Psychologie de la santé - partie 2 COPY Flashcards

1
Q

Pourquoi parler de la santé mentale dans ce cours de psychologie de la santé ?

A

La santé mentale fait partie intégrante de la santé globale en interaction avec des conditions physiques

L’état de santé mentale a un impact sur le comportement du patient, sa relation avec le professionnel de la santé et son adhérence au traitement

Tous les professionnels de santé ont un rôle de sentinelles

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2
Q

Qu’est-ce que l’anxiété normale (commune) ?

A

L’anxiété est un sentiment désagréable de peur et d’appréhension marqué par des symptômes de tension et orienté vers le futur.

Émotions désagréables mais utile et essentielle

Signal d’alarme devant un danger potentiel

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3
Q

Parlez du continumm de l’anxiété

A

L’anxiété normal/anxiété de performance (bas niveau)

Anxiété suscitant l’intérêt clinique/anxiété sociale (niveau moyen)

Anxiété pathologique/phobie sociale (niveau d’anxiété élevé)

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4
Q

Nommez des signes d’anxiété chez un patient

A

» Physiques :

  • tremblement des extrémités
  • difficulté à respirer, boule dans la gorge, oppression
  • maux d’estomac, envie d’aller aux toilettes
  • rougeur, pâleur, sueur, mains froides

» Cognitifs :

  • difficulté à se concentrer, à porter attention, à encoder et retrouver information (en mémoire) du fait qu’il focalise toute son attention sur certains stimuli
  • tendance à faire des prédictions négatives («prophécie de malheur» ; « ça ne marchera pas, le pire va arriver»).
  • porte son attention sur les stimuli/informations négatives
  • difficulté à composer avec l’incertitude

» Comportementaux :

  • agitation, difficulté à rester en place
  • irritabilité, agressivité
  • inhibition anxieuse (ses plans d’action sont bloqués; difficulté à utiliser ses ressources habituelles)
  • évitement (peut être très subtil)
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5
Q

Vous pouvez décrire quelques caractéristiques des troubles anxieux :

A

» Éveil somatique
- État de tension interne et externe

» Évitement comportemental
- Évite certains stimuli (pensée, situation, ect)

» Perception subjective d’une menace

  • scénarios catastrophes
  • Le pire est toujours à venir
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6
Q

Vous pouvez parler des liens entre troubles anxieux et maladie cardiovasculaire :

A

» Lien directe : l’état d’alerte typique des troubles anxieux suractive le système cardiovasculaire qui, en conséquence, s’use

» Lien indirect :

  • Comportements de santé ?
  • Évitement
  • Auto-régulation insuffisante
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7
Q

Nommez quelques catégories de troubles anxieux :

A
  • Les phobies
  • Les attaques de panique
  • Le trouble d’anxiété généralisée : intolérance à l’incertitude : Tendance à trouver inacceptable la possibilité qu’un événement négatif puisse se produire, quelle qu’en soir la possibilité. (0.000001 %, c’est pas 0%)
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8
Q

Vous pouvez nommer quelques troubles reliés aux troubles anxieux :

A
  • Le trouble obsessionnel-compulsif
  • Le trouble d’amassement compulsif
  • Le trouble de stress aigu/post-traumatique
  • Le trouble d’adaptation
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9
Q

Qu’est-ce que le perfectionnisme ?

A

Trait de personnalité qui mène un individu à s’imposer de performer dans une ou plusieurs situations d’une manière qui va au-delà de ce qui serait normalement attendu

  • standards de réussite exigeant et rigides
  • peur de l’échec qui peut mener à une paralysie
  • quête de contrôle, désir de projeter une image parfaite
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10
Q

Quel est l’impact potentiel du perfectionnisme sur la santé ?

A
  • Difficulté à créer un lien de confiance
  • Hésitations, préparation +++ sans passer à l’action
  • Déni ou dissimulation de l’information
  • Quête exessive de réassurance
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11
Q

Comment adapter l’intervention à des personnes atteintes de troubles anxieux :

A
  • Normaliser l’anxiété, nommer sa présence
  • Minimiser l’inconnu et l’Incertitude : étapes logiques, plan de traitement, solutions alternatives
  • Demander au patient ce qu’Il a retenu et compris de l’information
  • Éviter de suggérer que les symptômes sont «dans la tête» du patient : les symptômes sont réels même quand ils résultent de processus psychologique
  • Vérifier si le patient reçoit déjà de l’aide pour son anxiété ou référer à un intervenant psychosocial
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12
Q

Comment distinguer une déprime passagère de la dépression ?

A

Déprime passagère :

  • Limitée dans le temps
  • Humeur demeure mobilisable
  • Tristesse attendue face à des événements difficiles

Dépression :

  • Plus de symptômes qui durent plus longtemps
  • Interfère avec le fonctionnement
  • Affecte la capacité d’initiative/motivation
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13
Q

Quel est l’impact potentiel de la dépression sur la relation avec le professionnel de santé ?

A
  • Difficulté à passer à l’action, non-adhérence
  • Découragement, partage du sentiment d’impuissance
  • Sentiments d’urgence, verbalisations suicidaires
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14
Q

Comment adapter l’intervention aux personnes atteintes de dépression :

A
  • Refléter au patient ce qu’on observe, nommer et demander la perception du patient
  • Valider le patient et susciter de l’espoir
  • Utiliser les principes d’activation comportementale
  • Vérifier si le patient reçoit déjà de l’aide pour ses sentiments dépressifs ou référer à un intervenant psychosocial au besoin
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15
Q

Qu’est-ce que le piège de l’évitement ?

