Lymphome malin Flashcards

1
Q

Lymphome malin : généralités ?

A

Prolifération lymphomateuse = pathologies tumorales clonales développées aux dépens des cellules du tissu lymphoïde ganglionnaire, parfois extra-ganglionnaire (rate, ORL, tube digestif, poumon…) ou non lymphoïde (peau, estomac…)

  • Cancer le plus fréquent en hématologie, de 2 types : hodgkinien (1900/an) et non hodgkinien (17 000/an)
  • Survenue à tout âge, fréquence en augmentation dans les pays développé, incidence = 12/100 000 hbts = 6ème cancer en France
  • Favorisé par un terrain immunodéprimé (VIH…), mais surviennent le plus souvent en dehors de toute immunodépression
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Q

Lymphome malin : clinique ?

A
  • ADP périphérique, unique ou non, le plus souvent asymétrique : suspecte si > 2 cm, ancienneté > 1 mois, ferme, non inflammatoire, non adhérente, indolore (sauf à l’ingestion d’alcool dans le lymphome de Hodgkin), non satellite d’une infection ou d’une lésion tumorale, non contemporaine d’un épisode fébrile transitoire
  • Splénomégalie, hépatomégalie
  • Signes spécifiques d’atteinte extra-ganglionnaire : estomac, poumon, SNC, cutanée…

Symptômes B :

  • Fièvre au long cours inexpliquée : température > 38°C pendant > 3 semaines
  • Prurit inexpliqué
  • Sueurs nocturnes profuses
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3
Q

Lymphome malin : urgences ?

A

Syndrome cave supérieur
=> Rapidement progressif : œdème en pèlerine, comblement des creux sus-claviculaires, circulation veineuse collatérale, turgescence jugulaire, céphalées, dyspnée/orthopnée

Masse abdominale
=> Rapidement progressive : douleurs abdominales, syndrome occlusif, compression veineuse
=> Souvent révélatrice d’un lymphome de Burkitt chez l’enfant ou l’adulte jeune

Compression radiculo-médullaire

  • Douleurs radiculaires : augmentées par la toux, l’effort, le décubitus ± signes déficitaires
  • Signes de compression médullaire : claudication médullaire intermittente, troubles sphinctériens, paraparésie ou paraplégie vraie avec syndrome pyramidal
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4
Q

Lymphome malin : biopsie tissulaire ?

A

ADP superficielle
1. Ponction
= Orientation diagnostique seulement
- Diagnostic différentiel : pus franc, cellules de cancer solide
- Cellules lymphomateuses => biopsie-exérèse ganglionnaire
- Non contributive => biopsie-exérèse ganglionnaire

  1. Biopsie-exérèse chirurgicale
    - Du ganglion le plus suspect (surtout en cas de cellules
    lymphomateuses à la ponction) et le plus facile d’accès
    - Eviter l’exérèse d’une ADP inguinal (risque de lymphoedème)
    - Envoi du ganglion non fixé

ADP profonde
- Micro-biopsie scannoguidée ou biopsie chirurgicale

  • Examen morphologique avec immunophénotypage
    => Lymphome de Hodgkin : présence de la cellule de Reed-Sternberg (CD15+, CD30+, CD45-)
    Lymphome non hodgkinien : architecture folliculaire ou diffuse, taille des cellules, type T ou B
  • Examen cytogénétique : recherche d’anomalie acquise, clonale, non aléatoire
  • Biologie moléculaire : recherche d’un transcrit de fusion
  • Congélation tumorale systématique pour étude ultérieure
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5
Q

Lymphome malin : bilan d’extension ?

