Cours 8 - Acquisition de la syntaxe Flashcards

1
Q

Quelles sont les notions de syntaxe de base?

A
  • Les phrases ne sont pas des séquences linéaires de mots : elles ont une structure interne
  • Des mots peuvent être rassemblés pour constituer des structures plus grandes que les mots : les syntagmes (ou groupe syntaxique)
    o Syntagme = groupe (syntaxique)
  • Les syntagmes sont composés d’éléments qui ont une catégorie syntaxique
    o Lexicale : nom, verbe, adjectif, adverbe, (préposition)
    o Fonctionnelle : déterminant, auxiliaire, complémenteur
  • Les syntagmes ont aussi une catégorie : celle de la tête du syntagme
  • La construction des syntagmes s’effectue avec l’opération Fusion
  • Cette opération prend deux éléments et en construit un syntagme : branchement binaire. P.ex., Mes amis vont regarder ce film : SD  D le et SN/N film
  • Les résultats de l’application de Fusion est une structure hiérarchique
  • Comme Fusion s’applique sur l’output précédemment créé, elle est une opération récursive
  • Le SD sujet se déplace dans une autre position syntaxique. Déplacement est une opération syntaxique.
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2
Q

Quels sont les défis de l’acquisition de la syntaxe?

A
  • Les données ne donnent pas d’indices explicites concernant les opérations syntaxique et la construction de syntagmes.
  • Les données incluent des éléments nuls (sans prononciation)
  • Un même mot peut avoir des catégories différentes
    o En français : frappe (nom et verbe), responsable (nom et adjectif), fort (adjectif et adverbe)
    o En anglais : walk (nom et verbe)
  • La même phrase peut avoir des structures différentes et donc des sens différents (ambiguïté syntaxique) :
    o J’ai vu l’homme avec des jumelles.
  • Il y a des phrases ayant un sens similaire mais des structures différentes (phrases passives) :
    o L’homme a mordu le chien
    o Le chien a été mordu par l’homme
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3
Q

Qu’est-ce que le fonctionnalisme basé sur l’usage?

A
  • Modèle basé sur les mêmes principes que l’apprentissage lexical
  • Les connaissances syntaxiques de l’enfant sont limitées : il s’agit d’un inventaire de schémas, basés sur les mots spécifiques, qui deviennent graduellement généralisés, de plus en plus abstraits.
  • Comme dans acquisition du lexique, la fréquence joue un rôle important
    o P.ex., dans l’enfant identifie plus vite l’objet quand il entend la séquence Look at the doggie (plus fréquente) que Look! Doggie!
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4
Q

Quel est le rôle de la fréquence dans les théories fonctionnalistes basées sur l’usage?

A
  • La fréquence de type explique la productivité de certains schémas (p.ex., verbes transitifs)
  • Entrenchment : certaines formes linguistiques ont une fréquence d’occurrence très élevée; on dit que la représentation mentale de ces structures est renforcée (entrenched)
    o L’accès plus facile (p.ex., Look at the +N)
  • Préemption statistique : certaines formes linguistiques ont l’usage restreint dans l’input; les enfants sont capables d’utiliser cette information pour ne pas les produire dans le contexte non convenable : p.ex.,, les adjectifs en a- en anglais : the child is afraid; the moster is alive, MAIS
    o ??the/an afraid child
    o ??the/an afloat ship
    o ??the/an alive monster
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5
Q

Quelles sont les limites de la théorie basée sur l’usage?

A
  • La plupart des recherches : études de production (mais on n’a vu que qu’il y a une distinction entre production et compréhension, entre autres au niveau du lexique, où la compréhension précède la production de 5 mois environ)
  • Cependant, les études de compréhension montrent le caractère abstrait des connaissances de l’enfant :
    o Pas « mange + mangé », mais « verbe + patient » : dès 2 ans, les enfants regardent plus longtemps une image où l’objet est patient de l’action pour les verbes nouveaux
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6
Q

Quelle est l’étude de Hirsch sur la compréhension précoce de la structure syntaxique? Quelle théorie supporte cette étude?