A

Fatigue, déprime, anxiété –» Évitement, isolement, procrastination –» Réassurance à court-terme –» Perte des sources du plaisir, perte du support social, paralysie

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16
Q

Qu’est-ce que vise à augmenter les principes d’activations comportementales ?

A
  • événements agréables
  • expériences qui suscitent sentiment de compétence et sentiment d’auto-efficacité
  • engagement dans des actions utiles en fonction des [ ? ]
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17
Q

Quels sont les quatre grands principes de d’activation comportementale ?

A
  • Débuter l’action avant la motivation
  • Avoir un plan B
  • Alterner les tâches
  • Expérimenter et documenter
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18
Q

Vous pouvez parler du premier principe de l’activation comportementale, débuter l’action avant la motivation :

A
  • Chez les personnes déprimées, la motivation vient après l’action
  • Ne pas attendre «d’avoir le goût» de faire quelque chose
  • Encourager le patient à agir selon un plan d’action et non en fonction de son humeur/motivation
  • Opérationnaliser le plan d’action
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19
Q

Vous pouvez parler du deuxième principe d’activation comportementale, avoir un plan «B» :

A
  • Répartir les tâches dans le temps
  • Prévoir les problèmes
  • Si je me sens trop fatigué/déprimé : - Je choisis de faire un bout de la tâche - j’en choisis une autre (plan B) plus facile » plutôt que de ne rien faire
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20
Q

Parlez du troisième principe de l’activation comportementale, alterner les activités :

A

Il s’agit d’alterner les tâches utiles et les tâches plaisantes

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21
Q

Vous pouvez parler du principe d’activation comportementale : Expérimenter et documenter :

A
  • Évaluer les conséquences des actions sur l’humeur / niveau d’énergie
  • Décider si telle action est utile pour améliorer le bien-être
  • Tirer une conclusion sur l’efficacité d’une action après au moins 3 essais
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22
Q

Vous pouvez nommer quelques troubles reliés à la dépression :

A
  • Dépression majeure
  • Dépression post-partum
  • Troubles bipolaires
  • Trouble de l’adaptation
  • Épuisement professionnel (burnout)
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23
Q

En quoi l’obésité est-elle une cause de la dépression ?

A

» Inquiétudes quant à la santé

  • limitation fonctionnelle
  • perception d’une santé pauvre

» Inquiétudes quant à l’apparance

  • préjugés relatifs au poids (stigma)
  • insatisfaction corporelle
  • diètes à répétition
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24
Q

En quoi la dépression est une cause de l’obésité ?

A

» trajectoire physiologique directe :

  • Dérégulation de l’axe hypothalamique-pituiaire-surrénal (cortisol)
  • réponse inflamatoire augmentée

» trajectoire psychosociale (indirecte)

  • adhérence pauvre au traitement (auto-efficacité)
  • Suralimentation
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25
Q

Vous pouvez nommer d’autres troubles de santé mentale nommés en cours :

A

Troubles alimentaires (anorexie, boulimie, hyperfagie boulimique)

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26
Q

Qu’est-ce que les troubles de la personnalité ?

A

Cognitions et émotions à propos de soi et des autres qui influencent significativement le fonctionnement de l’individu dans plusieurs sphères de sa vie

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27
Q

Vous pouvez nommer quelques troubles de la personnalité :

A
  • Trouble de la personnalité limite
  • Trouble de la personnalité antisociale
  • Trouble de la personnalité évitante
  • Trouble de la personnalité narcissique
  • Trouble de la personnalité schizotypique
  • Trouble de la personnalité obserssionnelle-compulsive
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28
Q

Comment peut-on reconnaître les troubles de la personnalité ?

A
  • Relations interpersonnelles difficiles
  • Difficulté dans l’application du traitement
  • Vos propres réactions
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29
Q

Quels sont les impacts potentiels des troubles de la personnalité limite sur la relation avec le professionnel de la santé ?

A
  • Difficulté à créer un lien de confiance
  • Conflits avec les professionnels ou entre les professionnels (clivage)
  • Partage du sentiment d’incompétence
  • Perturbations des priorités de traitement
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30
Q

Qu’est-ce que le code de la masculinité ?

Comment en vient-on à adhérer au code de la masculinité ?

A

Règles et Exigences sociales implicites régissant les rôles masculin

Se construit principalement (mais non exclusivement) à travers le processus de socialisation

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31
Q

Quelles sont les influences du code de la masculinité ?

A

Il influence la façon dont les hommes perçoivent et interprètent les événements
- et le choix des stratégies d’adaptation face à ces mêmes événements

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32
Q

Quelles sont les exigences de la masculinité selon Choc ?

A
  • Cacher sa vie privée
  • Conserver le contrôle
  • Sexualiser l’intimité
  • Montrer sa force
  • Exprimer sa fierté
  • Être invincible
  • Être indépendant
  • Être stoïque
  • Agir et faire
  • Éviter les conflits
  • Nier sa douleur et sa souffrance
  • Persister indéfiniment
  • Feindre l’imnisciencee
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33
Q

Selon Houle, quels sont les liens entre le code de la masculinité et le suicide ?

