III- 15 Toxicologie des radioéléments Flashcards

1
Q

différents types de rayonnements ionisants

A

• Un rayonnement est dit ionisant s’il est capable d’arracher un électron à la matière
H : énergie de liaison = 13,6 eV

 •  Rayonnement particulaire/corpusculaire - α  (noyau d'hélium) = particules lourdes très énergétiques, parcours rectiligne et court dans la matière (qq dizaines de µm) - β = particules légères, faible énergie, parcours sinueux (β+ : positons ; β- : électrons) (< 1 cm) ☞ pénètrent peu la matière ) donc peu dangereux par irradiation externe mais dangereux par contamination interne

 •  Rayonnement électro-magnétiques γ et X : parcours très long, faible absorption dans la matière γ = très dangereux par irradiation externe. Pour s'en protéger, il est nécessaire d'utiliser des écrans de grande épaisseur (béton, acier) (parcours illimité, dont l'intensité décroit exponentiellement) 

 •  Principales unités rendant compte de l'interaction avec la matière/nuisance/exposition ☞ TLE = transfert linéique d'énergie (KeV ou MeV/cm) : ↑ pour particules α 

☞ Dose absorbée (D) en Gray (G)
- reflet de l’énergie absorbée par une certaine masse de tissu (1 Gy = 1J/kg)
1 Gy provoque des effets biologiques différents selon le rayonnement.

☞ Dose équivalente (H) en Sievert (Sv)
H = D (Gy) * Wr
avec Wr = facteur d’efficacité variant selon la nature du rayonnement, qui est corrélé aux valeurs du TLE
Permet de comparer les effets en fonction des rayonnements

☞ Dose efficace (E) en Sievert (Sv)
E = Σ(H*Wt)
Dans le cadre d’une irradiation d’un corps entier, on affecte la dose équivalente d’un facteur de pondération (Wt) lié à la radiosensibilité d’un tissu donné
→ ces valeurs sont sommées pour rendre compte du détriment global sur les différents tissus ou organes

la dose absorbée, le débit de dose et la durée de l’irradiation contrôlent l’intensité et la nature des effets (aigus ou chroniques)

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2
Q

Différents types d’exposition

A

Exposition de l’organisme
→ Contamination = présence indésirable ⚠ à un niveau significatif de substances radioactives à la surface ou à l’intérieur d’un milieu.
↪ Entraîne l’irradiation

IRRADIATION EXTERNE
- irradiation globale (tout l’organisme est atteint = situations accidentelle : la source se situe à distance de la personne et l’atteint) ou partielle (localisée : la source se trouve au contact de la peau)
→ rayons X ou γ sont le plus dangereux car ils pénètrent profondément dans le corps humain (parcours très long)
→ rayons β le plus énergiques (> 1MeV) peuvent atteindre les couches profondes de l’épiderme

IRRADIATION INTERNE
- radio-isotope qui pénètrent dans l’organisme par voie digestive, respiratoire ou cutanée
- rayons α sont les plus dangereux
- Si substance non-transférable
durée d’exposition : durée du transit dans l’organisme

  • Si substances transférables = accumulation dans les organes cibles pour une durée = période effective (Te) calculée selon la relation : 1/Te = 1/T + 1/Tb
    avec T = période physique du radioélément
    Tb = période biologique (persistance dans l’organisme)
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3
Q

Mécanisme d’action toxique des radioéléments

A

Les rayonnements émis par les radioéléments, sont produits au cours de la désintégration des noyaux instables et sont donc d’origine nucléaire.
Les différents types de rayonnements vont interagir avec les atomes de la matière traversée et sont à l’origine de phénomène d’excitation et d’ionisation des atomes.

→ Excitation
Energie absorbée par l’atome permet de déplacer un ou plusieurs électrons périphériques sur des orbites plus éloignées du noyau

→ Ionisation
L’énergie absorbée par l’atome est suffisante pour expulser un électron du nuage électronique.
l’atome ayant perdu un électron est dit ionisé (ion positiif)

Les rayonnements particulaires sont directement ionisants du fait de leur interaction inévitable avec les électrons de la matière traversée.
Les rayonnements constitués de particules neutres (neutrons et les rayonnements électromagnétiques (X et γ) interagissent avec les atomes de la matière traversée en leur communiquant tout ou partie de leur énergie et ainsi mettent en mouvement des électrons issus de la matière traversée: ils sont donc indirectement ionisants.

