Cours 9 : Troubles des fonctions exécutives Flashcards

1
Q

Que montrent les travaux après Phineas Gage?

A

Tous les travaux ne sont pas convergents, montrant déjà l’importante hétérogénéité des dysfonctionnements frontaux et pointant, du même coup, la nécessité de décrire plusieurs formes de syndrome frontal.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
2
Q

Quelles sont les trois composantes du lobe frontal les plus importantes?

A
  • Cortex dorsolatéral pré-frontal
  • Cortex orbito-frontal
  • Cortex cingulaire antérieur
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
3
Q

Quelles sont les principales connexions du cortex préfrontal?

A

-Envoie et reçois du cortex sensoriel associatif (messages environnementaux)
- Envoie et reçois du système limbique (messages internes, motivationnels et émotionnels)
- Envoie vers le striatum (procédure motrice)
- Reçois du striatum -> thalamus -> cortex préfrontal
- Envoie vers le cortex moteur (exécution)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
4
Q

Quelles sont les avantages et les inconvénients des connexions multiples du cortex préfrontal?

A

Avantages :
o Intégration simultanée de toutes les stimulations internes et externes
o Adapter son comportement à toutes les circonstances

Inconvénients :
o Une lésion focale dans d’autres régions ou des lésions axonales diffuses peuvent provoquer un syndrome dysexécutif
o Effets sur d’autres fonctions cognitives

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
5
Q

Quelles régions impliquent le fonctionnement exécutif?

A
  • implique la participation d’un très vaste réseau cérébral, dont le lobe frontal (cortex préfrontal), mais aussi les structures pariétales postérieures et sous-corticales
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
6
Q

Quel est le rôle des fonctions exécutives?

A
  • Le rôle principal est de faciliter l’adaptation du sujet aux situations nouvelles et/ou complexes, quand les habiletés cognitives sur-apprises ne sont plus suffisantes
  • se différencie de cette façon par rapport au fonctionnement routinier
  • Donc, les déficits du fonctionnement exécutif peuvent passer inaperçus dans de nombreuses activités de la vie quotidienne, chaque fois que le sujet peut réaliser celles-ci de manière routinière
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
7
Q

Quels sont les mécanismes cognitifs qu’on retrouver dans les fonctions exécutives?

A
  • L’inhibition des réponses dominantes
  • La flexibilité cognitive
  • La planification de l’action
  • La mise à jour de la mémoire de travail
  • L’initiation de comportements nouveaux
  • La génération d’hypothèses (catégorisation, déduction de règles, etc.)
  • La prise de décision
  • Le contrôle des effets de l’action et la correction online des erreurs
  • L’attention sélective, divisée, soutenue
  • La recherche en mémoire à long terme
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
8
Q

C’est quoi les fonctions exécutives?

A

un ensemble de processus généraux de contrôle qui régulent nos pensées et nos comportements

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
9
Q

Quelles sont les conséquences des lésions frontales?

A

Les conséquences des lésions frontales ne concernent pas que la sphère cognitive (c’est à dire les fonctions exécutives cognitives au sens strict) mais aussi la sphère émotionnelle, et plus largement la sphère comportementale

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
10
Q

Quelles sont les hypothèses de base?

A

Syndrome : désorganisé, fonction : cognition, aire anatomique : dorsolatéral, symptômes : manque de jugement, pensée concrète, manque d’insight, mauvaise planification, inflexibilité cognitive

Syndrome : désinhibé, fonction : émotion, aire anatomique : orbitofrontal, symptômes : mauvaise conduite sociale, mauvais contrôle des impulsions, labilité émotionnelle, hypersexualité, comportement dirigé par les stimuli

Syndrome : apathique, fonction : motivation, aire anatomique : mésofrontal, symptômes : manque d’initiative, diminution de la production verbale et du comportement moteur, mutisme akinétique, incontinence urinaire

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
11
Q

C’est quoi le syndrome dysexécutif comportemental (manifestations comportementales du syndrome frontal)?

A

Troubles comportementaux spécifiques : hypoactivité globale, hyperactivité globale, persévérations de règles opératoires et comportement stéréotypé, syndrome de dépendance à l’environnement

Troubles comportementaux en faveur ou à l’étude : confabulation et paramnésies réduplicatives, anosognosie et anosodiaphorie, troubles émotionnels et du comportement social, trouble du comportement alimentaire, sexuel et sphinctérien

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
12
Q

C’est quoi le syndrome dysexécutif cognitif (manifestations cognitives du syndrome frontal)?

