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Flashcards in 118.2 Deck (109):
1

CARACTÉRISTIQUES FEUX D'HABITATIONS@

-présence de gaz et d’électricité ;
-propagation horizontale possible vers :
*les autres cellules de l’appartement ;
*les appartements voisins, les couloirs et les escaliers lorsque la porte de l’appartement en cause est restée ouverte ou n’a pas résisté ;
-propagation verticale possible vers les étages par les escaliers, gaines, courettes, façades, balcons ;
-dans les immeubles anciens, les appartements ouvrent généralement directement sur l’escalier. Celui-ci sert alors de voie pour le passage des gaz chauds et des fumées, qui s’élèvent vers les étages supérieurs et s’y accumulent ;
-pour les personnes :
*risque de ne pouvoir évacuer l’appartement ;
*tentation de se réfugier sur les toits, balcons et corniches, voire de se jeter dans le vide.
risque permanent de l’accident thermique pour les intervenants.

2

feu d'habitation:
Comment est conduit l'extinction d'un feu d’habitation?@

Souci de maintenir le feu dans son volume initial en :

o évitant de le pousser par une action non coordonnée des lances
o coupant les propagations

3

Feux d'habitation.
"Le feu intéresse un local de petit volume" caractéristiques .@

- locaux exigus, une seul pièce (chambre de bonne, débarras ..)
- un seul accès
Pourvu ou non d'une ouverture sur l'extérieur (fenêtre,lucarne..)
- généralement aux niveaux supérieurs des immeubles d'hab tradi.
- desservis par un ou plusieurs escaliers de service.
- cheminements étroits, complexes et de grandes longueurs.
- un même niveau peut comporter un grand nombre de locaux de ce type

4

Extinction des feux d’habitation : local de petit volume
les occupants:@

- le plus souvent des étudiants, personnels de service, ou conditions modestes.
- parfois non francophones
- en cas d'incendie:
*possibilités d'évacuation restreintes
*pas rare que personnes réfugient sur toits, se jettent dans vide.

5

Extinction des feux d’habitation : local de petit volume
installations techniques:@

- souvent vétustes
- donc souvent systèmes précaires en éclairage et chauffage (multiprises, bouteille gaz, chauffage mobile,...)

6

Extinction des feux d’habitation : local de petit volume
caractéristiques sur feu: (le potentiel calorifique ....)@

- potentiel calorifique souvent disproportionné/ volume, locataires parfois à plusieurs.
- forte occurence de phénomène thermique, puis de propagation à l'ensemble du niveau, voire combles et toiture, même si potentiel calo limité.
- recos et attaque très rapidement difficiles en raison de:
* envahissement circulations par fumées
* augmentation de la temperature

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Extinction des feux d’habitation : local de petit volume:
Conduite à tenir extinction, il convient de:@

o renseignements auprès concierge, souvent présence dans ce type d'immeuble ( occupation de l'étage,...)
o n’engager que le personnel nécessaire + moyen hydraulique 500 l/mn
o prévoir chemin de repli
o ne pas stationner dans la circulation horizontale, trajectoire probable d’un phénomène thermique
o rechercher rapidement les possibilités de création de sortant(VO)
o s’appuyer sur les plans de niveaux courants(configuration des lieux, niveau courant)
o précautions lors de l’ouverture des portes => modification aérauliques brutales
o lors des explorations locaux enfumés => refermer les portes derrière les explorateurs
- quand attaque commencée et phénomènes thermiques écartés:
* investir rapidement tous volumes( pièges pour occupants)
* reconnaissances en toiture, courette, puits de lumiere.
*

8

Extinction des feux d’habitation : le feu se limite à une seule pièce@

o extinction par l’intérieur=> volume d’eau nécessaire + après avoir neutraliser les phénomènes thermiques

o investissements des locaux et/ou volumes adjacents

o reconnaissance de la totalité de l’immeuble

9

Extinction des feux d’habitation : le feu s’est propagé à plusieurs pièces@

o attaque en 3 temps, de préférence par l'intérieur, dans sens du tirage :
- Isoler le foyer dans son volume initial
- Combattre les propagations dans toutes les directions
- Compléter le dispositif à l’intérieur de l’appartement
o Simultanément, pour ventilation efficace:
* exutoire de fumées ou sortant en partie haute des escaliers
* entrant en partie basse

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Extinction des feux d’habitation : le feu menace de se propager verticalement en façade:@

- lorsque le feu est:
*violent
*menace de se propager aux étages supérieurs par l'extérieur
*avant que moyens hydro établi par com existantes efficaces
- le cdg peut exceptionnellement faire établir lance de plain-pied ou échelle en coordination avec équipe d'attaque à l'intérieur.

Vise à:
- enrayer les propagations par l'extérieur (fenêtre, façade,balcon...)
- refroidir les gaz chauds menaçant étages supérieurs.

- doit être de courte durée
- cesse dès que baisse d'intensité



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Extinction des feux d’habitation : le feu menace de se propager verticalement en façade, que ne dois jamais faire le porte lance:@

- en aucun cas ne doit diriger son jet directement ds locaux
- risque d'inverser le tirage
- rique d'occasionner de graves brûlures au personnel d'attaque à l'intérieur.

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Extinction des feux d'habitation: dans quel cas prévoit on une attaque par l'extérieur:@

- impossibilité d'ouvrir la porte dans délais raisonnables
- éviter que le feu ne sorte de son volume initial/ ne se propage à la totalité de l’appartement le temps de forcer la porte.

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Extinction des feux d’habitation : conduite à tenir devant l’impossiblité d’ouvrir la porte d’entrée de l’appartement@

- Etablir une lance en attente devant porte d'entrée.
- VO en manœuvre => surpression ;
- Localiser tous les sortants par où le feu peu se propager ;
- Ne pas se trouver face à la fenêtre ;
- Ne pas pénétrer dans l’appartement pendant l’attaque par l’extérieur ;
- Si plusieurs fenêtres => creer ouvrant afin d’expulser les gaz chauds
- Cesser toute attaque par l’extérieur dès que la porte d’entrée est forcée, (liaison radio).

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Extinction des feux d’habitation : le feu se propage à l’ensemble de l’immeuble

 Reconnaissances entreprises sans délai afin de :

o Secourir au plus tôt les personnes les + menacées
o Découvrir d’éventuelles victimes, au besoin en employant la CTHE

 visiter en priorité les appartements du dernier étage, puis redescendre étage par étage
 Impérativement par l’extérieur lorsque la cage d’escalier est enfumée ;
 Un binôme organique par niveau.

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Que permettent les moyens du renfort habitation

 Missions de reconnaissances ;
 Prise en charge des victimes et des impliqués ;  Opérations d’extinction.

