Chap 2 - Clin et psychopatho / 4. Approches des troubles mentaux Flashcards Preview

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Flashcards in Chap 2 - Clin et psychopatho / 4. Approches des troubles mentaux Deck (78)
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1

Qui était Pavlov ?

Ivan PAVLOV (1849-1936) était un médecin et physiologiste russe.
Il a mis en évidence la théorie du conditionnement classique ou conditionnement répondant.

2

Sur quoi portaient les rch de Pavlov qui l'ont amené à sa grande découverte ? à quelle période ?

Au cours des années 1890, Pavlov réalisa une expérience sur
la fonction gastrique du chien en recueillant les sécrétions d'une glande salivaire
pour mesurer et analyser la salive produite dans différentes conditions en réponse aux aliments.

Ayant remarqué que les chiens avaient tendance à saliver
avant d'entrer réellement en contact avec les aliments,
il décida d'investiguer plus en détail ce phénomène.

C'est ainsi qu'il découvrit les lois fondamentales du conditionnement classique ou répondant. 

3

Les 3 étapes du conditionnement pavlovien
> 1e étape

Avant le conditionnement :
A. Stimulus inconditionnel (SI) => Réponse inconditionnelle (RI)
Exp : Nourriture => Salivation
B. Stimulus neutre (SN) => Pas de réponse conditionnelle
Exp : Son de cloche => pas de salivation

4

Les 3 étapes du conditionnement pavlovien
> 2e étape

Pendant le conditionnement :
SC + SI => RI
Exp : son de cloche + nourriture => salivation

5

Les 3 étapes du conditionnement pavlovien
> 3e étape

Après le conditionnement :
SC => Réponse conditionnelle (RC)
Exp : son de cloche => salivation

6

Pour quelle expérience Watson est-il célèbre ?

Watson est célèbre pour avoir réalisé une expérience sur le conditionnement de la peur (le cas du petit Albert) qui expliquerait le développement des phobies.

7

1e étape expérience du petit Albert par Watson

a. Dans un premier temps, Watson présente à Albert (11 mois)
une souris blanche (stimulus neutre, SN)
sans déclencher chez lui d’émotion de peur (réponse neutre, RN).

8

2e étape expérience du petit Albert par Watson

b. Dans un second temps, il représente la souris (SN)
en provoquant un bruit violent (stimulus inconditionnel, SI)

qui suscite une forte réaction de peur chez Albert (réponse inconditionnelle, RI).

9

3e étape expérience du petit Albert par Watson

c. Après plusieurs essais, Albert associe la souris au bruit violent.

La souris devient alors un stimulus conditionnel (SC) qui entraîne systématiquement une réponse conditionnelle de peur (RC).

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Que s'est-il produit à la suite du conditionnement du petit Albert ?

d. Le comportement de peur généré par cette expérience s’est ensuite généralisé à d’autres stimuli (lapin blanc, barbe du père Noël, etc...),

ce qui a permis de mettre en évidence une des lois fondamentales du conditionnement :
la généralisation.

11

Watson a-t-il pu poursuivre l'expérience ?

Watson souhaitait continuer l’expérience car il avait l’intuition que,

s’il était possible d’apprendre un comportement phobique,
il était également possible de le faire disparaître par une méthode de désensibilisation.

Les parents du petit Albert, inquiets par les résultats de la première expérience, ont refusé de la poursuivre pour ne pas perturber leur fils davantage...

12

Quelle suite l'expérience du petit Albert a-t-elle finalement eu ?

C’est donc Mary Cover Jones, une étudiante de Watson, qui réalisa cette expérience quelques années plus tard avec un enfant du même âge qui souffrait initialement d’une phobie similaire à celle du petit Albert (le cas de Peter). 

13

Qu'est ce que le cheminement de Beck a pu initier ?

Le cheminement de Beck
visant à élaborer une théorie cognitive de la dépression
a permis d’initier le développement
de l’approche cognitive des troubles mentaux.

14

A quelles approches Beck s'intéresse-t-il
au début des années 50 ?

Quelle méthode et théories en particulier ?

(Beck élabore avec ses patients,
suivis en psychanalyse, les prémisses et les
principes qui vont lui permettre de
développer par la suite sa théorie.)

Beck s’est intéressé
à l’approche psychodynamique
et à la psychanalyse
au début des années 50.

Il utilisait la méthode des associations libres
avec les patients qu’il suivait
et se référait aux théories psychanalytiques de l’époque pour comprendre ces cas.

15

Quelle est la première interprétation faite par Beck
du sentiment de colère en séance ?

il pensait que la colère ressentie par le patient
envers son thérapeute pendant la séance
le menait directement
à éprouver un sentiment de culpabilité.

Colère/Agressivité >>> Culpabilité
= Lien causal direct

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Pourquoi Beck remet-il en question
le lien causal direct colère > culpabilité ?

Cependant, Beck s’interroge sur la validité de ce principe
car un de ses patients lui révèle un jour avoir eu

des pensées autocritiques
parallèles et non exposées au thérapeute

avant son sentiment de culpabilité.

Colère >>> Pensées autocritiques >>> Culpabilité
= Variable intermédiaire (= lien causal indirect)

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Quelles questions Beck se pose-t-il
à partir de l'identification
des pensées autocritiques ?