A
  • Étude (Hirsh-Pasek et Golinkoff 1991)
    o Participants : 16 enfants entre 13-15 mois
    o Procédure : paradigme intermodal du regard préférentiel
  • Résultats : les enfants regardent plus longtemps l’écran avec une image qui correspond à l’énoncé (la différence est significative)
  • Pendant le traitement du signal sonore, les enfants semblent faire appel à la structure syntaxique : l’enfant interprète la structure syntaxique de l’énoncé
  • Étant donné que le SN the keys est un complément du verbe kiss, on l’interprète comme le thème.
  • Les études de compréhension suggèrent que l’enfant possède les connaissances abstraites précoce
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7
Q

Quels sont les trois défis majeurs de l’acquisition de la syntaxe et quelle théorie semble mieux répondre à cette question?

A
  • Cette théorie semble mieux répondre à trois défis majeurs de l’acquisition de la syntaxe
    o Problème de Platon
    o Bootstrapping
    o Surgénéralisation
  • La théorie innéiste offre plusieurs explications
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8
Q

Qu’est-ce que le problème de Platon?

A
  • La GU est acquise et pas « apprise »
  • L’argument de pauvreté de stimulus (l’argument essentiel des innéistes)
    o L’input fourni à l’enfant par l’environnement langagier serait trop incomplet et inconsistant pour déterminer l’accès à la complexité grammaticale
    o Donc, certaines connaissances linguistiques abstraites sont codées au niveau génétique = innées
    –> Résolution du problème de Platon
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9
Q

Qu’est-ce que l’initialisation (bootstrapping) sémantique?

A
  • Problème : les règles syntaxiques s’appliquent aux catégories syntaxiques (nom, verbe, etc.) et non aux mots spécifiques
    o P.ex., la place de la négation par rapport aux verbes en français (l’enfant doit connaître ce qu’est un verbe pour pouvoir utiliser la règle syntaxique)
  • Pinker (1984, 1989) suggère que l’enfant possède des connaissances innées de :
    o Catégories syntaxiques (p.ex., nom, verbe) et rôles syntaxiques
    o Rôles sémantiques : agent, patient, thème, etc.
    o Règles de mise en relation (linking rules) qui permettent de lier les une aux autres
  • P.ex. :
    o Le chien a mordu Alex
    o Le chien est l’agent de l’action
    o Alex est le patient de l’action
  • Il est facile d’identifier les rôles sémantiques
  • À partir de cette connaissance, l’enfant met en rapports les rôles sémantiques et les rôles syntaxiques : agent = sujet; patient = objet
  • La connexion entre les entités sémantiques et les catégories correspondantes permettraient aux enfants d’identifier les marques morphosyntaxiques de leur langues (personne, nombre, cas, etc.)
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10
Q

Qu’est-ce que la surgénéralisation?

A
  • Les enfants font des erreurs de surgénéralisation syntaxique : extension d’une règle syntaxique aux cas où elle ne devrait pas s’appliquer. P.ex., :
    o Don’t tickle me
    o *Don’t giggle me
    o *I said her no
  • Comment des erreurs sont éliminées?
    o Par l’exposé aux données dans l’input
    o La fixation de paramètres se fait aussi sous l’influence de l’input de façon graduelle
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11
Q

Qu’est-ce que les paramètres? Quels sont les paramètres des sujets nuls (pro drop)?