A

Bio

  • Anémie inflammatoire, lymphopénie et/ou polynucléose neutrophile fréquentes
  • Plus rarement anémie hémolytique
  • Généralement non leucémique (absence de cellules tumorales dans le sang)
  • Bilan hépatique, bilan phosphocalcique, bilan rénal
  • RP de face + TDM thoraco-abdomino-pelvienne
  • PET-scanner si lymphome agressif ou lymphome de Hodgkin
  • Biopsie ostéomédullaire si lymphome agressif ou lymphome de Hodgkin (peut être évité
    si un PET-scanner a été réalisé en cas de lymphome de Hodgkin : bonne VPN)
  • Ponction lombaire si lymphome agressif ou selon la localisation (cérébrale, testicule, ORL)
  • Autre selon le contexte : fibroscopie gastrique, coloscopie, examen ORL, Rx osseuse…
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6
Q

Lymphome malin : bilan d’évolutivité ?

A
  • LDH, β2-microglobuline
  • VS/CRP, fibrinogène
  • EPP ± immuno-fixation si pic monoclonal
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7
Q

Lymphome malin : bilan du terrain et pré-thérapeutique ?

A
  • Comorbidité, état nutritionnel, score gériatrique, bilan pré-chimio-radiothérapie (ETT, EFR…)
  • Bio : créatinine, glycémie, iono, bilan pré-transfusionnel, AAN, FR, test de Coombs direct
  • Sérologie : VIH, VHB et VHC systématique ± EBV, HTLV1, HHV8 selon le type de lymphome
  • Congélation de sperme chez l’adolescent/adulte, congélation d’ovaire chez la fille/femme jeune
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8
Q

Lymphome malin : classification d’Ann-Arbor ?

A

Stade I
- 1 seul territoire ganglionnaire atteint ou 1 seule atteinte extra-ganglionnaire (1E)

Stade II

  • ≥ 2 territoires ganglionnaires atteints du même côté du diaphragme
  • 1 atteinte ganglionnaire avec 1 atteinte extra-ganglionnaire de contiguïté (2E)

Stade III
- Atteinte ganglionnaire sus- et sous-diaphragmatique

Stade IV

  • Atteinte viscérale (foie, poumon…) avec 1 atteinte ganglionnaire à distance (≠ 2E)
  • Envahissement médullaire

A
- Absence de signes généraux cliniques (A) et/ou biologiques (a)

B
Signes généraux cliniques (B) :
- Fièvre > 38° inexpliquée > 8 jours
et/ou - Sueurs nocturnes
et/ou - Amaigrissement > 10% du poids en 6 mois
- Signes généraux biologiques (b) : syndrome inflammatoire inexpliqué > 8 jours

E
- Atteinte extra-ganglionnaire de contiguïté d’un territoire ganglionnaire atteint

X = Bulky : masse tumorale volumineuse = > 10 cm ou rapport médiastino-thoracique ≥ 0,35

=> Une splénomégalie ou une atteinte amygdalienne sont comptées comme atteinte ganglionnaire
=> Une atteinte bilatérale d’une même aire ganglionnaire compte pour 2 aires ganglionnaires

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9
Q

Lymphome malin : facteurs pronostiques ?

A

Facteurs pronostiques initiaux liés à la maladie

  • Lymphome folliculaire > diffus
  • Lymphome à petites cellules (indolent, de bas grade) > à grandes cellules (agressif)
  • Lymphome de Hodgkin > non hodgkinien
  • Stade Ann-Arbor
  • Nombre d’atteintes viscérales dans les lymphomes agressifs
  • Nombre d’atteintes ganglionnaires dans les lymphomes de haut grade
  • Masse tumorale volumineuse
  • Anémie
  • LDH élevés

Facteurs pronostiques liés au terrain

  • Age > 60 ans, comorbidité
  • Atteinte de l’atteinte générale : score PS OMS ≥ 2
  • Présence de signes généraux cliniques (B) ou biologiques (b)
  • Lymphopénie dans la maladie de Hodgkin
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10
Q

Lymphome malin : évolution ?