Ces ionisations initiales endommagent les macromolécules (ADN)
- ionisation directe
- ionisation indirecte provoquée par des radicaux libres issus de la radio lyse de l’eau → lésions moléculaires
→ lésions cellulaires des cellules irradiées
→ mort cellulaire ou mutations ou mitoses
+ lésions cellulaires des cellule environnantes non irradiées.

Une majorité des lésions de l’ADN (cassure, pontage, enduits) peuvent être réparées par un ensemble de mécanismes enzymatiques. Les lésions non réparées ou résiduelles peuvent être à l’origine de mutations irréversibles au niveau génique ou chromosomique (anomalies de structure ou de nombre)

Conséquences sur l’homme :
concernent tous les tissus
• effets précoces (effets déterministes dose-dépendants = apoptose radio-induite)
• effets différés (effets stochastiques aléatoires) tels que les cancers (cellules somatiques) et les effets génétiques (cellules reproductrices) avec transmission à la descendance ou effets tératogènes.

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4
Q

Sources d’exposition

A

La dose annuelle moyenne reçue est de 3,7 mSv (IRSN). Elle provient de l’exposition à la radioactivité naturelle, de l’exposition médicale et de l’exposition aux radionucléides artificiels.

IRRADIATION NATURELLE (2,4 mSv/an)

  • rayons cosmiques varient avec l’altitude et la latitude
  • radioactivité du sol (uranium, période très longue), de l’air (radon, descendant de U), de peau, et des aliments : potassium 40, qui constitue une source de contamination interne de l’organisme.

Irradiation médicale radiothérapie, radioéléments utilisés en radiodiagnostic.

IRRADIATION ARTIFICIELLE (1,3 mSv/an)
→ Risques dans les domaines publics
- transport ou manipulation de sources radioactives
- rejet de déchets radioactifs
- retombées radioactives dues aux explosions nucléaires

→ Risques dans les domaines professionnels

  • industrie nucléaire (réacteurs nucléaires)
  • utilisation des générateurs de rayonnement (tube de RX, accélérateurs de particules) (moyenne mondiale, avec variations importantes selon localisation géographique et mode de vie)
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5
Q

Symptomatologie / irradiations

A

IRRADIATIONS EXTERNES GLOBALES
- 0.15 Gy : Stérilité masculine temporaire
- 0.2-1 Gy : Lymphopénie temporaire
- 1-2 Gy : Leucopénie, thrombocytopénie avec nausées, vomissemnets, effets immunosuppresseurs
- 2-4 Gy // 4-6 Gy : syndrome hématopoïétique : pancytopénie (effets maximum à 3 semaines post-exposition - retour à la normale = 3 à 6 mois)
Forme aggravée avec aplasie médullaire et hémorragies.
- 6-7 Gy : syndrome gastro-intestinal : douleurs abdominales, vomissement, diarrhée => hémorragie digestive => septicémies
- 8-10 Gy : atteinte pulmonaire : hémoptysies, insuffisance respiratoire aigue
- > 10 Gy : syndrome neurologique : désorientation spatio-tempérelle, convulsions, coma, oedème cérébral, hypertension intracrânienne,
létal en quelques heures (moins de 2 jours).
Aucune thérapeutique n’est effiacce

Evolution en 5 phases, quel que soit le syndrome :

1) Phase initiale : nausées, vomissemnets, hyperthermie, céphalées, asthénie
2) Phase de latence ; asymptomatique, durée inversement proportionnelle à la dose
3) Phase critique : signes caractéristiques du syndrome selon la dose
4) Phase de rémission avec récupération lente
5) Phase tardive (après plusieurs années) : asthénie, risque de fibrose et/ou de cancer des organes radiosensibles

IRRADIATIONS EXTERNES LOCALISEES
N’engage pas le pronostic vital
Premier tissu cible : la peau
- Symptomes initiaux : sensation de chaleur, douleurs, érythèmes
- Phase de latence
- Symptomes tardifs (quelques jours) : dépilation simple, érythème, radiodermite sèche ou exsudative, nécrose tissulaire

IRRADIATIONS INTERNES
Asymptomatiques à court terme, mais peuvent entraîner des mutations génétiques/chromosomiques avec risque de cancers.