A
  • La théorie des principes et paramètres explique pourquoi les règles syntaxiques varient selon les langues
  • Pour acquérir la grammaire d’une langue, il faut déterminer les valeurs correctes des paramètres, ce qui se fait à la base de l’input
  • Le paramètre le plus étudié : pro-drop = l’optionalité du sujet pronominal dans un énoncé
  • En français ou anglais, le sujet pro est obligatoire
    o Je chante
  • En italien, espagnol ou russe : pro est optionnel
    o (Io) Canto
  • Exemples :
    o Est sale; a fait; veux manger; peux le faire
    o Helping Mommy; see boy; no turn
  • Proportion d’énoncés sans sujet : environ 50% chez les anglophones
  • Proportion d’énoncés sans objet : environ 8-10%
  • Plusieurs hypothèses de ce phénomène
  • L’omission du sujet chez les enfants représente la valeur initiale du paramètre « pro-drop »
  • Ensuite sa valeur change sous l’influence de l’input
  • Hypothèse 1 : grammaire de l’italien : par défaut, les enfants prennent pour acquis que la langue permet l’absence de sujet
    o Enfants italiens omettent beaucoup plus le sujet
  • Hypothèse 2 : prosodie : le pronom sujet est plus souvent omis parce qu’il est inaccentué
    o Pronoms 32%; N propres 11%; N communs 13%
  • Hypothèse 3 : Faible capacité de la mémoire à court terme : pas plus de 2-3 mots. Si l’objet est présent, le sujet est omis
  • Hypothèse 4 : Sémantique : l’objet contribue à définir l’événement; le sujet est souvent donné par la situation
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12
Q

Quand l’enfant acquiert-il les ST et les SV?

A
  • Les formes verbales apparaissent assez tôt (environ vers 20 mois)
    o Les verbes conjugués sont utilisés dans une phrase
    o Toute phrase a une représentation syntaxique
  • On peut conclure que le ST et le SV font partie des connaissances des enfants déjà à cet âge
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13
Q

Qu’est-ce que le mouvement du verbe et comment se manifeste-t-il dans l’acquisition des enfants?

A
  • Paramètre : déplacement du V à T (« V to I » dans la version originale. Pollock 1989)
  • La connaissance précoce des catégories V(erbe) et T(emps) est révélée par l’emplacement correct des formes conjuguées et non conjuguées
  • En français, les formes conjuguées précèdent la négation pas et les formes conjuguées la suivent
  • Les enfants font cette distinction :
    o Pas attraper papillon (Daniel 1;8;3)
    o Marche pas (Daniel 1;8;3)
    Mouvement du verbe : exemples
    1) a. Elle a pas la bouche. (Nathalie, 1;10;2)
    b. Marche pas. (Daniel, 1;8;3)
    c. Ça tourne pas. (Philippe, 2;1;3)
    d. Elle roule pas. (Grégoire, 1;11;3)
    2) a. Pas la poupée dormir. (Nathalie, 1;9;3)
    b. Pas attraper papillon. (Daniel, 1;8;3)
    c. Pas chercher les voitures. (Philippe, 2;1;3)
    d. Pas rouler en vélo. (Philippe, 2;2;1)
  • La position du verbe par rapport à la négation est correctement fixée dans les productions précoces.
  • Il n’y a pas de stade précoce en français L1 au cours duquel le verbe (conjugué ou non conjugué) fluctue entre l’antéposition et la postposition.
  • Ces observations nous amènent à conclure que :
    o L’ordre de mots est établie très tôt
    o Il y a deux catégories fonctionnelles qui peuvent accueillir le verbe : T(emps) et Neg(ation)
    o Le verbe se déplace de sa position de base vers ces deux catégories (voir ex., Marche pas)
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14
Q

Quelles sont donc les tâches de la fixation des paramètres V-à-T?

A
  • Tâche : installer le paramètre en s’appuyant sur les données de l’input
  • L’input permet de déterminer les valeurs du paramètre
    o En français, le verbe conjugué se déplace à partir de la position de base V vers le nœud T.
    o En anglais, il n’y a pas de ce déplacement (sauf pour le verbe be « être »)

Mouvement du V : résumé
- Les études en français sur la position du verbe par rapport à la négation montrent que les enfants francophones découvrent assez tôt (Vers 1;8-2;3) que :
o Le verbe conjugué simple se trouvent avant la négation
o Le verbe à l’infinitif et le participe passé se trouvent après la négation
- Selon ces données, les enfants possèdent la connaissance de :
o Distinction entre [±conjugué]/ ou en anglais [±finite]
o Conclusion : le paramètre est fixé à la valeur appropriée : déplacer les verbes conjugués de V à T

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15
Q

Quelle est une autre preuve que les catégories fonctionnelles sont présentes dans la grammaire enfantine?

