4. Les particularités du prélèvement sur donneur décédé RESPECT DE LA REGLE DU DONNEUR DECEDE 1ere etape
constater le décès
→ Le prélèvement d’organes ne doit pas être la cause du décès
→ Les critères de diagnostic sont différents selon les circonstances du décès
4. Les particularités du prélèvement sur donneur décédé RESPECT DE LA REGLE DU DONNEUR DECEDE 2eme etape
vérifier que les circonstances du décès sont compatibles avec le prélèvement d’organes
→ Critères légaux
→ Critères médicaux
Mort encéphalique (cœur battant) : absence d’activité encéphalique
Attention : pas de consensus = critères nationaux
Mort par arrêt circulatoire (cœur non battant) : Attention : pas de consensus international
Les étapes :
• Reconstitution précise du mécanisme du décès
• Elimination des diagnostics différentiels
• Diagnostic clinique :
– Absence de toute conscience et de mobilité spontanée
– Abolition de tous les réflexes du tronc cérébral
– Absence de toute ventilation spontanée
• Confirmation para-clinique (examen complémentaire) → 2 électroencéphalogrammes nuls et aréactifs pendant 30 minutes à 4 heures d’intervalle
→ OU BIEN : artériographie cérébrale
RESPECT DES VOLONTES DU DEFUNT
• Consentement présumé pour les majeurs capables
→ Sauf en cas de refus explicite
• Registre national des refus
• Témoignages des proches
• Consentement explicite pour les mineurs et majeurs protégés
QUELS ENJEUX ETHIQUES ?
→ Primum non nocere
→ Motivations et pressions externes
→ Réification de la personne (réduction à un organe) → Commerce, trafic = nouvel aspect de l’esclavage ?
• Mortalité péri opératoire : variable selon l’organe
→ 0, 03% pour prélèvement de rein
• Morbidité sévère péri opératoire : variable selon l’organe
→ 0. 3 à 1% pour le rein
→ 25 à 50% pour le foie
Est-ce acceptable pour un sujet bien informé et désireux de donner ?
• Conséquences psychologiques: bonnes ?
• Conséquences sociétales: meilleures !
• Morbidité à long terme ?
REGLE EN FRANCE
Don de son vivant autorisé, gratuit et dirigé au sein d’un cercle restreint
Lois de bioéthique 1994 : D/R APPARENTES
Le prélèvement d’organes sur une personne vivante, qui en fait le don, ne peut être réalisé que dans l’intérêt thérapeutique direct d’un receveur. Le donneur doit avoir la qualité de père ou de mère, de fils ou de fille, de frère ou de sœur du donneur
• Le donneur doit être majeur capable
• En cas d’urgence, le donneur peut être le conjoint
Révisions des lois de bioéthique 2004 :
Le donneur doit avoir la qualité de père ou de mère.
Par dérogation :
– conjoint, frère, sœur, fils, filles, grands-parents, oncles et tantes, cousin(e)s germain(e)s, conjoint du père ou de la mère
– Ou preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur
Révision des lois de bioéthique 2011 :
Toute personne pouvant apporter un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur
+ Don croisé « dirigé »
Révision des lois de bioéthique 2021 : dispositions spécifiques au don croisé
En cas d’incompatibilité […] rendant impossible la greffe, le donneur et le receveur potentiels peuvent se voir proposer le recours à un don croisé d’organes
Quel est le rôle de l’Agence de la Biomédecine ?
• Organisation et contrôle du prélèvement d’organes
• Organisation et contrôle de la greffe
→ liste d’attente
→ attribution des greffons
→ suivi des patients (Registres)
• Évaluation des équipes
• Orientation scientifique et publications scientifiques
penurie
risque
csq
Sortie de la logique de don et de solidarité interhumaine
Vers une logique de marché quitte à bafouer les droits de l’homme et de la dignité humaine
Au détriment des plus précaires