Partie 4 - Les principes de l'intervention "INCENDIE" - Titre 2 - MGO Flashcards Preview

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Flashcards in Partie 4 - Les principes de l'intervention "INCENDIE" - Titre 2 - MGO Deck (46):
1

Citer la MGO:

1. les reconnaissances
2. les sauvetages et mises en sécurité
3. les établissements
4. la ventilation
5. l'attaque
6. la protection
7. le déblai et le dégarnissage
8. la surveillance
9. les rondes



***
A SAVOIR:
la fin d’une phase de la « marche générale des opérations » présentant un caractère technique
particulier peut être soulignée en cours d’intervention par un message de renseignements se présentant
sous la forme, « SAUVETAGES terminés », « RECONNAISSANCES terminées ».
***

2

1. RECONNAISSANCES

Actions qui consistent à explorer tous les endroits exposés au sinistre, de manière à :

- procéder sans délai aux sauvetages
- rechercher le renseignement auprès des requérants ou personnes présentes SLL
- rechercher d'éventuelles victimes
-cerner les limites du sinistre
- déterminer la nature des matières en combustion
- déterminer le mode d'extinction approprié
- définir les points d'attaque et les cheminements pour y parvenir

3

1.1 Tour du feu: Reco du COS

En arrivant sur le lieu de l’incendie, le COS fait le tour du feu (6 faces du sinistre) afin :

- de se faire une idée générale de la situation
- de demander les moyens qui lui semblent nécessaire
- d'ordonner immédiatement les 1er sauvetages

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1.2 Principes fondamentaux de la reco:

- les reco sont menées tout au long de l'inter jusqu'au message "reco terminées"

- le cos doit avoir une connaissance précise des locaux qui ont été visité

- les reco peuvent être confinées par le COS à des chefs de détachement ou de secteur, qui affectent des binomes à cette mission afin de mener de front plusieurs reco partielles

- seules la notion de victime ou de sauvetage à réaliser justifie l'engagement immédiat d'un binôme de reco sur ordre, sans la mise en place préalable d'un "binome de sécu", du TGR et de l'établissement d'un moyen hydraulique

- aucune face du sinistre ne doit être négligée et tous les locaux menacés doivent être évacués

- les reco sous ARI doivent toujours s'effectuer dans le sens du tirage, hormis le cas express de sauvetage

- un binome engagé en reco est indisossiable et l’utilisation d’un Tableau de Gestion des Reconnaissances (TGR) est obligatoire, ainsi que la présence d’une équipe de sécurité (les
reconnaissances à vue ne nécessitent pas d'équipe de sécurité)

- en présence d'ascenseur et/ou de monte-charge, ceux-ci doivent être ramenés au niveau d’accès des
secours et bloqués en position ouverte

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1.3 Les 3 types de reco

DEF: Reco d'attaque:

Lorsqu’un binôme, sous ARI, remplit une mission de reconnaissance où les conditions d’engagement sont pénibles, laborieuses ou menaçantes, de par la proximité immédiate du sinistre, de ses effets directs ou de conditions de progression particulièrement éprouvantes.

6

1.3 Les 3 types de reco

DEF: Reco périphériques:

Lorsqu’un binôme, sous ARI, remplit une mission de reconnaissance où les conditions d’engagement
supportables n’entament que modérément ses capacités de résistance et d’endurance physique.

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1.3 Les 3 types de reco

DEF: Reco à vue:

Lorsqu’un binôme, porteur de l’ARI, remplit une mission de reconnaissance dans un périmètre éloigné du sinistre afin de concourir au tour du feu effectué par le chef de garde, dans des conditions d’engagement n’entamant pas ses capacités de résistance et d’endurance physique.

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1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

DEF: Confinement

Opération visant à ordonner à des personnes de se maintenir à l’abri d’un danger ambiant, en se calfeutrant
à l’intérieur des locaux dans lesquels elles se trouvent.