A

Réponse au traitement

  • Mise en rémission complète
  • A l’étude : normalisation précoce du TEP-scan après 2-3 cures…

Evolution

  • Lymphome non hodgkinien de bas grade : survie longue (10 ans), guérison exceptionnelle
  • Lymphome non hodgkinien agressif : guérison dans 50% des cas par un traitement lourd
  • Lymphome de Hodgkin : 90% de guérison dans les formes précoces, 50% dans les formes étendues
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11
Q

Lymphome malin : traitement ?

A

= Tumeur très chimiosensible : aucun intérêt d’une chirurgie d’exérèse
- Suivi : examens cliniques rapprochés pendant 2 ans, imagerie à la fin du traitement (confirme une rémission complète) et à 6 et 12 mois, puis suivi au long court (complications tardives)

Rituximab
= Ac monoclonal anti-CD20 : efficace dans les lymphomes non hodgkiniens B
- Administration IV lente, utilisée seule ou plus souvent avec chimiothérapie
EI :
- Syndrome de relargage cytokinique (immédiat, bénin) : fièvre, frissons, érythème cutané, prurit, hypo- ou hypertension, dyspnée, avec parfois bronchospasme => régresse à l’arrêt de la perfusion ± anti-histaminique et corticoïdes, ne contre-indique pas la reprise du traitement
- Réaction anaphylactique vraie (rare)

Chimiothérapie ABVD ou BEACOPP

  • A court terme : alopécie, nausées/vomissements, cytopénie, anorexie, mucite
  • A long terme : néoplasie 2ndr (tumeur solide, hémopathie), hypofertilité
  • Adriamycine : nécrose cutanée si extravasation, toxicité cardiaque cumulative
  • Bléomycine : fièvre/frissons à l’injection, toxicité pulmonaire aiguë (immuno-allergique) et retardée (fibrose), toxicité cutanée (photosensibilité, traces brunes)
  • Vinblastine : neuropathie périphérique (dont constipation)
  • Dacarbazine : réaction pseudo-grippale retardée

Radiothérapie

  • Utilisé uniquement dans le lymphome de Hodgkin
  • Très rarement en cas de lymphome non hodgkinien, à titre palliatif/symptomatique
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12
Q

Lymphome de Hodgkin : généralités ?

A
  • 1500 cas/an et 200 décès/an en France, 2 pics d’incidence = sujet jeune de 25 ans et sujet âgé >70 ans
  • 40% associés à EBV, avec notamment un risque dans les 5 ans après une mononucléose infectieuse symptomatique
  • FdR : généralement aucun, ou infection à VIH, prédisposition génétique (risque x 100 chez jumeau homozygote)
  • Extension : débute au niveau ganglionnaire, généralement sus-diaphragmatique, puis extension de proche en proche aux territoires ganglionnaires adjacents par voie lymphatique, dissémination hématogène possible secondairement
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13
Q

Lymphome de Hodgkin : clinique ?

A

= Le plus souvent localisé au diagnostic : 2/3 au stade localisé (I ou II), 1/3 au stade étendu (III ou IV)
- ADP périphérique (80%) : sus-diaphragmatique, au niveau cervicale ou sus-claviculaire le plus souvent
ADP médiastinale (10%) :
- Découverte fortuite à la RP
- Signes de compression : toux, dyspnée, douleur, rarement syndrome cave supérieur

  • Signes généraux (10-20%) : fièvre, sueurs nocturnes, amaigrissement, prurit
  • Douleurs ganglionnaires à l’ingestion d’alcool (rare mais spécifique)
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14
Q

Lymphome de Hodgkin : biopsie ganglionnaire ?

