Cours 9 : psychologie du comportement criminel Flashcards

1
Q

Qu’est-ce que l’idéologie «Nothing works»

A

Dans les années 1970, la plupart des auteurs considèrent que le traitement visant à diminuer la récidive des délinquants est inefficace.

Donc, à la place de faire des traitements :

  • Châtiment et dissuasion, enfermer le délinquant
  • Non seulement les populations atteignent des sommets, tout comme les personnes en probation, ça n’a absolument pas diminué les risques de récidives, ça l’a même aggravé dans certains cas.
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
2
Q

Quel est l’objectif de la PCC?

A

Comprendre les variations dans les manifestations criminelles chez les individus :

Différences interindividuelles :

  • Pourquoi certains individus commettent des crimes et d’autres non?
  • Pourquoi certains individus commettent plus de crimes que d’autres?

Différences intra individuelles :
- Pourquoi la commission de crimes varie dans le temps et dans les situations?

Bref, compréhension du comportement délinquant qui se veut théorique, empirique et utile, on cherche à former des explications de la criminalité basées sur des faits, de la recherche, qui vont permettre d’organiser les connaissances et vont avoir une utilité pratique

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
3
Q

La PCC est fondée sur différentes perspectives, lesquelles? Qu’est-ce que ces perspectives impliquent?

A
  1. Psychodynamique : notion de surmoi laxiste, peu de culpabilité et d’empathie, non-respect des normes sociales et des droits d’autrui, failles du Moi et des défenses, recherche de gratification immédiate et prise de décision hédoniste, toujours à la recherche du plaisir
  2. Sociologique : notion d’association différentielle, le comportement criminel est appris par interaction avec des pairs criminels avec un partage des attitudes criminelles et techniques délinquantes
  3. Psychosociologique : base de la PCC, perception des récompenses, les variations observées dans le comportement criminel sont fondées dans le rapport entre les récompenses et les punitions perçues.
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
4
Q

qu’est-ce qu’un facteur de protection?

A

Un facteur qui diminue le risque d’agir criminel

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
5
Q

qu’est-ce qu’un facteur de risque?

A

Un facteur qui augmente le risque d’agir criminel

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
6
Q

Quelle est la différence entre facteur de risque dynamique et facteur de risque statique?

A

Facteur de risque dynamique :
Ce sont des caractéristiques modifiables, des traits, des états psychologiques (ex : toxicomanie)

Facteur de risque statique :
Ce sont des facteurs à l’anamnese, des points descriptifs ou historiques (ex : âge, sexe)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
7
Q

Quelle est la différence entre facteur dynamique stable et facteur dynamique aigu

A

Facteurs dynamiques stables : caractéristiques durables, modifiables avec l’intervention, qui demande du temps et des efforts (ex : distorsions cognitives)

Facteurs dynamiques aigus : états contextuels et passagers (ex : colère, tristesse)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
8
Q

Quels sont les 8 grands facteurs de la PCC - des facteurs qui impactent l’analyse de coûts/bénéfices par rapport au comportement criminel?

A
  1. Historique des comportements antisociaux
  2. personnalité antisociale
  3. Attitudes pro-délinquantes
  4. Pairs délinquants
  5. Relations familiales et maritales
  6. Problèmes scolaires et/ou au travail
  7. oisiveté
  8. Abus de substances
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
9
Q

En quoi consiste la première génération (jugement clinique non structuré)

A

Processus :

  • Personnel correctionnels et/ou professionnels clinique
  • Entrevue
  • Dossier consulté au besoin

Avantages :
- permet de saisir les enjeux dynamiques et les structures psychologiques chez les délinquants

Inconvénients : approche idiosyncrasique

  • Basée sur le feeling, voire l’intuition
  • Facteurs de risques évalués varient selon les cas
  • Validité prédictive = à peine supérieure au hasard
  • Évaluation dichotomique (dangereux ou pas)
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
10
Q

En quoi consiste la deuxième génération (évaluation actuarielle - facteurs statiques)?

A

Fondée sur des relations statistiques entre des facteurs de risques identifiés et des niveaux de risque de récidive

  • cotation de facteurs de risques statiques
  • nature et poids relatifs des items ne dépendent plus de l’évaluateur

Avantages :

  • Rapide et facile à coter
  • Possibilité de coter l’instrument sur le dossier
  • ne nécessite pas de compétences professionnelles spécifiques
  • Validité prédictive hautement supérieure au jugement clinique non structuré
  • permet de différencier les délinquants selon leur niveaux de risque de récidive

Inconvénients :

  • ne contient que des acteurs immuables
  • ne permet pas d’estimer la fluctuation du risque de récidive dans le temps
  • fournit peu ou pas de pistes d’interventions (besoins criminogènes)
  • Ne permet pas d’identifier les périodes à plus haut risque de récidive
  • Nature athéorique
  • Permet de prédire mais pas de comprendre
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
11
Q

En quoi consiste la troisième génération (Évaluation actuarielle, facteurs dynamiques et statiques)

A
  • Incorporation des facteurs dynamiques (besoins criminogènes) aux facteurs statiques pour une utilité clinique

Inconvénients :

  • Pratiques d’évaluation des délinquants n’étaient pas en synchronie avec les pratiques d’intervention
  • Besoin d’unifier évaluation et intervention
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
12
Q

En quoi consiste la quatrième génération (évaluation intégrée des risques et des besoins)?

A

Les apports sont au niveau de l’intervention et du traitement (basée sur les 8 grands besoins criminogènes)

On utilise les méthodes d’évaluation des facteurs de risque statiques et dynamiques et on y incorpore les principes risques-besoins-réceptivité)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
13
Q

Qu’est-ce que le modèle RBR (risques-besoins-réceptivité)

A

Modèle de prévention de la récidive dominant au Canada

Risques : intervenir auprès de qui?
Adapter l’intensité de l’intervention au niveau de risque du délinquant : c’est-à-dire que la récidive peut être réduire si tous les services de traitements sont proportionnels au niveau de risque. Si on traite avec une trop grande intensité un faible risque, c’est une perte de temps et d’argent, et risque d’empirer le cas. Si on propose un traitement faible à un risque élevé, pas ou très peu efficace. Donc il faut allouer toutes les ressources au délinquant à haut risque, et moins de ressources aux délinquants à faibles risques.

Besoins : Évaluer et intervenir sur quoi?
Centrer l’intervention sur les besoins criminogènes :
- S’occuper des besoins criminogènes ayant obtenu les cotes les plus élevées à l’évaluation
- Ne pas intervenir au niveau des besoins criminogènes que le délinquant ne présente pas
Lorsque c’est nécessaire ou pertinent, traiter les besoins non criminogènes afin de favoriser le travail sur les besoins criminogènes

Réceptivité : Intervenir comment?

  • Principe de réceptivité générale : utiliser des stratégies comportementales, cognitivo-comportementales et propres à l’apprentissage social, on va fonder l’intervention sur ces principes
  • Principe de réceptivité spécifique : Adapter le mode de traitement aux caractéristiques du délinquant
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly