Cours 4 - Acquisition L2 Flashcards

1
Q

Quels sont les cas d’enfants sauvages mettant de l’avant la notion de période critique?

A
  • Genie : trouvée à 13 ans aux États-Unis (années 70). Avait vécu enfermée dans une chambre quasi sans contacts humains. Pouvait comprendre environ 20 mots (e.g. red, blue, green, brown, Mother, walk, go, door, bunny) : pouvoir dire “stopit”, “nomore”.
    o Un an après : langage ressemble à un enfant de 18-20 mois. Produisait des énoncés de 2-3 mots.
    o Théorie de la période critique pour le développement du langage
  • Mais pas de développement syntaxique normal par la suite :
    o « Four years later, she had still not mastered negation, and was stuck at the “No” + V + Object stage. And although she appeared to understand WH- questions, she was incapable of producing them correctly. Instead, she would say things like » :
    –> « Where is may I have a penny? »
    –> « I where is graham cracker on top shelf »
  • Victor de l’Aveyron, trouvé à l’âge de 11 ans. N’a jamais appris à parler (début 19e siècle). 3 points importants :
    o E.g. lait : associé au référent, mais jamais prononcé avec intention de communiquer
    o Association au référent vague (liquide, vise le contenant, désir associé au mot)
    o Pas la nom générique d’un type d’entité
  • Si l’enfant n’a pas été exposé au langage avant un certain âge, il semble ne plus être en mesure d’acquérir le langage.
  • On ne peut pas définir avec précision l’âge correspondant à la période critique.
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2
Q

Quelles sont des facteurs auxquels nous devons porter attention dans certaines situations pour que l’enfant soit exposé au langage?

A
  • Il faut porter attention dans certaines situations pour s’assurer que l’enfant soit exposé au langage
    o Parler à l’enfant
    o S’assurer que l’audition est bonne
    –> Envisager l’enseignement d’une langue des signes
    o La spécialisation se fait très tôt et peut dépendre de la sous-composante de langage
    –> Les bébés de 10 mois sont spécialisés dans les sons de leur langue maternelle
    –> D’autres sous-composantes peuvent se spécialiser plus tard
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3
Q

Quelles sont les caractéristiques de la période critique en lien avec la L2?

A
  • La deuxième langue est souvent acquise après l’âge qui pourrait correspondre à la période critique
  • La période critique pourrait être repoussée par le développement de la langue maternelle
  • La différence de performance entre L2 et L1 même a de très hauts niveaux de fluence nous donne des indices
    o On a différent type de bilingues. Les bilingues natifs et précoces se ressemblent beaucoup en termes de performance
    o Pour les bilingues tardifs, bien qu’ils puissent avoir des niveaux de fluence très différents de ce même type de bilingue, on peut toujours identifier des caractéristiques nous indiquant clairement que la personne n’est pas un bilingue natif
    o Différence entre L1 et L2 fait seulement référence à l’ordre dans lequel elles ont été apprises, non à la dominance ou fluence dans la langue. Cette notion devient moins importante pour les bilingues natifs car les deux langues sont apprises en même temps
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4
Q

Quels sont les effets du vieillissement et du bilinguisme?

A
  • Âge et langage : personnes plus âgées ont du mal à ignorer l’information inutile (pour une tâche donnée) en présence de plusieurs perturbateurs
    o Effet est moins prononcé chez les bilingues
  • Pourrait retarder le début de la maladie d’Alzheimer de quatre ans
  • Multi-tâche : bilingues meilleurs
  • Réserve cognitive : meilleurs chez les personnes âgées bilingues de naissance (meilleure capacité à apprendre quelque chose de nouveau)
  • MACT (spatiale) : meilleure performance des bilingues Luo, Craik, Moreno & Bialystok (meilleure mémoire en générale, pas juste MACT ou liée au langage)
  • Effet positif sur l’efficacité des fonctions exécutives
  • Corrélats neuronaux :
    o Bilingues : constante activité dans les deux hémisphères
    o Monolingues : dominance de l’hémisphère gauche pour le langage
    –> Facteur déterminant : âge d’acquisition de L2; pas « fluence »
  • Des études montrent que les bilingues compétents ou précoces ont une plus grande concentration de matière grise que les unilingues dans le cortex pariétal inférieur gauche (donc montre qu’il y a vraiment un impact anatomique du bilinguisme sur le cerveau, tant sur la matière grise que sur la matière blanche au niveau de la gaine de myéline qui peut expliquer pourquoi certaine pathologie comme la maladie d’Alzheimer peuvent être repoussées)
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5
Q

Quelles sont les caractéristiques d’une L2 et les différences entre l’acquisition de celle-ci et la L1?

A
  • Pour la langue maternelle, il y a la notion de période critique
  • Pour beaucoup de gens, la langue seconde est apprise après la période critique
  • Un enfant apprenant une deuxième langue en bas âge peut être considéré comme bilingue natif
  • La plupart des enfants acquièrent/développent une langue maternelle en tous points identique à la langue cible (langue des adultes de leur communauté linguistique)
  • Pour beaucoup de gens, la langue seconde est caractérisée par :
    o Un accent plus ou moins marqué
    o Un vocabulaire moindre
    o Une incertitude par rapport à certaines structures
  • De façon générale, on considère qu’une deuxième langue acquise à l’âge adulte ne sera jamais à 100% identique à la langue cible (langue des adultes dits locuteurs natifs de la langue)
  • Quatre différences importantes entre acquisition L1 et acquisition L2 :
    o Bagage langagier
    o Niveau cognitif
    o Rôle de l’input
    o Contexte d’apprentissage
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6
Q

Quel est l’impact du bagage langagier sur l’acquisition d’une L2?

A
  1. Bagage langagier
    - En apprenant/développant la L1, on ne connait pas d’autre langue
    o Souvent, pour la L1, on dit que l’enfant apprend à « parler »
    o Un enfant vivant dans une communauté francophone apprend le français mais on dit qu’il apprend à parler
    o Un enfant vivant dans une communauté arabophone apprend l’arabe mais on dit qu’il apprend à parler
    o Etc.
    - En apprenant la L2, on connait déjà une autre langue :
    o On apprend une L2, on n’apprend pas à parler
    - Phénomène de transfert langagier :
    o Utilisation des structures, de nos habitudes, de la L1 dans la L2
    o Plus on acquiert des compétences dans la L2, moins on va transférer de la L1 et la L2
    o « Transfert » des structures à partir de la L1 vers la L2 surtout dans les premières étapes de l’apprentissage
    o Ex : En italien, le pronom sujet peut être omis
    –> « Mangio » (je mange)
    –> Dire « Io mangio » est superflus et non naturel
    o Un locuteur natif de l’italien apprenant le français pourrait faire l’erreur suivante :
    –> Il pourrait dire « mange » en voulant dire « je mange »
    –> Il s’agirait d’un transfert d’une structure existant dans sa langue maternelle
    - Ex : transfert syntaxique
    o En français :
    –> Je pense que Anna va venir –> grammatical
    –> Je pense Anna va venir –> agrammatical
    o En anglais :
    –> I think that Anna will come –> grammatical
    –> I think Anna will come –> grammatical
    o Francophone apprenant L2 de l’anglais :
    –> I think that Anna will come –> structure valide, donc ne va jamais se faire corriger. Va utiliser systématiquement le « that » dans cette structure, ce qui n’est pas une erreur mais ne va pas refléter les habitudes d’un locuteur natif
    o Anglophone apprenant L2 du français :
    –> Je pense Anna va venir –> erronée mais ne va pas nécessairement se faire corriger car ne veut pas dire quelque chose d’autre, ne va pas affecter la compréhension
    –> Je pense que Anna va venir –> va quand même finir par mettre le « que » parfois
    - Ex : transfert phonologique
    o En français :
    –> La suite de sons /st/ est possible en début de syllabe et de mot
    –> Ex : station
    o En espagnol :
    –> La suite de sons /st/ n’est pas possible en début de mot
    –> Ex : estación
    o Francophone apprenant L2 de l’espagnol :
    –> Stación
    o Hispanophone apprenant L2 du français :
    –> Estation
    - Transfert sémantique :
    o Peut s’appliquer au sens de certains mots
    o Peut s’appliquer aux expressions
    o Peut s’appliquer aux faux amis (mot qui ont des formes et des structures similaires mais qui ne veulent pas dire la même chose d’une langue à l’autre)
    - Ex : transfert sémantique –> certains mots
    o En français :
    –> « Poils » et « cheveux »
    o En anglais :
    –> « Hair » dans les deux cas
    o Francophone apprenant L2 de l’anglais :
    –> Aura du mal à utiliser « hair » partout et cherchera comment distinguer « poils » de « cheveux »
    o Anglophone apprenant L2 du français :
    –> Utilisera peut-être « poils » pour tout
    - Ex : transfert sémantique –> expressions
    o En français :
    –> Il pleut des cordes
    o En anglais :
    –> It’s raining cats and dogs
    o Francophone apprenant L2 de l’anglais :
    –> It’s raining ropes
    o Anglophone apprenant L2 du français :
    –> Il pleut des chats et des chiens
    - Ex : transfert sémantique –> faux amis
    o En français :
    –> Vapeur : synonyme approximatif de buée
    o En roumain :
    –> Vapor : sorte de bateau
    o Francophone apprenant L2 du roumain :
    –> Utiliserait « vapor » pour désigner de la buée
    o Locuteur natif du roumain apprenant L2 du français :
    –> Utiliserait « vapeur » pour désigner un bateau
    - Au final, intéressant de voir que les erreurs d’un apprenant de L2 sont systématiques, elles sont vraiment basées sur les caractéristiques basées sur sa langue
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7
Q