***
Le confinement est une décision qui peut être prise par le COS afin d’éviter l’exposition des personnes à un
danger ambiant. Cette option peut avoir l’avantage de faciliter la gestion de l’intervention dans la mesure où
des consignes claires sont données, que les personnes concernées sont régulièrement informées et que
l’isolement dans un local fermé peut être assuré (exemple : feu de cuisine dans un immeuble de la 4e famille).
L’idéal est de laisser un binôme avec les personnes confinées.
***

9

1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

DEF: ÉVACUATION:

Opération visant à ordonner préventivement à des personnes de se déplacer hors des limites d’un périmètre
de sécurité, au besoin en les accompagnant, afin qu’elles ne se trouvent pas exposées aux effets d’un danger évolutif.

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1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

Partie Évacuation:

Dans les établissements hospitaliers ou les structures d’accueil pour les personnes âgées, on cherchera à
privilégier si possible et par ordre de priorité :

- le confinement
- le transfert horizontal
- le transfert in-situ

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1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

Si le confinement n’est pas envisageable et que le transfert horizontal des patients est rendu impossible
consécutivement à une évolution exceptionnelle de la situation,

QUI ? devra procéder à l’évacuation
verticale et avec QUEL MOYENS ?

Le DSM

1 équipe médicale + 1 EP par patient pouvant être déplacé qu'avec son lit et ses appareils

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1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

La mesure d'évacuation doit accompagner:

La mise en place de structures d’accueil (point de regroupement des victimes, centre d’accueil des impliqués,
centre d’hébergement d’urgence…)

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1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

Que veut dire DGSNV :

Disposition Générale Secours à Nombreuses Victimes

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1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

A SAVOIR

Conformément à la DGSNV (Disposition Générale Secours à Nombreuses Victimes du dispositif ORSEC):
« la prise en charge des impliqués est une mission assurée par les associatifs. Un cadre associatif est désigné
par le COS comme Chef du Centre d’Accueil des Impliqués (CCAI). Il doit en assurer la mise en place et le
fonctionnement. Le CAI est dans le temps, d’abord placé sous l’autorité du DSM». Le nombre approximatif
de personnes évacuées sera transmis dans un message de renseignement.

1.4 Mesures préventives: Le confinement et l'évacuation

A SAVOIR

Conformément à la DGSNV (Disposition Générale Secours à Nombreuses Victimes du dispositif ORSEC):
« la prise en charge des impliqués est une mission assurée par les associatifs. Un cadre associatif est désigné
par le COS comme Chef du Centre d’Accueil des Impliqués (CCAI). Il doit en assurer la mise en place et le
fonctionnement. Le CAI est dans le temps, d’abord placé sous l’autorité du DSM». Le nombre approximatif
de personnes évacuées sera transmis dans un message de renseignement.

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2. SAUVETAGES ET MISES EN SÉCURITÉ

Def: SAUVETAGE:

Action visant à soustraire d’un péril immédiat une personne qui, sans aide extérieure, serait vouée à une mort
certaine.

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2. SAUVETAGES ET MISES EN SÉCURITÉ

Def: MISE EN SÉCURITÉ

Action visant à extraire, en l’accompagnant, une personne menacée par un danger auquel elle ne peut se
soustraire d’elle-même.

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4. VENTILATION

Action qui consiste à :



- mettre en oeuvre les moyens de désenfumage existants ou s'assurer de leur déclenchement automatique

- mettre en place si nécessaire un dispositif de ventilation adapté à la configuration des lieux et au type de sinistre

- maîtriser le sens du tirage

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4. VENTILATION

2 principes:

- ventilation naturelle

- ventilation mécanique
(Courant d’air obtenu avec des moyens mécaniques. Elle consiste à créer une surpression ou une dépression.
Elle regroupe le désenfumage mécanique (moyens mécaniques de l’établissement) et la ventilation opérationnelle (moyens mécaniques des sapeurs-pompiers).

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4. VENTILATION

2 tactiques :

- ventilation de protection
(Elle consiste à mettre un compartiment en surpression, afin de le protéger des fumées et des gaz chauds.)

- ventilation d'attaque
(Elle consiste à créer un tirage favorable pour les porte-lances. Elle contribue également à réduire le risque
d’embrasement généralisé éclair, à améliorer la visibilité, à réduire la chaleur ambiante et à protéger les voies
de communication.)