A

» L’adhésion au code de la masculinité traditionnel accrpît le risque de commettre une tentative de suicide en raison de son impact négatif sur :

  • les attitudes plus favorables au suicide (acceptabilité du suicide)
  • le soutien et l’intégration sociale
  • la demande d’aide
  • l’état mental
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34
Q

Parlez des exigences de l’aide vs les exigences de la masculinité selon Gary (1998)

A

Dévoiler sa vie privée vs cacher sa vie privée

  • renoncer au contrôle vs conserver le contrôle
  • avoir une intimité non sexuelle vs sexualiser l’intimité
  • montrer ses faiblesses vs montrer sa force
  • faire l’expérience de la honte vs exprimer sa fierté
  • être vulnérable vs être invincible
  • chercher de l’aide vs être indépendant
  • exprimer ses émotions vs être stoïque
  • s’introspecter vs agir et faire
  • s’attaquer aux conflits interpersonnels vs éviter les conflits
  • reconnaître ses échec vs persister indéfiniment
  • admettre son ignorance vs feindre l’omniscience
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35
Q

En quoi est constituer la pyramide de l’expression émotive des hommes et des femmes selon Choc :

A

Homme (de bas en haut) :Honte, peur, culpabilité, tristesse, colère

Femme (de bas en haut) : Colère, Honte, peur, culpabilité, tristesse

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36
Q

Quels sont les caractéristiques typiques de la détresse et de la demande d’aide des hommes selon Choc ?

A
  • Détresse plutôt agit : augmentation du nombre d’heures travaillées, d’entrainement, de sorties sociales. Augmentation de la consommation ;
  • Impatience, irritabilité, irascibilité, critique, hostilité parfois
  • en apparence détachée, «au dessus de ses affaires»
  • minimisation du problème et de ses impacts
  • plaintes somatiques
  • extériorisation du problème
  • motivation extrinsèque à demander de l’aide
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37
Q

Quels sont les pièges des intervenants par rapport à la manifestation de la détresse et la demande d’aide des hommes ?

A
  • sous-estimation de la détresse
  • sur-responsabilisation de l’homme
  • susciter le rejet vs attirer la compassion
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38
Q

Quelles sont les trois dimensions desquelles les intervenants doivent adapter leurs interventions auprès des hommes selon choc ?

A

Trois dimensions :

  • Les croyances et les valeurs d’intervention
  • Le cadre d’organisation des Services
  • Quelques techniques d’intervention
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39
Q

Comment les intervenants peuvent-ils adapter leurs croyances et leurs valeurs d’intervention en fonction de la clientèle masculine selon Choc ?

A

Intérêt à travailler avec une clientèle masculine, donc :

  • Croire que derrières certains comportements de protection se cachent peut-être une grande détresse
  • Accepter que les modes d’expression des émotions et que la manière de demander de l’aide soient légitimement différents de ceux des femmes
  • croire à la nécessité d’adapter nos interventions aux téalités masculines VS que l’homme «change» et s’adapte à notre façon de faire traditionnelle
  • Importance de notre «posture d’intervention» en favorisant un lien intervenant-accompagnateur sur celui d’intervenant-expert
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40
Q

Qu’est-ce que la conception traditionnelle de la motivation selon Choc ?

A

»La conception traditionnelle de la motivation : Motivation = État d’être face au changement, responsabilité de la personne et doit être reconnue et intériorisée. Sinon, il y a résistance et manque de motivation

Inconvénient : peu de personnes atteignent ce niveau de motivation, danger pour l’individu et la société, long et ardu pour l’aidé

Tâche de l’aidant : amener la personne à avancer vers le stade suivant

Avantage : peu d’effort de la part de l’aidant pour s’ajuster à la personne

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41
Q

Qu’est-ce que la conception collaborative de la motivation selon Choc ?

A

Motivation = relation aidant / aidé

  • Tâche de l’aidant : développer une relation de type «acheteur» avec le cleint
  • Inconvénient : peut être encore long, parfois
  • Avantage : met l’accent sur la relation plutôt que sur la personne
  • chaque personne possède en elle l’ensemble de ses diverses positions selon l’angle que nous regardons
  • motivation = action actuelle de l’aidé pour changer
  • Tâche de l’aidant : identifier ce pour quoi la personne est déjà acheteur et l’amplifier
  • Inconvénient : très exigent pour l’aidant, parfois
  • Avantage : plus rapide, collaboration plus aisée, pas d’agenda caché
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42
Q

Vous pouvez comparer le changement explicatif et le changement collaborateur selon Choc :

A

Explicatif vs collaborateur

accent sur le problème, sur ce qui ne marche pas vs accent sur le changement, sur ce qui fonctionne

efforts vers le passé, sur les cases vs efforts vers le futur, vers le changement désiré

résistance vient du client vs résistance vient de l’intervenant

insight est nécessaire pour changer vs pas nécessaire de connaître la cause

changement demande du temps vs changement peut être rapide et est inévitable

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43
Q

Vous pouvez nommer quelques erreurs que les intervenants ont tendance à faire, selon Choc :

A

Ce que Choc croit que les intervenants ont tendance à faire :

  • Centré sur le problème et la cause : diminue l’espoir de l’aidant et de l’aidé
  • Juge et élabore une théorie : nuit à l’alliance, manque d’écoute réelle
  • Position d’expert : néglige ses buts, sa motivation, ses forces, ses solutions, sa position sur le changement
  • même approche pour tous
44
Q

Qu’est-ce que les intervenants devraient préconiser davantage selon Choc ?

A

Se centré sur le changement désiré et sur ses capacités de succès (exceptions) ?

