OPH Cours 11 : L'oeil rouge Flashcards Preview

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Flashcards in OPH Cours 11 : L'oeil rouge Deck (120):
1

Le terme œil rouge fait allusion à quoi? (3)

  • à une injection
  • ou hyperhémie
  • ou à une dilatation des vaisseaux superficiels de la conjonctive, de l’épisclère ou de la sclère.

2

L'hyperhémie peut être causée par quoi? (2)

  • une atteinte directement de la conjonctive ou de l’épisclère,
  • ou par des structures avoisinantes telles que la cornée, l’iris, le corps ciliaire et même la paupière.

3

Nommez les pathologies pouvant causer un œil rouge (21)

  • Abrasion cornéenne (corps étranger cornéen)
  • Blépharite
  • Brûlure chimique (voir section «Traumatismes»)
  • Chalazion
  • Cellulite orbitaire
  • Conjonctivite (bactérienne et virale)
  • Dacryocystite
  • Épisclérite
  • Glaucome à angle fermé
  • Hémorragie sous-conjonctivale
  • Hyphéma (voir section «Traumatismes»)
  • Kératite à Herpès simplex
  • Kérato-conjonctivite sèche
  • Malposition palpébrale
  • Orgelet
  • Pinguécula
  • Ptérygion
  • Sclérite
  • Ulcère cornéen
  • Uvéite antérieure (iritis, iridocyclite)
  • Zona ophtalmique

4

Décrire : L'évaluation de l’œil rouge. Qu'est-ce qu'on recherche? (11)

  • Mesure de l’acuité visuelle
  • Évaluation de l’injection conjonctivale
  • Est-ce qu’il y a des sécrétions conjonctivales ?
  • Évaluation de la transparence cornéenne
  • Test à la fluorescéine.
  • Évaluation de la chambre antérieure
  • Évaluation des pupilles.
  • Mesure de la tension intraoculaire
  • Évaluation des paupières et des orbites
  • Évaluation pour proptose
  • Palpation des ganglions pré-auriculaires et sous-mandibulaires

5

Qu'est-ce qu'on se pose comme questions lors de l'évaluation de l’injection conjonctivale (2)

  • S’agit-il d’une injection sectorielle telle qu’on la retrouve dans les épisclérites et hémorragies sous- conjonctivales ?
  • Est-ce que l’injection est surtout au niveau du limbe (telle qu’on la retrouve dans les causes cornéennes ou uvéites) ?

6

Si l’injection de la conjonctive est plus marquée au niveau de la conjonctive palpébrale, ceci suggère plutôt quoi? (1)

une conjonctivite telle que la conjonctivite virale.

7

Les sécrétions purulentes de l'oeil sont typiquement reliées à quoi? Et séreuses? (2)

  • purulentes : une conjonctivite bactérienne
  • séreuses : une conjonctivite d’origine virale ou allergique.

8

La présence d’une infiltration cornéenne est signe de quoi? (1)

évidemment le signe d’un ulcère de cornée.

9

La présence de dépôts sur la surface endothéliale de la cornée (des précipités kératiques) est le signe de quoi? (1)

d’une inflammation intraoculaire telle qu’une uvéite.

10

S’il y a une perte diffuse de la transparence cornéenne, il pourrait s’agir d’un œdème cornéen tel qu’on le retrouve dans quoi? (1)

une crise de glaucome aigu.

11

12

Décrire : Test à la fluorescéine

L’application d’un colorant à la fluorescéine sur la surface cornéenne met en évidence les déficits de l’épithélium de la cornée telles que des abrasions ou des érosions cornéennes.

13

Expliquez comment faire l'évaluation de la chambre antérieure? (2)

  • Est-ce qu’il y a présence de sang dans la chambre antérieure (hyphéma) ou niveau de pus (hypopion) ?
  • On évalue également la profondeur de la chambre antérieure.

14

On retrouve des hypopions dans quelles pathologies de l'oeil? (2)

  • les infections oculaires catastrophiques telles que des endophtalmies
  • ou des inflammations intraoculaires (uvéites) sévères.

15

Les patients myopes ont généralement une chambre antérieure comment? Et les patients hypermétropes? (2)

  • Les patients myopes ont généralement une chambre antérieure profonde
  • et les patients hypermétropes une chambre antérieure étroite et donc sont très disposés aux crises de glaucome aigu.