A
  • Une autre preuve de la présence des catégories fonctionnelles dans la grammaire enfantine est la présence de pronoms clitiques sujets (nominatifs) : je, tu, il, ils.
  • Ces pronoms ont besoin de s’attacher à un verbe conjugué dans T.
  • Les premières occurrences de clitiques sujet (principalement des clitiques de la 3e personne) apparaissent vers l’âge de 2 ans
  • Ils se trouvent dan la majorité des cas dans des phrases contenant des verbes conjugués
  • Très peu d’occurrences ont été observées dans des phrases à verbe infinitif
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16
Q

Quelles sont d’autres preuves des connaissances syntaxiques précoces?

A
  • Des enfants de 16 mois peuvent distinguer des phrases grammaticales des phrases agrammaticales concernant des mots fonctionnels.
    o This man has bought two cakes. A cake was purchased by his wife…
    o *Has man this bought two cakes. Was cake a purchased…
  • Des enfants de 18 mois sont sensibles aux relations entre les mots fonctionnels
    o At the bakery, everybody is baking bread.
    o *At the bakery, everybody can baking bread. Etc
17
Q

Quelles sont les différentes étapes de la complexification syntaxique chez les enfants?

A
  • Vers l’âge de 30 mois : explosion syntaxique
    o Allongement des phrases
    o Usage plus systématique de structures transitives (verbe + COD)
    o Émergence de phrases complexes
  • Vers 3 ans, la complexification évolue et l’enfant commence à intégrer des phrases comportant :
    o Des dislocations (la poupée, elle est brisée)
    o Des phrases complexes
    –> Coordonnées
    –> Subordonnées (complétives, relatives)
    1. Complexité de computation de la phrase simple
    o Certains éléments dans la phrase (syntagmes ou têtes) se déplacent
    o Les enfants doivent aussi savoir quels éléments se déplacent
    o Ils doivent aussi savoir à quelles positions les déplacer
    2. Complexité de la phrase complexe (contenant 2 ou plus propositions)
18
Q

Quels sont les constituants obligatoires dans la phrase?

A

SN et SV

19
Q

Quelles sont les différentes transformations syntaxiques possibles?

A
  • Phrase de base = déclarative, positive, active, neutre, personnelle
    o Les enfants aiment le chocolat
  • Interrogative
    o Les enfants aiment-ils le chocolat?
    o Qui aime le chocolat?
    o Qu’est-ce qu’ils aiment?
  • Négative
    o Ils n’aiment pas le chocolat
  • Passive
    o Le chocolat n’est pas aimé par les enfants
  • Emphatique
    o C’est le chocolat que les enfants aiment
20
Q

Comment passe-t-on d’une phrase de base à une phrase interrogative?

A
  • Phrase déclarative –> phrase interrogative totale (portant sur toute la phrase (P))
  • Inversion du pronom sujet et du verbe
    o Il est ingénieur –> Est-il ingénieur?
  • Reprise du sujet par un pronom
    o Paul est ingénieur. –> Paul est-il ingénieur?
  • Ajout de « est-ce que »
    o Il est ingénieur. –> Est-ce qu’il est ingénieur?
    o Paul est ingénieur. –> Est-ce que Paul est ingénieur?
  • Phrase déclarative –> phrase interrogative partielle (portant sur un élément de la P)
  • Présence d’un mot interrogatif (mot Qu-)
  • (+ inversion du pronom sujet et du verbe OU reprise du sujet par un pronom)
    o Paul donne un bisou à Marie tous les matins.
    –> Qui donne un bisou à Marie tous les matins?
    –> Que donne Paul à Marie tous les matins?
    –> À qui Paul donne-t-il un bisou tous les matins?
    –> Quand Paul donne-t-il un bisou à Marie?
  • Présence d’un mot interrogatif + « est-ce qui/est-ce que »
    o Qui est-ce qui… ? Qui est-ce que… ? Qu’est-ce qui… ? Qu’est-ce que… ?
    o Avec qui / quand / où / pourquoi / comment est-ce que… ?
21
Q

Comment passe-t-on d’une phrase de base à une phrase négative?