Quel sont les différentes étapes et stades d’un apprenant d’une L2?

A
  • Interlangue
    o Étapes intermédiaire dans l’apprentissage d’une seconde langue
    o Plusieurs stades intermédiaires entre monolingue L1 et stade final L2. Ces connaissances vont évoluer au fur et à mesure de l’apprentissage
    o Continuum mais distinctions basés sur certains critères en stades débutants, intermédiaires, avancés
    o Stades débutant, intermédiaire et avancé définis différemment en linguistique, en psychologique et en éducation
    o Nécessaire pour classification dans des cours
    o Nécessaire pour recherche scientifique
  • Monolingue L1 :
    o Ne parle qu’une langue
  • Interlangue :
    o Stade débutant :
    –> Connaissances de base
    –> Beaucoup de mémorisation
    –> Beaucoup d’influence L1
    o Stade intermédiaire :
    –> Connaissances moyennes
    –> Moyenne influence de L1
    –> Encore beaucoup de mémorisation
    –> Procéduralisation
    o Stade avancé :
    –> Connaissances avancées
    –> Davantage de procéduralisation (on a fait la majorité de la mémorisation et on peut vraiment procéder à créer des phrases et communiquer dans la langue sans passer par la L1)
    –> Moins d’influence de L1
    –> Commence à avoir plus de spontanéité
    o Stade final :
    –> Locuteur de la L2
    –> Bilingue
    –> Influences entre L1 et L2 dans les deux sens
    o Donc, lors du stade interlangue, il va y avoir un mélange de L1 et L2 au niveau de la phonétique, phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique et lexique.
  • Dans les différents domaines de recherche, l’accent sera mis sur différents éléments
    o Linguistique
    o Psychologique (comment la personne utilise sa mémoire pour apprendre la L2)
    o Enseignement (quoi montrer à la personne et à quel moment pour la faire évoluer au prochain stade)
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8
Q

Quel l’impact du niveau cognitif sur l’acquisition d’une L2?

A

o Les apprenants L1 sont des nourrissons
–> Leur cognition se développe également
–> Leur mémoire se développe
–> Leur motricité
–> Leur capacité à résoudre des problèmes
–> Etc.
–> Le fait que le bébé développe toutes les capacités cognitives est ce qui permet que la L1 soit autant bien ancrée chez l’enfant
–> Mais on considère qu’un enfant a un niveau similaire à l’adulte vers l’âge de 5-6 ans tandis qu’un adulte dans un environnement immersif à 100% va prendre beaucoup moins de temps avant d’être fluent car il a déjà des stratégies d’apprentissage
o Un apprenant L2 est souvent adulte ou, au moins, plus âgé qu’un apprenant L1
o Il existe des situations d’acquisition de deux langues dès la naissance
o Les capacités cognitives ne sont pas les mêmes que celles des apprenants L1
o Elles évoluent encore mais sont souvent à un stade « mature »
o Les capacités de mémorisation ont une grande influence sur l’acquisition de la L2
o L’aspect affectif joue un rôle en acquisition L2
o La capacité de résolution de problèmes influence l’acquisition de la L2
o La motricité a atteint son stade mature
–> Pas besoin d’attendre qu’elle soit développée pour pouvoir produire les sons
–> Plus de difficultés pour les sons inhabituels

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9
Q

Quel est l’impact de l’input “négatif” ou évidence négative sur l’acquisition de la L2?