16

L'évaluation des pupilles nous permet d'avoir quoi comme informations? (2)

  • Les pupilles irrégulières pourraient être un signe d’uvéite antérieure avec la présence de synéchies postérieures entre l’iris et le cristallin.
  • Les uvéites se présentent généralement avec un miosis parfois irrégulier et les glaucomes aigus se présentent habituellement avec une mydriase.

17

La mesure de la tension intraoculaires nous permet d'avoir quoi comme informations? (2)

  • Évidemment, une tension intraoculaire élevée nous oriente vers un diagnostic de crise de glaucome aigu.
  • Une tension intraoculaire très diminuée est suggestive d’une perforation oculaire bien que ce diagnostic est habituellement très évident avant la prise de la tension intraoculaire.

18

Nommez les causes fréquentes de lagophtalmos (3)

  • postopératoires (post-blépharoplastie),
  • la maladie de Graves
  • et la paralysie faciale (paralysie de Bell).

19

L'évaluation des paupières et des orbites nous permet d'avoir quoi comme informations? (2)

  • S’il y a une fermeture incomplète des paupières (lagophtalmos), ceci pourrait causer un œil rouge par kératite d’exposition.
  • Les causes fréquentes de lagophtalmos sont postopératoires (post-blépharoplastie), la maladie de Graves et la paralysie faciale (paralysie de Bell).

20

L'évolution pour proptose nous permet d'avoir quoi comme informations? (3)

  • Le terme proptose implique un déplacement antérieur du globe oculaire.
  • Une proptose aiguë pourrait être le signe d’une infection orbitaire sérieuse telle qu’une cellulite orbitaire ou même une atteinte au niveau du sinus caverneux.
  • La cause la plus fréquente d’une proptose chronique est la maladie de Graves, mais un grand nombre de lésions néoplasiques de l’orbite peuvent également se présenter avec une proptose.

21

La palpation des ganglions pré-auriculaires et sous-mandibulaires nous permet d'avoir quoi comme informations? (4)

  • Un élargissement des ganglions pré-auriculaires ou sous-mandibulaires est habituellement le résultat d’une atteinte virale au niveau de l’œil telle que la kératoconjonctivite à adénovirus (EKC) qui est très contagieuse.
  • Les infections bactériennes sévères peuvent également causer une adénopathie telle que la conjonctivite sévère à gonorrhée.
  • Le pathogène de la Chlamydia est un organisme qui est mi-virus et mi-bactérie et, comme ses confrères viraux, cause habituellement la présence d’une adénopathie.
  • De plus, la primo-infection à herpès simplex sera accompagnée de follicules au niveau de la conjonctive ainsi que d’un ganglion pré-auriculaire augmenté de volume.

22

Décrire : Blépharite (2)

  • une condition très fréquente de rougeur oculaire et d’inconfort.
  • caractérise par une inflammation du rebord des paupières avec présence de croûtes au niveau des cils, télangiectasies et congestion des glandes de Meibomius.

23

Nommez les sx de la blépharite (5)

  • Paupières collées au réveil,
  • hyperhémie conjonctivale,
  • sensation de corps étranger.
  • Condition bilatérale.
  • Peut s’accompagner d’ulcération de la cornée périphérique que l’on nomme ulcère d’hypersensibilité à staphylocoque.

24

La blépharite est une infection à quoi? (1)

Infection à Staphylocoque

25

Si la blèpharite est chronique et unilatérale, il faut faire quoi? (1)

référer en ophtalmologie pour éliminer une néoplasie de type carcinome des glandes sébacées.

26

C'est quoi le tx de la blépharite? (5)

  • Compresse humides chaudes,
  • onguent antibiotique du type érythromycine ou acide fusidique
  • et nettoyage des cils avec du Cil-Net ou blépharoshampoo.
  • Rarement, un traitement systémique à la doxycycline, minocycline ou azithromycine est nécessaire pendant plus de 3 mois.
  • La blépharite est une condition chronique et demande un traitement d’entretien à long terme.

