Module #1 La déviance sexuelle : Définition, critique et historique Flashcards Preview

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Flashcards in Module #1 La déviance sexuelle : Définition, critique et historique Deck (188)
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1

Au plan historico-socio-culturel, qu'est-ce qu'un comportement déviant ?

Au plan historico-socio-culturel, un comportement déviant est un comportement jugé inacceptable par la communauté dans laquelle il est commis. Par exemple, une personne Amish qui achèterait un ordinateur commettrait un comportement déviant aux yeux de sa communauté.

2

Au plan judiciaire, qu'est-ce qu'un comportement déviant?

Au plan judiciaire, un comportement déviant est un acte qui enfreint la loi, un acte criminel. Par exemple, commettre un vol est un comportement jugé déviant selon la loi.

3

Au plan judiciaire, qu'est-ce qu'un acte sexuel déviant?

De ce point de vue, un acte sexuel déviant est donc un comportement sexuel criminel, c’est-à-dire qu’il enfreint la loi ou implique un partenaire non consentant. Ainsi, le viol ou toute agression, l’exhibitionnisme, le voyeurisme, la pédophilie, la nécrophilie, le frotteurisme, la bestialité peuvent tous être considérés comme des actes déviants car ils sont basés sur le non consentement (mineurs, animaux, dépouilles, étrangers, etc.).

4

Vrai ou Faux : la majorité des intérêts sexuels décrits dans les manuels de psychiatrie sont des actes criminels.

Vrai

5

Vrai ou Faux : la majorité des intérêts sexuels décrits dans les manuels de psychiatrie ne sont pas des actes criminels.

Faux, la majorité le sont.

6

Au plan psychologique, on décrit le ''comportement déviant selon 3 principaux critères. Quels sont-ils?

Au plan psychologique, un comportement déviant est (1) obligatoire et (2) rigide (p.ex. tics vocaux, compulsions, obsessions) ou (3) il induit une détresse, un malaise subjectif ou une dysfonction personnelle ou professionnelle (p.ex. la peur de sortir de chez soi ou de prendre un ascenseur).

Ainsi, en psychologie, ce n’est pas tant la nature du comportement que son effet sur la personne qui est important. Aller au restaurant, par exemple, est un comportement qui peut paraître anodin pour une personne tout en étant au cœur d’un trouble mental pour une autre.

7

Complétez la phrase suivante : Au plan psychologique, un comportement déviant est (1) ___________ et (2) _______ (p.ex. tics vocaux, compulsions, obsessions) ou il induit une (3) ________ , un (4) _______ subjectif ou une (5) ___________ ___________ ou ________________ (p.ex. la peur de sortir de chez soi ou de prendre un ascenseur).

1) obligatoire
2) rigide
3) une détresse
4) malaise
5) dysfonction personnelle ou professionnelle

8

Vrai ou Faux : certaines définitions des déviances sexuelles accordent beaucoup plus d’importance à la nature du comportement (typique ou atypique ?) qu’à son effet sur la personne (il engendre une détresse ou non ?). Cette approche se distancie de la façon dont on appréhende les psychopathologies en général.

Vrai

9

On dit que la définition de la déviance sexuelle est très subjective et malléable et qu'elle varie selon plusieurs facteurs. Nommez-en trois.

L’époque,
La culture
La religion

10

Vrai ou Faux : au plan historique, le sexe oral et le sexe anal étaient considérés comme des actes criminels dans plusieurs états américains en 1950, et ce, même entre partenaires mariés.

Vrai

11

Vrai ou Faux : au plan historique, le sexe oral et le sexe anal étaient considérés comme des actes criminels dans plusieurs états américains en 1950. Il s'agissait toutefois de pratiques acceptées entre partenaires mariés.

Faux.

En fait, au plan historique, le sexe oral et le sexe anal étaient considérés comme des actes criminels dans plusieurs états américains en 1950, et ce, même entre partenaires mariés.

12

Vrai ou Faux : Au plan religieux, la masturbation a longtemps été bannie par le catholicisme (et non pas le viol conjugal).

Vrai

13

Vrai ou Faux : Au plan religieux, le viol conjugal a longtemps été bannie par le catholicisme (et non pas la masturbation).

Faux, c'est plutôt l'inverse.

Au plan religieux, la masturbation a longtemps été bannie par le catholicisme (et non pas le viol conjugal).

14

Vrai ou Faux : Au plan culturel, l’homosexualité est encore sévèrement punie dans plusieurs pays, voire même considérée comme un trouble mental.

Vrai

15

Vrai ou Faux : Heureusement, l’homosexualité n'est désormais plus punie, et ce, peu importe le pays dont il est question. Il s'agit d'un grand pas en avant étant donné que l'homosexualité a déjà été considérée comme un trouble mental.

Faux.

En fait, au plan culturel, l’homosexualité est encore sévèrement punie dans plusieurs pays, voire même considérée comme un trouble mental.

16

Vrai ou faux : en temps de guerre, le viol des femmes est courant.

Vrai

17

Vrai ou faux : en temps de guerre, le viol des femmes demeure un phénomène rare.

Faux.

En temps de guerre, le viol des femmes est courant.