A
  • Phrase positive –> phrase négative
  • Ajout de marqueurs de négation
    o Paul regrettera son geste –> Paul ne regrettera pas son geste.
    –> Je n’avance pas. Je n’en veux plus. Je ne suis jamais venu ici.
    o Ne + adverbe (pas, jamais, plus, guère, etc.)
    –> Je n’avance pas. Je n’en veux plus. Je ne suis jamais venu ici.
    o Ne + déterminant (aucun, nul, etc.)
    –> Aucun/nul/pas un savant ne le sait
    –> Je ne vois aucune erreur
    o Ne + pronom (personne, rien, etc.)
    –> Personne n’est venu. Nul ne le sait.
    –> Je ne vois personne. Je n’ai rien vu.
22
Q

Comment passe-t-on d’une phrase de base à une phrase passive?

A
  • Phrase active –> phrase passive
  • Transformation en 3 étapes :
    o Déplacement du sujet en position de complément (par, de…)
    o Déplacement du CD du verbe en position sujet
    o Verbe à la forme passive (auxiliaire être + participe passé)
    –> Le chat mange la souris. –> La souris est mangée par le chat.
    –> Un linguiste a écrit ce livre. –> ?
    –> On a bu le vin. –> ?
    –> On interrogera le ministre. –> ?
    o Au passif, le groupe nominal au complet est déplacé
    –> Nous avons vendu la petite maison bleu pâle avec des volets
    –> La petite maison bleu pâle avec des volets a été vendu
23
Q

Peut-on combiner des transformations?

A
  • Négative interrogative
    o Isabelle ne mange-t-elle pas?
  • Passive interrogative
    o La souris a-t-elle été mangée par le chat?
    o ?(FQ) La souris ala-tu été mangée par le chat?
  • Passive négative
    o La souris n’a pas été mangée par le chat
    o (FQ) La souris a pas été mangée par le chat.
24
Q

Qu’est-ce que les phrases complexes?

A
  • Coordonnées : deux structures du même niveau
    o [J’ai acheté un livre]P et [je suis allée au cinéma ]P
    o [Pars]P ou [reste]P, mais [ne fais pas de bruit]P
  • Enchâssées : jouent un rôle secondaire
    o Subordonnées complétives : Je sais [qu’il arrive]PSub
    o Subordonnées relatives :
    –> J’ai acheté le chat [que je voulais]PSub
    –> Les gens [qui veulent partir]Psub peuvent le faire
    o Subordonnées circonstancielles
25
Q

Qu’est-ce que la subordination?

A
  • La subordination consiste à joindre deux phrases par l’enchâssement de l’une dans l’autre
    o Je [constate [que Paul est paresseux]].
    o [L’homme [que j’ai vu]] portait des lunettes.
    o [Vous quitterez la classe [lorsque la cloche sonnera]].
  • La phrase enchâssée est une phrase subordonnée
  • La phrase subordonnée est généralement introduite par un subordonnant (complémenteur)
26
Q

Qu’est-ce que les subordonnées complétives?

A
  • [Je constate [que Pierre est paresseux]].
    o P1 : Je constate quelque chose.
    o P2 : Pierre est paresseux.
  • La Psub complétive a une fonction dans la phrase qui l’inclut.
    o Ici, la Psub [que Pierre est paresseux] est CD du verbe constater.
  • Dans les complétives, le subordonnant est une conjonction de subordination.
    o Généralement que, parfois à ce que ou de ce que
  • Ce subordonnant n’a pas de fonction grammaticale dans la Psub. Il ne sert qu’à introduire la Psub.
  • La subordonnée complétive peut occuper différentes fonctions : CD du verbe, CI du verbe, complément de l’adjectif, complément du nom, sujet
  • [L’homme [que j’ai vu]] portait des lunettes.
    o P1 : L’homme portait des lunettes
    o P2 : J’ai vu cet homme
  • Fonction de la subordonnée relative : complément du nom (ou du pronom)
    o Ici, la subordonnée [que j’ai vu] est complément du nom homme
  • Le nom qui est complété par la subordonnée relative (ici, le nom homme) est l’antécédent du pronom relatif
  • Le subordonnant (C) qui introduit la subordonnée relative est un pronom relatif, parfois précédé d’une préposition
    o Ce subordonnant occupe une fonction dans la subordonnée
27
Q

Comment les questions sont-elles acquises?