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Caractéristiques des ERP

-Présence de public
-méconnaît les lieux
-composition, l’effectif et la vulnérabilité varient selon type et catégorie de l'établissement

- public de passage dans les magasins,centres commerciaux, salles d’expositions, etc. ;
-enfants dans les établissements d’enseignement ;
-personnes dépendantes dans les établissements sanitaires.

La vulnérabilité s’accroît la nuit et en dehors des heures ouvrables, notamment dans les établissements où il existe des locaux à sommeil (hôpitaux, hôtels, internats).

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Caractéristiques feux de boutique (ERP)

 Risque principal => panique
 Les boutiques présentent :

o Une devanture sur rue et une arrière-boutique contiguë
o Fréquemment le logement du commerçant au même niveau ou au-dessus en communication ;
o Les réserves avec potentiel élevé avec communication dans la surface de vente ;
o Isolement par apport aux tiers souvent insuffisant => propagations verticales et horizontales

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Extinction feux d'ERP

Extinction classique en prenant en compte les dispositifs de prévention existants :
o Implantation des secours
o Dégagements pour l’évacuation
o Cloisonnement pour les propagations
o Désenfumage pour l’évacuation des fumées

 Le COS doit rechercher les victimes potentielles et isolées :
o Dans les locaux attenants
o Dans le voisinage immédiat + élargissant à tout l’immeuble

 L’attaque est faite simultanément :
o De façon directe sur le développement du feu
o De façon indirecte sur les parties arrière et cachées des locaux => couper les
propagations

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Dans un ERP, que faire si aucun indice ne révèle le feu?

-éviter de déclencher la panique par des actes intempestifs,
-ne pas utiliser la corne de feu à proximité de l’établissement
-se déplacer le casque à la main.

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Caractéristiques feux d'espace clos

Volume fermé, aux accès rares ou complexes, naturellement obscur, qui se trouve généralement en partie basse des immeubles. Cependant, dans certains cas il peut se trouver en étage

 Suivant les cas, il peut être :
o Indépendant ou non des structures de la construction
o Déboucher dans des communications empruntées par le public
o Comporter des cages d’escalier ou des gaines => pouvant propager le feu
o Receler des charges calorifiques importantes, des produits toxiques...
o Permettre le passage de conduits ou de canalisations

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Qui est il recommandé de faire venir au plus vite sur un feu d'ERP?

l’officier prévention dont les conseils seront utiles au COS.

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Quels indications donne un plan de sous sol? (Feux espace clos)?

-le nombre et la superficie des niveaux,
-les recoupements éventuels, les accès (escaliers, rampes, ascenseurs),
-l’emplacement des dispositifs de sécurité (désenfumage, organes de coupure) et des moyens de secours (colonnes sèches, bacs à sable, etc.)
-que les locaux à risques.

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Extinction feux d'espace clos, principes généraux :

 Utilisation de la CTHE à privilégier ;
 Si pas de victime => privilégier l’utilisation de mousse pour l’extinction
 Rechercher les plans de sous-sol ;
 Si chaufferie => barrage fluide + électricité ;
 Emploi simultané des moyens :
o D’exploration
o D’extinction
o De ventilation
o D’éclairage
 Configuration complexe => GELD ;
Pour éviter l’élévation de température lorsque foyer non découvert,
-refroidir le plafond de fumée >>lances 500 l/mn .
-évitera l’embrasement généralisé
-favorisera la pénétration reconnaissances et attaque
-évitera saturation CTHE
locaux ventilés ++
ALTAIR 4 .
 Engagement du personnel => binôme sous ARI + CTHE + binôme de sécurité
 Lutte contre les propagations :
o Recherche des gaines, accès, conduits... => pouvant faciliter le transport du feu
o Fermer les portes
o Barrer toutes les conduites de fluides

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Caractéristiques feux de cage d’escalier

o Immeubles anciens => cage d’escalier en bois
o Passage des fluides
o propagation très rapide
o Appartement donnent directement dans la cage d’escalier non protégée => péril des occupants, comportements imprévisibles
o En cas de sinistre important => s’appuyer sur le concept de renfort habitation

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Extinction par pénétration ?( feux espace clos)

 Extinction par pénétration :
o Lorsqu’il est découvert => attaque dans le sens du tirage
o Modifier le tirage si nécessaire
o Si possible canaliser les flux des fumées et gaz chauds
o Attention à ne pas déclencher d’explosion de fumées => VHA ou VEA + éclairage si nécessaire

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Extinction feux de cage d'escalier

o Rassurer à la voix + mettre en sécurité les occupants
o Barrer la colonne de gaz montante
o Ramener les ascenseurs au RDC en position ouverte
o Si présence d’un jour => précéder l’attaque par un jet bref de lance
o Progresser du niveau inférieur vers le haut au moyen de 2 lances => une abat les flammes et l’autre achève l’extinction
o Création d’exutoires => favorise le tirage et l’évacuation des fumées
o Simultanément => reconnaissances à tous les niveaux + cour et puit de lumière

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Caractéristiques feux de cheminée

o Odeur caractéristique
o Ronflement anormal dans le conduit
o Fumée abondante => de l’ocre au noir
o Présence d’étincelles voire de flammes en sortie du conduit
o Risque de fissure des conduits => attention au CO

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Extinction par l’extérieur :( feux espace clos)


o Si t° trop élevée => utilisation de mousse
o Refroidir au préalable l’atmosphère afin d’éviter la destruction de la mousse (lances spéciales ou classiques)
o tapis de mousse bas foisonnement (BYRO par exemple), introduite en partie haute si possible par les accès ou des trouées ( câbles et gaines) puis haut
foisonnement pour remplir la pièce (TURBEX)
o Attention à l’expulsion des fumées et gaz chauds
o Dès que la t° est devenue supportable => attaque par l’intérieur de façon classique

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Définition feux de cheminée

Tout feu existant dans un conduit d’évacuation desservant un foyer est dénommé feu de cheminée.

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Extinction feux de cheminée

o Eteindre le foyer dans l’âtre
o Tenter de localiser le foyer à l’intérieur (miroir...)
o si pas suffisant => déverser de l’eau en petite quantité (seau-pompe ou LDT) sur la totalité du conduit
o protéger l’âtre des écoulements
o mettre en place une liaison entre les deux extrémités
o si point chaud anormal => trouée de dégagement légèrement en dessous du point de chaleur
o dans tous les cas => reconnaissance de la totalité du conduit au moyen de la CTHE + prélèvements CO
o service de ronde jusqu’à refroidissement complet du conduit

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CAT feux de gaines techniques :

-mêmes principes que les feux de cheminée
-insister sur visite des locaux où débouchent les parties haute et basse des gaines.
-transport possible des fumées et gaz chauds en des points très éloignés du foyer initial.