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4. VENTILATION

2 techniques :

- dépression

- surpression

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4. VENTILATION
4.2 objectifs de la ventilation

Les objectifs sont :

- favoriser les sauvetages / MES / Evac
- sécuriser la progression des intervenants en prévenant la survenue de phénomènes thermiques
- faciliter l'engagement des intervenants en préservant certains locaux, soit en évacuant les fumées, soit en les mettant à l'abri des fumées
- favoriser l'extinction du sinistre en contrôlant les propag du feu

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5. ATTAQUE

DEF :

Phase de la manoeuvre destinée à abattre les flammes pour enrayer la propagation du feu, puis aboutir à son
extinction

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5. ATTAQUE

5.1 Détermination des points d'attaque

Comment déterminer les points d'attaques:

- rechercher les endroits vers lesquels la propag du feu peut se faire le + facil ou action des lances + efficace.

- désignée au + près de telle sorte que l'eau soit projetée de plein fouet ou diffusée avec efficacité sur les matières qui brûlent

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5. ATTAQUE

5.2 Mode opératoire

Si le foyer n’a pas une grande étendue et si le feu ne peut pas prendre une rapide extension, il est attaqué à
l’aide d’une ou plusieurs lances :

on le maîtrise sans avoir besoin de le circonscrire.

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5. ATTAQUE

5.2 Mode opératoire

Si, au contraire, l’incendie a pris tout de suite une violence telle que tous les foyers ne puissent être attaqués
simultanément:

il faut porter ses efforts sur les points les plus menacés


***
Au besoin, des ouvertures sont pratiquées dans les cloisons pour faciliter l’attaque.
***

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5. ATTAQUE

5.3 DEBIT OPTIMAL

Le débit des lances doit être en rapport avec l’intensité du foyer.
Décrire les 2 conséquences :

- Si le débit du diffuseur est insuffisant par rapport à la violence du feu, il se produit une vaporisation instantanée, ainsi que des retours de flammes et de vapeurs brûlantes, souvent dangereux pour les porte-lance.

- S’il est trop élevé (attaque massive), le rapport entre la masse d’eau utilisée et celle nécessaire à l’extinction occasionnera des dégâts plus importants et engendrera des risques liés à la production excessive de vapeur.

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5. ATTAQUE

5.3 DEBIT OPTIMAL

Quelles est la température au plus fort du développement d'un sinistre :

température entre 400 et 800°C

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5. ATTAQUE

5.3 DEBIT OPTIMAL

Définir une attaque tridimensionnelle:

Une attaque indirecte du foyer au cours de laquelle l’eau sera projetée dès l’approche du feu afin de constituer
un brouillard d’eau, même en dehors du compartiment du feu lui-même, inerte les gaz surchauffés et refroidit
l’atmosphère ambiante

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5. ATTAQUE

5.3 DEBIT OPTIMAL

Définir une attitude défensive:

lors que le foyer n’est pas maîtrisable sans avoir inhibé préalablement les risques d’embrasement généralisé
éclair (attitude défensive)

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5.3 DEBIT OPTIMAL

Définir une attitude offensive:

apporter plus de confort lors de la progression, en vue d’attaquer par la
suite la source principale du feu

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5.4 DEVOIR DU PORTE LANCE

Avant de pénétrer dans un local, le Porte-Lance doit :

- se placer dans la position la plus basse possible, à l’écart des effets d’une éventuelle explosion et en
dehors de l’axe de l’ouvrant

- si l’accès est fermé, ne l’ouvrir que lorsqu’il a de l’eau à sa lance

- procéder au test de la porte au moyen de sa lance (le test avec la main n’est pas systématique)

- rechercher les signes d’alarme significatifs des accidents thermiques (s'ils sont perceptibles, RC au CdG, tant que le risque de Phenomènes Thermique n'est pas écarté avec certitude => lance 500l/min jet diffusé d'attaque)

- prévoir un chemin de repli

- après avoir ouvert l'accès : test du plafond de fumées,
"si vapeur = courte impulsion ou crayonnage. Il ne penetre et progresse que lorsque le danger a disparu."
"Si gouttelettes = progression"

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5.4 DEVOIR DU PORTE LANCE

Lorsqu'il pénètre dans un local il doit :