A

Déficits des processus cognitifs les plus fréquents :
- Déficits d’initiation et d’inhibition de l’action
- Déficit de division de l’attention et coordination entre 2 tâches
- Déficit de génération d’informations
- Déficit de résolution de problèmes, déduction, maintien et commutation de règles
- Déficit de la mémoire épisodique

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
13
Q

Quelles sont les pathologies en cause du syndrome frontal?

A
  • AVC
  • Tumeurs ou abcès
  • Processus démentiels
  • processus inflammatoires
  • hydrocéphalie
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
14
Q

C’est quoi les troubles de la personnalité et de l’humeur?

A

Deux types:
* Pseudo-dépressif : Le patient manque d’initiative, se désintéresse de son entourage et de son environnement et est incapable de se projeter dans l’avenir. Ce tableau clinique se différencie d’un réel état dépressif par l’absence d’anxiété et de douleur morale.
* Pseudo-psychopathique : Le patient présente une excitation intellectuelle et psychomotrices qui évoque un état maniaque. Les conduites sont impulsives et puériles avec une tendance exagérée aux pitreries. Une désinhibition verbale et des comportements alimentaires de avidité sont fréquemment observés.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
15
Q

C’est quoi les troubles de la perception?

A

Se caractérisent par une inattention aux stimuli extérieurs. Le patient manifeste soit :
* Une réduction de l’exploration pouvant conduire à des phénomènes
“d’aimantation” ou “d’agrippement” du regard.
* Une distractibilité excessive.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
16
Q

C’est quoi les troubles du comportement moteur

A

▪ S’observent par des persévérations de comportements dans des situations complexes ou le patient doit inhiber ses automatismes.

▪ Devant utiliser une séquence motrice complexe le patient utilise de manière répétée un programme plus élémentaire qui se répète de manière stéréotypée et non appropriée.

▪ On observe des tendances à :
* L’utilisation : tendance exagérée du patient à saisir et à utiliser les
objets présentés devant lui.
* L’imitation : tendance à imiter les gestes réalisés devant lui, malgré
la consigne de ne pas les refaire.
* La dépendance vis-à-vis du monde extérieur.

17
Q

C’est quoi les troubles des conduites verbales?

A

▪ Associés à une excitation pseudo maniaque : logorrhée (fluence, discours intarissables)

▪ Associés au syndrome pseudo dépressif: réduction du discours

▪ Deux perturbations se distinguent entre les lésions entraînant des aphasies et les troubles verbaux issues des lésions préfrontales :
* Réduction de la fluidité verbale dans des tâches d’évocation lexicale: produire un maximum de mots dans un temps donné et en suivant une contrainte sémantique (animaux, ville de France) ou une contrainte orthographique (mots commençant par la lettre b, d, …). Ce signe n’est pas propre aux syndromes frontaux. Il est compris comme un déficit des stratégies exploratoires du lexiques et de la mémoire sémantique.
* Préservation du langage « automatique» mais grande difficulté à produire des productions verbales plus contraintes (ex: faire un phrase avec des mots).

18
Q

C’est quoi les troubles de la mémoire?

A

▪ Ils sont largement distingués des syndromes amnésiques.

▪ Troubles de la mémoire à court terme : Baisse de l’empan et de l’effet de récence. Le déficit est encore plus net dans des épreuves mettant en jeu l’administrateur central de la mémoire de travail (gestion des ressources attentionnelles) comme dans la tâche de Brown et Peterson (rappel différé avec intervalle occupé). Une sensibilité accrue aux interférences et des perturbations de l’attention.

▪ Troubles de la mémoire à long terme :
* Particulièrement de la mémoire épisodique, déficit dans la tâche de rappel libre, qui contraste avec des performances normales dans la tâche de reconnaissance. Ce résultat est attribué au déficit des stratégies de récupération de l’information. Le patient présente des difficultés à mettre en place des indices de récupération de l’information et à extraire des informations pertinentes du contexte.
* Difficulté à évaluer l’ordre et la fréquence d’apparition d’un stimulus. On fait l’hypothèse d’un déficit à la source, c’est-à-dire où? et Quand? une information a été mémorisée. Ces troubles de l’organisation temporelle se manifestent aussi lors des récits autobiographiques.

19
Q

C’est quoi les troubles des fonctions exécutives?