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Caractéristiques feux de façade

o Plaques d’isolant minéral en polystyrène expansé
o Inflammation par l’extérieur lors de feu d’appartement où depuis la VP=> effet de mèche + fumée épaisse
o Cinétique rapide
o Suivant la configuration => langue de feu brisant les fenêtres à chaque niveau
favorisant la propagation
o En cas de feu important => concept du renfort habitation

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Extinction feux de façade

oRassurer à la voix + mettre en sécurité les occupants
o Barrer le gaz sur rue
o Ramener les ascenseurs au RDC en position ouverte
o Attaque classique par l’intérieur + de plein pied et MEA afin d’éviter les propagations o Reconnaitre tous les locaux
o Attention au dégarnissage => CTHE + GRIMP

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Caractéristiques Feux de combles

o Endroit peu fréquentés ;
o Entrepôt d’objets délaissés ;
o L’entretien est souvent négligé ;
o Origine du feu => le plus souvent défectuosité électrique ;
o Découvert tardivement ;
o Souvent => propagation rapide avec propagation à la charpente et aux étages inférieurs.

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Risques des dômes ou clochers ( feux de combles):

-risque de survenue de phénomènes thermiques/réservoirs de gaz chauds
-effondrement de structures, notamment lorsqu'ils sont situés au droit des escaliers.

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Extinction feux de combles

o Règles classiques par l’intérieur ;
o Attention à ne pas déclencher de phénomènes thermiques ;
o Utilisation des lances « BELIER » + trouées dans la toiture => adaptées à ce genre de sinistre ;
o Si volume non recoupé => création de lignes d’arrêt pour évacuer les fumées et gaz chauds ;
o Progression le long des murs ou des charpentes + attention aux châssis vitrés ;
o Préconisation de la mousse en second temps afin de ne pas surcharger la structure.

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Caractéristiques feux de terrasse

o Origine => réfection lors de travaux d’étanchéité ;
o Embrasement du brai => très fumigène et spectaculaire ;
o Risque principal => présence de bouteille de gaz (acétylène ou butane) soumise au rayonnement ;

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prise en compte de l’apparition des véhicules électriques dans les PSC :

- en station de charges, jusqu’à 10 véhicules ;

-isolés à tous les emplacements, tous niveaux et dans tous les PSC.

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Extinction feux de terrasse

o Cheminement le plus près des immeubles, en longeant les façades ;
o L’emploi des MEA doit être exceptionnel => ne doit pas dépasser le bord supérieur de la terrasse ;
o Large périmètre de sécurité ;
o Reconnaissances en cas d’explosion => au-delà de la 1ère rangée d’immeubles ;
o Attaque prioritairement par les communications existantes ;
o Chemin de repli ;
o Jet diffusé d’attaque ou mousse en présence de difficulté d’accès ;
o Si risque important => BEA avec caméra embarquée + lance sur nacelle
°refroidissement bouteille de gaz>> partie intégrante de l'attaque
- jusqu'à refroidissement complet
- ne pas déplacées
- acétylène >> LCPP d'urgence

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quels sont les éléments rendant une situation défavorable dans un PSC?

-un voire plusieurs niveaux entièrement enfumés

-un voire plusieurs niveaux entièrement embrasés

-effet de « four », qui rend difficile et/ou dangereuse l’attaque au niveau sinistré

température élevée entrainant une fragilisation de la structure allant jusqu’à l’effondrement partiel le cas échéant

- notion de victimes à l’intérieur du parc

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La lutte contre le sinistre (PSC) doit donc répondre à 2 impératifs :

-l'engagement des moyens le plus rapidement possible

-la sécurité du personnel

Le COS doit également en fonction des risques identifiés ou pressentis ne pas hésiter à reconsidérer le dispositif et à extraire son personnel du niveau si la situation évolue défavorablement.

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STRUCTURE DES PSC, MOYENS DE PRÉVENTION À DISPOSITION

-stabilité au feu des dalles d’un PSC: 1/2h (rare) à 1h30 voir 4h IGH).
risque possible d’effon- drement de la dalle supérieure au niveau du foyer

- les PSC peuvent disposer de moyens de secours type colonnes sèches et/ou système d’extinc- tion automatique à eau

-PSC ayant plus d’un niveau peuvent être dotés de moyens de désenfumage mécanique, dont les commandes manuelles en général situées au niveau de la rampe d’accès

-la coupure de l’alimentation générale doit rester exceptionnelle (risque mis à l’arrêt désenfumage mécanique).

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eléments qui peuvent favoriser un développement
rapide du feu en PSC:


-propagation horizontale rapide (proximité des véhicules, présence éventuelle de cloisons métalliques (boxes grillagés), stockages anarchiques)


-propagation verticale par les joints de dilatation et/ou les gaines techniques (absence de recoupement) ;

-propagation descendante par les écou- lements d’hydrocarbures au travers de la dalle fissurée ou déstructurée ;

- risque d’envahissement par les fumées des niveaux supérieurs du PSC (via les rampes d’accès des véhicules) et/ou des cages d’escaliers des bâtiments en supers- tructure (absence ou défectuosité de l’iso- lement), car les PSC se trouvent en règle générale sous un bâtiment

-présence d'éventuelles victimes dans les étages supérieurs, car les fumées peuvent se propager par les conduits d'évacuation des eaux usées en PVC, détruits par la chaleur

-différents types de motorisation des véhi- cules, tels que essence, diesel, GPL, GNV ou électrique et très prochainement, hydro- gène.

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Quels sont les 6 éléments primordiaux à maîtriser (PSC):

- prise en compte des moyens de secours propres à l’établissement

-reconnaissances approfondies dans l'ensemble du PSC et dans les bâtiments attenants

-localisation rapide du foyer

-attaque massive du foyer

- utilisation du désenfumage mécanique du
PSC, lorsqu'il existe, ou de nos moyens de ventilations propres, qui permet d'abaisser la température, d’évacuer les fumées et de faciliter les reconnaissances

-utilisation de la mousse qui peut s’avérer judicieuse dans certains cas : niveau le plus bas, attaque « classique » impossible (demande du groupe mousse ventilation GMV).

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RISQUES DUS AUX VÉHICULES ÉLECTRIQUES (PSC)

-emballement des batteries constatés (inflammation):
-soudain et violent
-approximativement 45 minutes après le début du sinistre
-températures très élevées, surpression,
-flux thermiques incompatibles avec la résistance des EPI
-réactions en chaîne
-ruine des structures horizontales possible.

seule solution actuellement connue consiste à refroidir ces véhicules de façon très précoce.