- explorer le local dans la position la plus basse possible, par avancées successives de 1 à 2 mètres, en évitant de rester dans l’axe porte/fenêtre et en testant le plafond à chaque avancée, selon les modalités
décrites précédemment

- apercevant les signes d’un phénomène thermique imminent, le porte-lance doit, suivant sa position :
=> sortir du local
=> se protéger derrière un écran en refroidissant le local par impulsion / crayonnage
=> se mettre en position de survie en se jetant au sol, tout en actionnant un jet diffusé de protection au-dessus des casques des intervenants, si le phénomène thermique se déclenche tandis que du personnel est encore présent dans le local concerné

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5.4 DEVOIR DU PORTE LANCE

Lors de la manoeuvre de sa lance le porte lance doit:

- se placer au point d’attaque désigné par son chef d’agrès, en se protégeant du rayonnement et d’éventuels retours de flammes

- employer le jet le plus adapté au sinistre, en respectant le débit commandé

- dès qu’il constate une baisse anormale d’arrivée de l’eau à la lance, se replier, rendre compte et remédier à l’anomalie

- chercher à arrêter la propagation, si possible du côté le plus menacé, puis manoeuvrer sur le foyer principal et les foyers secondaires qui auraient pu prendre naissance à proximité

- s’avancer prudemment, en se tenant le plus près possible du sol, dès lors que le jet de sa lance n’atteint plus la base des flammes

- n’utiliser que l’eau strictement nécessaire à l’extinction. Pour cela, il doit :
fermer sa lance lors de ses déplacements,
attaquer directement le foyer proprement dit, seulement après avoir neutralisé le risque majeur des effets thermiques,
prendre soin de ne pas diriger le jet constamment sur le même point, de ne pas atteindre les vitres
et objets que l’eau peut dégrader

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5.4 DEVOIR DU PORTE LANCE

En présence d'un risque électrique:

- ne pas diriger le jet de sa lance vers les installations électriques, porter attention aux eaux de ruissellement et aux fils qui pendent

- manoeuvrer en jet diffusé d’attaque exclusivement

- se mettre en sécurité à la moindre sensation de picotement

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5.4 DEVOIR DU PORTE LANCE

Dans tous les cas le porte lance doit :

- se maintenir en liaison permanente avec son équipier et son chef d’agrès et, autant que possible, avec un binôme voisin

- rendre immédiatement compte de tout changement de situation

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6. PROTECTION

Déf:

Opération qui consiste à limiter le plus possible les dégâts occasionnés par les eaux d’extinction, la chaleur
et les fumées lors d’un incendie, puis à protéger les biens d’intempéries extérieures.

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6. PROTECTION

Elle nécessite généralement :

- le bâchage
- l'évacuation de l'eau
- l'assèchement
- le déménagement (exeptionnel)
- l'aération
- l'étaiement léger

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7. DEBLAI DEGARNISSAGE

Def Déblai:

Opération qui consiste à déplacer les décombres et les objets qui pourraient cacher des foyers pour en achever
l’extinction et écarter tout risque de reprise de feu. Le déblai peut être mené conjointement à l’attaque pour
faciliter l’extinction.

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7. DEBLAI DEGARNISSAGE

Def: Degarnissage

Opération qui consiste à gratter les éléments de construction, murs, poutres et planchers pour en retirer la
couche de résidus de combustion, afin de s’assurer de l’extinction au coeur du matériau et de prévenir une
reprise de feu.

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8. SURVEILLANCE

Def:

Opération qui consiste à empêcher tout risque de reprise de feu par la mise en place d’un détachement de
sapeurs-pompiers une fois le message « feu éteint » transmis.

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9. RONDES

Def :

Opération programmée qui consiste à contrôler, puis à poursuivre par intermittence à chaque fois que
nécessaire, le service de surveillance précédemment levé, notamment à l’issue de grands feux, d’opérations
délicates ou en présence de lieux complexes et imbriqués. Les rondes sont maintenues jusqu’à ce que le COS
principal de l’intervention soit certain qu’il n’y aura plus de reprise de feu.