27

Décrire : Lagophtalmos (3)

  • Le terme lagophtalmos suggère une fermeture incomplète de l’œil que l’on retrouve chez les patients avec une paralysie du nerf facial ou les patients dans un coma.
  • La surface cornéenne est donc exposée (kératite d’exposition qui cause une kératite irritative et également une injection conjonctivale).
  • La maladie de Graves dans le contexte d’une dysthyroïdie peut causer également une rétraction palpébrale avec lagophtalmos.

28

nommez les causes de malposition palpébrale (4)

  • Entropion,
  • trichiasis,
  • paralysie faciale,
  • dysthyroidie.

29

Décrire : Chalazion et orgelet (2)

  • Inflammation aigue des glandes à la base des cils (glandes de Meibomius).
  • Le chalazion se présente souvent dans le contexte d’une blépharite chronique et a tendance à récidiver.

30

C'est quoi le tx  : Chalazion et orgelet (2)

  • Compresses humides chaudes et antibiotiques topiques.
  • Chirurgie si le nodule persiste et que la phase inflammatoire est résolue.

31

Décrire :  Ptérygion et pinguécula (6)

  • Les pinguéculas et les ptérygions constituent des séquelles de dommages actiniques au niveau des surfaces cornéenne et conjonctivale.
  • La cause la plus fréquente est l’exposition aux rayons UV que l’on retrouve chez les travailleurs à l’extérieur.
  • Les pinguéculas techniquement représentent une dégénérescence élastoïde au niveau de la conjonctive bulbaire souvent en nasal que l’on retrouve rarement chez les enfants, mais chez environ 30 % des adultes.
  • Le grand frère des pinguéculas est le ptérygion.
  • Le ptérygion est une membrane vascularisée habituellement de la conjonctive bulbaire en nasal qui envahit la surface cornéenne et qui peut causer de l’astigmatisme.
  • Habituellement, on pourrait observer ces lésions, mais s’il y a progression active d’un ptérygion vers l’axe visuel, il faudrait procéder à une exérèse chirurgicale.

32

Décrire : Conjonctivite (2)

  • Le terme de conjonctivite est non spécifique et fait allusion à une dilatation des vaisseaux conjonctivaux quelle que soit la cause, que ce soit bactérienne, virale, allergique ou irritative.
  • La grande majorité des conjonctivites sont d’origine virale et elles sont associées à une IVRS et touchent habituellement les deux yeux.

33

Décrire : Conjonctivite bactérienne (3)

  • Rougeur conjonctivale, inconfort, sécrétions jaunes et vertes abondantes.
  • Agents: staphylocoque, steptocoque, haemophilus influenzae (enfants).
  • Antibiothérapie topique.

34

Décrire : Conjonctivite virale (6)

  • Rougeur conjonctivale, inconfort, larmoiement.
  • Hx d’IVRS.
  • Ganglions pré-auriculaires et sous- mandibulaires, follicules au niveau de la conjonctive bulbaire (réaction lymphocytaire).
  • Contagieux pendant 2 semaines après début des sx.
  • Éviter transmission, compresses froides, antibiotique topique prophylactique.
  • Possibilité d’opacités sous-épithéliales cornéennes affectant la vision et survenant 2 semaines après le début des sx.

35

Décrire : L’hémorragie sous-conjonctivale (4)

  • représente une accumulation de sang dans l’espace potentiel entre la conjonctive et la sclère.
  • Il peut s’agir d’un phénomène spontané ou traumatique ou que l’on retrouve chez les patients avec dyscrasie sanguine, anticoagulés ou avec hémophilie.
  • L’hypertension artérielle et le Valsalva peuvent causer ce type d’hémorragie.
  • La grande majorité des hémorragies sous-conjonctivales sont sans conséquence visuelle, mais sont très inesthétiques et soulèvent beaucoup d’inquiétude de la part du patient.

36

À l'examen, on retrouve quoi pour : L’hémorragie sous-conjonctivale (4)

À l’examen, on note une accumulation de sang dense, fréquemment sectorielle, dans l’espace sous-conjonctival.

37

C'est quoi le tx : L’hémorragie sous-conjonctivale (3)

  • Habituellement, aucun traitement n’est nécessaire
  • et il y a résolution spontanée avec le temps
  • et l’hémorragie disparaît habituellement en 1 à 2 semaines sans traitement.