A
  • Cellules de Reed-Sternberg = grande cellule à noyau multilobé, avec volumineux et multiples nucléoles, cytoplasme abondant et clair : cellule tumorale de nature B avec perte des marqueurs de surface, représentant < 5% du tissu ganglionnaire
  • Au milieu d’un important infiltrat réactionnel : granulome, sclérose, richesse/déplétion lymphocytaire => négativation de la biopsie par la corticothérapie
    => Aucune anomalie génétique associée : analyse cytogénétique non nécessaire
Lymphome de Hodgkin classique (95%)
= CD30+, CD15+, CD45-, EMA-, CD20-
- Scléro-nodulaire (70%) 
- Prédominance lymphocytaire (5%)
- Cellularité mixte (20-25%) 
- Déplétion lymphocytaire (< 5%)

LH à prédominance lymphocytaire nodulaire (5%)
= Para-granulome nodulaire de Poppema et Lennert
- Aspect en « pop-corn » des cellules tumorales
- Immunophénotype différent : CD30 -, CD15 -, CD45 +, EMA ±, CD20 +
=> Considéré comme un lymphome B indolent

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15
Q

Lymphome de Hodgkin : pronostic ?

A

A un stade localisé (I ou II)

  • VS > 50 mm à la 1ère heure, ou > 30 mm en présence de symptômes B
  • Age > 50 ans
  • Masse médiastinale > 10 cm ou rapport médiastino-thoracique > 0,35
  • Nombres d’aires atteintes

A un stade disséminé (III ou IV)

  • Age > 45 ans
  • Sexe masculin
  • Stade IV
  • Hypoalbuminémie < 40 g/L
  • Anémie < 10,5
  • Hyperleucocytose > 15 G/L
  • Lymphopénie < 0,6 G/L ou < 8%
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16
Q

Lymphome de Hodgkin : traitement ?

A
  • But : guérison sans séquelle => obtenue dans 90% des cas tous stades confondus

Forme localisée (I-II)

  • Chimiothérapie : 3-4 cycles d’ABVD = adriamycine + bléomycine + vinblastine + dacarbazine
  • Radiothérapie : 30 Gy sur les sites ganglionnaires initialement envahis

Forme disséminée (III-IV)
- Chimiothérapie exclusive : 6 cures de BEACOPP (mêmes molécules que protocole ABVD mais à
dose supérieure) ou 8 cures d’ABVD

Rechute
- Brentuximab-védotine : Ac immuno-conjugué = anti CD30 couplé à un cytotoxique

Mesures associées

  • Conservation de sperme au CECOS chez l’homme, contraception efficace chez la femme
  • Arrêt du tabac impératif +++ : risque important de cancers secondaires
17
Q

Lymphome de Hodgkin : évolution ?

A

=> Complications tardives, généralement iatrogène

  • Cardiaque (radiothérapie, anthracycline) : insuffisance coronarienne, péricardite, cardiopathie
  • Hypothyroïdie (radiothérapie cervicale)
  • Hypofertilité/stérilité (alkylants, rare avec le protocole ABVD)
  • Fibrose pulmonaire (bléomycine, radiothérapie thoracique)
  • Infection
  • Carie dentaire
  • Myélodysplasie et leucémie aiguë
  • Lymphome malin non hodgkinien
  • Tumeur solide : sein (après radiothérapie), poumon, thyroïde…
18
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : généralités ?

A
  • Age médian au diagnostic = 65 ans, peut se voir chez le sujet jeune, légère prédominance masculine
  • 7 fois plus fréquent que le lymphome de Hodgkin
  • Augmentation d’incidence importante (+ 3,5%/an) inexpliquée, stabilisée actuellement
19
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : facteurs de risque ?

A

Infection virale
- EBV : lymphome de Burkitt endémique (africain), lymphome de l’immunodéprimé
- VIH : LNH agressif
- VHC : lymphome de la zone marginale
- HTLV1 : rétrovirus associé à un risque de leucémie/lymphome T de l’adulte, principalement aux
Caraïbes, au Japon, en Afrique centrale et de l’Est et en Amérique du Sud
- HHV8 : lymphome des séreuses chez le VIH+

Infection bactérienne
- Helicobacter pylori : lymphome du MALT gastrique
Rôle discuté : 
- Campylobacter jejuni et MALT du grêle
- Borrelia burgdorferi et MALT cutané
- Chlamydia psittaci et MALT oculaire)
  • Déficit immunitaire : infection VIH, traitement immunosuppresseur, transplantation
  • Pathologie associée : leucémie lymphoïde chronique, lymphome de Hodgkin, maladie auto-immune
  • Facteur environnemental (suspecté) : pesticide, dioxine
20
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : clinique ?

