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Flashcards in Psychologie Fournier Deck (37):
1

Psychologie Clinique

- Art-thérapie : moyen de médiation pour s’exprimer ; recherche des associations à travers le dessin (exemple) de manière à faire ressortir l’inconscient.
- Photo langage : technique de groupe favorisant les processus associatifs. Trace le chemin qui conduit de l’image à la parole.

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Différentes sortes de thérapie en psychologie

Psychologie clinique, psychologie comportementaliste, thérapie cognitivo-comportementaliste, hypnose, programme neuro-linguistique, thérapie breve centrée sur les solutions, psychologie positive, gestalt-thérapie, psychologie groupale (ecole de palo-alto), psychologie humaniste, pyramide des besoins de maslow, freud et la psychanalyse

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psychologie comportementaliste

Etude du comportement, ne s’intéresse pas au passé du patient, seulement à celui qu’il est maintenant. La thérapie comportementaliste est efficace en association avec les TCC.
Exemples :
- Thérapie avec les animaux (chevaux ++)
- Thérapie par aversion : faire détester au patient ce qui lui fait du mal.
- Thérapie par extinction : mettre sur une sensation désagréable une pensée positive

4

TCC

utilisée pour traiter les phobies

5

PNL

Permet d’aider le patient à effacer de sa mémoire un souvenir douloureux, ou plutôt de l’amener à avoir une autre vision de cet évènement par stimulation alternative du corps du patient ce qui permettra une « remise à zéro » des deux hémisphères. Se rapproche de l’EMDR (utilise la stimulation sensorielle pour aider le patient à se relâcher).

6

Thérapie brève centrée sur les solutions

Courant très récent.
L’idée est de se focaliser sur les solutions et non sur les problèmes (dans chaque crise, il y a du positif). Le thérapeute met en avant le fait que le patient a les capacités de s’en sortir, et qu’il doit trouver les solutions par lui-même.

7

Psychologie positive

Cette méthode ne cherche pas à convaincre que tout va bien ; il s’agit de chercher ce qui rend heureux et d’orienter le patient vers ceci.

8

Gestalt-thérapie

L’idée est de prendre l’individu dans sa globalité (corps, esprit, sensations, etc) et de trouver un équilibre. La thérapie se concentre sur le présent (pas le passé). Il s’agit de prendre le patient dans sa dimension bio-psycho-sociale, car nous savons que le psyché influe sur le corps, donc en prenant en compte le psychisme en plus du corps, cela permet une stabilisation supérieure.

9

Psychologie groupale, ecole de palo-alto

Le principe est que personne n’a raison et personne n’a tort. Une autre idée de ce courant est que le problème est la solution.

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Psychologie humaniste

Trois qualités essentielles d’un bon thérapeute : empathie + authenticité + bienveillance (pas de jugement).

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Pyramide des besoins de maslow

Les besoins psychologiques ne peuvent pas être traités si les besoins physiologiques ne sont pas assouvis. Il faut assurer les besoins fondamentaux pour pouvoir accéder aux supérieurs.

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1ère topique

- Le conscient : ce à quoi je pense en ce moment ; limité au présent
- Le pré-conscient : juste derrière le conscient, gros réservoir de pensées, sous l’influence d’une censure
- L’inconscient : tout le reste, ne parvient pas à la conscience ; siège des pulsions, des tendances et des désirs refoulés ; peut remonter au pré-conscient et se dévoiler au conscient sous forme de lapsus, actes manqués, rêves, etc.

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2e topique

La pulsion est un processus dynamique constitué d’une poussée (facteur de motricité) faisant tendre l’organisme vers un but. Sa source est dans l’excitation corporelle (lieu pulsionnel). Le but est de supprimer cet état de tension par l’objet.
Source (tension corporelle) → poussée → but (apaisement de la pulsion par l’objet)
Exemple : source = j’ai faim / poussée = frigo / but = manger / objet = gâteau

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Le ça, le moi, le surmoi

- Le ça : pôle pulsionnel de la personnalité avec l’instinct, dans l’inconscient. Ne connait que le principe de plaisir.
- Le moi : obéit au principe de réalité, s’adapte aux contraintes.
- Le surmoi : grand censeur, contient les interdits moraux et sociaux, importance de l’éducation.
Exemple : ça = je veux manger tout le gâteau / moi = après je vais avoir mal au ventre / surmoi = ça serait bien de partager avec les autres

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Regroupement des deux topiques

Le moi doit freiner le ça et prendre en compte les exigences du surmoi et les contraintes de la réalité extérieure.

