Cours 11-La théorie de l'activation Flashcards Preview

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Flashcards in Cours 11-La théorie de l'activation Deck (23):
1

Pour quoi applique-t-on le terme d'arousal et que remplace-t-il comme autre terme?

Remplacement du concept de « drive » par le concept « d’arousal » par rapport à l’activation physiologique (Les organismes cherchent un niveau « d’arousal » optimal plutôt que l’équilibre)

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Quels problèmes ont été soulevés par rapport à la théorie du drive?

Les problèmes soulevés sont que d'après cette théorie les organismes cherchent un état d’équilibre et donc la réduction de la stimulation. On sait que ce n'est pas exacte suite a plusieurs expériences:
- Les organismes préfèrent l’expérience du plaisir plutôt que la réduction du
« drive » (p.ex., OLDS & MILNER, 1954).
- Il y a des comportements qui élèvent le niveau de la stimulation, p.ex. l’exploration sur la base de la curiosité (Berlyne, 1963).
- La privation de la stimulation est aversive (Bexton et al., 1954).
- Des élévations modérées du niveau de stimulation fonctionnent comme renforçateur (Hebb, 1955).

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Sur quoi se base la stimulation optimale de BERLYNE (1966)?

Sur l'élaboration d’une idée de WUNDT (1873): Un organisme est le plus content et fonctionne le plus efficacement si le niveau « d’arousal » est modéré.

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D'après la stimulation optimale, quelle relation existe-il entre l'arousal et le bien être et quelle inplication/conséquence est ce que ça a?

La relation entre « l’arousal » et le bien-être est donc curvilinéaire: L’hyperstimulation et l’hypo-stimulation sont également aversives
(« La courbe de WUNDT »).
Implication: La recherche du niveau optimal de stimulation est un but constant.
Conséquence: La réduction et/ou l’élévation du niveau de stimulation par le comportement instrumental.

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A quoi est lilé le niveau de stimulation?

Le niveau de stimulation est directement relié aux propriétés collatives (physiques) des stimuli (p.ex. intensité, durée, nouveauté, complexité, fréquence).

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Quels sont les deux types de curiosité et d'exploration qui sont également motivés par le besoin de s’approcher d’un niveau optimal de stimulation?

L'exploration divertissante
L'exploration spécifique
Application aux expériences esthétiques (préférences musique, peinture...)

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Qu'est ce que l'exploration divertissante?

Réaction à l’hypostimulation. En conséquence de l’habituation à l’environnement, l’organisme
cherche des stimuli NOUVEAUX et COMPLEXES.

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Qu'est ce que l'exploration spécifique?

Réaction à l’hyperstimulation qui consiste à
chercher des stimuli FAMILIERS.

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EXpliquer l'étude de HERON (1957) La privation de la stimulation.

• Les participants sont mis dans une
pièce de privation qui minimise la
stimulation:
- Pas de stimulation sensorielle.
- Pas de lumière.
- Climat contrôlé (niveaux de température,
humidité, oxygène constants).
• Résultats:
– Après quelques heures de privation,
il y a des déficits de perception et des
hallucinations.
– On préfère n’importe quelle stimulation
à cette situation, p.ex. la lecture d’un
bottin.
La SOUS_STIMULATION entraîne des
effets NON ADAPTATIFS.

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Quelle est la théorie de EYSENCK (1957) sur les différences interindividuelles et les intro/extravertis?

Les introvertis sont plus excitables que les extravertis.-> Les extravertis préfèrent donc des
niveaux de stimulation plus élevés par comparaison aux introvertis.

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Expliquer l'étude de GEEN (1984) qui s'est basée sur les théories de EYSENCK.

Étude de GEEN (1984): Des extravertis et des introvertis peuvent ajuster le niveau de bruit optimal pour travailler.
• Puis les introvertis sont exposés au niveau de bruit choisi par un extraverti et vice versa (« yoked design »).
• Mesure: Le niveau « d’arousal » reflété par la réaction électrodermale
(les introvertis sont plus activés dans les deux cas mais niveau optimal est fixé par son propre groupe pour les deux types)

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Quelle est la théorie de ZUCKERMANN (1979 ) sur les différences interindividuelles et la recherche de situations stimulantes?