A

o Absence d’une structure donnée dans une langue
–> Ex : en italien, il y a absence du pronom sujet
o A un impact différent sur l’apprentissage de la L1 et sur celui de la L2
–> Un enfant apprenant une langue va simplement voir que la structure est ou n’est pas présente dans une langue et reproduire la structure
–> Un apprenant L2 va apprendre cette structure, on va lui dire explicitement ce qu’il doit ou ne doit pas faire
o Dans la L1 :
–> Il y a très rarement de corrections directes
–> Des erreurs sont présentes au début
–> Une fois arrivé à la langue cible, si une structure n’existe pas, elle ne sera pas produite par l’apprenant
–> Ex : un apprenant natif de l’italien omettra le pronom sujet très tôt et dira « mangio »
o Dans la L2 :
–> L’utilisation de certaines structures persiste assez longtemps chez un apprenant d’une L2 si rien n’est présent dans la langue cible pour les « bloquer »
–> Ex : un francophone apprenant l’italien persistera à dire « Io mangio » pendant longtemps
–> Pour certains éléments, il y a des corrections directes
–> Pour d’autres éléments, il n’y a pas de corrections direction
–> Éléments qui n’empêchent pas la compréhension : ex., genre grammatical
–> Structures trop intuitives : « that » dans les subordonnées en anglais
–> Les éléments phonologiques ne peuvent pas toujours être corrigés : cours de diction

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10
Q

Quels sont les impacts du contexte d’apprentissage de la L2 sur l’acquisition de celle-ci?

A
  1. Contexte d’apprentissage :
    - L1 :
    o Le contexte est pratiquement toujours le même
    o Toujours en contexte d’immersion
    o Input relativement similaire
    o Toujours relativement similaire
    o Toujours au même âge
    o Toujours les mêmes étapes
    o Toujours pour les mêmes raisons (survie, pouvoir communiquer ses besoins aux personnes qui s’occupent de nous)
    o Pas d’aspect émotif en lien avec acquisition
    o En l’absence de troubles, acquisition toujours parfaite
    - L2 :
    o Contexte d’immersion possible mais rarement exclusif
    o Contexte académique
    o Le plus souvent, contexte mixte
    o L1 spécifique va avoir une influence
    o Particularités personnelles vont avoir une influence
    o Étapes peuvent varier
    o Raisons d’apprentissage variées
    o Aspect émotifs présents
    o Âge variés
    o Stade final à priori différent de locuteur natif
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11
Q

Quels sont les domaines qui ont émis des théories de l’acquisition de L2?

A
  • Théories d’acquisition L2 :
    o En linguistique
    o En psychologie
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12
Q

Quelles sont les caractéristiques des théories d’acquisition de L2 en linguistique?

A

o Question d’acquisition L2 en linguistique :
–> Question importante : la grammaire universelle (GU) joue-t-elle un rôle dans l’acquisition d’une deuxième langue?
–> La GU joue un rôle important dans l’acquisition de la langue maternelle
–> On se demande si on y a encore accès dans l’acquisition L2 (surtout chez les adultes)
o La grammaire universelle nous renseigne sur les structures qui peuvent exister dans le langage humain (dans toutes les langues) et quelles structures ne peuvent exister?
–> Ex de structure impossible : « un je au fromage mange sandwich »
o S’il n’y a aucun accès à la GU lors de l’apprentissage d’un deuxième langue, on devrait voir l’apparition de structures « folles »
o Comme ce n’est pas le cas, la plupart des théories considèrent qu’il y a accès à la GU
–> Soit directement
–> Soit par le biais de première langue (ce qui n’est pas la même chose que le transfert)

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13
Q

Quelles sont toutes les différentes théories d’acquisition L2?