Attitude de «ne pas savoir» face à l’aidé : comprendre son monde

Position de collaboration : l’aidé choisit les objectifs, le traitement et ses solutions; l’aidant s’assure du processus

Approche sur mesure pour chacun

45
Q

Vous pouvez nommer un type d’écoute préconiser par Choc :

A

Écouter pour trouver des forces

  • Écouter de façon sélective :
  • reconnaître et valider les efforts faits par la personne
  • reconnaître et souligner les forces, les compétences et les capacités, les bonnes idées, ses bonnes actions, ses patterns positifs, les valeurs sous-jacentes au discours

«Attention… le but ici n’est pas de s’obstiner avec la personne ou qu’elle accepte ce que je lui dis. Mais plutôt de mettre en lumière un autre aspect d’elle-même

46
Q

Combien d’homme (%) préfère la psychothérapie à la pharmacothérapie ?

A

Choc croit que 43% des hommes préférerais la psychothérapie à la pharmacothérapie

47
Q

Quelles sont les multiples barrières à la psychothérapie selon Choc ?

A

Multiples barrières :

  • Délais trop long
  • Manque d’accompagnement dans les références
  • Nombreuses tentatives infructueuses
48
Q

Comment ajuster le cadre d’organisation des services pour favoriser les demandes d’aide des hommes selon Choc ?

A

Cadre d’organisation des services :

  • Accueil chaleureux, personnalisé, utilisation limitée du répondeur,…
  • Accessibilité et souplesse :
  • heures de services, choix des rendez-vous, accepter les demandes d’aide sans rendez-vous
  • Grande proactivité :
  • Accepter les demandes d’aide provenant des proches
  • Relance autorisée par un tiers
  • Favoriser des contacts ponctuels s’il y a des délais d’attente
  • Relance de suivi lors de moment critique
  • Confirmation des rdv, relance si absence
49
Q

Pourquoi accepter qu’un proche prenne le premier rendez-vous pour les hommes selon Choc ?

A
  • Homme plus ouvert à la psychothérapie lorsqu’on les accueille en situation de crise, qu’ils aient pris ou non le rendez-vous
  • Pas de différence dans l’engagement du client, au contraire, cela contribue au lien de confiance. L’homme sera plus enclin à faire confiance à un intervenant qui a compris que de faire ce pas (rendez-vous), était au dessus de leurs forces (sans avoir à le dire
50
Q

Pourquoi accepter que l’homme soit accompagner à la première rencontre selon Choc ?

A
  • Relation d’aide = univers davantage [féminin] donc malaise et inconfort possible pour certains hommes
  • Pour faciliter l’ouverture et rassurer (compter sur l’avis d’un proche)
  • Permet d’avoir accès à de l’information complémentaire ou qui aurait été plus longue à obtenir
51
Q

Comment prendre soin de la fierté selon Choc ?

A
  • Proposer une tâche qu’il est presque certain de réussir
  • Préserver sa dignité s’il a échoué
  • Accueillir l’expression des émotions «au masculin»
52
Q

Quelles sont les distinctions entre intérioriser et contextualiser selon choc ?

A

» Intérioriser

  • Comment puis-je vous aider ? Quels sont vos besoins ?
  • Comment vous vous sentez ? Qu’est-ce que cela vous fait vivre ?
  • Identifier/cibler le problème: Pensez-vous faire une dépression? Est-ce que vous faites de la violence (conjugale) ?

» Contextualiser

  • Qu’st-ce qui se passe dans votre vie qui vous amène ici ?
  • Qu’est-ce qui doit changer?
  • Quels sont les impacts de cela pour vous? Dans votre vie?
53
Q

Vous pouvez parler de la distinction entre intérorisation et contextualisation, en ce qui concerne le travail sur les émotions, selon Choc :

A

Reformulation (contexte) plutôt que des reflets (émotions

  • Le travail des émotions
    1. Reformulation - Signes physiques ou comportementaux des émotions (contextualisation)
    2. Reflet de l’émotion (intériorisation)
54
Q

Nommez quelques techniques d’interventions proposées par Choc :

A

» Situer :

  • Aviser, annoncer, nommer explicitement, décortiquer, ect.
  • [souvent] la première expérience de demande d’aide, donc c’est rassurant
  • Permet à l’homme de reprendre du pouvoir et du contrôle sur son processus d’aide

» Impliquer les proches :
Les proches de l’homme sont :
- [Principales raisons de vivre]
- Principale source de soutien social
- Permet de maintenir des acquis (lien entre la démarche d’aide et le quotidien)
- Brise le silence, lève le tabou = permet de sortir de l’isolement affectif
- évite l’épuisement des proches et le bris de relation

» Utiliser les images et analogies!

55
Q

Qu’est-ce que l’estime de soi, selon William James ?

A

Estime de soi = succès/ambition

56
Q

Quelle est la définition du concept de soi selon René Lecuyer ?

A

Le concept de soi réfère à la façon dont la personne se perçoit, à un ensemble de caractéristiques (goûts, intérêts, qualités, défauts, ect.) de traits personnels (incluant les caractéristiques corporelles), de rôles et de valeurs ect, que la personne s’attribue et reconnaît comme faisant partie d’elle-même, à l’expérience intime d’être et de se reconnaître en dépit des changements.

57
Q

Quels sont les stades du développement du concept de soi ?