A
  • Question sujet vs objet :
    o Who is pushing the monkey? (sujet)
    –> The bear is pushing the monkey
    o Who is the monkey pushing_? (objet)
    –> The monkey is pushing the bear.
    o Ordre des mots plus complexe avec la question objet. (Ne respecte pas l’ordre habituel de la phrase simple)
  • He sings –> Does he sing?
  • En anglais, la production de questions demande :
    o Mettre un auxiliaire en début de la phrase
    o Utiliser le verbe non conjugué
  • Erreurs occasionnelles (pas systématiques) observées :
    o Copie de l’auxiliaire :
    –> Why did youd id scare me? (3;2)
    –> Is it’s Stan’s radio? (2;6)
    o Copie du temps :
    –> Does he make it? (2;10)
28
Q

Comment sont acquises les questions longue distance?

A
  • Quand est-ce qu’elle a dit 1 qu’elle a déchiré sa robe 2?
    o Position 1 : dit quand = courte distance
    o Position 2 : déchiré quand = longue distance
  • Enfants de 3-6 ans : admettent les 2 réponses
    o Dit quand = 50%
    o Déchiré quand = 44%
  • Quand est-ce qu’elle a dit_ comment elle a déchiré sa robe X?
  • Dit quand = possible
  • Déchiré quand = impossible : effet d’intervention de « comment »
  • Contrainte linguistique dans toutes les langues étudiées = semble universelle
  • Enfants de 3-6 ans :
    o Dit quand = 48%
    o Déchiré quand = 6%
    o Connaissance des contraintes
29
Q

Quelles sont les différentes caractéristiques et erreurs typiques de l’acquisition de l’inversion?

A
  • En anglais, les enfants de l’âge précoce forment les questions générales (oui/non) en montant l’intonation
    o See hole?
    o I ride train?
    o Ball go?
    o Sit chair?
  • Il n’y a pas d’auxiliaire = mouvement de T à C inaccessible
  • À un certain moment, les auxiliaires apparaissent
    Erreurs typiques
  • Redoublement d’auxiliaire
    o Can he can look?
    o What shall we shall have?
    o Did you did came home?
  • Redoublement de temps
    o Did you came home?
    o Does he makes it?
  • Habituellement, avec l’auxiliaire do : verbes lexicaux ne sont jamais inversés
  • Erreurs habituellement ne sont pas systématiques
    Inversion
  • Surcharge du traitement
  • Nakayama (1987) : les enfants choisissent l’inversion mais ensuite reviennent à la version sans inversion
  • Problème de performance plutôt que de compétence
  • Phrases avec le sujet plus long sont plus difficile à traiter
    o Was the boy t sleeping? = 2 mots
    o Was the boy who fell t skating? = 4 mots
    Inversion : étude
  • Tâche induite :
    o Ask Pooh Bear if the dog is sleeping on the mat in the hall.
    o Ask Pooh Bear if the boy who is watching a small cat is happy.
  • Is the dog t sleeping on the mat in the hall.
  • Is the boy who is watching a small cat t happy.
    o = les deux phrases contiennent 10 mots
  • Résultats (pourcentage de questions correctes) :
    o Sujets plus courts : 95%
    o Sujets plus longs : 44%
    Inversion (Nakayama 1987)
  • Participants : 16 enfants de 3 à 5 ans
  • Tâche induite (en utilisant des images) : « Ask Jabba if… »
  • Types de stimuli :
    o (i) Sujets avec deux Adjs :
    –> [NP The [AP big] [AP hungry] dog] is sleeping.
    o (ii) Sujet avec un PP
    –> [NP The boy [PP in the kitchen]] is sleeping.
    o (iii) Sujet avec une phrase relative courte
    –> [NP The girl [S who is crying]] is tired of her doll.
    o (iv) Sujet avec une phrase relative longue
    –> [NP The boy [S who is watching a small cat]] is upset.
  • Résultats : complexité du sujet a une influence sur les résultats
30
Q

Comment sont acquises les phrases passives?

