Définition des lymphomes :
= Les lymphomes constituent des hémopathies lymphoïdes malignes. Ils correspondent donc à des pathologies clonales développées aux dépens de cellules du tissu lymphoïde. Ils peuvent survenir à tout âge.
Certaines formes constituent des urgences thérapeutiques comme le lymphome de Burkitt.
2 types de lymphomes + prévalence :
On distingue :
Epidémiologie des LNH :
Epidéiologie du LH :
Etiologies des lymphomes :
+ les antécédents familiaux d’hémopathies constituent un facteur de risque de survenue de lymphome.
+ Concernant les facteurs environnementaux des études statistiques montrent un risque accru de développement de lymphomes en cas d’exposition aux pesticides (agriculteurs, viticulteurs).
Signes cliniques du lymphomes :
• Hypertrophie tumorale du tissu lymphoïde :
– adénopathie(s) tumorale(s) périphérique(s) ; dans ce cadre, les caractéristiques de l’adénopathie sont d’emblée suspectes
– atteinte de l’anneau de Waldeyer : hypertrophie amygdalienne, base de langue, atteinte du cavum : présence d’une masse asymptomatique, dysphagie, odynophagie, dysphonie, otalgie réflexe… ;
– atteintes ganglionnaires profondes responsables d’un syndrome compressif : atteinte ganglionnaire médiastinale, abdominale ;
– splénomégalie ;
– hépatomégalie ;
– atteinte du tissu lymphoïde de tissus extra-ganglionnaires : tube digestif (bilan de diarrhée, hémorragie digestive…), atteinte ORL (sinus, thyroïde, glandes salivaires, annexes de l’œil…), atteinte pulmonaire, atteinte neurologique (LCR, encéphale, paires crâniennes), cutanée, osseuse, gonadique.
• Signes généraux :
– baisse de l’état général : asthénie ; l’état général sera à définir selon l’échelle d’activité de l’OMS ou de Karnofsky
– fièvre, fébricules au long cours : défini comme étant ≥ à 38 °C pendant plus de 8 jours sans cause infectieuse retrouvée ;
– amaigrissement de plus de 10 % du poids du corps ;
– sueurs profuses notamment nocturnes ;
– bilan de prurit pour le LH.
Caractéristiques de l’adénopathie du lymphome :
– sa taille importante (supérieure à 2 cm),
– elle est ferme, non inflammatoire, non adhérente aux plans superficiels et profonds,
– elle est indolore (sauf les exceptionnelles adénopathies douloureuses à l’ingestion d’alcool dans le LH),
– elle est non satellite d’une porte d’entrée infectieuse ou d’une lésion tumorale locorégionale (qui doit être recherchée),
– elle est non contemporaine d’un épisode fébrile transitoire,
– son ancienneté est supérieure à un mois ;
Signes biologiques devant faire suspecter un lymphome :
Echelle d’activité de l’OMS :
=> Tableau 12.1 page 159

3 tableaux révélateurs de lymphomes URGENTS à connaitre :
– syndrome cave supérieur rapidement progressif (œdème « en pèlerine », turgescence des jugulaires, circulation veineuse collatérale thoracique, orthopnée) ;
– masse abdominale d’évolution rapidement progressive, notamment révélatrice d’un lymphome de Burkitt chez l’enfant ou l’adulte jeune (douleurs abdominales, syndrome occlusif, compression). Il sera important de documenter dans ce cadre un syndrome de lyse tumorale spontanée ;
– syndrome neurologique de compression radiculo-médullaire.
Bilan d’extension du lymphome :
– ionogramme sanguin, créatininémie, uricémie, phosphore, calcémie ;
– électrophorèse des protéines (existe-t-il un pic monoclonal, une hypo-albuminémie ?) ;
– bilan hépatique ;
– bilan de coagulation ;
– marqueur pronostique : LDH, B2 microglobuline ;
– bilan sérologique : hépatite B et C et HIV (après information du patient) ;
=> Ce bilan d’extension permettra d’évaluer le stade du lymphome selon la classification de Ann Arbor
Classfification d’Ann Arbor :
=> Tableau 12.2 page 161

Examens préthérapeutiques : (3)
Diagnostic du lymphome :
Le diagnostic est le plus souvent porté sur un ganglion par prélèvement chirurgical.
=> Une cytoponction ne suffit pas pour faire un diagnostic.
Méthodes d’étude du ganglion prélevé pour le diagnsotic : (5)
- Examen morphologiques : histologique de l’architecture de la prolifération lymphomateuse + morphologique des cellules
- Analyse cytologique : complète l’histologiue par apposition du tissu tummoral sur une lame et analyse cytologique
- Analyse immunoophénotypique :
- Analyse cytogénétique : Des anomalies chromosomiques peuvent alors survenir notamment des translocations pouvant être récurrentes dans certains lymphomes.
Pic de fréquence des lymphomes Hodgkiniens :
Il existe un pic de fréquence chez le jeune de 15 à 35 ans puis un second pic d’incidence chez le sujet âgé vers 70 ans.
Au diagnostic, les lymphomes hodgkiniens sont plutôt à un stade localisé ou avancé ?
Au diagnostic, les stades localisés sont les plus fréquents avec des atteintes plutôt sus-diaphragmatique avec souvent une atteinte médiastinale qui peut être compressive : présence d’un syndrome cave supérieur, épanchement péricardique souvent réactionnel.
Des atteintes, plus étendues, sont plus rares au niveau sous-diaphragmatique (ganglionnaire, splénique) ou viscéral (foie, poumon, os, médullaire…).
Caractéristiques anatomopathologiques des lymphomes Hodgkiniens :
=> Figure 12.3 page 163

Facteurs de mauvais pronostic des lymphomes Hodgkiniens :
4 types de lymphomes à petites cellules B :
Epidémiologie des lymphomes folliculaires :
Signes cliniques des lymphomes folliculaires :
Signes anatomopatholgoiques des lymphomes folluculaires :
=> Figure 12.4 page 164
Critères de ttt du lymphommes folliculaires : (5)
Des critères de traitement ont été élaborés correspondant à la recherche de forme dite de forte masse tumorale.
Les critères pronostiques seront :