A
  • Syndrome tumoral = ADP, splénomégalie, hépatomégalie : atteinte souvent disséminée, avec extension possible sans passer de proche en proche
  • Signes généraux : symptômes B, asthénie
  • Syndrome compressif (plus fréquent avec les LNH, notamment agressifs) : syndrome cave supérieur, occlusion digestive (lymphome de Burkitt), anurie, cholestase, insuffisance rénale obstructive, compression médullaire…
21
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : type ?

A
  • Indolent : lymphome folliculaire, de la zone marginale, lymphocytique, lympho-plasmocytaire
  • Intermédiaire : lymphome du manteau
  • Agressif : lymphome diffus à grandes cellules, majorité des lymphomes T (sauf lymphome T cutané : mycosis fongoïde (syndrome de Sézary), lymphome anaplasique cutané primitif)
  • Très agressif (urgence thérapeutique) : lymphome de Burkitt, lymphome lymphoblastique
22
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : biopsie ganglionnaire ?

A

Morphologie:

  • Architecture nodulaire: lymphome folliculaire, de la zone marginale ou du manteau
  • Architecture diffuse : autres lymphomes ou évolution diffuse d’une forme nodulaire
  • Taille cellulaire : petites cellules = indolent et grandes cellules = agressif
  • Autres : contours nucléaires, cytoplasme

Immunophénotypage : type B (CD20+) ou T (CD3+), marqueurs de différenciation lymphocytaire

Cytogénétique ou biologie moléculaire (sur fragment congelé) :

  • t(14;18) ou Bcl-2 réarrangé = lymphome folliculaire
  • t(11;14) ou Bcl-1 réarrangé (cycline D1) = lymphome du manteau
  • t(8;14) ou variant (t(2:8) ou t(8:22), ou C-myc réarrangé = lymphome de Burkitt
23
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : lymphome B ?

A

= 85% des cas
Immature
- Lymphome lymphoblastique B

Mature

  • Lymphome diffus à grandes cellules (35%)
  • Lymphome folliculaire (20%)
  • Lymphome de la zone marginale :
  • Du MALT : tube digestif, poumon, glandes lacrymales, thyroïde ou sein
  • Splénique ou ganglionnaire
  • Lymphome du manteau
  • Lymphome lymphocytique
  • Lymphome de Burkitt
  • Lymphome lympho-plasmocytaire = maladie de Waldenström
24
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : lymphome T ?

A

= 15% des cas
Immature
- Lymphome lymphoblastique T

Mature

  • Forme leucémique : leucémie/lymphome prolymphocytaire T, à cellules à grains, à cellules NK ou leucémie/lymphome T de l’adulte (à HSV1)
  • Forme ganglionnaire : lymphome T périphérique ++, lymphome T angio-immunoblastique, lymphome anaplasique à grandes cellules
  • Forme extra-ganglionnaire : mycosis fongoïde (syndrome de Sézary), lymphome anaplasique cutané primitif, lymphome T sous-cutané type panniculite, lymphome T/NK extra-nodal type nasal, lymphome T avec entéropathie, lymphome T γδ hépato-splénique
25
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : pronostic ?