A
  • Jusqu’à 6 ans, les enfants ont des difficultés à comprendre les phrases passives.
  • Mais seulement si l’action est réversible :
    o Le garçon pousse la fille (active)
    o La fille est poussée par le garçon (passive)
  • Pas de difficulté avec :
    o La pomme est mangée par la fille.
    o La fille est mangée par la pomme. (pas compris)
  • Compétence lexicale mais pas syntaxique?
    Phrases passives réversibles vs. non réversibles
  • La petite fille embrasse sa grand-mère vs
  • La petite fille est embrassée par sa grand-mère.
    Acquisition des phrases passives
  • « Problème de l’input riche » : les enfants ne maîtrisent pas bien les phrases qui sont largement présentées dans l’input
  • Borer et Wexler (1987) : l’émergence tardive des passives est un résultat d’un processus maturationnel
  • Jusqu’à un certain âge (4-5 ans) les enfants n’analysent pas les phrases passives comme celles avec le déplacement du syntagme nominal objet dans la position de sujet (A-chain est inaccessible)
  • Phrases passives adjectivales : The lamp was broke nest traité comme The lamp was red.
  • Cette hypothèse n’a pas été pas validée dans certaines langues. P.ex., Demuth (1989)
    o Production précoce (dès 2;8) de passives complètes (avec agent) dans la langue sesotho (langue bantoue)
    o En sesotho, il n’existe pas de passives adjectivales
    o Chaîne A (=argumentale) est disponible pour l’enfant
    –> Cependant, si c’est vrai, il faut expliquer pourquoi les enfants éprouvent les difficultés du traitement des phrases passives
31
Q

Quelles sont les caractéristiques des relatives et comment sont-elles acquises?

A
  • Trois facteurs pour classifier les relatives :
    o La position de la proposition relative dans la phrase
    o Le rôle (dans la principale) du nom dont dépend la proposition relative
    o Le rôle (sujet ou objet) du pronom relatif (subordonnant)
    Phrase subordonnée relative : fonction du subordonnant
  • Sujet :
    o Elle se promenait sur le quai. Ce quai longeait la maison de ses parents.
    o Elle se promenait sur le quai qui longeait la maison de ses parents.
  • Objet direct :
    o Il avait révélé le secret. On lui avait confié ce secret.
    o Il avait révélé le secret qu’on lui avait confié
  • Objet indirect
    o Ses amis étaient partis. Yanick pensait à ses amis.
    o Ses amis à qui Yanick pensait étaient partis.
    Classification des relatives
  • La relative sujet en position sujet
    o La voiture [qui est réparée] pousse la fourgonnette. (qui =sujet)
  • La relative sujet en position objet
    o La voiture pousse la fourgonnette [qui est en panne]. (qui =sujet)
  • La relative objet en position sujet
    o La voiture [que mon père m’a donné] a embouti un vélo. (que =objet)
  • La relative objet en position objet
    o La voiture a embouti un vélo [que ma voisine a gagné ]. (que =objet)
    L’ordre d’acquisition des relatives
  • Relative sujet en position objet : 3 ½ ans
  • Relative sujet en position sujet : 5 ans
  • Relative objet en position objet : 8 ans
  • Relative objet en position sujet : 9 ½ ans
  • Le type des relatives objets en position sujet est le plus difficile à apprendre.
  • Causes possibles :
    o L’homonymie du pronom relatif « que » avec la conjonction « que » :
    o Le pronom « que » remplace l’objet qui est placé avant le verbe