Histoire De La Therapeutique Flashcards Preview

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Flashcards in Histoire De La Therapeutique Deck (18):
1

De la préhistoire à l’antiquité

Maladie : véritable énigme

Punition : d’un individu, qui aurait douté ou outragé la puissance d’une divinité quelconque / de la collectivité, d’un groupe : épidémies / contagions infectieuses

Par la volonté : d’un être supranaturel/ d’une divinité / a chaque mal correspondait une divinité ou un être supranaturel

Un état/ une entité : pas encore un processus évolutif, quelque chose de figé dans le temps

2

De la préhistoire à l’antiquité

Guérison

Sorciers, prêtres, magiciens, chamans : servent d’intermédiaires : capables :
-d’identifier la source du mal
- d’expliquer les raisons de la colère divine ou de l’être supranaturel
-de prescrire ce qu’il convient de faire : pour chasser le mal/ pour faire disparaître le symptôme
:responsables des traitements : compositions largement faits à base de plantes, produits animaux, cataplasmes, fumigations, offrandes, sacrifices, incantation

Conceptions des maladies et des traitements : magicoanimiste/ religieuses : religion polythéistes : rôle considérable dans l’apparition des maladies et des traitements

3

Hippocrate (460-370)

Rupture complète avec la pensée antérieure

Bio: grec né sur l’île de Cos en mer égée/ Famille très attachée au culte d’asclepios, dieu grec de la medecine

Révolution de la pensée de son époque : donne des bases rationnelles de la médecine/ s’affranchit complètement de la religion, des divinités, de l’influence des êtres supranaturels/ affirme que les maladies ont une origine naturelle totalement indépendante de la religion

Conception dynamique de la maladie : Maladie : n’est pas un état figé, entité immuable / mais un processus évolutif avec : un début, des phases d’aggravation ou de guérison et une fin: signe la guérison complète

4

Théorie des 4 humeurs

Hippocrate développe une idée émise avant lui par des philosophes naturalistes

Maladie: ne résulte pas d’une punition divine mais d’un déséquilibre des 4 humeurs qui régissent l’homme
Maladie et santé : déséquilibre et équilibre entre les 4 humeurs et les 4 qualités

Éléments liquides circulant entre les éléments solides dû corps : Sang/ bile jaune /atrabile (bile noire)/pituite (lymphe/ phlegme)
4 éléments :air/eau/feu/terre
4 qualités : sec/ chaud/ froid/ humide (homme sec chaud/ femme froide humide

5

Méthode thérapeutique d’Hippocrate

Rétablir l’équilibre entre les 4 humeurs (pratiqué jusqu’au temps de Louis XIV) -saignées vomitifs purgatifs lavements

Soulager la douleur

Introduction de techniques de réduction des fractures de luxation (lit hippocratique)

Rapport entre la santé et le régime alimentaire : règle hygieno- diététique / exercice physique

Pratique geste de petite chirurgie (développement d’instruments)

6

Importance de l’examen clinique
Temps hippocratiques

Importance de faire parler le malade : description des symptômes par le malade en détail : signe cliniques/ signes fonctionnels

Formalisation de la recherche de signes cliniques : observation complète du malade/ examen physique du corps / environnement : relation entre les signes présentés par les patients et le rôle des vents du climat de l’alimentation et de l’eau dans l’apparition des pathologies

Notion de syndrome et pronostics : syndromes: regroupement pour en faire des entités complètes // pronostic : dès le début de la maladie possibilité de prédire l’évolution de la maladie en fonction des différents éléments recueillis lors de l’interrogatoire du malade

Écoute et observation attentive : sommeil/ physionomie/ douleur/ symptômes/ habitudes/ psychologie

7

Apports majeurs de la pensée médicale d’Hippocrate

Rationalisation: de la pensée médicale en insistant sur l’importance de l’interrogatoire examen clinique

Désacralisation : des symptômes et des maladies/ naturalisation des phénomènes observés

Domaine de l’éthique et déontologie : éthique, considération morales qui gouvernent et entourent l’exercice d’une profession/ déontologie : ensemble des règles et des devoirs entourant l’exercice de la profession

Serments d’Hippocrate : résume toutes les valeurs éthiques et déontologiques apportées à l’époque par Hippocrate