-les stations implantées en dessous du 1er sous-sol doivent être protégées par un
système d’extinction automatique à eau.

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QUELS SONT LES PRINCIPES D'EXTINCTION DES FEUX DE PSC?

Afin de limiter rapidement les risques de propagation du sinistre, le COS doit ordonner:
1/l’attaque massive:
-accédant prioritairement par les cages d’escaliers
-en fonction du sens du tirage
-s’appuyer sur les effets du désenfumage mécanique ( quand mis en œuvre).

2/dispositif hydro consequent pour:
-propagation
- lutte contre sinistre
-abaisser température
- refroidir dalle


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QUELS SONT LES PRINCIPES DE L'ATTAQUE PAR DES TROUÉES D'EXTINCTION?(PSC)

-sécurisation des zones de percement
-mise en place en amont du dispositif d’extinction retenu
-maintien d’un dispositif classique de refroidissement
-prévoir dispositif d'extinction des éventuelles propagations en cas d'échec du dispositif.

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UTILISATION DE LA VENTILATION LORS D’UN FEU DE PSC?

-Si désenfumage mécanique, mettre en œuvre, même si le foyer non découvert.

-mise en œuvre manuelle de la ventilation mécanique doit être progressive (mise en œuvre PV puis GV) afin de limiter la demande

-La ou les rampes d’accès devront être ouvertes afin de faciliter l’évacuation des fumées et la mise en place des moyens d'extraction (VGD).

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(PSC)Afin d’obtenir le maximum de renseignements sur la localisation du sinistre, il doit :

-s'appuyer sur la présence éventuelle d'un
poste de surveillance avec ou sans caméras, d'un gardien, d'un résident ayant une bonne connaissance des lieux, etc. ;
-se munir d'un plan affiché dans un hall, un sas, le parc ou la rampe ;
-couper l'alimentation des stations de charges des véhicules électriques ;
-barrer le gaz si les canalisations traversent le niveau sinistré.

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Principes des reco d'attaque PSC(de même ):

-Les cages d’escaliers doivent être utilisées en 1re intention pour déterminer le(s) niveau(x) sinistré(s), ainsi que les niveaux enfumés (attention, il peut y avoir plusieurs foyers) ;
-systématiquement un TGR, une équipe de sécurité et une lance par point d’accès
-effectuer la reco d’attaque au moyen de la CTH dans le niveau
sinistré, afin de localiser le plus rapidement possible le foyer ;
-le binôme peut être confronté à des signes annonciateurs de l’emballement des batteries des VEH,(flammes vives sous le véhicule, projections de matières incandescentes, croissance rapide et exponentielle du feu en un point unique ): dans ce cas,repli immédiat
-si l’incendie concerne un véhicule branché sur sa station de charge, et que des moyens hydrauliques n’ont pas pu être établis au terme de la première reconnaissance,(approximativement 45 minutes après le début du sinistre), emballement en chaine des batteries possible : évacuation du personnel et du public au niveau sinistré et immédiatement supérieur (logements, bureaux etc.) Une attaque à distance et à l’abri des effets dangereux, si possible depuis les sas les plus proches du foyer initial. Une surveillance de la dalle supé- rieure sera menée avec le maximum de précautions ;
-au cours de l’attaque, si les mêmes phénomènes sont constatés, le binôme doit impérativement se replier, laisser sa lance au sol (calée ou amarrée rapidement) en jet diffusé d’attaque avec le débit maximum en direction des véhicules et mener une attaque à distance, avec un second moyen hydraulique.
Nota : une recherche du foyer au moyen de la CTHE depuis le niveau supérieur ou inférieur du sinistre peut permettre de localiser rapidement l’emplacement exact du sinistre et d’engager les premières équipes d’attaque par la cage d’escalier la plus adaptée. Permet préservation potentiel physique et limite la durée des reconnaissances d’attaque.

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Reconnaissances périphériques(PSC) :

-CTHE pour rechercher d’éventuelles propagations ;
- effectuer des contrôles réguliers des niveaux directement inférieurs et supérieurs (propagation possible par des fissures, des joints de dilatation, des conduits PVC, des conduits de VMC ou du fait de l’absence de joint dans ou entre les dalles...) ;
-signaler suspicion de fragilisation de la dalle supérieure ou inférieure
-lors d'un feu en infrastructure, s'assurer de la fermeture des portes d'accès aux étages supérieurs afin d'éviter la propagation des fumées
-la mise en place de la VO aux accès investis pour les reconnaissances et l'attaque peut contribuer à isoler la superstructure de l'infrastructure.

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RAPPELS CONCERNANT L’UTILISATION DE LA MOUSSE(PSC)

La mousse agit par:
- isolement
-étouffement
-refroidissement
-diminution du rayonnement

3 taux de foisonnement existent :
-bas (0 à 20) ;
-moyen (20 à 200) ;
-haut (> 200, « grosses bulles »)

-moyen et haut foisonnement:extinction de feux dans les locaux où l’accès est particulièrement difficile, sous réserve que le tirage ne soit pas trop intense.
(recommandé) faire précéder mousse par abaissement de la température en projetant de l’eau pulvérisée (lances à main ou trouées).

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Quels sont les feux de classe À?

dits feux « secs ». Ils intéressent les matériaux solides (cellulose, bois, papier, tissu, fourrage, coton, etc.), particulièrement inflammables.

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modes de combustion des classe A?

-combustion vive, avec flammes ;
-combustion lente, sans flamme visible, mais avec formation de braises incandescentes.

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Extinction d'un feux de classe A:

-cessation de la combustion vive (abattage des flammes)

-cessation de la combustion lente (noyage des braises)

-extinction complète longue et délicate car gros déblai.utilisation produit mouillant .

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feux « couvants?( classe A)

Lors du développement du feu, en raison d’un manque de comburant notamment, la combustion lente peut être relativement longue avant que n’apparaissent les premières flammes.

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(Classe A)Lorsque les matériaux sont en vrac ou à l’air libre:

-combustion est généralement très vive
-dégage un fort rayonnement thermique (stockages de bois, de papiers), qui propage rapidement le feu
-feux de grande intensité=dispositif hydraulique important pour attaquer violemment le foyer principal et à faire baisser la température le plus rapidement possible, afin de limiter l’extension du sinistre, en portant les efforts sur la zone sous le vent

58

(Classe A) Lorsque les matériaux sont condensés, compactés?