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Inconscient dans la vie quotidienne

- Rêve : voie royale vers l’inconscient, pendant le sommeil, le surmoi se relâche.
= les restes diurnes + le désir infantile refoulé.
Le rêve se construit grâce à divers processus : condensation (un seul élément peut représenter ≠ images), déplacement (élément est remplacé par un autre), renversement dans le contraire (l’amour devient la haine).
- Acte manqué : il s’agit d’un acte psychique = le sujet fait un geste sans le savoir ; c’est l’expression du désir du sujet qui s’exprime malgré lui.
- Lapsus : accident de langage ; également l’expression du désir inconscient.
- Oubli : processus d’effacement, de faille de la mémoire

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Mécanisme de defense à l'angoisse

Le but est de réduire ou supprimer toutes les modifications susceptibles de mettre en jeu l’intégrité du moi.
Ils deviennent pathologiques lorsqu’ils sont utilisés de manière systématique et rigide.

1. Le refoulement
Les représentations liées à une pulsion sont repoussées et maintenues dans l’inconscient.

2. Le déplacement
Une représentation inacceptable pour le sujet va être transposée symboliquement vers une autre, moins douloureuse.Peur des pénis en érection, donc phobie des serpents.

→ Refoulement et déplacement = névroses

3. L’extériorisation
Utilisation de l’autre pour vivre une tension inacceptable. Etre amoureux de cette femme est impossible alors je la déteste, mais c’est impossible de détester sans raison alors c’est elle qui me déteste.

4. Le clivage
Le sujet divise sa pensée : une partie peut admettre et l’autre continue à ignorer.

→ Extériorisation et clivage = psychoses

5. L’annulation rétro-active
Le sujet fait comme si une action ou une pensée n’avait jamais eu lieu.

6. La dégénération
Enonciation sous forme négative d’une pensée refoulée.Ce n’est pas que je ne vous aime pas mais je m’en vais.

7. Le déni
Refuser la réalité d’une perception vécue comme dangereuse ou douloureuse pour le moi. Transformation des faits réels anxiogènes en refusant de les reconnaitre et en les remplaçant par des faits imaginaires.Chéri, on va avoir un bébé ! Alors que le médecin vient de lui dire qu’elle est stérile.

8. La formation réactionnelle
Le sujet a un comportement inverse à ses pulsions.Les maniaques ont tendance à être sales.

9. L’isolation
Une pensée, un comportement est isolé de telle sorte que l’expérience vécue est dépouillée de ses affects. Le médecin m’a dit qu’il ne me restait qu’un mois à vivre. Bon, on va faire les courses ?

10. La projection
Attribuer à autrui ses propres pulsions, pensées, intentions, etc. ATTENTION à distinguer du déplacement.

11. La rationalisation
Justification d’une conduite par un raisonnement logique. Connaître tous les ttt pris et les mécanismes d’action.
12. L’intellectualisation
Recherche dans le savoir et la connaissance une réponse à une question inconsciente et anxiogène. Se plonger dans l’apprentissage pour ne pas laisser place à l’angoisse.
Mécanisme de défense retrouvé chez les enfants à haut potentiel.

13. La régression
Adoption d’un comportement caractéristique d’un âge antérieur.

14. Le renversement dans le contraire
But de la pulsion inverse.

15. Le retournement contre soi
Refus inconscient de sa propre agressivité, la détourne à autrui pour la reporter sur soi-même (culpabilité, besoin de punition).

16. La sublimation
Pulsion d’origine sexuelle dirigée vers un nouveau but (non sexuel) pour viser des objets socialement valorisés.

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Psychose

Définition : terme générique psychiatrique désignant un trouble ou une condition anormale de l'esprit, évoquant le plus souvent une « perte de contact avec la réalité ».
Champ très vaste : psychoses aigue, confusionnelle, délirante, chronique, paranoïa, schizophrénie, etc.

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Nevrose

Définition : trouble mental qui s'exprime par un dysfonctionnement du système nerveux avec des troubles du comportement dont le sujet est douloureusement conscientmais sur lequel il n'a aucune prise. Il s’agit de situations permanentes de conflit, plus adapté que la psychose pour faire face aux difficultés que rencontre le sujet dans sa relation avec le monde extérieur.
Il peut s’agir d’angoisse (= peur sans objet), de phobie (= peur spécifique et intense déclenchée par un objet ou une situation), d’obsession + tic et toc.