18

Quels sont les ouvrages de référence qui servent, en science et en droit, à la définition des déviances sexuelles?

Il existe essentiellement deux ouvrages de référence, soit le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM ou Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux rendu à sa cinquième édition, DSM-5), publié aux États-Unis par l’Association Américaine de Psychiatrie (APA), et l’International Classification of Diseases (ICD ou Classification Internationale des Maladies, CIM, section V « Troubles mentaux et du comportement », rendue à sa 11ème édition, CIM-11, 2018), publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS; le plus utilisé en Europe).

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On dit des ouvrages tels que le DSM-V (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) ou la CIM-11 (Classification internationale des maladies) qu'ils sont utiles et importants. Quelle est l'utilité de tels manuels?

D'abord, les deux ouvrages (1) offrent des critères aux intervenants pour déterminer les diagnostics en santé mentale. Ils (2) permettent également une meilleure communication entre professionnels de la santé de différents milieux, voire de différents pays ou cultures. L’existence de critères (3) permet enfin une meilleure fidélité des diagnostics, tant entre intervenants qu’entre différentes évaluations d’une même personne (comme on ne se fie pas seulement sur son impression, différents intervenants ont plus de chance d’arriver aux mêmes conclusions avec des critères plus objectifs).

20

Vrai ou Faux : les deux ouvrages de référence en terme de diagnostiques de déviances sexuelles (CIM et DSM) sont publiés en étroite collaboration, leurs critères sont souvent similaires.

Vrai

21

Vrai ou Faux : les deux ouvrages de référence en terme de diagnostiques de déviances sexuelles (CIM et DSM) sont publiés de manière indépendante. De ce fait, leurs critères peuvent différer.

Faux.

En fait, les deux ouvrages sont publiés en étroite collaboration, leurs critères sont souvent similaires.

22

Vrai ou Faux : le seul fait de considérer certains comportements sexuels comme des troubles mentaux est contesté par plusieurs experts et certains groupes de personnes.

Vrai

23

Vrai ou Faux : le fait de considérer certains comportements sexuels comme des troubles mentaux n'est pas contesté par les experts en la matière mais, est toutefois contesté par certains groupes d'individus.

Faux

En fait, le seul fait de considérer certains comportements sexuels comme des troubles mentaux est effectivement contesté par plusieurs experts et certains groupes de personnes.

24

Vrai ou Faux : les bases sur lesquelles on s’appuie pour déterminer que tel ou tel comportement sexuel est déviant, voire même atypique, ne sont pas toujours clairement décrites.

Vrai

25

Vrai ou Faux : les bases sur lesquelles on s’appuie pour déterminer que tel ou tel comportement sexuel est déviant, voire même atypique, sont clairement décrites.

Faux

En fait, les bases sur lesquelles on s’appuie pour déterminer que tel ou tel comportement sexuel est déviant, voire même atypique, ne sont pas toujours clairement décrites.

26

Vrai ou Faux : le DSM-V et la CIM-XI ne définissent pas les troubles mentaux sexuels de la même façon et n’offrent pas exactement les mêmes critères diagnostiques.

Vrai

En fait, d’importantes différences émergent entre les manuels, mais également entre leurs éditions, quant aux définitions des déviances sexuelles. Ceci reflète bien l’influence qu’ont l’époque et le contexte socio-culturel sur la définition des déviances sexuelles, même pour des définitions médico-légales.

27

Vrai ou Faux : le DSM-V et la CIM-XI définissent les troubles mentaux sexuels de la même façon et offrent exactement les mêmes critères diagnostiques.

Faux

En fait, le DSM-V et la CIM-XI ne définissent pas les troubles mentaux sexuels de la même façon et n’offrent pas exactement les mêmes critères diagnostiques. Il est important de considérer que d’importantes différences émergent entre les manuels, mais également entre leurs éditions, quant aux définitions des déviances sexuelles. Ceci reflète bien l’influence qu’ont l’époque et le contexte socio-culturel sur la définition des déviances sexuelles, même pour des définitions médico-légales.

28

Vrai ou Faux : L'époque et le contexte socio-culturel ont une influence notable sur la définition des déviances sexuelles (même pour les définitions médico-légales).

Vrai

29

Vrai ou Faux : L'époque et le contexte socio-culturel n'ont qu'une influence très limitée sur la définition des déviances sexuelles (même pour les définitions médico-légales).

Faux

On remarque d'ailleurs d'importantes différences qui émergent entre le DSM-V (américain) et la CIM-XI (européenne), mais également entre leurs éditions, quant aux définitions des déviances sexuelles. Ceci reflète bien l’influence qu’ont l’époque et le contexte socio-culturel sur la définition des déviances sexuelles, même pour des définitions médico-légales.

30

Premièrement, les troubles mentaux de nature sexuelle se divisent en trois grandes catégories. Quelles sont-elles?

1) Les dysfonctions sexuelles (qui se manifestent surtout par des troubles physiques, p.ex dysfonction érectile, l’éjaculation précoce et douleur coïtale)

2) Les troubles liés à l’orientation sexuelle (dysphorie liée au genre de la personne)

3) Les troubles liés aux préférences sexuelles (ou paraphilies)