A

▪ Les fonctions exécutives comprennent: l’intention d’agir (la volition), qui mène à l’élaboration de plans (planification), puis à l’exécution (action dirigée vers un but), puis au contrôle de l’efficacité.
* La volition se définit comme: la capacité d’initiative et de formulation des intentions et des objectifs, nécessite l’intégration de soi et la prise en
compte de l’environnement.
* Les patients présentent des comportements d’errances et une restriction des actions qui sont déclenchées que par des stimulations. L’activité des patients est restreinte aux activités routinières.
* Les troubles de la planifications entraînent une incapacité à : anticiper et à élaborer des étapes d’une action, à choisir la stratégie la plus adaptée à un contexte, ni à prendre une décision.
* Lors d’un déficit de contrôle: le patient n’effectue pas de comparaison entre le résultat de son action et le but escompté.
▪ L’altération du développement exécutif pourrait : Perturber l’évolution de plusieurs fonctions (lecture, calcul, organisation graphique, mémoire, théorie de l’esprit etc.), Entrainer des difficultés adaptatives dans plusieurs espaces de vie (l’école, la rue, les clubs etc.), Etre associée à des troubles développementaux et comportementaux (autisme, THADA, prise de risque, trouble des conduites, troubles alimentaires, consommation de substances etc.)

20
Q

Comment est l’approche de Luria?

A

C’est le modèle général du fonctionnement cérébral. Il divise le cerveau en trois unités fonctionnelles qui participent nécessairement aux activités psychologiques y compris lorsqu’elles sont basiques :

▪ La première unité inclut les formations de la partie supérieure du tronc cérébral et le lobe limbique : Elle est dévolue à maintenir un niveau d’activité optimal du cortex, “Le tonus cortical”, la vigilance et la synthèse des signaux en provenance du milieu interne, donc dans les processus affectifs et dans la motivation .

▪ La seconde unité comprend la partie postérieure du cortex (temporal, occipital et pariétal) : Elle est dévolue à la réception, au traitement et au stockage des informations en provenance du milieu extérieur.

▪ La troisième unité est constituée par le cortex frontal : Elle programme, régule et contrôle les mouvements et l’activité.

**Luria propose que les stimulations (qu’elles soient internes ou externes) arrivent au lobe frontal qui est responsable du contrôle et de la régulation du comportement.

21
Q

C’est quoi l’approche de Fuster?

A

C’est le modèle théorique du fonctionnement frontal.
▪ La conception du fonctionnement cérébral défendue par Fuster propose
que le cerveau sous-tende 2 principaux types de mémoires couplées entre elles : une mémoire perceptive et une mémoire exécutive

22
Q

Quelles sont les caractéristiques du modèle théorique du fonctionnement frontal de Fuster?

A

▪ La mémoire exécutive permet la représentation des actes moteurs et des conduites complexes.
▪ Comme la mémoire perceptive, la mémoire exécutive est hiérarchisée.
▪ Le cortex moteur primaire (la mémoire motrice) est à la base de la hiérarchie exécutive corticale.
▪ Les plans comportementaux langagiers plus complexes et/ou nouveaux sont représentés dans le cortex préfrontal qui constitue le niveau le plus élevé de la hiérarchie exécutive.
▪ A travers les tâches de mémoire différée, Fuster ajoute que le cortex préfrontal latéral est essentiel pour l’organisation temporelle des conduites.
▪ Il permet de conserver temporairement active la représentation d’une information sensorielle pour guider l’action appropriée à effectuer jusqu’à sa réalisation correcte

23
Q

C’est quoi le modèle de Norman et Shallice?

A
  • Cherche à comprendre le rôle de l’attention dans l’action en postulant que tout un chacun est capable de réaliser de nombreuses actions répétitives sans y prêter attention alors qu’un contrôle attentionnel est indispensable à la conduite des actions qui nécessitent l’inhibition d’un comportement dominant ou une planification.
24
Q

Quelles sont les 3 trois composantes du modèle de Norman et Shallice?

A
  • Les schémas d’action : Ce sont des unités de connaissances qui contrôlent les séquences d’action ou de pensées sur-apprises. Le déclenchement d’un schéma se fait automatiquement à partir d’un certain seuil déterminé par le rapport entre l’excitation et l’inhibition dont il fait l’objet.
  • Le gestionnaire des priorités de déroulement : un gestionnaire des conflits qui assure la coordination des schémas les plus pertinents en regard du but poursuivi. Gérer la compétition entre les différents schémas potentiellement activables au moyen d’un mécanisme d’inhibition collatérale.
  • Le Système Attentionnel Superviseur : Il entre en action quand les procédures de déclenchement automatique des schémas ne suffisent plus pour aboutir, en modulant le gestionnaire des conflits, en introduisant une plus grande flexibilité qui implique cependant un accès à une représentation de l’environnement, au répertoire des schémas de haut niveau et aux intentions du sujet
25
Q

Quels sont les 5 types de situations dans lequel le système de supervision attentionnelle (SAS) intervient?