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Autres troubles

Le narcissisme est l’amour du sujet à lui-même qui peut se manifester par de la perversion, de la toxicomanie, des psychopathies, etc.

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Relation soignant-soigné

Il s’agit d’une relation d’inégalité entrainant une interaction de deux personnes acceptant chacune une place particulière :
- Le soignant attend reconnaissance et vérification de son « pouvoir » réparateur, il attend du patient qu’il lui montre que c’est un bon soignant et qu’il sait bien faire.
- Le soigné attend soulagement et guérison, il attend que le soignant dirige.
Il ne s’agit pas d’une interaction binaire mais bien d’une relation à trois : le patient + le soignant + la maladie.
Un bon soignant est un bon communiquant et fait preuve d’empathie, d’adaptation et d’une bienveillance inconditionnelle selon Carl Rogers.
Il est important de prendre conscience du pouvoir des mots. De plus, ils vont entrer en résonnance avec la construction psychique du patient et ne seront pas forcément entendus selon leur sens commun objectif et technique.

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Bénéfices secondaires

Ce sont les plus évidents, ils sont généralement reconnus et acceptés par tout le monde.
Les uns sont conscients et connus du malade lui-même : compensation sociale de la maladie, le patient accède à un statut privilégié « important et protégé ». Cette attitude va favoriser le mécanisme de défense de régression.
Les autres sont inconscients et permettent de se soustraire aux relations frustrantes qui mettent le malade face à des exigences excessives.
Le mécanisme de régression est « bénéfique » dans la maladie mais lorsque ces bénéfices sont plus importants dans l’économie du sujet et que ce dernier ne trouve pas assez d’ « avantages » à être sain, il se retrouve dans une névrose de compensation ; le sujet ne peut exister alors que comme sujet malade.

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Bénéfice primaire

Ils jouent un rôle dans le déclenchement de la maladie, comme facteur favorisant ou cause à part entière. Ils présupposent l’existence d’un lien entre le psyché et le soma.
→Toute création de symptôme est faite pour échapper à l’angoisse. S’il y a une angoisse trop importante, un organe déjà fragilisé avec une lésion réelle peut devenir pathologique = amplification de ce qui est déjà présent.
La mise en évidence des bénéfices primaires n’est pas directe mais peut se déduire à partir d’entretiens.
Hypothèse : l’individu aurait la possibilité de s’installer dans la maladie et d’en tirer des « bénéfices ».

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Mécanisme de défense en jeu dans la maladie

1. La régression
Retrait sur soi et comportement infantile.
Mécanisme de défense le plus régulier dans le cadre de la maladie.

2. L’adaptation
Attitude souple et équilibrée permettant au patient de changer son mode de fonctionnement habituel sans pour autant se désorganiser.
Solution la plus attendue, la plus retrouvée et la plus adaptée psychiquement.

3. L’annulation
Se rapproche du déni. Le patient efface du discours toute menace qui ne peut être entendue.

4. L’isolation
Le patient parle de sa maladie en termes scientifiques, il décrit son trouble avec détachement, précision et sans affect.

5. Le déplacement
L’angoisse est déplacée sur une autre cible que la maladie (trop angoissante) comme le travail. Focalisation de l’attention sur autre chose que la maladie.
Le don de soi pourrait être un autre mécanisme de défense : ne pas penser à soi

6. La maitrise
Le patient va penser qu’en comprenant sa maladie, il pourra agir sur elle. La compréhension permet de maitriser et de décider (lutter contre la dépendance à l’autre), le patient se met à la place du médecin. Attention car un patient qui refuse un soin bloque toute relation et met en difficulté le bon déroulement et l’efficacité des actes.
7. Le déni
Le pire des mécanismes : je nie la réalité telle qu’elle existe. Ce mécanisme témoigne d’une grande sensibilité psychique.
→ Le déni n’engendre aucune acceptation alors que les autres mécanismes conduisent d’une manière ou d’une autre à une acceptation partielle ou totale.

8. La projection
Peut être une conséquence du déni, peut permettre l’acceptation. Le patient rejette sur son entourage la cause de la maladie.

Il est possible d’avoir des mécanismes de défense simultanés mais certains ne sont pas complémentaires (ex : régression et déni).
Il ne faut pas forcer un patient à se rendre compte de la réalité car il y aura aggravation des troubles. Il faut entendre le patient et le faire travailler avec ses propres données.

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TRANSFERT ET CONTRE TRANSFERT

Systématique dans toutes les relations soignant-soigné. Il s’agit d’un lien affectif qui s’établit de façon incontournable, automatique et indépendamment de tout contexte.