(rouleaux de tissus, livres, piles de papiers, balles de coton, tas de charbon, etc.) ou confinés dans un local
-brûlent lentement en produisant une épaisse fumée âcre, avec un fort dégagement de CO
- A l’intérieur des locaux, ces feux peuvent franchir des zones peu atteintes et se communiquer à des parties éloignées du foyer initial par propagation des gaz chauds. Le risque d’écroulement par surcharge des rayonnages est permanent.

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(Classe A) a que doit on faire particulièrement au cours du déblai?

Ouvrir les emballages des matériaux conditionnés pour vérifier contenu et état. Si braises incandescentes, noyer l'ensemble pour éviter reprise de feux.

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(Classe A) que peut on faire si Si les foyers sont difficiles d’accès ou qu’ils occupent de grands volumes?

peuvent être éteints de façon indirecte par étouffement sous un tapis de mousse.

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Feux d'éléments de construction, quels sont les matériaux utilisés:

Les habitations modernes :

-des matériaux synthétiques pour l’isolation acoustique et thermique (mousses de polyuréthane ou de polystyrène) ;
-des cloisons en préfabriqué, à pose rapide et en matériaux légers ;
-des faux plafonds, qui cachent le passage de canalisations et de fils et masquent les défauts de recoupement entre locaux ou étages.

constructions plus anciennes:
-murs en pans de bois et les planchers

Les constructions en béton armé:sont,
-découpées en blocs,
-eux- mêmes séparés par des joints de dilatation accessibles que par leur tranche.majorité des cas constitués de plaques en matériaux agglomérés (bois, carton, fibres diverses, plastique expansé, voire caout- chouc, etc.), donc facilement inflammables.

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Quel est l'origine des feux d'éléments de construction ?

-souvent l’utilisation de flammes nues (chalumeaux)
-la découpe de pièces métalliques lors de travaux de bricolage
-plus rarement,défectuosité de l’installation électrique.

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Caractéristiques feux d'éléments de construction?

-dégagement de fumées très toxiques à travers jointures et prises encastrées
-présence localement d’une chaleur anormale, perceptible au toucher. -dégagement de monoxyde de carbone (ventiler largement les locaux +ALTAIR 4)
-peut se déplacer dans les structures en laissant des intervalles intacts, est suscep- tible, après avoir couvé longtemps, de s’em- braser rapidement au moindre apport d’air frais.
L’extinction peut être très longue, car perception de chaleur sur les murs en retard par rapport à position réelle du foyer. ( utilisation CTHE)

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CAT feux de planchers

dégarnir très largement autour des parties atteintes
employer moyens légers (seau-pompe, LDT).
attention aux gaines traversantes situées aux jonctions avec les autres éléments de la construction (points d’appui, charpente, etc.)
-Attention aux vides constitués par les faux-plafonds et qui peuvent être de véritables gaines
-élargir les reconnaissances aux locaux contigus horizontalement et verticalement.
-rondes systématiquement prévues.

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2. LES FEUX DE JOINTS DE DILATATION
L

L’extinction >> seaux-pompe ou lances, depuis la section visible du joint la plus proche du foyer, après localisation CTHE.
-Dans les cas difficiles, réaliser séries de trouées largement autour de la zone chaude pour devancer le feu
-injecter de l’eau additivée en produit mouillant à l’aide du DML
Avant trouées,vérifier absence de conducteurs électriques ou de canalisations.
-Les reconnaissances, + ALTAIR 4, étendues à tous les locaux du ou des bâtiments concernés.

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Que concernent les feux de classe B?

dits feux « gras ».
-liquides et les solides liquéfiables (hydrocarbures, goudron, brai, graisses, huiles, peintures, vernis, alcools, cétones, solvants et produits chimiques divers).

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Caractéristiques feux classe B:

-flambent ou s’éteignent, mais ne couvent pas.pas de combustion lente et l’abattage des flammes provoque l’extinction.
-Leur capacité à s’enflammer dépend du « point- éclair » propre à chaque produit (tempéra- ture minimale à laquelle il émet suffisamment de vapeurs pour former avec l’air ambiant une atmosphère inflammable).
-dégagement de gaz toxiques et/ou corrosifs (chlore, cyanure, monoxyde de carbone, etc.) particulièrement dangereux pour l'homme et l’environnement.
-risque de formation de mélanges gazeux explosibles .
-relevés d’explo + ventilation efficace
-réactions chimiques imprévisibles peuvent également se produire au contact de l’eau, de la fumée, des gaz chauds ou d’autres produits.
-recueillir tous les renseignements concernant les produits présents et la conduite à tenir s'y référant.

68

Dans un feux de classe B, Dans tous les cas, le COS doit :

se conformer aux prescriptions liées au risque chimique (partie 6, titre 1 du 118.1 MGO NRBC) par la recherche de renseignements et la mise en place des mesures immédiates de sauvegarde.

69

Extinction divers feux classe B:

1. LES LIQUIDES INFLAMMABLES NON MISCIBLES À L’EAU (ESSENCES, HUILES, ÉTHERS, PÉTROLE)
Il est généralement impossible de les éteindre a l'eau, sauf au jet diffusé pour les feux de faible étendue.
continuent à brûler en surnageant et peuvent porter le feu dans le voisinage ou dans les égouts.
-établir des barrages ou creuser des tranchées, pour empêcher ou canaliser les écou- lements.
agents extincteurs les plus efficaces :la poudre pour les feux de faible importance et la mousse pour les nappes de grande superficie.

2. LES LIQUIDES INFLAMMABLES MISCIBLES À L’EAU (ALCOOLS, ACIDES...)
En cas de recours à la mousse, s’assurer de la compatibilité de l’émulseur avec ce type de feu et de son mode d’application. L’émulseur Brigade est du type polyvalent
Un feu de faible étendue peut être éteint en jet diffusé. Pour les feux plus importants, le CO2 et la poudre sont les meilleurs agents d’extinction

3. LES SOLIDES LIQUÉFIABLES (PLASTIQUES, CAOUTCHOUC, GOUDRONS...)
grande quantité de chaleur et de fumées
-généralement éteints au moyen de l’eau. C’est le cas notamment des feux de plastiques, dont l’usage est devenu courant.
Dans tous les cas, le COS se conforme égale- ment aux prescriptions liées au risque chimiques (partie 3, titre 3).
Si eau insuffisante >>mousse.

70

Quels sont les feux de classe C?

Ce sont les feux de gaz tels que :
-gaz naturels ;
-gaz de pétrole liquéfiés (butane, propane) ;
-autres produits à l'état gazeux (produits chimiques, gaz rares, etc.).

mise à feu s'accompagne généralement d'une explosion + ou - violente selon la plage explo.