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6
Q

Prise en charge / irradiation

A

L’urgence médico-chirurgicale prime toujours sur le traitement de la contamination interne

TRAITEMENT EVACUATEUR

  • si exposition externe : déshabillage suivi d’un lavage à l’eau savonneuse et d’un séchage soigneux
  • si contamination interne : action rapide nécessaire afin d’éviter la fixation du radionucléide sur l’organe cible => boisson abondante, fluidifiant bronchique, laxatif doux

TRAITEMENT SPECIFIQUE

  • iode stable
  • bleu de Prusse => antidote du Thalium
  • ca-DTPA => chélateur limitant la distribution du radionucléide et en conséquence ses effets radiologiques à court et à long terme. L’efficacité de chélateur dépend de l’élément chimique et est indépendante de sa radioactivité.

THERAPIE DE SUPPORT

  • décontamination digestive chez patients risquant de développer une aplasie profonde
  • traitement transfusionnel classique de l’aplasie médullaire
  • administration d’antibiotiques selon les indications habituelles de la lymphopénie

THERAPIE PAR CYTOKINES
Traitement par G-CSF + érythropoïétine le plus rapidement possible pour les patients de grade 2 et 3 sauf ceux présentant des signes neurologiques irréversibles

THERAPIE PAR GREFFE ALLOGENIQUE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES
L’indication ne doit pas être posée avant le 21e jour après l’irradiation

Syndrome cutané grave

  • hospitalisation dans un service de grands brûlés
  • anti-inflammatoires
  • greffe de peau
  • amputation => cas extrême
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7
Q

Analyse toxicologie / irradiation

A

CAS D’EXPOSITION EXTERNE
Première estimation à partir des signes cliniques et biologiques

  • Dosimétrie biologique : dénombrement des anomalies chromosomiques dans les lymphocytes du sang circulant => détermination de la dose moyenne reçue par la personne
  • Dosimétrie physique : réalisée expérimentalement.
    Détermination de la répartition de la dose dans le corps humain et donc de la dose moyenne aux organes critiques

Cas d’EXPOSITION INTERNE

  • anthroporadiamétrie si rayonnements gamma ou X
  • mesure dans les excrétats.
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8
Q

Effets chromosomiques et géniques des rayonnements

A

EFFETS DIRECTS → rupture des liaisons chimiques
Toutes les molécules du vivant sont susceptibles d’être lésées.
Rupture de l’ADN > 3eV
• rupture de chaine : simple ou double
• lésions des bases nucléiques (thymine +++)
• formation de liaisons chimiques anormales (pontages) intra-chaînes ou inter-chaînes (ADN ou ARN) ou avec une protéine
• distorsion des deux brins d’ADN par intercalation

EFFETS INDIRECTS → Radiolyse de l’eau et des solutions aqueuses
- formation de radicaux libres en 10^-12s

1) Radiolyse de l’eau :
hv + H20 → électron + H2O+ → hydroxyl HO° ou H°

2) Excitation de l’eau :
hv + H2O → H2O°
H2O → H+ + hydroxyl (OH°) + électron

3) Réarrangement :
H° + H° → H2

Si absence d’O2 : en fonction du transfert d’énergie :

  • élevé : OH° + OH° → H2O2 (eau oxygénée)
  • faible : H° + OH° → H2O

Si présence d’O2
H° + O2 → OOH° (hydroperoxyde)
OOH° + OOH° → H2O2 + O2
électron + O2 → O2° (superoxyde)

⚠ Conséquences : radiolyse des molécules organiques
- à cause de la formation de H2O2, peroxydes (ROO°) et tétroxyde (ROOO°)
→ amplification des effets, par des cascades d’évènements toxiques …

Sites d'attaque difficiles à prévoir : 
- très toxiques par les membranes : 
     •  glucides, lipides, protéines
     •  acides aminés, peptides, acides nucléiques
- perte d'activité des enzymes
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9
Q