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1. Transfert : du patient au soignant

= les affects de l’analysé projetés sur l’analyste.
Cela ne nous appartient pas, il s’agit de processus inconscients.
Dans la majorité des cas, le transfert est positif (image du soignant sauveur) mais si cela se passe mal, il est préférable de passer la main et ne pas bloquer et mettre en difficulté la démarche de soin. Il est nécessaire de mettre en place une alliance thérapeutique pour que la guérison soit possible.

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2. Contre transfert : du soignant au patient

= les affects de l’analyste projetés sur l’analysé.
Il accompagne obligatoirement le transfert.
Il ne faut pas que les affects du soignant rentrent en jeu dans la relation car ce pourrait être préjudiciable pour le patient.
Le contre transfert est souvent positif entrainant une bonne action thérapeutique. Un contre transfert négatif peut s’exprimer par des attitudes qui masqueraient un rejet ou une agressivité inconsciente (pas le temps, actes manqués, etc). Il est important de prendre conscience du contre transfert afin d’améliorer le soin.

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l'équipe médicale

Le travail d’équipe permet d’éviter la toute-puissance du soignant envers le patient et d’atténuer les mouvements contre transférentiels trop envahissants. L’équipe constitue un tiers par rapport à la relation duelle soignant-soigné.
Elle permet également de soulager le soignant du poids de la souffrance des patients.

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les 6 points de la relation soignant et soigné

- Dépendance : s’induit naturellement car le patient est celui qui demande et qui est dépendant.
- Maternage
- Education : rapport du maitre à l’élève, le soignant est « celui qui sait ». Elle s’organise autour de la transmission du savoir, le soignant va éduquer le patient au niveau des soins mais aussi au niveau de la prévention (ETP). ATTENTION cette relation doit se réaliser de manière éducative et non pas autoritaire.
- Coopération : a priori sur un plan d’égalité avce un objectif commun, mais reste asymétrique.
- Autorité : sanction positive, chantage, négociation
- Acceptation : une partie accepte ce que l’autre lui offre, mais la relation soignant-soigné n’est pas égalitaire et ne peut être réciproque d’où l’existence de sentiment de dette

La relation soignant-soigné a un début et une fin annoncée. Elle s’inscrit dans la temporalité

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Compétences du nouveau né

Les compétences du fœtus apparaissent très tôt, dès la 7ème SD.
Le premier sens qui se développe est le toucher.
Principe de l’haptonomie : approche affective où les parents rentrent en contact avec le fœtus, approche tactile douce. Le rôle du père est central car sa présence détend la mère donc par conséquent le bébé aussi. Permet de conserver la complicité du couple et à la naissance, les NN seront détendus.
L’appareil auditif du fœtus est structurellement comparable à celui de l’adulte vers 20 SD. Le NN pourra réagir à une musique entendue pendant la grossesse.

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Attachement

Il s’agit d’un lien affectif avec la personne (= figure d’attachement) qui subvient aux besoins primaires et affectifs du bébé. C’est un comportement inné qui permet d’assurer la survie de l’enfant. S’il est défaillant, il pourra provoquer des troubles psychiques et des retards de croissance. Si l’enfant n’a pas trouvé de figure d’attachement dès la naissance, il peut en trouver une un peu plus tard, c’est une situation réversible.
Le besoin affectif du jeune enfant est un besoin primaire qui n’est pas basé sur la faim.
Hospitalisme : altération du développement psychomoteur chez le très jeune enfant, provoquée par un placement prolongé en institution ou par une carence affective grave.

1. Attachement secure 70%
Protestation au départ du parent + soulagement au retour et recherche de proximité.
Ce lien est favorisé par un parent apte à percevoir, interpréter les signaux de l’enfant et à y répondre au mieux.

2. Attachement anxieux évitant
Pas affecté par le départ ni par le retour du parent.
L’enfant agit comme ceci pour lutter contre l’anxiété.

3. Attachement anxieux résistant (ambivalent)
Anxiété au départ du parent + à la fois rejet et rapprochement au retour.
Ce lien ets favorisé par un parent ne comprenant pas les demandes de l’enfant, ayant des difficultés à prodiguer les soins ou à donner de la tendresse.

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Objet trouvé-créé

Décrit la capacité de la mère à pouvoir rendre possible l’illusion que le bébé a trouvé ce qu’il crée et qu’il crée ce qu’il trouve. Permet la création de la confiance en soi.
Le sentiment d’ambivalence commence à apparaître lorsque le bébé comprend qu’il n’est pas le seul à l’origine de sa satisfaction. Le moi et le non moi vont commencer à se différencier.