Influence considérable sur la pensée/ véritable école de pensée : pour les siècles suivants : doctrine 4 humeurs mentionnées jusqu’à louis XIV , au XVIIeme
Nombreuses traductions des « aphorismes d’Hippocrate » : primum non nocere (avant tout ne pas nuire)/ soulager en toute circonstance

8

Aristote : théories et méthodes

Théories : CORPS : possède une âme et une chaleur vitale:
- chaleur créée par le cœur
-cerveau et poumons, organes de refroidissement du sang réchauffé par le cœur
-chaleur cardiaque : transformé l’air inspiré en pneuma qui circule c’est le pouls

COEUR: au centre du corps humain/ organe esssentiel, siège de l’âme et source de la chaleur


Méthodes : -Dissections : de nombreux animaux cochons en particulier
-connaissance de l’anatomie :exclusivement animale / pas de connaissance de l’humaine/ anatomie comparée classification des êtres vivants des animaux
-finalité fonctionnelle des organes : chaque organe a une fonction particulière
-livres et œuvres : - rédaction de nombreux livres sur l’anatomie comparée entre les animaux/ œuvres très riches/ influence importante à la suite d’Hippocrate

9

Rome et son époque : École des méthodistes

Méthodes basées sur l’observation des événements, l’examen du patient

Asclépiade (124-40 av JC) : théorie fondée sur l’état resserré ou relâché des canaux répartis dans le corps : -éléments du corps plus ou moins poreux -corpuscules en mouvement provoquant chaleur ou froid (fièvre, transpiration)
Méthodisme : soigne en fonction de l’état tendu ou relâché des éléments creux du corps

Soranos: médecin accoucheur/ description de l’accouchement dans des traités de gynécologue et l’obstétrique / premier à décrire que la femme peut vivre sans utérus, l’utérus étant considéré auparavant comme un organe vital ( spéculum pour observer corps de l’utérus)

10

Dioscoride et Celse : 2 personnages qui ont marqué leur époque

Dioscoride (1er siècle) : encyclopédie « traité des matières médicales » : consacrée à la pharmacopée des plantes : description de tous les effets des produits utilisés en thérapeutique (Vidal de l’époque) / a largement marqué l’es siècle suivants
Théorie des signatures : basé sur un concept de similitude entre la structure, la forme et les fonctions d’un élément végétal, animal ou minéral et les organes: plantes


Celse(1 et siècles) : traite « de medicina »( de l’art médical)
Tempignage du savoir romain
Classification des maladies selon 3 approches : -par le régime :qu’il fallait donner au malade (règles hygienodiet d’Hippocrate)
-par la pharmacopée selon l’efficacité des thérapeutiques et des plantes
-par la chirurgie actes chirurgicaux déjà pratiqués à cette époque

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Rome et son époque : premier développement de l’enseignement de la médecine

Distinction entre les médecins et les chirurgiens : médecins : grands théoriciens de la médecine
Chirurgien : -Barbier, rebouteux / ne méritant pas le titre de médecin

Organisation de l’enseignement : École/ pensées médicales/ sectes

Règles hygieno-dietetique: bains/ thermes romains

Herboristerie : développement de la pharmacopée par les plantes

Création du premier hôpital d’occident : lieu recevant et soignant les malades et les victimes d’accidents

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Moyen âge : influence de la médecine arabe (VII-XII)

Communauté scientifique :
RHAZES: responsable de l’hôpital de Bagdad/ traité « De pestilentia »-description détaillée des maladies (distinction entre rougeole et variole). Premiers concepts de pharmacie/ singularise la pharmacie en tant que métier spécifique

AVICENNE:-fondateur de l’école persane de médecine -ecrit un canon, une encyclopédie médicale (état des connaissances médicales qui restera influent jusqu’à la renaissance
Influence illustrée par le blason toujours actuel dans la société royale de pharmacie britannique

IBN NAFIS: description détaillée de la circulation pulmonaire

Al kindi : tente de définir un cadre théorique pour mesurer l’activité des remèdes/ essai de quantification mathématique de l’effet des simples (remèdes)/ véritable ébauche d’une pharmacologie du remède

Progrès : en pharmacopée : dans le traitement des maladies et des symptômes/ pas en anatomie

Innovations: sur le plant technique : Apparition de l’alambic, rendu possible par la maîtrise de la fabrication du verre : instrument pour la distillation des simples/ indispensable pour la
Séparation des différents éléments actifs des mélanges / amorce d’une approche chimique d’un remède