Quelle sont les conséquences de l’interaction avec la matière

A

Sur les particules : ralentissement et arrêt des particules

Sur l’interaction elle-même : transfert d’énergie

Sur le milieu environnant : effets résultent de l’énergie transférée : cascade d’événements ↔ effets radiobiologiques :

  • ionisation (si énergie > 10 eV)
  • excitation
  • transfert thermique
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10
Q

Conséquences cellulaires (suite aux anomalies chromosomiques et génétiques)

A

Les mécanismes toxiques sont fonction de la cellule :
A) cas des cellules qui se divisent :
- Destruction de la cellule,
- Perte de sa capacité de prolifération,
- Ralentissement de la synthèse de l’ADN, blocage du cycle,
- Sensibilité maximale en phase G2 et pdt la mitose (M)

B) Cas des cellules qui ne se divisent pas :
→ Perte de fonctionnalité de la cellule
- Par accumulation de métabolites toxiques,
- Par rupture des différentes membranes cellulaires.

LESION DE L'ADN : réparation totale ? 
Oui : restitution ad interim
Non :
     •  Compatible avec la division cellulaire ? 
Non : mort cellulaire différée 
→ Effets déterministes

Oui : MUTATION
→ Cellule somatiques: cancer
→ Cellules germinales : affections héréditaires
↪ effets aléatoires (stochastiques)

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11
Q

Apparition des effets tissulaires ?

A

Radiosensibilité tissulaire : somme des effets cellulaires

a) tissu radiosensible = tissus à renouvellement cellulaire rapide
• cellules souche s(tissu hématopoïétique)
• cellules en voie de maturation : perte de leur capacité à se diviser : la peau, les gonades, l’embryon, le foetus

b) tissus radio-résistants
- les tissus non comportementaux (où les différents compartiments ne sont pas identifiés)
- les cellules fonctionnelles ont gardé la capacité de se diviser mais leur durée de vie est en général très longue (1 an pour les hépatocytes) : activité mitoique des cellules est très longue ↔ +/- radiorésistance
- les tissus qui ne se divisent peu ou pas : cristallin, os

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12
Q

Conséquences pour l’humain

A

→ Si atteinte de tissus vitaux (toxicité lésionnelle +++):

  • Tissu hématopoïétique : leucopénie, aplasie médullaire
  • Tube digestif : grêle et duodénum, radiomucite, ulcère
  • Foie : hépatite si irradiation globale
  • Cerveau:œdème cérébral

→ Si atteinte de tissus non vitaux = atteinte fonctionnelle :

  • Peau: érythèmes, dermites (brulures 2ème degré), nécroses
  • Œil:cataracte
  • Gonades (azoospermie, anovulation), SNP (myélite), reins (néphrites), os (ostéonécroses), poumons (sclérose).

Les dommages sont fonction:
• de la dose physique
• de l’étalement (réactions précoces)
• du fractionnement (réactions tardives)

 La tolérance est fonction:
     •   du volume détruit
     •   d’une éventuelle réserve fonctionnelle 
     •   de l’architecture de l’organe
     •  du délai d’observation
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13
Q

Tableau clinique typique de l’irradiation globale d’un individu lorsque la dose reçue > 2,5 Sv

A

SYNDROME AIGU D’IRRADIATION évolue en 3 phases
1) atteinte gastro-intestinale dans les 24 heures qui suivent l’accident : nausées vomissemnets, diarrhées, hyperthermie, déshydratation

+ atteinte cutanéomuqueuse, plu sou moins importante

+ dépression médullaire : toutes les lignées sont touchées

2) phase de rémission apparente (+/- longue, si dose < 10 Gy)

3) Phase critique (3e à 7e semaine) : aggravation ⚠
Atteinte des organes hématopoïétiques
→ syndrome infectieux majeur
→ troubles de la coagulation, hémorragie multiples
→ désordres métaboliques dus à l’abondance des déchets celullaires que doit éliminer l’organisme : insuffisance rénale, dénutrition

→ + syndrome intestinal : diarrhées, déshydratation

→ Syndrome neurologique central : coma, mort

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14
Q

Effets d’un irradiation locale

A

PEAU
> 5 Sv : épidermique érythémateuse, oedème
de 12 à 20 Sv : épidemrite bulleuse, exsudatve
> 25 Sv : nécrose, sclérose, troubles fonctionnels