38

Décrire : Kérato-conjonctivite sèche (4)

  • Il s’agit d’une insuffisance lacrymale (œil sec).
  • Il s’agit d’un problème fréquent particulièrement chez les femmes d’un certain âge et cause une conjonctivite et une kératite chroniques.
  • Elle est aussi associée aux collagénoses.
  • S’il y a présence d’une polyarthrite rhumatoïde avec également présence d’une xérostomie, on peut soulever la possibilité d’une maladie de Sjögren.

39

Décrire : Abrasion cornéenne ou corps étranger cornéen (3)

  • Toute atteinte traumatique au niveau de la cornée pourrait certainement causer une hyperhémie des vaisseaux conjonctivaux.
  • Les causes fréquentes sont des abrasions traumatiques au niveau de la cornée et également la présence de corps étrangers incrustés dans la surface cornéenne ou sous la paupière.
  • S’il s’agit d’un corps étranger d’origine ferreuse on utilise le terme sidérose.

40

Décrire : Kératites (1)

La kératite est un terme peu spécifique qui fait allusion à toute atteinte cornéenne dont l’origine peut être infectieuse, inflammatoire ou traumatique.

41

La grande majorité des ulcères cornéens sont de quelle origine? (1)

d’origine bactérienne

42

Nommez les facteurs de risque : Ulcères cornéens (2)

  • le port de verres de contact
  • et la présence d’une pathologie cornéenne préexistante.

43

L’examen de l'ulcère cornéen démontre quoi? (1)

démontre un infiltrat cornéen blanc dense avec une injection de la conjonctive typiquement au limbe (dite ciliaire).

44

s qui causent un grand nombre de pathologies de la surface oculaire. La pathologie la plus redoutée chez les porteurs de verres de contact est quoi? (1)

l’ulcère cornéen bactérien à Pseudomonas.

45

Décrire la clinique de l'ulcère cornéen (4)

  • Rougeur plus marquée près de l’ulcère.
  • Sensation de corps étranger.
  • Infiltrat cornéen avec déficit épithélial fluo +.
  • Uvéite secondaire avec hypopion possible.

46

Nommez les facteurs prédisposants :  Ulcère cornéen (4)

  • 30 000 ulcères/an aux USA dont 33% dus aux verres de contact.
  • Oculaire: blépharite, trichiasis, déficience lacrymale, érosion ou corps etranger au niveau de la cornée.
  • Systémique: diabète, néo, mx auto-immunes.
  • Agents: staph, strep, pseudomonas, serratia (verres de contact = gram-).

47

Décrire le tx :  Ulcère cornéen (5)

  • prélèvement si ulcère > 1 mm.
  • fluoroquinolone topique (ofloxacine,moxifloxacine,gatifloxacine) aux heures
  • + couverture pour les grams + avec érythromycine
  • ulcères rebelles: gouttes fortifiées.
  • Référer dans les 24 heures car tout ulcère cornéen possède le potentiel de dégénérer en catastrophe visuelle

48

Nommez les facteurs de risque : Kératite bactérienne (4)

  • Port de verre de contact (VC)
  • Risque ↑ avec durée du port i.e. port quotidien risque implique un risque inférieur que dormir avec VC
  • Risque ↑ si mauvaise utilisation des solutions à VC
  • Trauma: érosion cornée (déficit épithélial) voie d’entrée infectieuse

49

Décrire l'histoire :  Kératite bactérienne (3)

  • Douleur modérée à sévère
  • Baisse visuelle légère à sévère
  • Rougeur, larmoiement, sécrétions, photophobie

50

Décrire l'examen :  Kératite bactérienne (3)

  • Infiltrat cornéen: “tache blanche” (parfois non visible à l’œil nu)
  • Captation à la fluorescéine
  • Hypopion: accumulation (niveau) blanchâtre dans la chambre antérieure lorsque l'infection est sévère

51

Décrire l'évolution :  Kératite bactérienne (3)

  • Peut être très agressif selon le germe(perforation( ex Pseudomonas))
  • Cicatrice centrale ou para-centrale peut laisser des séquelles visuelles
  • Habituellement bon pronostic si traité rapidement et agressivement

52

Décrire conduite :  Kératite bactérienne (3)

  • Référer rapidement en ophtalmologie
  • Si infiltrat < 1mm et non central, nous traitons avec une fluoroquinolone q 60 minutes
  • Si infiltrat > 1mm, nous prélevons pour culture et Tx avec antibio fortifiés Céfazoline + Tobramycine

53

Les étiologies les plus fréquentes de la kératite virale sont qui? (2)

  • Herpès Simplex type I (rarement type II) « kératite herpétique »
  • Herpès Zoster (zona ophtalmique)

54

Une kératite à herpès simplex implique quoi? (1)

  • une infection virale herpétique de la surface cornéenne.