- se présente toujours sous forme de fuite enflammée

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Caractéristiques feux de classe C?

-très fort dégagement calorifique, susceptible de propager l'incendie par simple rayonnement

-un danger potentiel d'explosion consécutif à la présence de poches gazeuses créées avant l'inflammation, ou de gaz stockés à proximité du sinistre dont les récipients ont chauffés

-un dégagement de vapeurs toxiques, dans le cas de produits chimiques

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CAT extinction fuite de gaz enflammée en dehors cas d'urgence (classe C):

Sauf cas d’urgence

-ne pas chercher à éteindre une fuite de gaz enflammée, .
-barrage de la conduite et, en attendant, contrôle et la surveillance de la flamme.
-ne pas la souffler
- ne pas la noyer par un effet baignoire (cas des conduites de gaz en polyéthylène notamment).

73

CAT extinction fuite de gaz enflammée cas d'urgence (classe C):

en cas d’absolue nécessité d’extinction

-agent extincteur :poudre polyvalente A,B et C.
-Si fuite de gaz de ville, extinction qu’en collaboration GDF
-4 facteurs suivants nécessaires:
-urgence absolue (personne en danger, risque d'explosion, risque d'extension grave, etc.) ;
-impossibilité d'effectuer le barrage (ex : fuite sur le barrage lui-même) ou délais trop longs ;
-possibilité d'effectuer la neutralisation directement au niveau de la fuite ;
-absence de matière en ignition aux abords immédiats susceptible de provoquer une ré-inflam- mation spontanée.

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Qu'est ce qu'un feux de classe D?

- feux de métaux (sodium, magnésium, potassium, phosphore, aluminium, etc.), qui sont toxiques par inhalation, ingestion ou simple contact.

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Caractéristiques feux de classe D?

-combustion généralement violente et très luminescente.

-Certains métaux, comme le sodium, le magné- sium, le potassium ou encore le phosphore blanc, peuvent s’enflammer spontanément en présence de l’air, voire exploser.

-D’autres ne peuvent le faire que lorsqu’ils sont réduits à l’état de poudre ou de copeaux (aluminium par exemple).

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Extinction feux de classe D?


- risque de réaction violente a l'eau (dégagement hydrogène ou explosion)
- surtout pas d’eau ou de mousse.
-agents d’extinction secs (poudre, sable, terre, ciment).
Dans tous les cas, le COS se conforme également aux prescriptions liées au risque chimique

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(Feux de moyen de transport) quels éléments constituent un risque dans une VL:

-réservoir d'hydrocarbures
-réservoir sous pression qui crée un risque d’explosion ou d’aggravation du feu par création d’une torchère ;
-plancher de batteries ou un générateur thermique fournissant l’énergie sur les véhicules électriques
-huile et pneumatiques ;
-matières plastiques
-dispositifs pyrotechniques et absorbeurs à air comprimé au niveau des pare-chocs, susceptibles de se déclencher spontanément sous l’effet de l’élévation de température ;
-matières transportées
-bornes de charge électrique délivrant du courant alternatif.

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(Feux de moyen de transport) recherche du renseignement sur feu de VL :

-définir rapidement l'énergie utilisée par le véhicule sinistré.
-soit prise d'appel, CSO avec police ou demande sur intervention sous la forme : « je demande identification carburant pour le véhicule immatriculé... ».
-Si ce renseignement ne peut être fourni, la lecture du feu et la recherche du renseignement sur les lieux permettront d’identifier le risque le plus important (l’explosion des réservoirs sous pression) et d’adapter la conduite à tenir.
-il faut maitriser tout feu de voiture le plus rapidement possible, généralement avec de l’eau.
Ceci évitera dans la majorité des cas l’échauffement des constituants propres à chaque type de motorisa- tion et le déclenchement des phénomènes afférents, à savoir le dégazage de GPL, une torchère de GNV/H2 ou l’emballement thermique de batteries de traction, impossible à éteindre dans certains cas.

79

(Feux moyen de transport)PRINCIPES GÉNÉRAUX D'INTERVENTION

-MGO incendie est la règle absolue
-Identifier le véhicule et ses caractéristiques ;
-Inspecter les éléments constitutifs ;
-Interdire les actions potentiellement dange- reuses ;
-Intervenir conformément à chaque type de motorisation.

80

(Feux moyen de transport) quel est le risque essentiel d'un feu de transport ferroviaire ?

-dans l’alimentation de ces matériels qui est, le plus souvent, électrique

81

(Fx de transport ferroviaire)La distribution se fait :

-par ligne aérienne de contact (câbles sous tension):la transmission se fait au moyen de pantographes ou de perches.(tramway ou train)
-au niveau du sol (rails de traction) : la transmission se fait par l’intermédiaire de frotteurs (métro).

82

CAT feux de transport ferroviaire :

-n'entreprendre l’extinction qu’après la coupure de l’alimentation électrique, pour éviter la formation d’arcs électriques et le risque d’électrisation des portes-lance :
-abaissement du pantographe ou retrait du frotteur attaque par l’intérieur avec des moyens portatifs uniquement -confirmation de coupure à distance de l’alimentation: attaque par l’extérieur possible, à l’eau ou à la mousse, à l’aide de lances à
main.
-dans tous les cas calage du train ou actionnement des freins manuels.

83

(Feux d'aéronefs) sur quoi doit être porté l'effort:

les sauvetages et/ou les mises en sécurité des occupants
Pour cela, les premiers moyens (lances à mousse ou à eau) doivent être mis en œuvre de manière à séparer les éléments en feu des parties occupées par les passagers et l’équipage (carlingue, cockpit).

84

(Feux d'aéronefs) Les opérations d’extinction comprennent simultanément :

-l’attaque des feux d’hydrocarbures (carburant) réalisées de la mousse ou de la poudre ;
-l’attaque des parties métalliques, entièrement réalisées en alliage léger dont le refroidissement peut être obtenu avec de l’eau, mais dont l’extinction totale n’est réalisable qu’au moyen de sable ou de terre. Les éléments en magnésium ne seront éteints qu’avec des poudres spéciales ou du ciment ;
-l’attaque des aménagements intérieurs (ameublement, sièges, coussins, ect.) est à effectuer au moyen de jets diffusés ;
-L’attaque de feux de bâtiments voisins, qui
doit être conduite par les moyens ordinaires.

85

Les feux sur les avions de combat présentent quelles caractéristiques particulières ?

munitions embarquées, sièges éjectables, leurres pyrotechniques.
En l’absence de personne qualifiée sur place, l’attaque sera menée au plus loin.
ne pas toucher aux équipements de l’avion.
En cas d’absolue nécessité, porter une attention particulière aux indications de danger marquées sur la carlingue et le cockpit de l’avion.