A partir de ce constat, deux questions se posent pour Beck :
- La méthode des associations libres garantit-elle
d’avoir accès à tout ce qui vient à l’esprit des patients ?
- Comment 2 courants de pensée peuvent-ils coexister simultanément ?

18

Quelle est l'hypothèse de départ de Beck ?

Pour répondre à ces questions, Beck part du principe suivant :
Il existe plusieurs courants de pensées
qui s’écoulent parallèlement
dans le flux de conscience des patients

et qui appartiennent à des composantes
ayant des propriétés différentes.

19

Quelles sont les deux composantes
formulées par Beck ?

Composante Consciente :
Pensées qui s’expriment au thérapeute par les associations libres
(=Mode conversationnel).

Composante Pré-Consciente :
Pensées généralement non rapportées au thérapeute.
Ce sont des pensées automatiques particulièrement fugaces
et habituellement non verbalisées à autrui
(=Mode autosignalant).

20

Avec quelle expérience Beck teste-t-il
son hypothèse des courants de pensées et composantes ?

Afin de tester ce principe, Beck fait une petite expérience
dans laquelle il propose à ses patients de

noter systématiquement
les pensées qu’ils ont
avant d’éprouver un sentiment ou une émotion.

Il remarque que si les patients
s’entraînent et se concentrent suffisamment,
ils sont capables d’identifier et de rapporter
ces pensées automatiques. 

21

Quelle conclusion émerge de l'expérience de Beck
sur les pensées automatiques ?

Comment décrit-il les types de pensées
impliquées dans la dépression ?

Chez ses patients dépressifs, Beck remarque la prédominance de pensées négatives
et pense que ces pensées sont
à l’origine de leurs symptômes dépressifs.

Il décrit ce qu’il va appeler la triade cognitive de la dépression 
dans le discours des patients déprimés :

Vision de soi : self-concept négatif (« Je suis nul » ; « Je n’arrive à rien »).
Vision du monde : source d’obstacles permanents (« la vie est difficile »).
Vision de l’avenir : continuation de la souffrance (« ça ne s’arrangera jamais »).

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D'après Beck
comment les patients dépressifs traitent-ils l'information ?

Pour Beck, les patients déprimés traitent l’information
de manière erronée (erreurs cognitives).

Beck a identifié plusieurs de ces erreurs
parmi lesquelles :

- abstraction sélective
- surgénéralisation
- pensée dichotomique
- inférence arbitraire
- catastrophisme

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def abstraction sélective

il s’agit de se fixer
sur un détail négatif
qui masque tous les autres aspects
d’une situation.

(« La soirée s’est très mal passée, j’ai cassé mon verre » 
alors qu’il y avait une bonne ambiance).

24

def surgénéralisation

on construit des règles
pour son comportement futur
à partir de quelques événements négatifs
passés.

(« tout le monde m’en veut »).

25

def pensée dichotomique

Principe du tout ou rien
(perte des nuances).

(« Je n’ai pas réussi cet examen donc je suis nul »).

26

def inférence arbitraire

il s’agit d’arriver à une conclusion
en l’absence de preuves.

(« Il ne m’a pas appelé aujourd’hui, c’est qu’il ne m’aime pas »).

27

def catastrophisme

il s’agit de donner
une proportion importante
au moindre événement négatif. 

(« j’ai cassé un verre, c’est épouvantable »).

28

Notion majeure élaborée par Beck

Beck souligne la notion de schémas cognitifs

= filtres à travers lesquels l’expérience
est perçue et évaluée.

Ces schémas sont à l’origine
des pensées automatiques.

Pour Beck, ces schémas sont
mal conçus et irrationnels
chez les déprimés.

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Première expérience de Beck
sur le modèle cognitif de la dépression :

- constat de départ
- méthode et outil
- résultat

> CONSTAT DE DEPART
Dans une première expérience, Beck remarque que
les patients déprimés font davantage de rêves
dans lesquels ils sont victimes d’événements désagréables
(=rêves masochistes).

> METHODE ET OUTIL
Grâce à la méthode expérimentale
et à l’élaboration d’outils standardisés (BDI),

Beck va mesurer, chez un échantillon de patients,
leur niveau de dépression
et va prendre en compte leurs rêves.

> RESULTAT
Il s’aperçoit que le groupe des patients les plus déprimés
(ceux ayant un score élevé à la BDI)
ont davantage de rêves masochistes
que le groupe de patients non déprimés.

Ce résultat est en accord avec sa théorie des schémas cognitifs.

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Seconde expérience de Beck
sur le modèle cognitif de la dépression :

- déroulement
- hypothèse
- résultat

DEROULEMENT
Dans une seconde expérience, Beck utilise
le paradigme récompense-punition.

Les patients remplissent un questionnaire et
l’expérimentateur fait
des renforcements positifs ou négatifs
en fonction des réponses.

> HYPOTHESE PREDITE
Il pose l’hypothèse que
l’apprentissage des réponses punies
sera plus rapide chez les déprimés
par rapport aux non déprimés.

> RESULTAT
Les résultats montrent que
les patients déprimés sont
très sensibles au feedback

mais ils reconnaissent plus rapidement
les RECOMPENSES que les punitions.

Ces résultats viennent infirmer l’hypothèse du « masochisme » chez les patients déprimés