A
  • Théories en lien avec la GU :
    o Full access/full transfer
    o No access/full transfer
    o Full access/no transfer
  • Modèle phonétique (« phonetic model ») :
    o Perceptual assimilation Model-L2
    o Speech Learning Model
    o Second Language Perception Model
  • Modèle des traits (« feature model »)
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14
Q

Quelles sont les caractéristiques des théories en lien avec la GU?

A
  • Ces théories se positionnent par rapport à l’accès à la Grammaire Universelle (GU) et à la présence de transfert de la L1 (et aussi est-ce qu’à un certain moment on arrête de transférer de L1)
  • Cherchent à expliquer l’accès aux règles phonologiques
  • Doivent expliquer que des structures « folles » ne sont pas attestées dans les productions au niveau phonologique par les apprenants L2
  • Nous avons les théories de full access/full transfer, no access/full transfer et full access/no transfer
  • Théorie la plus acceptée est Full access/no transfer
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15
Q

Qu’est-ce que la théorie full access/full transfer?

A

o Full access :
–> Accès direct à la GU
–> Accès direct à l’ensemble des règles phonologiques possibles et connaissance implicite de ce qui est impossible
o Full transfer :
–> Transfert des règles phonologiques et des particularités phonologiques de la L1
–> Lien indirect avec la GU

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16
Q

Qu’est-ce que la théorie no access/full transfer?

A

o No access :
–> Pas d’accès direct à la GU
–> Aucune façon directe de connaître implicitement les règles possibles et impossibles dans le langage humain
o Full transfer :
–> Transfert des règles phonologiques et des particularités phonologiques de la L1
–> Lien indirect avec la GU, le seul lien dans cette théorie

17
Q

Qu’est-ce que la théorie full access/no transfer?

A

o Full access :
–> Accès direct à la GU
–> Accès direct à l’ensemble des règles phonologiques possibles et connaissance implicite de ce qui est impossible
o No transfer :
–> Aucun transfert de la L1
–> L’accès direct à la GU est tout ce qui est nécessaire
–> Théorie abandonnée, les différentes erreurs commises par les apprenants L2 nous montre clairement le transfert de L1
–> Suppose qu’on devrait arriver au même niveau de fluence qu’un locuteur natif puisque les conditions sont les mêmes que celles dans lesquelles un bébé apprend (ce qu’on sait aujourd’hui qui est faux)

18
Q

Quelles sont les théories du modèle phonétique et quelles sont les caractéristiques générales?

A
  • Perceptual Assimilation Model-L2
    o Best & Tyler
  • Speech Learning Model
    o Fledge (1995), (2003)
  • Second Language Perception Model
    o Escudero (2005)
  • Ces trois théories ont plusieurs points communs
  • Se basent surtout sur les capacités de perception phonétique des apprenants L2
  • En particulier, la capacité à déterminer les contrastes pertinents et à reconnaître ce qui constitue des phonèmes et des allophones (p.ex., /t/ en français est un phonème car on le retrouve dans beaucoup de situations différentes tandis que le /ts/ est un allophone)
  • Certaines différences par rapport aux propositions des capacités similaires aux apprenants L1
19
Q

Qu’est-ce que la théorie Perceptual Assimilation Model-L2 (PAM-L2)?

A

o Prédictions beaucoup basées sur une acquisition en environnement immersif
o Propose que les segments phonétiques présents dans la L2 seront assimilés aux catégories présentes en L1 dans les premiers stades de l’acquisition
o Les contrastes qui ne sont pas présents dans la L1 seront difficiles à percevoir par les apprenants L2

20
Q

Qu’est-ce que la théorie du speech learning model?

A

o Propose que les segments phonétiques présents dans la L2 seront assimilés aux catégories présentes en L1 dans les premiers stades de l’acquisition
o Les contrastes qui sont suffisamment différentes de la L1 permettront de former de nouvelles catégories de phonèmes ou d’allophones lorsque les apprenants L2 atteignent un certain niveau de fluence
o Les apprenants L2 auront plus de difficulté à former des catégories pour les contrastes plus ressemblants à leurs L1

21
Q

Qu’est-ce que la théorie du Second Language Perception Model?