86

Feux de BATEAUX OU PÉNICHES quel est la préoccupation du COS

-la sécurité des intervenants amenés à progresser sur les ponts. C’est pourquoi un dispositif de sécurité nautique est systématiquement mis en place pendant toute la durée de l’intervention, afin de prévenir les risques de chute de personne dans l’eau.
-brigade fluviale pour réguler, restreindre voire interrompre le trafic fluvial

87

CAT feux de bateau

-premiers efforts doivent porter sur la recherche et le sauvetage des occupants éventuellement présents.
-L’attaque se fait en principe à partir des engins- pompe stationnés sur la berge.
-peut également être conduite depuis l'ESAVI, placée à couple. Dans ce cas, il convient de prévenir tout risque de propagation par rayonnement ou projection de matières enflammées.
-pour éviter submersion : minimun d'eau +moyens d'épuisement
-Afin d’éviter les surcharges, les établissements d’attaque peuvent cheminer sur des passerelles improvisées à l’aide des MEA, lorsqu’elles peuvent fonctionner en site négatif.

88

CAT Feux de TMD

-réglementation impose un marquage indiquant le type de produit, le code de danger, ainsi que le ou les risques qu’il représente
-se conformer à la MGO NRBC et notamment :
-se renseigner immédiatement sur le produit, ses caractéristiques et les moyens d’extinction à employer (auprès du conducteur, qui détient les fiches de produit, auprès du CO, qui dispose de base de données sur les produits) ;
-caler le véhicule ;
-délimiter un périmètre de sécurité ;
-établir des moyens d’extinction autour du véhicule, en tenant compte de la pente de la voirie et du sens du vent ;
-protéger la zone voisine si elle est menacée ;
-créer des barrages au sol (terre, sable, etc.) ou des tranchées pour empêcher le liquide de se répandre ;
-entreprendre l’extinction avec les moyens adaptés au produit ;
-demander le service des égouts, de la voirie, et le laboratoire central d’urgence.
-si le transport s’effectue en citerne et qu’elle n’est pas atteinte par le feu au moment de l’arrivée des secours, il est parfois nécessaire pour la protéger :
-soit de l’arroser en jet diffusé pour la refroidir progressivement ;
-soit de la recouvrir d’une enveloppe de mousse.

89

(Feux d'installation précaires ) quels sont les types d'installations provisoires et mobiles?

-les stands d’expositions, baraques et attractions foraines ;
-les tentes et caravanes disposées sur les terrains de camping.

90

(Feux d'installation mobile et provisoire)quels sont les facteurs constituant des conditions propices à l’éclosion et à l’extension rapide d’un incendie?

-La nature des matériaux composant ces installations
-les espaces généralement restreints de l’une à l’autre
-la présence de nombreux appareils d’éclairage, de cuisson et de chauffage
-la densité du public ou des occupants

91

Quels sont les conséquences d'un feu d'installation provisoire ?

-phénomène de panique aux conséquences imprévisibles.
Les secours rencontreront souvent des difficultés pour accéder aux biens sinistrés et réaliser les établissements.

92

CAT feu d'installation provisoire

-réaliser les sauvetages
-empêcher la propagation aux installations voisines
-faire évacuer les zones menacées.
-Un service d’ordre important est toujours demandé

93

Feu de chantier, précaution pour les personnels engagés :

-présence de bouteilles de gaz sous pression (acétylène, butane, propane, etc.) ;
-risques de chute dans les gaines non proté- gées en cours d’aménagement ;
-installations électriques volantes, chute de matériaux ;
-écroulements de murs, effondrements de toitures ou planchers, etc.

94

Feu de chantier, quels règles doivent être appliquées :

-les reconnaissances toujours en binômes et limitées au minimum indispensable pour la détermination des sauvetages à réaliser, ainsi qu’à la conduite normale des opérations ;
-n’engager que le personnel strictement nécessaire à l’intérieur des locaux présentant danger
-attaquer les foyers à distance en utilisant au besoin des moyens puissants pour abattre les parties menaçantes ;
-dans les feux de chantiers de démolition, le déblai ne doit pas être entrepris. En effet, l’extinction complète est alors obtenue en noyant les décombres.

95

Le risque d'explosion est généré par la présence de:

-d'un gaz combustible ou de vapeurs de liquides inflammables dont la concentration se situe dans leur plage d’explosibilité
-de poussières en suspension dans l'air
-de produits explosifs par nature ;
-d’un récipient ou d’une conduite sous pression.


96

(Risque d'explosion)L’explosion peut être déclenchée par :

-une source externe (étincelle, flamme) ;
-un échauffement trop important (surpression) ;
-un refroidissement trop rapide (choc thermique)
-un choc mécanique ;
-un apport brusque de comburant.

97

(Risque d'explosion)En quoi consiste l'intervention ?

-RECONNAÎTRE le risque ;
-PROTÉGER l’environnement
-SUPPRIMER le risque

98

(Risque d'explosion)en quoi consiste la reconnaissance du risque ?

-identifier la nature du produit générateur du risque (gaz, poussières, explosifs) ;
-déterminer la source du risque (origine de la fuite de gaz, du liquide répandu, etc.) ;
-délimiter la zone dans laquelle le risque s’étend, à l’intérieur et à l’extérieur de tous les locaux et bâtiments concernés. Cette recherche se fait de manière concentrique, en partant de la source du risque ;
-rechercher les causes externes de déclenchement possible de l’explosion (appareils électriques à déclenchement automatique, contacteurs, sources de courant, de chaleur, de friction, etc.).
Si gaz, des relevés explo au moyen du détecteur multigaz pour préciser l’importance du risque (accumulation)
-Lorsque relevés en espaces clos, sous ARI.

99

(Risque d'explosion) en quoi consiste la protection de l'environnement?

-évaluer l’étendue des dommages et dégâts possibles en cas de survenance de l’explosion (dommages humains et matériels) ;
-établir un large périmètre de sécurité, dont les limites sont surveillées par des détecteurs multigaz en fonction « balise » ;
-mettre en place des moyens d’intervention proportionnés aux dommages évalués ;
-localiser les différents barrages possibles lorsqu’il s’agit de fuites de gaz ou de liquide ;
-si on décide de couper le courant, le réaliser le plus loin possible de la zone dans laquelle le risque a été délimité. Une telle décision est impérativement précédée par l’évacuation TOTALE de la zone. D’une façon générale, si l’atmosphère explosible est considérée comme devant se maintenir longtemps, il peut être préférable de prendre le risque de couper le courant. Si au contraire il est possible de supprimer rapidement la cause, mieux vaut maintenir l’alimentation et ne pas prendre le risque de perturber l’équilibre existant ;
-éviter de faire subir à la situation des modifications brusques par des courants d’air involontaires, par la manœuvre d’appareils électriques, par la création d’étincelles lors de chocs ou de frictions en déplaçant des objets, etc. Si des outils sont utilisés, il convient de faire particulièrement attention aux étincelles. Les outils de sécurité « peu étincelants » peuvent être utilisés, sous réserve d’en respecter les conditions d’emploi.