A

Stade 1 : L’émergence du soi - 0 à 2 ans

Stade 2 : La confirmation du soi - 2 à 5 ans

Stade 3 : L’expansion du soi - 5 à 10 ans

Stade 4 : La réorganisation du soi - 10 à 20 ans

Stade 5 : La maturation du soi - 20 60 ans

Stade 6 : La permanence du soi - 60 ans et plus

58
Q

Vous pouvez définir les différents types de self :

A

Vrai self (ou soi privé) : La personne que nous pensons être vraiment. Mes vrais sentiments, ce que je pense réellement

Soi idéal : La personne que nous voudrions être (zone de confort)

Soi possible : La personne que nous pouvons devenir

Soi redouté : La personne que nous craignons devenir

59
Q

Quelle est la définition de l’estime de soi ?

A

C’est la conscience de la valeur personnelle qu’on se reconnaît dans différents domaines
C’est un ensemble d’attitudes et de croyances qui nous permettent de faire face au monde

60
Q

Sur quels ingrédients majeurs reposent l’estime de soi ?

A

La confiance en soi (autoefficacité)

Vision de soi (Qui suis-je?)

Amour de soi (Savoir se pardonner)

61
Q

Vous pouvez parler du développement de l’estime de soi :

A
  • Elle prend sa source première dans l’atachement
  • Elle est alimentée par les jugements positifs des personnes significatives
  • Elle est déterminée par la qualité du monologue intérieur
  • Elle se nourrit par les succès
  • Elle doit être réactivée régulièrement pour se conserver
62
Q

Vous pouvez nommer des concepts, et une direction, avec lesquelles l’estime de soi peut interagir :

A

Estime de soi –» Motivation –» Engagement et persévérance dans l’activité –» Sentiment d’efficacité et de fierté

63
Q

Que dit Andy Martens à propos de l’estime de soi ?

A

«Une faible estime de soi ne signifie pas seulement se sentir mal, cela signifie également que le corps ne fonctionne pas de manière très saine, ce qui peut avoir des conséquences sérieuses pour la santé à long terme»

64
Q

À quoi correspond la construction de l’identité ?

Que vise la construction de l’identité ?

A

La construction de l’identité correspond à l’intégration de tous les aspects de soi (concept de soi et estime de soi)

Elle vise aussi la continuité personnelle au travers des différents changements historiques et développementaux

65
Q

Quelles sont les demandes d’adaptation relatives à la maladie ?

A
  • Maintenir un équilibre psychologique et interpersonnel acceptable
  • Retrouver son bien-être physique
  • Restaurer son équilibre émotionnel
  • Vaincre l’insécurité de et la perte de contrôle par rapport à la perception de l’image de soi et par rapport à l’avenir
  • S’adapter aux situations médicales peu communes
  • Maîtriser la menace existentielle
  • Préserver une qualité de vie qui a du sens
66
Q

Quelles sont les impacts psychologiques possible des maladies ?

A
  • tristesse
  • angoisse
  • solitude
  • isolement
  • incertitude
  • impuissancce
67
Q

Qu’est-ce qu’une maladie grave/chronique

A

En général :

  • une maladie dont le pronostic est défavorable
  • un risque fonctionnel importent ou un risque vital
  • le traitement curatif n’existe pas ou donne des résultats peu satisfaisants

Processus psychologiques d’adaptation à ces maladies implique généralement :

  • Une ou plusieurs limitation(s) fonctionnelle(s) des activités et de la participation;
  • une dépendance afin de compenser ou minimiser les limitations fonctionnelles;
  • un besoin de soins médicaux ou paramédicaux, de service psychologiques, d’éducation ou d’adaptation
  • La perturbation des gestes automatiques qui auparavant n’étaient pas essentiels à la conception du soi (comme marcher, s’habiller, parler et autres), provoque une menace sur le soi
68
Q

Vous pouvez parler de plusieurs éléments de l’annonce du diagnostique :

A
  • Une des étapes les plus complexes de la relation médecin-patient
  • Traverser une maladie grave = la ressentir de l’intérieur (éprouver des sentiments de pertes, de solitude, de rupture, de violence)
  • Émotions = désorganisent les fondements de l’identité du patient «pourquoi moi?» - Sentiment d’injustice
  • Le caractère agressif de différents traitements sollicite de manière intense ses capacités d’adaptation physique et psychologiques
  • Pour assurer son intégrité : filtrer les informations venant de l’extérieur (du médecin traitant, des équipes médico-soignantes), et en même temps, se protéger contre la menace interne qu’a entraîné l’annonce
  • L’annonce de la maladie grave rompt un équilibre préexistant (changements identitaires, rupture, conflits, déséquilibres à tous les niveaux, dont sexuel)
  • L’acquisition d’un nouvel équilibre va nécessiter de la part du patient une acceptation de la maladie et un effort d’adaptation
  • Implique la mise en place de stratégies d’ajustement (cognitives et comportementales)
  • Les premiers mécanismes d’ajustement peuvent apparaître très rapidement, dans la période qui suit immédiatement la phase du choc
69
Q

Quels sont les principaux mécanismes de défense à l’annonce du diagnostiques ?

A

Déni : est un mécanisme inconscient. Il permet au patient de préserver son intégrité. L’annonce que fait le médecin est une réalité extérieure qui n’existe pas, qui n’existe pas non plus intérieurement

Évitement : se traduit par une mise à distance de manière à préserver son identité et son image de soi. Le patient niera son anxiété comme il évitera de parler de ses doutes.