A
  • Les lymphomes de phénotype T sont généralement de plus mauvais pronostic

IPI = Index pronostique international : lymphomes diffus à grandes cellules

  • Age > 60 ans
  • Stade III ou IV
  • Taux de LDH élevé
  • Index de performance OMS ≥ 2
  • Atteinte ≥ 2 sites extra-nodaux

=> 0 FdR Très bon pronostic 95% de survie à 4 ans
=> 1-2 FdR Bon pronostic 80% de survie à 4 ans
=> 3, 4 ou 5 FdR Mauvais pronostic 55% de survie à 4 ans

FLIPI = Follicular Lymphoma International Pronostic Index : lymphomes folliculaires

  • Age > 60 ans
  • Stade III ou IV
  • Taux de LDH élevés
  • ≥ 4 atteintes nodales
  • Hb < 12

=> 0 ou 1 FdR Risque faible 90% de survie à 5 ans
=> 2 FdR Risque intermédiaire 75% de survie à 5 ans
=> ≥ 3 FdR Haut risque 50% de survie à 5 ans

26
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : traitement ?

A

Indication

  • LNH indolent de faible masse tumorale : abstention thérapeutique avec surveillance
  • LNH indolent de forte masse tumorale : chimiothérapie (R)CHOP
  • Lymphome agressif : chimiothérapie intensive ± autogreffe de cellules souches

Moyens thérapeutiques

  • Chimiothérapie : protocole CHOP = cyclophosphamide + adriamycine (hydroxy-doxorubicine) + vincristine (Oncovin®) + prednisone
  • Rituximab associé de façon quasi-systématique en cas de lymphome B (protocole R-CHOP)
  • Prophylaxie neuro-méningée par méthotrexate intrathécal : en cas de lymphome agressif
  • Risque de syndrome de lyse à la mise en route de la chimiothérapie, notamment pour les lymphomes agressifs (de Burkitt surtout) : traitement préventif, surveillance
  • Radiothérapie rarement utilisée : à visée symptomatique/palliative

Evolution
Lymphome indolent = Guérison exceptionnelle, survie médiane = 10 à 20 ans
- Rechutes constantes, de plus en plus rapprochées
- Transformation en lymphome agressif : risque = 3%/an

Lymphome agressif = 50% de guérison

27
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : lymphome de Burkitt ?

A

= Lymphome développé aux dépens d’un lymphocyte immature, s’apparentant à la leucémie aiguë de
Burkitt mais avec un envahissement médullaire < 20%
- Forme endémique africaine = liée à l’EBV (> 95%) : jeune enfant, localisation maxillo-faciale surtout
- Forme sporadique (pays occidentaux) : touche l’enfant ou l’adulte jeune, masse abdominale le plus
souvent (avec risque occlusif), rarement associé à EBV

Dg

  • t(8 :14) ou variant t(2:8) ou t(8:22) et réarrangement de c-myc, ki67 élevé
  • Eviter la corticothérapie avant tout prélèvement histologique (gêne le diagnostic)
  • Envahissement médullaire et neuro-méningé fréquent : facteur pronostic

TTT
= A débuter en urgence : très chimiosensible
- Risque élevé de syndrome de lyse (spontané ou sous traitement)

28
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : lymphome lymphoblastique T ?

A

= Masse médiastinale importante avec prolifération blastique de type T, mais sans critère de leucémie aiguë lymphoblastique T au myélogramme

  • Manifestation : syndrome cave supérieur, épanchement pleural, épanchement péricardique…
  • TTT : identique à une LAL type T
29
Q

Lymphome malin non Hodgkinien : maladie de Waldenström ?

A

= Lymphome B lympho-plasmocytaire : infiltration lympho-plasmocytaire médullaire ± sanguine, splénique et ganglionnaire, avec sécrétion d’une Ig monoclonale, généralement de type IgM

  • Syndrome tumoral : splénomégalie, ADP
  • Sans atteinte osseuse, ni hypercalcémie (≠ myélome)
  • Manifestation auto-immune : cryoglobulinémie, AHAI, PTI, neuropathie périphérique démyélinisantes (anti-MAG)
  • Ig monoclonal : hyperviscosité (Ig > 40 g/L), hypervolémie, hémorragie, amylose