100

(Risque d'explosion)en quoi consiste la suppression du risque?

-demander l’intervention des services publics (ErDF, GrDF, LCPP, CPCU, voirie, égouts, ...) et des responsables de l’établissement ;

-arrêter la fuite. Pour les gaz et les liquides, il suffit généralement de manœuvrer le robinet de barrage. Sinon, il convient (excepté le gaz de ville) de colmater ou d’obstruer la fuite, voire d’aplatir la conduite. Dans le cas du gaz de ville, seuls les robinets de branchement peuvent être manœuvrés par les sapeurs-pompiers. En aucun cas il ne faudra essayer d’obstruer ou d’écraser une conduite de gaz de ville, celle-ci pouvant être doublée par une conduite en polyéthylène susceptible de propager le gaz loin de la fuite initiale. Au-delà (robinets de distribution), la manœuvre est du ressort du GrDF, conformément au BSP 350 ;

-procéder à l’absorption du produit lorsqu’il s’est répandu en faible quantité et en déga- geant des vapeurs explosibles. Sinon, recou- vrir la nappe d’un tapis de mousse pour éviter les évaporations

-ventiler jusqu’à disparition complète du danger dans tous les locaux et immeubles concernés. Si la ventilation est mécanique, l’opération ne doit être entreprise qu’après la suppression de toute cause de déclenchement possible d’une explosion avec des moyens antidéflagrants, utilisés généralement en aspiration afin de maîtriser les flux. Lorsque l'atmosphère initiale est non explosive car saturée en gaz (au-delà de la LSE), la ventilation fera systématiquement repasser le mélange gazeux par la plage d'explosibilité

-dans tous les cas, il convient de se maintenir informé en permanence de l’évolution de la situation.

101

(Risque d'explosion en présence de feu): quel est la mission des secours?

-sauvegarde
-extinction

102

(Risque d'explosion en présence de feu):CAT FEU DANS DES LOCAUX ALIMENTÉS EN GAZ DE VILLE

-Barrer préventivement la conduite qui dessert les locaux concernés. -En cas d’impossibilité, le chef de détachement ne doit engager son personnel que s’il existe un risque avéré pour les personnes, en tenant compte des signes annonciateurs d’une explosion imminente (odeur, sifflement, etc.).
-En attendant, il doit limiter son action à la protection de l’environnement, afin d’éviter toute extension du sinistre.

103

FUITE DE GAZ DE VILLE ENFLAMMÉE CAT sans absolue nécessité(LE RISQUE D’EXPLOSION)

En principe,pas de risque d'explosion
tant que le gaz brûle.
-protection de l’environnement soumis
aux risques de propagation de la flamme et au
rayonnement thermique.
-Sauf en cas d’absolue nécessité, la fuite
enflammée ne doit être éteinte que par
barrage de la conduite (risque explosion)
-ne pas souffler la flamme en manoeuvrant les moyens d’extinction
-ni à noyer la conduite par un effet « baignoire » si
située en tranchée.

104

FUITE DE GAZ DE VILLE ENFLAMMÉE CAT absolue nécessité les 4 facteurs nécessaires:

-concertation entre le COS et GDF
les facteurs sont:
-urgence absolue
-impossibilité d'effectuer le barrage (ex : fuite sur le barrage lui-même) ou délais trop longs ;
-possibilité d'effectuer la neutralisation directement au niveau de la fuite ;
-absence de matière en ignition aux abords immédiats susceptible de provoquer une ré-inflammation
spontanée.

105

FUITE DE GAZ DE VILLE ENFLAMMÉE manoeuvre d'extinction:

-accompagner l’agent du GrDF avec 2 SP manoeuvrant chacun une LDMR en jet diffusé de protection,
dés que près de la flamme il la souffle et neutralise
la fuite.
-En cas de fuite enflammée MP, des LDMR (en jet diffusé)
supplémentaires, placées légèrement en retrait,
sont nécessaires pour la protection des portelance
engagés au plus près du foyer.

106

CAS DES BOUTEILLES DE GAZ(LE RISQUE D’EXPLOSION):

Des bouteilles qui ont été soumises au rayonnement d’un incendie sont susceptibles d’exploser
au-delà d’une certaine température.
Dans ce cas, il faut :
-éviter toute action mécanique ou thermique brutale ;
-ne pas négliger le risque de « BLEVE » pour les bouteilles de GPL ;
-ne pas négliger le risque de combustion interne qui existe avec l’acétylène.

107

LE RISQUE ÉLECTRIQUE les différentes tensions:

courant alternatif:
-TBT: - ou = 50V
-BT: 50 à - ou = 1000V
-HT: + de 1000V

courant continu:
-TBT: - ou = 120V
-BT: 120 à - ou = 1500V
-HT: + de 1500V

108

CAT Avant tout déplacement d'une bouteille de gaz(LE RISQUE D’EXPLOSION):

-en mesurer la température externe:
-thermomètre infrarouge (en dotation
dans les VRCH),
-CTHE dotée d’une zone de mesure de point chaud
-refroidir en jet diffusé d’attaque en maintenant
le porte-lance hors d’atteinte, jusqu’à ce
que la température redescende en-dessous
du seuil de rupture (acétylène : 65°C – CO2
et GPL : 100°C – oxygène : 350°C) ;
-pour bouteille d’acétylène,
demander LCPP si température externe a dépassé celle du seuil de rupture.
-si fuite enflammée au niveau du
robinet et que la bouteille n’a pas été soumise à
d’autres rayonnements>>> fermeture du robinet.
-En cas d’impossibilité,
refroidissement de la bouteille jusqu’à vide,

109

CAS PARTICULIER DES OBJETS SUSPECTS(LE RISQUE D’EXPLOSION):

-demander police ;
-ne pas toucher, ne pas déplacer, ni provoquer
de vibrations dans les environs immédiats de
l’objet, même si initialement déplacé ;
-avec police réalisation d’un périmètre de sécurité initial
de 100 m ;
- en l’absence de la police, prendre les premières
mesures nécessaires à la mise en place de
ce périmètre ;
-demander les moyens supplémentaires pour éventuels explosion.