Formes projectives : la révolte, l’irritation, la contestation, l’insatisfaction, les ressentiments

70
Q

Quelles sont les constances durant la maladie ? Vous pouvez en dire quelques mots :

A

Constance durant la maladie :

  • Incertitude qui engendre de l’angoisse
  • Espoir de guérison

Ces deux paramètres, constituent la toile de fond sur laquelle va venir s’intégrer, dans un mouvement dynamique, les mécanismes d’adaptation et de défense

Ces mécanismes jouent un rôle de premier plan dans l’élaboration du sens que la personne va donner à son vécu

71
Q

Vous pouvez discuter de la détresse émotionnelle que peuvent entraîner les maladies graves :

A

Profond bouleversement = peurs et angoisses (toutes les dimensions de la vie du patient).
Maladie grave :
» menace existentielle, s’accompagnant de la perte du sentiment d’invulnérabilité, de la prise de conscience brutale d’une fin possible et de la peur de mourrir

» menace pour l’intégrité physique du sujet, qui peut redouter le retentissement de la maladie (et de ses traitements) sur son état général et son niveau global de fonctionnement (douleur, les mutilations, la perte d’autonomie)

» affecte profondément la vie familiale et affective, sociale, professionnelle

» La détresse émotionnelle du patient fluctue pendant la maladie mais vit son pic au moment du diagnostique

» La période où se situe le début de la maladie dans le cycle de la vie du patient est également fondamentale pour comprendre les conséquences psychologiques de celui-ci.

72
Q

Vous pouvez nommer les menaces potentielles associées à la maladie et au traitement

A
  1. Menaces posant sur la vie et peur de mourir. 2. Menace posant sur l’intégrité corporelle ou sur le bien-être (dues à la maladie ou au traitement) «(dommages physiques et infirmités - modifications physiques permanentes - incapacité physique)»
  2. Menaces pesant sur l’identité et la perspective temporelle «(nécessité de modifier son image de soi - insécurité quant à l’évolution de sa maladie quant à l’avenir - précarité des valeurs et des objectifs de son existence - perte d’autonomie et de contrôle)
  3. Menaces posant sur la stabilité émotive et la nécessité de faire face à des sentiments d’anxiété, de colère, et à d’autres émotions liées ou dues à d’autres stress
  4. Menaces posant sur la capacité d’assumer des activités et des rôles habituels (- séparation d’avec la famille, les amis, et d’autres aspects sociaux - perte de rôle sociaux importants - nécessité de dépendre d’autrui)
  5. Menaces découlant de la nécessité de s’adapter à un nouveau milieu social et physique (- adaptation au milieu hospitalier - problèmes liés à la compréhension de la terminologie et des habitudes médicales - nécessité de prendre des décisions en situation de stress ou inhabituelles)
73
Q

Quels sont les facteurs qui déterminent l’impact psychologique du diagnostique de maladie grave :

A
  • Représentation de la maladie
  • Stratégie d’ajustement à la maladie (coping)
  • Caractéristiques psychiques du patient
  • Caractéristiques biographiques
  • Ressources environnementales (Qualité de la prise en charge médicale, et en particulier de la relation médecin-malade, qualité de l’environnement affectif et socioprofessionnel)
74
Q

Vous pouvez nommer des facteurs qui influencent l’adaptation à la maladie :

A
» La gravité du diagnostiques
» La chronicité
» L'étape développemental à laquelle la personne se trouve
» Les étapes de la maladie
» Le contexte familial et social
» autre
75
Q

Quelles sont les étapes du processus d’«acceptation» de la maladie ?

A

Les différentes étapes d’«acceptation» de la maladie sont plus ou moins longues et ne sont pas linéaires. On peut par moment revenir à certains stades

La personne malade, la famille et les amis peuvent ne pas avancer au même rythme

Pour certaines maladie, le caractère évolutif de la maladie, impliquant régulièrement de nouvelles pertes de capacités, rajoute à la difficulté de ce parcours

  • Choc initial (surprise/angoisse) «Coup de massue»
    » Sidération mentale, puis » décharge émotionnelle
  • Déni
  • Révolte/colère
  • Marchandage
  • Dépression/tristesse
  • Acceptation
76
Q

Que dit Freud à propos de l’explication de la souffrance ?

A

«Une souffrance dont on méconnaît le sens et qu’on ne sait replacer dans l’histoire d’une vie fait beaucoup plus mal qu’une souffrance que l’on peut s’expliquer.»

77
Q

Combien, en pourcentage, de personnes la population ont un surplus de poids et son obèse au Canada ? Combien au Québec ?

A

Au Canada : 34% ont un surplus de poids - 18% sont catégorisées obèses

Au Québec : 33% ont un surplus de poids - 17% sont catégorisées obèses

78
Q

Quels sont les préjugés envers les personnes obèses ?

A

Les personnes avec un surplus de poids sont considérées comme plus négligées, moins disciplinées, moins compétentes, plus paresseuses que les autres

79
Q

Les professionnels de la santé ont-ils autant de préjugés que la population générale, en général, envers les personnes obèses ?

A

Ils en ont plus.

80
Q

Quels sont les conséquences des préjugés relatifs au poids ?

A

Le fait d’être confronté aux préjugés relatifs au poids augmente la vulnérabilité…

  • à la dépression
  • à une faible estime de soi
  • à des comportements hyperphagiques plus sévères
  • à l’évitement ou à la réduction de l’activité physique
  • à un gain de poids

» et affecte la qualité des soins dispensés

  • une attitude culpabilisante empêche de discuter des saines habitudes de vie d’une façon à renforcer l’auto-efficacité
  • La peur de commentaires négatifs ou d’inconforts du au surplus de poids entraîne l’évitement des soins prventifs
81
Q

Quels sont les causes des préjugés relatifs au poids ?

