Leçon 2: Pensée critique et le service social Flashcards Preview

Fondements sociopolitiques > Leçon 2: Pensée critique et le service social > Flashcards

Flashcards in Leçon 2: Pensée critique et le service social Deck (6)
Loading flashcards...
1

Qu’entend-on par pensée critique ?

Paul définit la pensée critique comme étant l’art de discipliner sa pensée de façon à obtenir le meilleur jugement possible dans diverses situations. Adopter une pensée critique exige de prendre ses distances par rapport à ses réactions spontanées quand vient le temps d’analyser une situation. Autrement dit, il ne faut pas se limiter à livrer une opinion, une idée personnelle, spontanée, sans réellement analyser la situation.

2

Quelles questions dont-on se poser selon Paul (1993) lorsque l’on entame une réflexion critique ?

Quel est le but de la réflexion ? À quelle question essaie-t-on de répondre ? À partir de quel point de vue ou perspective se place-t-on ? Quelles sont les idées centrales émises ? Qu’est-ce que l’on considère comme une croyance ou une certitude ? De quelles informations (faits, données, observations) se sert-on ? De quelle façon interprète-t-on cette information ? À quelles conclusions en arrive-t-on ? Quelles sont les implications de ces conclusions ?

3

Quelles différences y a-t-il entre sens commun et connaissances scientifiques ?

Le sens commun correspond à un ensemble de croyances ou opinions, jugements sans validation scientifique, arguments qui reposent sur
un point de vue subjectif. Alors que les connaissances scientifiques sont des connaissances abstraites, générales, exactes et vérifiables.

4

En quoi la pensée critique est-elle importante en relation d’aide ?

Faute d’un bon esprit d’analyse, nous risquons de prolonger indûment des interventions, de nous arrêter sur des causes non pertinentes, de choisir des méthodes inappropriées, de ne pas tenir compte du contexte, de tenir dans la dépendance les personnes qui consultent ou encore de mettre un terme trop rapidement à une intervention, pour donner quelques exemples. Bref, le plus grand danger en travail social est que la personne ne reçoive pas le service adéquat, celui dont elle a besoin.

5

Quelles différences y a-t-il entre une opinion personnelle, une opinion professionnelle, la pensée critique et la protestation ?

Émettre une opinion personnelle, c’est donner son point de vue sur une chose, un événement ou une situation. Cette opinion peut être appuyée scientifiquement ou non. L’opinion a l’avantage de situer la perception de la personne qui l’émet. Cette perception, de l’ordre des connaissances subjectives, représente une information importante. L’opinion personnelle n’a donc pas la prétention d’être scientifique ou de refléter la vérité. Cependant, lorsque l’on nous demande d’émettre une opinion professionnelle, alors cette opinion ou cette hypothèse clinique, n’est plus le simple fait de nos perceptions subjectives, de nos interprétations spontanées ou encore de nos préjugés. Elle doit représenter notre capacité d’appliquer nos connaissances théoriques et cliniques à une situation particulière. Cet avis clinique doit toujours être bien documenté : il faut être en mesure de démontrer le bien-fondé de ce jugement
clinique à partir des faits et des connaissances généralement reconnues dans la profession. C’est donc dire que pour émettre une opinion professionnelle de qualité, il est essentiel d’avoir développé sa pensée critique. Enfin, faire preuve d’un esprit critique ne veut pas dire protester ou tout rejeter. Une critique peut être positive ou négative, en accord ou en désaccord avec une opinion émise par quelqu’un d’autre ou avec un projet quelconque. Mais elle doit toujours être constructive. Protester, tout rejeter de manière destructive, n’a rien de commun avec la pensée critique.

6

Que remet en question l’expérience du Dr Fox ?

Les étudiants et les étudiantes peuvent être séduits par l’illusion d’avoir appris si le conférencier ou la conférencière simule un style intelligent, même si ce dernier ou cette dernière connaît moins bien le sujet qu’eux. Une bonne combinaison de personnalité et de connaissances est nécessaire pour enseigner efficacement, mais les étudiants et les étudiantes ont eu l’illusion d’avoir appris sans exiger de nouvelles connaissances réelles. Ainsi, le style est plus déterminant que le contenu et les connaissances pour satisfaire les élèves.