une hospitalisation. (La personne a encore un peu de contrôle)

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Dans l'épisode hypomaniaque, en quoi consiste le critère F ?

Les symptômes ne sont pas dus aux effets physiologiques d’une substance.

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Vrai ou faux, une personne qui a vécu plusieurs épisodes dépressif majeur mais seulement de manie. Elle n'est pas bipolaire de type II.

Faux, dès que la personne fait soit un épisode de manie ou d'hypomanie, le dx change et devient bipolaire.

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Vrai ou faux, suite à un épisode de maniaque ou hypomaniaque la personne a un épisode dépressif majeur très sévère.

Vrai, la personne va même avoir les 8 symptômes et plus principalement les idées suicidaires.

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Qu'est-ce qui faut absolument vérifier pour poser un dx de bipolarité ?

1) Avoir un historique des antécédents de la personne.
2) Faire attention à : la manie (et surtout l’hypomanie) est parfois non détectée, ce qui mènera à un diagnostic erroné de dépression. Les 2 troubles sont différents et ne prennent pas le même traitement.

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Quel est la différence entre le trouble bipolaire type 1 et le trouble bipolaire type 2 ?

Le trouble bipolaire type I comporte manie, hypomanie et dépression alors que le trouble bipolaire type II comporte uniquement hypomanie et dépression.

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Dans le trouble bipolaire type 1, en quoi consiste le critère A ?

Rencontre les critères d’un épisode maniaque.
• Remarquez que l’épisode dépressif majeur n’est pas requis.

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Dans le trouble bipolaire type 1, en quoi consiste le critère B?

La présence d’un épisode maniaque et d’un épisode dépressif n’est pas mieux expliquée par un trouble schizo-affectif, la schizophrénie, le trouble schziophréniforme, le trouble délirant, ou un autre trouble psychotique non spécifique.

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Comment catégorise-t-on le trouble bipolaire type 1 ?

-Épisode maniaque seul
-Épisode le plus récent maniaque (Antécédents d’au moins un épisode hypomaniaque ou dépressif) -Épisode le plus récent hypomaniaque (Il faut documenter au minimum un épisode maniaque passé)
-Épisode le plus récent dépressif (Il faut documenter au minimum un épisode maniaque passé)
-Épisode le plus récent mixte (Il faut documenter au minimum un épisode maniaque passé)

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Dans le trouble bipolaire type 2, en quoi consiste le critère A ?

Rencontre les critères d’au moins un épisode hypomaniaque et d’au moins un épisode dépressif.

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Dans le trouble bipolaire type 2, en quoi consiste le critère B?

N’a JAMAIS rencontré les critères d‘un épisode maniaque.
-->Dans ce cas, un trouble bipolaire type I est approprié.

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Dans le trouble bipolaire type 2, en quoi consiste le critère D?

Les symptômes de la dépression ou l'imprévisibilité causée par l'altération fréquente entre des périodes de dépression et d'hypomanie causent une SOUFFRANCE CLINIQUEMENT SIGNIFICATIVE ou une altération dans les domaines sociaux, professionnels ou autres importants du fonctionnement. (Souffrir des variances des humeurs)

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Dans la Cyclothymie, en quoi consiste le critère A ?

Existence, PENDANT AU MOINS 2 ANS de nombreuses périodes pendant lesquelles des symptômes hypomaniaques sont présents et de nombreuses périodes pendant lesquelles des symptômes dépressifs sont présents SANS QUE SOIENT RÉUNIS LES CRITÈRES D'UN ÉPISODE DÉPRESSIF MAJEUR (incluant épisode mixte). *NE SE SITUE PAS DANS LES EXTRÊMES.

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Dans la Cyclothymie, en quoi consiste le critère B ?

Durant la période de 2 ans (1 an chez les enfants et les adolescents), le sujet N'A PAS CONNU DE PÉRIODE DE PLUS DE 2 MOIS CONSÉCUTIFS sans les symptômes décrits au critère A.

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Dans la Cyclothymie, en quoi consiste le critère C ?

Les critères de l’épisode dépressif, maniaque ou hypomaniaque n’ont jamais été rencontrés (du moins, durant la période active du trouble... il peut y avoir un autre trouble antérieur ou postérieur à celui-ci).

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Quels sont les considérations pratiques à mettre en place quand nous travaillons en santé mental ?

-Plus la manie est IDENTIFIÉE TÔT plus l’humeur sera stabilisée rapidement et moins le «crash» sera important (Préparer le prochain épisode, feuille de consentement, etc.)
- La manie peut être très intense et mener à une perte de contact avec la réalité. C’est une condition médicale sérieuse qui nécessite typiquement l’hospitalisation en psychiatrie (Consentement ?)
-La pharmacothérapie est souvent complexe et nécessite un suivi important (psychiatre, pharmacien). L'adhésion au traitement est important, mais difficile à cause des effets secondaires (tératogène, femme enceinte), stigmate et la régulation de l’humeur dans les deux sens: il faut éviter qu’une régulation par antidépresseurs ne crée un rebond maniaque...

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Dans la perspective biologique, il y la pharmacologie, on y retrouve trois types de médicaments ?

1)Stabilisateurs de l’humeur (p. ex. lithium et acide valproïque)
• Souvent en combinaison avec autres Rx.
• Demandent suivi médical rapproché au départ et prennent quelques semaines pour être efficaces.
2)Antipsychotiques atypiques (de plus en plus populaires, fréquemment employés en conjonction aux stabilisateurs de l’humeur s’il y a psychose)
• Par exemple, Olanzapine (Zyprexa), Quétiapine (Seroquel), Risperidone (Risperdal).
• Possiblement plus efficaces, mais plus d’effets secondaires (prise de poids significative, risque de problèmes métaboliques incluant diabète).
3)Les antipsychotiques typiques sont plus rares (leurs effets secondaires sont très importants et peuvent être permanents), mais on les rencontre parfois chez des patients plus âgés et chez des individus qui n’ont pas répondu au traitements de première intention. (dernier recours)

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Au niveau psychologique, les interventions psychosociales sont favorable, mais complémentaire à la pharmacothérapie, quels sont les principaux objectifs du psychoéducateur ?

-Utile pour les proche, pour le repérage des symptôme, l'étiologie et la pharmacothérapie.
-Prévention de la rechute :
• Gestion des sources de stress psychosocial (thérapie familiale, gestion
des conflits, réduction de l’anxiété)
• Stabilisation des habitudes de vie (sommeil, anxiété);
• Entraînement à l’identification des signes d’une rechute;
• Entraînement aux stratégies pour diminuer le rôle des sources de stress sur la rechute.
- Modèle théorique :
Modèles vulnérabilité-stress pour expliquer la récurrence.