A
  • Manque de connaissances sur les causes de l’obésité
  • Type d’attribution
  • Propre image corporelle (Les très beaux accordent une très grande importance à l’image corporelle. Les très laids cherchent à se rehausser)
82
Q

Vous pouvez définir l’obésité :

A

Accumulation anormale ou excessive de tissu adipeux qui nuit à la santé (OMS)

Causée par le déséquilibre à long terme entre l’énergie consommée et l’énergie dépensée

83
Q

Quelles sont les mesure de l’obésité ?

A
  • Indice de masse corporelle (Imc)
  • Tour de taille
  • Ratio taille/hanches
  • Pourcentage de masse adipeuse
84
Q

Quelle est la relation entre obésité et mortalité ?

A
  • C’est une relation influencée par d’autres variables (ex. âge)
  • elle es en J plutôt que linéaire. Ainsi, les personnes qui sont inversement obèses ont, tout comme les personne obèses, une plus grande probabilité de mourir.
85
Q

Quelles sont les conséquences morbides de l’obésité ?

A

» Obésité et morbidité :

  • Maladies coronariennes
  • Hypertension
  • Dyslipidémie (cholestérol)
  • Diabète de type 2
  • Certains cancers
  • Ostéoarthrite
  • Problèmes articulatoires

» Le risque de maladies chroniques dépend principalement de la distribution des tissus adipeux
- C’est plus dangereux en pomme qu’en poire

86
Q

Quels sont les caractéristiques des personnes MHO (metabolically healthy but obese»?

A
  • Bonne sensibilité à l’insuline
  • Pas d’ypertension
  • Profil lipidique, inflammatoire, hormonal, immunitaire et hépatique normaux
  • Plus actifs physiquement, même alimentation
87
Q

Quelles sont les conséquences psychosociales de l’obésité ?

A
  • Diminution de l’estime de soi et de l’estime corporelle
  • Diminution de la qualité de vie
  • Évitement du système de santé
  • Évitement de l’activité physique
  • Découragement, désinvestissement de soi
  • Diminution de la qualité de vie
  • Lien avec la dépression
88
Q

Vous pouvez parler des facteurs biologiques en lien avec l’obésité :

A

» 25 à 40 % de la variation reliée à l’adiposité serait attribuable aux gènes qui influencent :

  • le métabolisme de base
  • la thermogénèse alimentaire
  • la quantité et la localisation de cellules adipeuses
  • le gain de poids en réponse à une suralimentation

» Cinq génotypes :
- économe : métabolisme de base lent - thermogénèse insuffisante

  • hyperphagique : régulation problématique des hormones de l’appétit et de la satiété = propension à la suralimentation
  • sédentaire : propension à être physiquement inactif
  • à faible oxydation des lipides : propension à l’oxydation insuffisante des lipides consommés
  • à adipogénèse excessive : habileté accrue à accroître le nombre de cellules adipeuses formées + trop grandes capacités de stockage des lipides

» facteurs biologiques

  • puberté précoce
  • syndromes et maladies
  • grossesses
  • ménopause
  • blessures
89
Q

Vous pouvez parler des facteurs environnementaux en lien avec l’obésité :

A

Environnement «obésogène» = transition alimentaire + urbanisation et modernisation

» Facteurs sociaux et familiaux

  • pressions des pairs
  • relation des parents avec la nourriture
  • éducation
  • privation alimentaire
90
Q

Vous pouvez parler des facteurs individuels en lien avec l’obésité :

A

» Facteurs comportementaux :

  • Habitudes alimentaires
  • Habitudes d’activité physique

» Facteurs sous-jacents
- Beaucoup moins de consensus…

91
Q

Quelles sont les interventions que les professionnels de la santé sont amenés à faire concernant les patients obèses ?

A

» Les différents professionnels de la santé sont appelés à intervenir pour :

  • Traiter l’obésité en favorisant la perte de poids
  • Traiter les conséquences de l’obésité
  • Identifier les obstacles aux traitements lorsque les comportements alimentaires et d’activité physique sont en jeu
  • Favoriser la prévention de l’obésité dans leurs interventions et éviter de contribuer au risque de prise de poids
92
Q

Quelles sont les traitements reconnus de l’obésité ?

A
» Traitement standard 
- restriction calorique
- activité physique
- thérapie cognitivo-comportementale 
» Traitement pharmacologique
» Traitement chirurgical
93
Q

Vous pouvez discuter des traitements pharmacologiques de l’obésité :

A

Les molécules sont souvent dangereuses

94
Q

Vous pouvez parler du traitement de la restriction calorique concernant l’obésité :

A
  • restriction sur la quantité
  • restriction sur le choix des aliments
  • règles précises
95
Q

Vous pouvez parler du traitement de l’activité physique pour l’obésité :

A
  • Style de vie actif et/ou activités structurées
  • Pas d’évidence d’efficacité pour la perte de poids. Évidence pour le maintien du poids
  • Plus difficile à implanter pour la majorité des individus (demande beaucoup d’efforts pour brûler peu de valorie à la fois)
  • Bénéfices indéniables pour la santé
96
Q

Vous pouvez parler du traitement cognitif-comportementale pour l’obésité :

A

Techniques cognitives et comportementales qui vises à augmenter l’adhérence aux règles de la diète et aux prescriptions d’activité physique

» Composantes principales :

  • Auto-observation (par le biais d’un journal alimentaire)
  • contrôle des stimuli
  • gestions des contingences
  • résolution de problèmes
  • restructuration cognitive
97
Q

Vous pouvez parler de l’efficacité des traitements comportementaux du groupe de recherche Look AHEAD, selon une de leur études réalisé en 2011 :

A

Après 1 an : 23% ont perdu plus de 10% de leur poid initial
46% ont perdu plus de 5% de leur poids initial

Après 3 ans : 25% ont un poids plus grand que leurs poids initials
54% ont perdu moins de 5% de leur poids initial

98
Q

En quoi perdre du poids est une illusion de facilité selon Marie-Pierre ?