A

o Propose la notion de « Full Copying » des catégories de la L1 en début d’apprentissage de la L2
o Propose des « tâches d’apprentissage » pour les différents contrastes à acquérir et catégoriser dans la L2
o Propose qu’au stade final, la compétence de perception en L2 sera optimale autant que la compétence de perception en L1 restera optimale

22
Q

Qu’est-ce que la théorie du modèle des traits?

A
  • Brown (1999), (2000)
  • Se base sur la prémisse que les contrastes phonologiques sont représentés par des traits dans les grammaires des différentes langues
    o Ex : [voisé] ([+voisé][-voisé])
  • Étudie la recombinaison de traits présents dans la L1 pour former de nouveaux phonèmes ou allophones en L2
  • Propose que les traits qui décrivent des allophones en L1 ou qui ne sont pas présents en L1 ne peuvent pas être utilisés pour former des segments en L2
23
Q

Quelles sont les caractéristiques des théories d’acquisition L2 en psychologie?

A
  • Se concentre sur les aspects comme la mémoire, l’attention, etc., pour l’apprentissage d’une deuxième langue.
  • Se posent des questions sur l’interaction entre ces éléments dans l’apprentissage d’une deuxième langue
  • Dans la partie neuro, se posent des questions sur les structures cérébrales impliquées dans l’apprentissage d’une deuxième langue et les traces cérébrales visibles
24
Q

Qu’est-ce que la théorie de la compétition?

A

(competition model, Bates & MacWhinney)
o Théorie appliquée à l’acquisition L1 et L2
o En acquisition L2 :
–> Postule une capacité à atteindre un niveau quasi-natif par un apprenant même adulte
–> Grande importance de la mémoire et de la richesse du milieu linguistique
–> Compétition entre la L1 et la L2 (donne lieu au transfert) : au début de l’apprentissage, la L1 va gagner et ces structures vont gagner sur la L2. Plus on se pratique, plus la L2 va pouvoir gagner contre la L1
–> Compétition entre les différents indices langagiers, ce qui mène à attacher la bonne cible à la bonne signification

25
Q

Quelles sont les différentes théories de l’acquisition L2 en neuro?

A

o Étude des structures cérébrales activées en L1 et en L2
o Il y aurait des structures plus impliquées dans la L2 (par exemple, reliées à la mémoire)
o Cela permettrait d’expliquer pourquoi certaines apprenants n’arrivent jamais à une maîtrise parfaite de la L2
o Certains aphasiques bilingues ont des troubles dans une des deux langues seulement
o Perani et Abutalebi (2005) (article de revue de littérature)
–> Ils proposent que la L1 et la L2 sont desservies par les mêmes processus neuraux
–> Ils proposent que les niveaux de base, intermédiaires et avancés seraient aussi desservies par les mêmes processus neuraux
–> La différence serait dans la force de l’activation
–> L’apprentissage est considéré comme dynamique
o A eu des études d’imagerie qui ont montré qu’entre des bilingues natifs et précoces, il n’y a pas de différences dans l’activité neuronale. Ce sont les mêmes régions qui sont activées autant pour la L1 et la L2
o En ce qui concerne les bilingues tardifs très fluents et moins fluents, des études ont montré que des aires différentes sont activées par la L1 et la L2
o Il y a donc plus de ressemblances entre les différents de bilingues tardifs peu importe leur niveau qu’entre un bilingue tardif très fluent qui s’approche du niveau d’un bilingue précoce et un bilingue précoce

26
Q

Qu’est-ce qu’une langue étrangère? Quelle est la différence entre une langue étrangère et L2?

A
  • L2 :
    o Intuitivement, deuxième langue qu’on apprend
  • Une langue seconde n’est pas nécessairement étrangère
    o Plusieurs langues officielles
  • Une langue étrangère peut être une deuxième langue ou troisième, quatrième, etc.
  • Une langue étrangère est habituellement une langue qui n’est pas parlée, pas desservie par le pays où on habite.
  • Distinction langue seconde et langue étrangère influence les motivations pour apprendre et l’attitude durant l’apprentissage
  • Peut également influencer le contexte d’apprentissage
    o Immersion langue seconde en société
    o Moins évident avec langue étrangère
  • (FLS) : Français langue seconde
  • (FLE) : Français langue étrangère