Textes: traduction et diffusion des textes d’Hippocrate, d’aristote et de Galien

Sur le plan médical : développement de l’hôpital bimaristan/ spécialisation de la pharmacie / développement : d’outils pédagogiques : herbiers, recueils d’antidotes
-d’instruments permettant de traiter les matières premières pharmaceutiques : alambic

13

Théories et méthodes de Galien

Galien et la médecine galénique (129-210)

Théorie : propose 4 tempéraments correspondant aux 4 humeurs: -sanguin -phlegmatique le bilieux ou colérique -le mélancolique ou triste
Remède doit rétablir l’équilibre entre lés humeurs, entre les tempéraments

Méthodes : dissections : de gros animaux
Observations anatomiques précises : Galien médecin des gladiateurs blessés / a permis de parfaire les observations anatomiques chez l’homme a l’époque où les tutelles interdisaient l’autopsie sur l’homme

14

XVI eme siècle : paracelse et l’alchimie

Étrange personnage, mélange des données de la médecine/ alchimie / astrologie // critique publiquement Hippocrate, Galien, avicenne
Rejet de la théorie des humeurs de Galien
Selon lui maladies d’origine chimique doivent être traitées avec des remèdes chimiques : utilisation de l’alchimie en médecine, l’opposant à la médecine galeniste - pratique courante des apothicaires et des chirurgiens

Alchimie
Difficile à différencier de la chimie/ un des soubassements de la future chimie thérapeutique
Utilisation des métaux à faible dose en thérapeutique : ex utilisation du mercure à faibles dose dans le traitement de la syphilis
« C’est la dose qui fait le poison » - justification des faibles doses de métaux, sans effets toxiques

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XVIeme Ambroise Pare et la chirurgie de Guerre

Un des premiers chirurgiens (père de la chirurgie moderne: contribue à faire passer de discipline de pratique de barbier à une véritable pratique médicale
Un des premiers chirurgiens célèbres qui a accompagné quatre rois de France sur les champs de batailles

Méthodes : passements, traitements des infections, ligatures artérielles à la place des amputations, prothèses sur les blessés amputés
« La méthode de traiter les plaies d’arquebuse et autres bastons de feu »

16

XIX eme : révolution industrielle 2 phases distinctes

Première moitié du siècle : -medecine devient plus laïque
L’examen clinique essentiel est conforté par: -percussion thoracique/ auscultation pulmonaire/ données de l’autopsie

Deuxième moitié du siècle : Essor des examens de laboratoire
Développement : physiologie / bactériologie
Découvertes majeurs : anesthésie(1846) /radioactivité (1903/1911)/ rayons X(1895)

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La thériaque : illustration du peu d’efficacité des remèdes au M-A

Composition très variable au cours du temps . Visée polyvalente : s’appuyant sur le concept ancien de « polypharmacie » se définissant comme une panacée : remède universel
Pharmacopée française (1837) : 39 ingrédients dont chaque propriété isolée est supposée s’additionner pour une action polyvalente

Force supposée plus grande que celle des remèdes isolés la composant : plus un remède est composé d’éléments simples plus son efficacité est supposé grande et plus son spectre d’activité est large

Remède universel : à partir du MA, la thériaque élargit son champs d’activité : ajout d’ingrédients multipless jusqu’à faire figure de remède universel, cad la panacée présentée comme pouvant guérir toutes les maladies

Critique: Galien observe, en prenant l’exemple de la thériaque que les remèdes simples ne gardent pas leur propriété et leur efficacité quand on les mélange

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Création des hôpitaux au Moyen âge

IVeme siècle :
-premiers « lieux d’accueil pour les malades » dans l’empire romain d’orient/ sous l’impulsion du christianisme
-Soins gratuit au plus démunis par : les religieux/ personnes de bonne volonté / infirmiers
-Hospices : attachés aux monastères non médicalisés

VI eme siècle création réelle : hôpitaux byzantins : lieux d’exercices des médecins/ fondation du premier hôpital d’enseignement par les perses : un des premiers lieux de soins et d’enseignement médical
VIIIeme siècle Modèle repris et développé par la civilisation islamique à travers les bimaristan (la maison du malade)
Jusqu’au XIIeme siècle en Occident : Hospices et Hôtel dieu : -prodiguent des soins rudimentaires dans un soucis de charité - donneront petit à Petit naissance au concept de l’hôpital moderne