55

La présentation classique de la Kératite à Herpès Simplex type 1 est quoi?

un œil rouge avec présence d’une lésion dendritique au niveau de la cornée.

56

Décrire clinique : Kératite à herpès simplex (7)

  • Hx d’herpès labial ou palpébral.
  • Conjonctivite folliculaire (primo-infection), rougeur
  • Ganglions pré-auriculaires.
  • Kératite épithéliale dendritique ou géographique.
  • Baisse de la sensibilité cornéenne (Innvervation par le trijumeau).
  • Habituellement unilatérale.
  • Peut récidiver et donner atteintes stromales, endothéliales et des uvéites.

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Décrire l'épidémiologie : Kératite à herpès simplex (2)

  • Virus acquis habituellement en bas âge
  • Atteinte oculaire est rarement primo-infection

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Nommez les sx : Kératite à herpès simplex (3)

  • Baisse visuelle légère à sévère
  • Douleur légère à modérée, photophobie, larmoiement
  • Sensation de corps étranger

61

Décrire l'Examen pour : Kératite à herpès simplex (2)

  • Kératite dendritique classique
  • Cependant plusieurs autres présentations +/- typiques

62

Décrire la conduite pour : Kératite à herpès simplex (4)

  • Référer en ophtalmologie dans les 48-72 heures du diagnostic
  • Dendrite classique : Trifluridine (ViropticTM) goutte 9x/jour
  • Autres présentations : traitement plus complexe nécessitant combinaisons d'agents thérapeutiques
  • Il est IMPORTANT de ne pas donner de stéroides dans le traitement de la dendrite herpétique car il y a un risque élevé de provoquer une flambée de l'infection.

63

64

L’herpès zoster ophthalmicus est attribuable à quoi? (1)

à une réactivation de varicella zoster.

65

Dans le cas de l'Herpès Zoster (Zona ophtalmique), le risque d’atteinte oculaire est plus élevé dans quel cas? (1)

si le bout du nez est atteint (signe de Hutchinson).

66

Le zona se caractérise par quoi? (1)

une éruption de vésicules dans le territoire cutané du nerf trijumeau (5e nerf crânien).

67

Nommez les facteurs précipitants du zona (2)

  • On ne connaît pas les facteurs précipitants,
  • mais le zona est plus fréquent chez les personnes âgées ou immunosupprimées.

68

Une attaque typique de zona ophtalmique se présente comment? (3)

  • commence par une fièvre modérée,
  • et environ 48 heures après le début des symptômes, une très vive douleur se manifeste d’un côté au cuir chevelu, au front, à la racine du nez, accompagnée d’une impression de brûlure cutanée.
  • Les lésions vésiculaires s’arrêtent de façon très nette sur la ligne médiane.

69

Si le zona se présente chez un jeune patient, il faut suspecter quoi?

une immunosuppression (ex : HIV).

70

Si le zona se présente chez un jeune patient, il faut suspecter une immunosuppression (ex : HIV).

Ces patients sont traités comment? (2)

  • Ces patients sont traités avec des antiviraux systémiques dès que le diagnostic est posé, pour abréger la durée des symptômes et prévenir la douleur chronique.
  • Les patients doivent être référés en ophtalmologie dans les 48 à 72 heures du diagnostic pour une évaluation ophtalmologique complète dans le but de détecter les complications oculaires.

71

Nommez les complications oculaires du zona (3)

  • Les complications oculaires peuvent être multiples et variées, de la simple conjonctivite à la rétinopathie nécrosante.
  • Voici quelques exemples :
    • conjonctivite,
    • kératite pseudo-dendritique,
    • ulcère neuroparalytique,
    • uvéite,
    • glaucome,
    • sclérite,
    • nécrose rétinienne
    • et névrite optique.
  • Ces complications oculaires apparaissent dans 50 à 70% des cas, tout spécialement si les vésicules atteignent l’aile du nez (branche naso ciliaire du nerf ophtalmique touché, signe de Hutchinson).