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Construction du self

Self = personnalité propre de l’enfant, mix entre le moi et le ça.
- Holding (portage) -> intégration
- Handling (soin, limite corporelle) -> personnalisation
- Objet presenting -> instauration de la relation d’objet
Vrai self : capacité d’adaptation de la mère ET de l’enfant.
Faux self : le bébé s’adapte à l’environnement pour faire plaisir aux parents. Il a peur de se faire désinvestir alors il s’adapte seul

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Troubles alimentaires

Au cours de l’alimentation se construisent les premières interactions entre l’enfant et son environnement. Au début de sa vie, le bébé ne perçoit pas sa mère comme « objet » total mais seulement partiel, comme le « sein nourricier ». Le bébé qui mange bien renvoie à sa mère une notion d’efficacité et de « bonne mère » ; idem à l’inverse si le bébé ne mange pas bien, la mère pourra se sentir une « mauvaise mère ».

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anorexie

1. Nourrisson
Plus elle débute tôt, plus elle est grave. Signe d’un dysfonctionnement de la relation mère-enfant.
L’anorexie sévère du nourrisson est une anorexie mentale qui peut entrainer la mort, surtout si elle s’accompagne de vomissements psychogènes et de mérycisme. La nourriture est vécue comme un poisson donné par une intoxicante.

2. Enfant
Assez rare et signe de troubles pathologiques graves, aussi signe d’autisme.
Il s’agit souvent d’enfants qui ont vécu une anorexie du second semestre, ou qui subissent des troubles relationnels.

3. Adolescent
Il y a un trouble majeur de l’image de soi, avec un refoulement de la sexualité et de la féminité.
1/10 est un homme, pathologie +++ féminine.

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Boulimie

Véritable débauche alimentaire épisodique avec peur de ne pas pouvoir s’arrêter volontairement. Cette boulimie est parfois associée à des vomissements ou une prise de laxatifs.

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Autres troubles alimentaires

1. Coliques idiopathiques du 1er trimestre
Le bébé pleure en ayant mal au ventre. Il s’agit principalement d’un dysfonctionnement entre la mère et l’enfant : dès qu’il pleure, elle lui donne le biberon.

2. Vomissements psychogènes
Ils se produisent si les repas sont donnés par une personne précise : signe que cette personne ne va pas bien !

3. Mérycisme
L’enfant rumine, fait remonter la nourriture (vomi) jusque dans sa bouche et ravale, etc. Ce trouble touche plus souvent les garçons. Le comportement s’apparente à une auto-érotisation permettant à l’enfant d’éprouver de la satisfaction, du plaisir, dans un contexte de carence affective majeure.

4. Potomanie
Il s’agit d’une sorte de toxicomanie à l’eau. Peut être associé à l’anorexie (boire pour maigrir).

5. Pica
Les enfants mangent toutes sortes de substances non alimentaires, dans un contexte de grave perturbation dans la relation avec la mère.

6. Coprophagie
Il s’agit de l’ingestion de matières fécales, dans des cas de maltraitance sévères avérées.

7. Obésité
Sans parler d’obésité physiologique mais plus d’un comportement psychopathologique lié à un dysfonctionnement de la dyade mère-enfant. Elle peut apparaitre comme un moyen de défense.

8. Orthorexie
Ces personnes recherchent sans cesse à manger sainement (comptage des calories ++), risque de déviation vers une conduite anorexique.

9. Night eatingsyndrom
Il s’agit de fringales incontrôlées à la nuit tombée. Il n’y a pas de vomissement associé, ce n’est pas un trouble inquiétant mais le caractère caché de l’attitude est systématique.

10. Autres
Troubles de l’oralité, difficultés à manger, hypersensibilité aux textures, etc.

Les troubles des conduites alimentaires chez les jeunes enfants peuvent traduire une défaillance dans la relation mère enfant (ou avec la personne qui donne les repas).Ces troubles permettent d’exprimer des difficultés que l’enfant ne peut exposer verbalement.
Si les troubles alimentaires ne sont pas les conséquences de la relation mère-enfant, ils peuvent être les signes d’un développement plus compliqué, de l’installation d’une psychose ou d’un état déficitaire.
Chez l’adolescent, ces troubles s’inscrivent le plus souvent dans des préoccupations excessives concernant l’image du corps (avec parfois un refus des caractères sexuel primaire ou secondaire).