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9. RONDES

2 types de rondes :

- les rondes effectuées au cours d'un service de surveillance (avant le message "inter terminée")

- les rondes programmées à l'issue du message "inter terminée"

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9. RONDES
9.1 RONDES avant le message Inter Terminée

A SAVOIR

Programmées par le COS, les rondes contrôlent la bonne exécution du service de surveillance.
Chaque ronde fait l’objet d’un ordre de départ (renfort à l’ordre de départ initial de l’intervention en cours)
émis par le CSO. Un rapport secondaire est donc rédigé à chaque ronde. La première ronde est effectuée
environ 2 heures après la mise en place du service de surveillance, puis environ toutes les 4 heures.
Le service de surveillance est levé conformément au § 8 du présent titre.
En règle générale, ces rondes ne font pas l’objet de message de renseignement.

9. RONDES
9.1 RONDES avant le message Inter Terminée

A SAVOIR

Programmées par le COS, les rondes contrôlent la bonne exécution du service de surveillance.
Chaque ronde fait l’objet d’un ordre de départ (renfort à l’ordre de départ initial de l’intervention en cours)
émis par le CSO. Un rapport secondaire est donc rédigé à chaque ronde. La première ronde est effectuée
environ 2 heures après la mise en place du service de surveillance, puis environ toutes les 4 heures.
Le service de surveillance est levé conformément au § 8 du présent titre.
En règle générale, ces rondes ne font pas l’objet de message de renseignement.

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9. RONDES
9.1 RONDES après le message Inter Terminée

A SAVOIR

Les rondes sont destinées aux interventions dites courantes et sans mise en place d’un service de surveillance
ou pour prolonger de façon intermittente le service de surveillance précédemment levé, chaque fois que le
COS le juge nécessaire.
La première ronde est effectuée environ 2 heures après la rentrée du dernier engin ou la levée du service de
surveillance, puis environ toutes les 4 heures jusqu’à la fin du service.
Dans ce cas, chaque ronde fait l’objet d’un renfort sur l’opération encore en cours émis par le CSO
territorialement compétent. Il n’y a pas de création d’un nouvel ordre de départ, mais complément de moyens
sur l’opération en cours.
Ces rondes font l’objet d’un message de renseignement.

La dernière ronde est obligatoirement effectuée de jour, en présence du COS le plus élevé de
l’opération, et avec une caméra thermique. Il est en effet le seul à pourvoir clôturer l’opération.


Nota : le commandant opérationnel Brigade ou le colonel de garde peuvent missionner l’OSG, voire
l’OGC TC pour réaliser cette dernière ronde. Ils en gardent cependant la responsabilité.

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9.3 OPERATION TERMINEE

L’expression OPÉRATION TERMINÉE ne peut être utilisée que pour indiquer que chacune des phases constitutives de la marche générale des opérations est définitivement conduite à son terme.
La rentrée au CS de la dernière ronde constitue l’heure de fin d’opération. Cette heure est toujours postérieure à celle de fin d’intervention.

Le COS le plus important de l’opération doit donc veiller à la clôture de l’opération dans ADAGIO qui
impose :

- la remise en disponibilité de tous les moyens engagés

- la rédaction du message de rentrée

- la validation d’un CRI

- la validation de questions spéciales à des fins de statistiques chaudes

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9.4 ANTICIPATION DU DEBLAI ET DE LA SURVEILLANCE

Dans le cas d’une prévision d’opérations de déblai ou de surveillance de longue durée, le COS doit anticiper la demande de détachements de déblai et de surveillance, puis leur relève, avec un délai d’au moins :

un délai d’au moins 2 heures
pour permettre leur mise sur pied et leur acheminement à l’horaire prévu.


Exemples :
« Je demande rendu pour 5h00 un dispositif de déblai composé de... »
« Je demande rendu pour 9h00 un dispositif de surveillance composé de
2 engins pompes, 1 chef de garde et 1 motopompe remorquable ».


A SAVOIR
La relève du personnel nécessaire à la mise en oeuvre d’un engin restant sur place ne doit être assurée que
par la compagnie d’affectation de l’engin.
Le ravitaillement en carburant des engins est assuré par les ateliers du groupement, sous couvert de l’officier
logistique « MCO », s’il est présent sur les lieux.