72

Le temps de guérison des lésions cutanées du zona est de combine de temps? (1)

est de 3 à 4 semaines et des douleurs fantômes dans le territoire du nerf trijumeau atteint peuvent persister au-delà d’une année et plus.

73

C'est quoi le tx du zona? (3)

  1. Les antiviraux ORAUX doivent être commencés dès l’apparition des symptômes
    • Acyclovir 800mg, 5 fois par jour pendant 7 jours.
    • Valacyclovir 1g, 3 fois par jour pendant 7 jours.
    • Famciclovir 500mg, 2 fois par jour pendant 7 jours
  2. Antibiotiques topiques sur les lésions de la peau s’il y a signe de surinfection.
  3. Support analgésique et, en cas de détérioration de l’état général, s’assurer que le patient ne demeure pas seul et qu’il boit et s’alimente suffisamment

Éviter les corticostéroïdes per os (grand risque d’augmenter l’immunosuppression et l’extension de l’infection). Une référence à une clinique de la douleur doit être prescrite dans tous les cas de douleur vive et persistante.

74

Décrire l'épidémiologie : Zona ophtalmique (4)

  • Doit avoir eu varicelle
  • Incidence ↑ avec âge
  • Risque ↑ si immunosuppression (ex. chimio, Sida, Mx systémique sévère)
  • Unilatéral

75

Décrire l'histoire : Zona ophtalmique (3)

  • Atteinte cutanée dans le dermatome V1 et/ou V2 si touche bout nez ↑ probabilité atteinte œil
  • Douleur légère à sévère
  • Baisse vision légère à sévère

76

Décrire l'examen : Zona ophtalmique (2)

  • Kératite pseudodendritique
  • Cependant plusieurs autres présentations +/- typiques

77

Décrire conduite : Zona ophtalmique (3)

Débuter agents antiviraux PO, dès l’apparition des lésions cutanées 

  • Acyclovir (ZoviraxTM) 800 mg PO 5x/jour x 7 jours OU
  • Famciclovir (FamvirTM) 500mg PO TID x 7 jours OU
  • Valacyclovir (ValtrexTM) 1g PO TID x 7 jours

78

Le patient avec une crise de glaucome aigu se présente comment? (8)

  • habituellement avec un œil rouge unilatéral,
  • douleurs,
  • céphalées,
  • nausées, vomissements
  • et mydriase.
  • La prise de la tension intraoculaire démontre une augmentation importante de la tension intraoculaire
  • de l’ordre de 50 mmHg.
  • La gonioscopie démontre une occlusion de l’angle irido-cornéen par l’iris.

79

Le traitement médical d'une crise de glaucome aigu  permet quoi? (1)

de baisser rapidement la tension intraoculaire

80

C'est quoi le traitement définitif d'une crise de glaucome aigu  ? (1)

une iridotomie au laser.

81

Nommez les facteurs de risque : Crise de glaucome aigu (6)

  • 40 ans
  • Hypermétropie.
  • Cataracte.
  • Obscurité prolongée.
  • Atcd familiaux.
  • Anti-cholinergiques, sympatomimétiques, mydriatiques.

82

Nommez les signes et sx : Crise de glaucome aigu 

  • Symptômes: vision embrouillée, halos, céphalées péri-orbitaires, nausées, vomissement.
  • Signes: diminution de vision, oedème cornéen, rougeur mixte, pupille semi- dilatée et fixe, chambre antérieure étroite, tio > 35- 40 mmHg .

83

Décrire la conduite génaraliste : Crise de glaucome aigu (6)

  • Beta-bloquant topique.
  • Pilocarpine 1% x 3 aux 15 min.
  • Dorzolamide topique ou acétazolamide per os ou i-v 250 à 500 mg.
  • Brimonidine ou iopidine.
  • Antiémétique et analgésique prn.
  • Contacter l’ophtalmologiste.

84

Décrire la conduite ophtalmologue : Crise de glaucome aigu (5)

  • Confirmer le diagnostic.
  • Gonioscopie
  • Éliminer glaucome néo-vasculaire ou malin
  • Iridotomie laser.
  • Prévention de l’oeil adelphe.