GONADE

  • Testicules : dose > 3 Sv : stérilité définitive chez l’homme, hypothermie dès 0,2 Sv
  • Ovaires : dose > 8 Sv : stérilité et ménopause précoce

OEIL
dès 5-8 Sv : cataracte après latence de plusieurs années

THYROÏDE
hypothyroïdie plutôt retardée

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15
Q

Signes cliniques tardifs / radiation

A

→ Diminution de la réponse immunitaire
La réponse immunitaire diminue à partir d’une irradiation de 1 à 2 Sv, = apparition d’infections plus fréquentes

→ Effets carcinogènes : cancers, atteintes des organes hématopoïétiques (LMC), cutanées, pulmonaires
(K poumon), osseuses, thyroide,sein.

→ Effets génétiques

  • cancers, stérilités, malformations
  • risque de mutations dominantes, récessives ou liées au sexe
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16
Q

Effets tératogènes / radiation

A

• Avant la 3ème semaine grossesse : mort ou rien

• De la 3ème semaine au 3ème mois : rien ou tératogénicité,
Risque maxi sur l’embryon de la sem 3 à la sem 6.

• Du 3ème mois à la naissance : rien ou foetotoxicité :
Sensibilité  chez le fœtus, sauf pour SNC et cancers : leucémies après la naissance, retard mental, staturo-pondéral, décès ante- ou péri-natal.

17
Q

Evaluation du niveau de risque

A
  • mesure dans l’air par passage de l’air sur des filtres
  • mesure sur les surfaces par frottis
  • mesure dan l’eau

Comptage de la radioactivité d l’échantillon grâce à des détecteurs spécialisés

18
Q

Limites légales de doses en radioprotection

A
  • pour le public : 1 mSv/12 mois glissants (cela ne concerne pas l’exposition médicale)
  • pour les ravaleurs : 20 mSv/12 mois glissants

La limte de 1 mSv poru le public ne concerne pas l’irradiation naturelle ‘radon dose moyenne annuelle : 1,8 à 2 mSv) ni radiation à des fins médicales.

Cette limite porte donc spécifiquement sur l’irradiation (non-médicale) d’origine artificielle.

19
Q

Mesures de protection contre la contamination externe

A
↑ distance
↓ activité d ela source
↓ temps d'exposition 
Ecran dont le choix se fait en fonction du rayonnement 
α : papier
β : aluminium
γ = plomb
neutron : eau

Tous les moyens externes qui protègent contre le DEPOT de radiocontaminants sur es téguments et contre leur pénétration dans l’organisme

  • Tenues de protection vestimentaire filtrantes (type TOM) ou jetable (type Tyvek), les gant latex simples, les surbottes, les masques de protection respiratoire
  • Les masques faciaux complets avec cartouche filtrante muktispectre
20
Q

Mesures de protection contre la contamination interne

A

Administration d’iode stable, non radioactive

La protection contre les contaminations internes par l’iode radioactif est assurée par la prise préventive d’iode stable dans l’heure qui précède l’exposition afin de saturer la thyroïde et d’empêcher la fixation d’iodes radioactifs.

Cette prescription est actuellement préconisée pour les intervenants dans toutes les installations militaires où un tel risque pourrait survenir.

L’iode radioactif est en effet l’une des principales matières radioactives libérées dans l’environnement si un accident avec défaillance du confinement d’un réacteur se produit.

Quand il y a risque de contamination par les iodes radioactifs (iode 131), susceptibles d délivrer à la thyroïde plus de 100 mGy → protection de Ella thyroïde devient indispensable.

PRISE PREVENTIVE D’IODE STABLE KI
- KI est un médicament présenté sous forme de comprimé contenant 65 ou 130 mg de KI soit 50 ou 100 mg d’iode.
- emballage individuel étanche
- stabilité chimique de 3 ans mais pas de risque toxique en cas de dépassement de la date de péremption
→ S’ils sont administrés à temps, les comprimés d’iode stable ainsi que les autres formes d’iode stable (poudre KI, lugol, solutions alcoolisées à base d’iode) peuvent prévenir l’apparition de cancers de la thyroïde.
→ Une quantité suffisante d’iodure doit être administrée.