A
  • Les situations impliquant une planification et/ou une prise de décision
  • Les situations nécessitant la correction d’erreurs
  • Les situations nouvelles impliquant de nouveaux apprentissages
  • Les situations dangereuses et techniquement difficiles
  • Les situations impliquant l’inhibition de réponses fortement renforcées.
26
Q

Au plan clinique, à quoi correspond une altération du SAS dans le modèle de Norman et Shallice?

A
  • Correspond aux troubles comportementaux d’origine frontale
  • L’atteinte du SAS place l’organisme sous contrôle exclusif du gestionnaire des conflits, induisant des conduites persévératives, des phénomènes de distractibilité ou des conduites inappropriées, ce qui permettrait d’expliquer les phénomènes de désinhibition voire les comportements d’imitation ou d’utilisation.
27
Q

C’est quoi le modèle de Miyake et al. ?

A

3 fonctions :
* La flexibilité qui assure le déplacement volontaire du foyer attentionnel d’une catégorie de stimuli à une autre ou d’un processus cognitif à un autre.
* La mise à jour : c’est à dire la modification du contenu de la mémoire de travail en fonction de nouvelles entrées.
* L’inhibition qui a pour but d’empêcher l’intrusion des informations non pertinentes.

elles sont interreliées, unitaires et fractionnelles (donc on peut les distinguer mais elles peuvent être altérée en même temps)

28
Q

C’est quoi l’approche de Damasio?

A

Damasio et ses collaborateurs se sont
intéressés aux troubles du comportement observés chez des patients porteurs de lésions frontales ventrales et médianes (ces malades ne présentent généralement pas de perturbations dans les épreuves classiques destinées à mesurer les fonctions exécutives ou la mémoire de travail. Ils ont par contre des difficultés à s’engager avec pertinence dans des activités de vie quotidienne, à ajuster leurs comportements sociaux, ou à réagir de façon adaptée à des situations professionnelles ou personnelles.)

▪Pour Damasio (1994), ces comportements inadaptés seraient imputables à une perturbation des mécanismes permettant de prendre des décisions conformes aux intérêts du malade, aux conventions sociales ou aux principes moraux.
▪Cette difficulté dans les prises de décision se doublerait de réactions émotionnelles inappropriées.

29
Q

Quelle est l’hypothèse émise par Damasio?

A

Émet l’hypothèse de marqueurs somatiques.

  • Selon cette hypothèse, certaines structures préfrontales seraient nécessaires à l’acquisition de liens associatifs entre des types de situations et les états émotionnels habituellement associés à ces situations.
  • Cette hypothèse considère donc que les processus émotionnels influencent significativement les processus de raisonnement et de prise de décision par le biais de marqueurs somatiques qui constituent des traces de la valence «Bonne» ou «Mauvaise», «Positive» ou «Négative» de l’émotion ressentie lors de la réponse comportementale.
  • Ces marqueurs seraient acquis dans le cadre de la socialisation et de l’éducation.
  • Leur fonction serait de signaler automatiquement le caractère néfaste ou non du résultat probable d’une situation donnée

Par exemple, lorsqu’un sujet est confronté à une situation particulière, le cortex ventro-latéral, qui a appris par le passé le lien existant entre cette situation et un état interne singulier, est activé ce qui rend disponible l’état interne approprié, donc la qualification de la situation en fonction des conséquences qui lui sont associées.

30
Q

Quel est le test proposé par Damasio pour évaluer les marqueurs?

A

Le jeu du poker : L’attribution des gains/pénalités répond à des règles non énoncées. Le retournement des cartes des 2 premiers tas entraîne des gains gracieux (100$) associés à des pertes importantes (+/-1000$). Ce sont des tas «à risque». Les 2 autres associent des gains moins élevés (50$) à des pertes faibles (50$)

Donc : montre que l’épreuve était sensible aux lésions frontales ventro-médianes : défaut du mécanisme d’attribution progressive d’une valeur, négative ou positive, à un choix, à une décision