85

Définir : Iritis, iridocyclite, uvéite antérieure (2)

  • Ces termes décrivent une inflammation au niveau de la chambre antérieure.
  • C’est l’équivalent d’une crise d’arthrite mais dans l’œil.

86

On retrouve quoi à l'examen clinique : Iritis, iridocyclite, uvéite antérieure (5)

  • À l’examen clinique, on note une injection de la conjonctive surtout au niveau du limbe (dite injection ciliaire),
  • ainsi que la présence de cellules inflammatoires en suspension dans la chambre antérieure
  • et le dépôt de globules blancs sur la surface endothéliale de la cornée (précipités kératiques).
  • Les uvéites sont habituellement associées à un miosis (constriction de l’iris).
  • Souvent, l’uvéite va être confondue par le généraliste avec une conjonctivite et le patient sera référé après 7 jours de traitement antibiotique qui n’améliore pas la conjonctivite.

87

Décrire clinique : Iritis, iridocyclite, uvéite antérieure (7)

  • Inflammation uvée (iris, corps ciliaire).
  • Vision embrouillée, photophobie, spasme ciliaire.
  • Rougeur ciliaire, miosis.
  • Cellules dans la chambre antérieure, hypopion.
  • Précipités kératiques.
  • Déformation de la pupille parfois secondaire à synéchies postérieures.
  • Récidives possibles.

88

Nommez les étiologies : Iritis, iridocyclite, uvéite antérieure (5)

  • 70% sont idiopathiques
  • 30% associées aux maladies systémiques suivantes: spondylite ankylosante, crohn, colite ulcéreuse, arthrite rhumatoïde juvénile, sarcoïdose, etc.
  • La pathologie la plus souvent associée à l’uvéite antérieure est la spondylite ankylosante.
  • 25% des spondylites ankylosantes et 25 à 50% des sarcoïdoses font des uvéites.
  • 50 à 60% des patients avec uvéite antérieure sont HLA-B27+.

89

Décrire le tx  : Iritis, iridocyclite, uvéite antérieure (2)

  • Stéroïdes topiques aux heures pour quelques jours ensuite sevrage graduel et cycloplégiques.
  • Référer en ophtalmologie dans les 48-72h du début de traitement.

90

Nommez les complications  : Iritis, iridocyclite, uvéite antérieure (4)

  • synéchies postérieures,
  • cataracte,
  • glaucome,
  • oedème maculaire

91

Décrire : L’épisclère (1)

est une couche entre la conjonctive et la sclère.

92

Décrire :  Épisclérite (2)

  • Il y a parfois un développement d’une inflammation au niveau de l’épisclère dite épisclérite.
  • Il s’agit d’une maladie auto-immune relativement mineure avec peu de conséquences visuelles.

93

C'est quoi la présentation clinique : Épisclérite (2)

  • La présentation classique est une rougeur sectorielle avec sensibilité vis- à-vis la région inflammée et non associée à des sécrétions.
  • Rougeur sectorielle avec léger inconfort, absence de sécrétions et souvent récidivante.

94

Nommez la cause : Épisclérite (1)

Habituellement idiopathique.

95

C'est quoi le tx : Épisclérite (4)

  • larmes artificielles,
  • AINS,
  • per os,
  • parfois stéroïdes topiques

96

Décrire : Sclérite (2)

  • Le terme sclérite implique une inflammation, soit localisée ou diffuse de la sclère.
  • Il s’agit d’une maladie inhabituelle, souvent chronique, associée à une douleur sourde qui peut même éveiller le patient la nuit et souvent reliée à une maladie auto-immune systémique telle que la PAR, le lupus, la sarcoïdose, la maladie de Wegener et autres collagénoses.

97

Le traitement de la sclérite consiste à faire quoi? (3)

  • utiliser des corticostéroïdes topiques,
  • systémiques
  • et des anti-inflammatoires non stéroïdiens systémiques.

98

Décrire la clinique : Sclérite (2)

  •  Rougeur sectorielle à diffuse plus marquée et plus profonde avec douleur plus intense.
  •  Parfois nodulaire, parfois atteinte cornéenne associée.

99

Nommez la cause : Sclérite (1)

50% ont maladie systémique associée, surtout connectivites et parfois mortelle.