A
  • Oscillation du poids et aggravation des conditions physiques
  • Sentiments d’échec, de honte et d’inefficacité
  • Désinvestissement de soi
  • Motivation de + en + intrinsèque (éviter l’image de soi aversive)
99
Q

Quels sont les mécanismes impliqués dans la régulation du poids ?

A
  • Le cycle de restriction-désinhibition
  • L’évitement des émotions négatives
  • La sensibilité à la récompense
100
Q

Vous pouvez parler de la théorie de la restriction :

A

La théorie de la restriction

La restriction comportemental : Le fait de manger significativement moins que ce qu’on mange habituellement et/ou moins que ce que notre corps aurait besoin

La restriction cognitive : Le fait de se répéter continuellement qu’on doit moins manger ou éviter de manger tel ou tel aliment, même si on y arrive pas

Restriction (Quantité/choix) –» Privation calorique et frustration –» Perte de contrôle (désinhibition) (pensée dichotomique) –» Compensation par la restriction –» Privation calorique et frustration –»…

La pensée dichotomique
Le «ha pis de la merde» effect»
«La journée est gâchée, autant en profiter! Je me reprendrai demain»
« J’ai déjà mangé trop de biscuit, autant finir la boîte, comme ça je ne serai plus tentée»
« J’ai manqué deux cours de step, je suis mieux de lâcher le cours et m’inscrire la session prochaine

Pensée dichotomique : Perception d’un échec –» Découragement –» Abandon de nouvelles habitudes de vie –» Reprise du poids perdu –» Échec réel

101
Q

Quelles stratégies positives sont possibles pour remplacer la restriction alimentaire ?

A
  • Favoriser une régulation flexible
  • Favoriser une régulation intuitive
  • Favoriser une motivation intrinsèque
  • Favoriser l’auto-efficacité
102
Q

Vous pouvez parler de l’évitement des émotions en relation à l’alimentation :

A

Manger, ça fait du bien…
- Réconfort, plaisir, gâterie («manger ses émotions») [coping]

  • mais c’est aussi un mécanisme puissant pour court-circuiter le fonctionnement émotionnel du cerveau

En lien avec l’évitement des émotions :
- Alexithymie : difficulté à ressentir, reconnaître et exprimer les émotions

Conscience intéroceptive :
- Conscience différenciée des sensations et des émotions

La théorie de la fuite : Image négative de soi –» Détresse émotionnelle –» Rétrécissement cognitif à un stimulus immédiat (nourriture) –» Abandon des inhibitions habituellement imposées –» suralimentation

Faible sensibilité aux émotions :

  • Tendance à vivre peu d’émotions positives et négatives
  • Stabilité de l’humeur
  • Peu de recours à des stratégies de compensation

Grande sensibilité aux émotions :

  • Émotions négatives [et positives ?] fréquentes, intenses et persistantes
  • Image négative de soi-même
  • Recours à des stratégies de compensation
103
Q

Vous pouvez proposer des stratégies positives alternative à l’évitement des émotions par l’alimentation :

A

Stratégies positives :
- Évitez de demander simplement à la personne d’arrêter de manger ses émotions

  • Aide à prendre conscience des émotions présentes (journal, grille des émotions, ect)
  • Proposer des stratégies de régulation plus axées sur le problème
104
Q

Vous pouvez discuter du circuit de la récompense en relation à l’alimentation :

A

Le circuit de la récompense amène l’individu à répéter les stimuli agréables

Manger amène des changements comportementaux et des altérations neurochimiques similaires à la consommation de cocaïne chez les rats.
Chez les humain, la neuroimagerie montre que la nourriture stimule le circuit de la récompense de la même façon que d’autres substances

Faible sensibilité à la récompense :

  • tendance à une moins grande attirance pour la nouveauté
  • tendance à minimiser les risques à prendre
  • tendance aux décisions planifiées et organisées selon des objectifs

Grande sensibilité à la récompense :

  • tendance à une plus grande impulsivité
  • tendance aux difficultés à planifier à long terme
  • tendance à être obsédé par la nourriture
105
Q

Quelle est la relation entre l’impulsivité et l’alimentation ?

A

L’impulsivité est la tendance à choisir des actions qui apportent une satisfaction immédiate même si elles sont associées à des conséquences négatives à plus long-terme

C’est une caractéristique des individus souffrant d’hyperfagie boulimique

Est encore plus problématique dans un contexte de stimulation variée

106
Q

Quelles stratégies positives peuvent faciliter quelqu’un aux prises à de l’impulsivité ?

A

Proposer des stratégies d’organisation et de planification

Proposer des stratégies de contrôle du stimulus

Aider la personne à identifier et savourer d’autres sources de plaisir