Les individus diffèrent par rapport à la recherche de situations stimulantes et excitantes (« sensation seeking »).
Construction d’une échelle de « sensation seeking » (SSS). Les valeurs
sur cette échelle sont corrélées avec la préférence pour des risques et de
la stimulation. P.ex. Consommation de drogues, conduire à grande vitesse, fréquence d’expériences sexuelles, comportements déviants.

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Quelle est l'hypothèse actuelle sur les différences en terme de sensation seeking?

Les différences en terme de « sensation seeking » reflètent des différences dans des processus dans le système nerveux central plutôt que des effets de la recherche d’un niveau de stimulation optimal (ZUCKERMANN, 1990).

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Expliquer les études de YERKES et DODSON (1908)

• Des rats doivent apprendre à discriminer entre une piece noire et une piece blanche.
• Dans la piece blanche, les rats obtiennent un choc électrique; dans la piece noire il n’y a pas de choc.
• Critère de succès: Entrer 3 fois de suite dans la chambre noire.
• Manipulation de la force du choc.
• Résultat: Vitesse de l’apprentissage
choc fort > choc faible, mais aussi
choc fort > choc très fort!

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Quelle est la « loi YERKES-DODSON »?

Selon YERKES et DODSON (1908), la relation entre « l’arousal » et la performance peut être décrite par une fonction en U - inversé

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Sur quoi se base la « loi YERKES-DODSON »?

1. Pour toutes les tâches, le niveau « d’arousal » optimal, qui est associé à la performance maximale, est intermédiaire dans la gamme des niveaux possibles.
2. Le niveau optimal est plus bas pour les tâches difficiles et plus élevé pour les tâches faciles (à ->HULL, 1943).
« Sur-motivation » si « l’arousal » est trop élevé (p.ex. ATKINSON, 1974).

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Quel problème y a-t-il avec la « loi YERKES-DODSON »?

La loi constitue une généralisation empirique. Il n’y a pas de preuves pour le deuxième postulat.

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Quelle expérience a été faite pour tester la « loi YERKES-DODSON »?

• L’étude de REVELLE et al. (1980):
« L’arousal » et la performance dans un test à choix multiple.
• Des individus impulsifs sont plus excités l’après-midi, les non-impulsifs sont plus
excités le matin.
• Les variables indépendantes par rapport à « l’arousal »:
- Dose de caféine vs. placebo
- Test le matin vs. l’après-midi
- Impulsivité basse vs. élevée
• « Arousal » très bas:
Impulsivité élevée/placebo/matin
Impulsivité basse/placebo/après-midi
• « Arousal » très élevé:
Impulsivité élevée/caféine/après-midi
Impulsivité basse/caféine/matin
• « Arousal » intermédiaire dans les autres groupes.

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Quelles sont les observations de HEBB (1955): Des effets del’excitation corticale?

• Activation par le système d’activation
réticulaire ascendant (SARA) – à travers
la FORMATION RETICULEE jusqu’au CORTEX.
• L’activation corticale est visible dans
l’EEG: Élévation d’un patron ALPHA
(8-13 Hz, régulier) au patron BETA
(> 13 Hz, irrégulier).

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A quel niveau l'excitation corticale produit-elle des effets?

- La conscience
- L’affectivité
- La performance

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Quel est le niveau d'excitation optimal pour l'apprentissage?

Une excitation modérée (dans la gamme
de fréquences bêta) est le niveau optimal
pour l’apprentissage et les comportements
instrumentaux.

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Quels sont les trois systèmes différents d'arousal d'après LACEY?

- Le système cortical (activité du cortex).
- Le système autonome (activité des organes).
- Le système comportemental (activité motrice).
Même à l’intérieur de chacun de ces trois systèmes, il y a beaucoup de variabilité. P.ex. la pression sanguine peut réagir indépendamment de la conductance de la peau

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Existe-t-il des différences individuelles pour l'arousal?

Oui, Il y a une spécificité de la réponse
autonome – la tendance à réagir avec certains systèmes plutôt qu’avec d’autres – et une stéréotypie situationnelle – la tendance à réagir avec les mêmes réponses dans beaucoup de situations