100

Décrire : La dacryocystite (3)

  • une infection du sac lacrymal.
  • se caractérise par une rougeur du canthus interne, de la douleur et des sécrétions augmentées lors de la palpation du sac lacrymal.
  • Il existe un réel danger d’extension au sinus caverneux par la veine angulaire si l’infection n’est pas traitée par antibiothérapie topique et systémique. On peut aussi procéder à un drainage de l’abcès si nécessaire.

101

Nommez les étiologies : La dacryocystite (3)

  • Staphylocoque
  • Streptocoque
  • Diphtéroïdes

102

Nommez les tx : La dacryocystite (5)

  • Amoxicillin/Clavulanate : 250 à 500 mg, p.o. aux 8 heures pour 7 à 14 jours. OU
  • Cephalexin : 250 à 500 mg, p.o. aux 6 heures pour 7 à 14 jours.
  • Si la dacryocystite est sévère, le traitement doit être i.v. et le patient hospitalisé.
  • Massage du sac lacrymal et compresses chaudes de préférence au drainage externe de l’abcès.
  • Dacryocystorhinostomie est nécessaire si les voies lacrymales restent bloquées

103

Décrire : CELLULITE ORBITAIRE (4)

  • Infection de l’orbite postérieure au septum orbitaire, habituellement secondaire à une sinusite frontale, sinusite ethmoïdale, une piqûre d’insecte ou traumatisme de l’orbite.
  • Danger si proptose, limitation de la motilité, diminution vision, leucocytose élevée, hémocultures positives.
  • Urgence médicale dans tous les sens du terme.
  • Elle représente une menace sérieuse pour la vision et pour la vie par le risque d’extension méningée et de thrombose du sinus caverneux.

104

Décrire : CELLULITE ORBITAIRE (4)

105

Nommez les étiologies : Cellulite orbitaire (3)

varient selon l’âge

  • nouveaux nés : S. aureus, bacille gram –
  • 6 mois- 5 ans : H. influenzae, strepto. Pneumoniae
  • 5 ans et adultes : S. aureus, strepto. pyogénèse, strepto. pneumoniae)

106

Nommez les signes et symptômes : Cellulite orbitaire (6)

  • rougeur oculaire et chemosis
  • rougeur et œdème palpébral important
  • proptose
  • douleur à la mobilisation de l’œil
  • limitation de la motilité oculaire
  • léthargie, fièvre

107

Nommez les tx : Cellulite orbitaire (5)

  • Hospitalisation stat.
  • T.D.M. sinus, orbite, cérébral.
  • Cultures du naso-pharynx, hémoculture
  • Antibiothérapie intraveineuse : Ceftriaxone, 1 à 2 g. i.v. aux 12 hres + Vancomycine, 1 g. i.v. aux 12 hres ou Ampicilline/sulbactam, 3 g. i.v. aux 12 hres.
  • Si le patient est allergique à la pénicilline/cephalosporine : Vancomycine 1 g. i.v. aux 12 hres ou Clindamycine 300 mg i.v. aux 6 hres + Gentamycine 5.0 mg/kg i.v. aux 24 hres.

108

Nommez le ddx de l'oeil rouge (4)

109

Comparez conjonctivie, kératite, uvéite et glaucome selon : Rougeur

110

Comparez conjonctivie, kératite, uvéite et glaucome selon : Paupière

111

Comparez conjonctivie, kératite, uvéite et glaucome selon : Vision

112

Comparez conjonctivie, kératite, uvéite et glaucome selon : Pupilles

113

Comparez conjonctivie, kératite, uvéite et glaucome selon : Chambre antérieur

114

Comparez conjonctivie, kératite, uvéite et glaucome selon : TIO

115

On pense à quel patho lorsqu'on a une rougeur oculaire : Rougeur intra-oculaire

hyphéma

116

On pense à quel patho lorsqu'on a une rougeur oculaire : Rougeur mixte

glaucome

117

On pense à quel patho lorsqu'on a une rougeur oculaire : Rougeur ciliaire (2)

uvéite, kératite.

118

On pense à quel patho lorsqu'on a une rougeur oculaire : Rougeur conjonctivale

conjonctivite.

119

On pense à quel patho lorsqu'on a une rougeur oculaire : Rougeur sectorielle

épisclérite

120

On pense à quel patho lorsqu'on a une rougeur oculaire : Rougeur dense et confluente

hémorragie sous-conjonctivale