☞ L’inhibition de la fixation d’iode radioactif augmente avec la quantité d’iode stable administrée.
• Elle est maximale pour 130 mg de KI soit 100 mg d’iode

La protection est supérieure à 90% quand l’iode stable est administré avant la contamination, ou dans l’heure qui suit.
• L’irradiation est encore diminuée de 50% quand il est ingéré 5 heures après la contamination.
• L’iode radioactif ne pouvant alors se fixer est éliminé naturellement par l’organisme humain

La protection est supérieure à 90% quand l’iode stable est administré avant la contamination, ou dans l’heure qui suit.
• L’irradiation est encore diminuée de 50% quand il est ingéré 5 heures après la contamination.
• L’iode radioactif ne pouvant alors se fixer est éliminé naturellement par l’organisme humain

→ La prise de comprimés d’iode stable est essentiellement justifiée pour les enfants et les jeunes adultes, chez qui le bénéfice en terme de santé a été démontré,
→ Pour les adultes de plus de 40 ans environ, elle ne semble pas utile, en particulier pour de faibles doses d’exposition de la thyroïde.
→ le stock n’est pas inépuisable.

-Nouveau-nés (aussi nourrissons allaités par une mère traitée) jusqu’à 1 mois: dose unique de 1⁄4 de comprimé.
-Enfants de 1 mois à 3 ans: 1⁄2 comprimé par jour.
-Enfants de 4 à 12 ans: 1 comprimé par jour.
-Enfants dès 12 ans et adultes: 2 comprimés à la fois par jour.
-Femmes enceintes ou qui allaitent: 2 comprimés à la fois par jour, pendant 2 jours au max.
⚠ La grossesse et l’allaitement ne sont pas des contre- indications.

EI peu fréquents (goût amer, éruption cutanée, inflam° glandes salivaires et thyroïde)
• Bilan post ttt pour femme enceinte, nourrissons, si patho thyroïdienne (risque hypothyroïdie)

☞ Comprimés dissous dans eau, lait, jus de fruit (mauvais goût).

  • Pas de contre-indication.
  • L’allergie sévère après prise unique per os est rarissime.
  • L’administration peut être répétée en cas de contamination prolongée. Une seule dose de KI ne protège la thyroïde que pendant 36 heures.

⚠ Plan départemental de gestion et de distribution des comprimés d’iode

 •  1996  - une boîte de 10 comprimés par foyer, deux boîtes pour les familles nombreuses  - pour les populations qui résident à proximité d'une centrale nucléaire à l'intérieur de la zone de 10 km couverte par un Plan Particulier d'Intervention PPI La zone concernée par le Plan Particulier d’Intervention (PPI) correspond à la zone située dans un rayon de 10 kilomètres autour d’une centrale nucléaire. (20 km en 2019) Le PPI prévoit des procédures particulières (mise à l’abri, prise d’iode, etc.) afin de protéger les populations dans cette zone.

 •  circulaire inter-ministérielle date du 11 juillet 2011 - plan ORSEC « iode » vise à organiser la distribution à la population des comprimés d’iode en cas de passage de nuage radioactif. - concerne les personnes et collectivités (écoles, entreprises, administrations, etc.) situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 centrales nucléaires françaises

⚠ En 2019, une campagne de distribution complémentaire d’iode aura lieu pour les personnes résidant dans la zone située entre 10 et 20 km.
En septembre 2019, des comprimés d’iode vont être mis à disposition des habitants, des établissements recevant du public et des établissements scolaires de votre commune.
La distribution préventive s’effectuera dans les pharmacies.
Elle est accompagnée d’une campagne d’information visant à présenter et à expliquer aux riverains la conduite à tenir en cas d’alerte nucléaire, ainsi que les modalités de retrait des comprimés d’iode

Le retrait en pharmacie
• Le retrait se fait sur présentation du courrier au pharmaciens qui délivrera gratuitement les comprimés nécessaires.
• La liste des pharmacies partenaires est indiquée au dos du courrier.
• Les comprimés périmés doivent être rapportés au pharmacien.